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Enfers & Damnation
Une nouvelle intrigue : Une maladie, un virus, bien étrange ravage la communautés des vampires.
Fièvre, Hallucinations, Vomissements, Coma, Soif de Sang, Sautes d'Humeurs, ... sont au Rendez-vous.

Nous avons une surpopulation de vampires ~ Tentez de favoriser les humains, ou bien la Damnés Ahmès & Akai Yume

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 ♫ Da Mi Basia Mille ... Hélios'n'Nightmare [Pv Nathaniel ♥

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Ketsia A. Andrews
{ . . . P R I N C E . . . Unkind & &" Handsome ...
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MessageSujet: ♫ Da Mi Basia Mille ... Hélios'n'Nightmare [Pv Nathaniel ♥   Lun 2 Nov - 0:42


Les Péchés Capitaux
...........................................L'Envie.




« Abuse donc de ma confiance. Mais la question est… Serais-tu capable de me supporter ? Mes préoccupations. Serais-tu capable de supporter ma vérité ? Sombre et cruelle chose qui plane et tournoie autour de moi. Elle fait partie de moi, une grande partie. Je ne peux que m’y soustraire et apprendre à un minimum la maîtriser. La dompter pour mieux t’approcher. L’attiser pour mieux te croquer. Te tourner autour comme un électron libre, et pourtant, pas si libre que ça. Centre gravitationnel ? Toi. Et rien que toi. Ton nombril n’est pas le centre de la Terre. Mais ton esprit est le mien. Tes pensées, tes occupations, tes habitudes. Tes goûts, tes expressions, tes mimiques faciales. Ton logement, ta voiture, ton odeur. Ton parfum pour homme, le parfum de ton gel douche, celui pour tes cheveux. Tout ça, sont des choses que j’apprends. Pour mieux te comprendre. Ce que tu lis, ce que tu manges, ce que tu écris… Tout ça. Tout ce qui t’entoure, parce que je ne peux pas encore profiter de ce que fais ton être à part entière. J’appréhende ce qui t’aides à l’être. Dans un noir absolu, je me faufile chez toi. Je t’observe dormir avec cette haine qui me dévore l’intérieur. Qui me racle l’intérieur de mon corps, pour me faire cracher tout le dégoût que tu m’offres. Je t’observe, sans trouver une once d’imperfection dans ta beauté endormie. Mon regard se balade, nuit après nuit, sur ton corps dissimulé sous tes draps de soie. Ce détail me choque. Parce que c’est rare. Et j’ai ce caprice aussi chez moi. Sur ton visage d’homme calme. Sur tes lèvres rosées, closes sur ton monde de rêve que je perçois parfois… Comme espérant au plus profond de moi-même que mon visage puisse t’hanter, comme le tien le fait… Que tu puisses me témoigner un minimum d’intérêt, qui me donnerait raison d’y croire. Une raison, une minuscule, pour m’accrocher à ce fantasme féerique. Tu sais, cette chose étrange qui naît en moi, et qui n’arrête pas de s’amplifier à chaque fois que je pose mon regard sur toi … Cette chose que je brise à chaque fois que je suis froid, violent, sec ou neutre dans les propos que je te crache à la figure toutes les fois lorsque tu me témoignes… De l’intérêt. Ou … Du profit. Profiter de moi, de mon statut, m’accorder ta gentillesse, pour grimper plus vite les échelons dans le monde de la mode. Mon monde. Et lorsque cette idée m’érafle la pensée. Je suis énervé. En colère contre moi, contre toi. Je te déteste oui, parce que tu créés en moi des disfonctionnements importants. Dans ma tête et mon corps. Que je ne me suis jamais sentis aussi faible, aussi fiévreux d’envie, cette envie que de te posséder, te serrer dans mes bras, te murmurer de doux mots au creux de l’oreille. Tenter de me fondre en toi, pour ne plus faire qu’un, et ainsi, ne jamais te quitter. Être dans ta tête et savoir envie ce que tu penses, te comprendre – ou pas – pour mieux t’apprendre. Pour mieux t’aimer. Ou te détester. Parce que oui, malgré moi, je t’aime. Je n’ai rien demandé. Jamais. Jamais, ô grand Jamais, je n’aurais songé de prier les divinités pour recevoir un jour, la malédiction que de croiser mon âme sœur. Cet être qui est censé être ma moitié. Qui me retourne le cœur, et les tripes. Les neurones, et toutes raisons. Juste être aveugle de tous mes actes, de tous ce qui m’entoure, de plus rien entendre que toi, ne rien voir. Être aveugle, et sourd à tout. Au Monde d’aujourd’hui. Juste à un unique, qui me sera infini. Toi, toi, toi et toujours toi. Rien que cette idée, me fais t’haïr qu’un peu plus. C’est de l’égoïste. Pur et dur. Je suis le seul à souffrir dans cette histoire, le seul à devoir faire attention à ne pas trop respirer à tes côtés, à ne pas trop me pencher vers toi, lors de ton sommeil. Je m’autorise juste le droit de sentir tes cheveux… De les effleurer du bout des doigts. Et d’observer ton visage de plus prêt. Je n’ose le toucher. Le caresser doucement, ou encore le frôler du bout de mes lèvres. Glisser mes doigts sur tes lèvres. Juste vouloir en connaître le goût fruité, sucré, ou bien frais. Vouloir tenter tant de chose, vouloir tant de chose, qui cela m’épuise. Je m’épuise à t’écrire des lettres que je ne devrais même pas prendre la peine d’écrire, de parfumer et d’envoyer. Je devrais t’ignorer, et partir ailleurs, loin, ou bien te renvoyer… Mais… J’ai besoin de toi. Parce que tu es ma moitié invisible, inespérée, que maintenant trouvée, je désire, comme le plus beau joyaux qui puissent exister dans un univers. Tu es le mien… Et tu me crèves. Tu ne peux pas savoir comment. » Extrait du Journal de Ketsia Andrews.

Je suis sidéré. Ecrire de tel mot, sur du papier. C’est dur de poser des mots sur nos ressentis, nos émotions. Je n’aurais jamais cru en r-avoir l’utilité, un jour. Poser des lettres, des mots, des phrases, des paragraphes. Lorsqu’il faut bouger son cerveau, le remuer pour y trouver l’imagination, et l’arrogance de dire « Oui. C’est ça. Exactement ». Parce que moi. C’est loin d’être le cas. Mais vraiment, je suis à des années lumières de ce que j’aimerais traduire. Des années. Des millénaires.



« L’univers… Mon univers. Deux simples mots qui résument assez bien ce que vous représentez à mes yeux. Infini et insondable. Enigme de l’humanité, et préoccupation de certains hommes. Vous êtes ma préoccupation. Ce grain de sable dans l’engrenage qui me tourmente, et m’hante. Pendant les nuits votre visage me vient. Mirage. Je vous ai dans l’esprit. J’appréhenderais votre univers comme il se doit.

Novis te cantabo chordis, O novelletum quod ludis, In solitudine cordis.
Cælum Ignis »



« Un grain de folie. Je dois sûrement être fou. Sûrement. Pour pouvoir me permettre cette douce folie féérique que de croire, d’une once d’envie, qu’un jour, oui, je pourrais glisser mes doigts dans vos cheveux, et oser vous murmurer des mots doux. Vous distiller au creux de l’oreille combien j’ai attendu ce moment, combien de fois je l’ai rêvé, nuit après nuit.

Esto sertis implicata, O femina delicata Per quam solvuntur peccata !
Cælum Ignis »



« Insoutenable est bien le mot. Il faudrait penser à soulever la question de votre origine. Mettre le doigt sur le monde auquel vous appartenez, duquel vous venez. Vous ne devez certainement pas être humain. Je ne peux pas concevoir cela possible. Vous me rendez faible. Et je vous déteste pour cela. Cessez donc de m’hanter, de me préocupper, et je vous en serais éternellement reconnaîssant. Détruisez le magnétisme qui vous habite, ainsi je pourrais détacher mes yeux de votre image, et vivre. Vivre avec la seule envie d’avancer, et jeter ces fantasmes qui rôdent. Ces fantasmes irréalisables, qui m démangent, qui me rongent. Vous & Moi. Trêve de Songerie.

Sicut beneficum Lethe, Hauriam oscula de te, Quae imbuta es magnete.
Cælum Ignis »





Après m’être retrouvé enfermé dans les vestiaires du premier étage avec mon demon. Être sauvé par Kellian ;
Après avoir eu droit à un court photoshoot avec lui, pour le magasine de Glam-W, choisis au hasard par le photographe ;
Après avoir décidé qu’il ferrait la couverture du Numéro 3 de Glam’s World, le fameux magasine ;
Voilà qu’il se trouve convié à un photo shoot avec moi. Pour le magasine. Et surtout. Pour mon prochain photo book.
Je suis en retard, je reviens dans le studio du quatrième étage, Y4. Un des plus grands studios, dont des techniciens s’amusent depuis quelques jours à mettre en place. Oui, je suis capricieux, et j’aime avoir de vrai font. Je ne fais pas réellement confiance à l’informatique. Alors que je me traîne un ordinateur portable, plusieurs clé USB, et la maquette du magasine en version papier et informatique. Bref. En retard. C’est bien ça.

La salle était comme une immense salle de bain. A côté une belle chambre, dans le style ancien. Qui ressemble étrangement à la mienne, d’ailleurs au Mont. Bref. Une belle baignoire remplie d’eau. Des pétales de rose à l’intérieur, sur le sol, traînant jusqu’au mur, sur lequel l’un des techniciens, très doué par fois, finissait d’inscrire « Horror Touch » avec de la peinture à l’eau rouge sur le carrelage. Mon regard se posa sur le photographe, auquel j’adressai un sourire. J’étais… Excité, impatient.


« Helloo Everybody ! »


Dernière édition par Ketsia A. Andrews le Lun 4 Jan - 19:53, édité 7 fois
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Nathaniel Cowen

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MessageSujet: Re: ♫ Da Mi Basia Mille ... Hélios'n'Nightmare [Pv Nathaniel ♥   Sam 21 Nov - 11:15

« Arrêtes de gigoter 'Lios ! » disait elle, alors qu'elle tentait d'arranger une unique mèche rebelle qui d'après ses dires « Ruinait complètement » la coiffure du mannequin. Elle assena d'ailleurs un petit coup de brosse sur la tête de celui ci pour le faire se tenir tranquille dans son siège. Nathaniel n'y pouvait rien s'il était nerveux... C'était même parfaitement normal de l'être, mais évidemment, les autres avaient du mal à le comprendre, lui qui était si calme en apparence, avec ses mouvements calmes et mesurés. Il avait même parfois l'air complètement à ce qui se passait autour de lui. Dans l'agence, c'était plutôt visible. Quand de jeunes mannequins passaient leur temps à aboyer sur les autres à cause du stress, Nathaniel ne bronchait pas. Il intériorisait, c'était sa façon de faire. Seulement aujourd'hui, il ravalait un peu moins son inquiétude. Pourquoi être inquiet alors que sa carrière de mannequin avait commencer une ascension déjà très rapide pour le milieu ? Parce que justement, ça allait vite, vraiment vite. Pourtant il n'était rien arrivé de spécial... Hormis le fait de se retrouver coincer dans les vestiaires du 3eme étage avec le big boss de l'agence... Découvrir qu'il est claustrophobe et qu'il entretient une relation avec un homme nommé Kellian... En y repensant, rien dans ses évènements de justifie que Nathaniel soit entrain de profiter d'un traitement de faveur. Et pourtant le destin le poussait de nouveau vers monsieur Andrews pour ce nouveau photoshoot dont la plus part des photos apparaitront dans le prochain numéro. Pire encore, du moins... plus impressionnant, il allait partager les photos avec le mannequin et apparaître évidemment sur son book. Autant dire que ce n'était pas la première page du journal local... Bon il y avait quelques événements importants après le problème des vestiaires... Tout lui souriait, ou presque, depuis qu'un photographe l'avait choisit entre une tripotée de jeunes mannequins pour travailler rapidement sur la fin d'un photoshoot de Ketsia Andrews... Ensuite ça s'était enchainé, la couverture du magasine et maintenant le book du mannequin célèbre dans le monde entier. Nikita lui avait dit de ne pas s'inquiéter... Après tout s'ils l'ont choisit à chaque fois c'est qu'ils ne sont pas totalement aveugles et qu'il devait avoir du talent. Ou alors, mais ça, son jeune frère l'avait dit en riant, c'était un caprice du patron qui allait lui demander de le remercier avec un partenariat étroit dans une chambre d'hôtel. Ce à quoi Nathaniel avait répondu « La ferme et file, tu vas être en retard... ». Puis il avait sourit. C'était une idée idiote de penser que le patron de Glamourous World avait une attention particulière pour lui. Il gérer des dizaine de mannequins à succès, il n'avait fait que voir en Nathaniel une personne avec du talent derrière un objectif. Rien de bien exceptionnel, c'était son métier après tout. En plus, cet homme était plus qu'odieux avec tout le monde, presque toujours froid et cassant dès qu'on ouvrait la bouche devant lui. Les mannequins le redoutaient et faisaient attention à ne pas faire un seul faux pas... C'était un miracle lorsqu'il souriait pour indiquer qu'il aimait ce qu'il voyait. Insondable, lunatique et effrayant personnage qui tenait dans ses mains la carrière de tous les gens reliés à Glam's World. Un peu comme un tyran qui avait de droit de vie ou de mort... dans ce dangereux monde qu'était celui de la mode. C'était la constatation que Nathaniel se faisait souvent lorsqu'il percevait les échos d'une engueulade dans un studio adjacent au sien. Certes souvent, l'attitude de son patron l'agaçait vivement, notamment lorsqu'il lui aboyait dessus alors qu'il venait déposer un dossier dans son bureau, ou qu'il critiquait le photographe qui travaillait avec lui, ou même certaines de ses photos. Toujours brusque et sans beaucoup de tact. Plusieurs fois, Nathaniel avait essayé d'en placé une, il était d'ailleurs un des rares jeunes mannequins à oser le faire. Mais souvent, la violence de l'homme le dissuadait de continuer et il laissait passer l'orage. L'incident des vestiaires lui avait tout de même fait prendre conscience que ce cerbère avait un cœur, mais son attitude n'avait pas changé une fois retournés en public.

Il y avait cependant des choses que Nathaniel appréciait chez cet homme. D'abord son allure, sa prestance et son physique. Il était envoutant et rien ne remettait en doute son succès fulgurant dans le monde du mannequinat. Tout, de son corps entier à son visage, jusqu'à la pointe de ses cheveux, faisait qu'il était plus que plaisant à regarder. Ses expressions. En tant que jeune mannequins, Nathaniel apprenait beaucoup en assistant à ses séances photos. Évidemment il ne pouvait nier son professionnalisme, en continuité de sa tyrannie. Il donnait des conseils aux mannequins, aux photographes, et il suffisait qu'il soit calme pour que ce soit un vrai plaisir de l'écouter et de lui obéir. C'était un excellent professeur et il avait apprit beaucoup de choses à Nathaniel et son expérience était un atout pour le lancement de la carrière du jeune homme.
- Ignis... Cælum Ignis...
- Quoi ? Qu'est ce que tu dis ?

Le mannequin secoua doucement la tête pour faire comprendre à la jeune femme que ce n'était pas important. Juste une divagation de sa part. Dans sa réflexion sur son patron, il en était venu à penser à son frère, et finalement à la nouvelle lettre qu'il avait trouvé pour lui. Une lettre parfumée, une rose, un texte sublime à l'intérieur et une citation, dont il avait cherché l'auteur et une traduction puisque ses connaissances en latin s'arrêtaient à son année de 3eme et qu'il avait d'ailleurs tout oublié. Il n'avait rien trouvé de vraiment satisfaisant d'ailleurs mais assez pour comprendre. Gentiment, son petit frère avait émit l'hypothèse d'une admiratrice, ou d'un admirateur secret et il avait rit. Pour prendre cette peine, cette personne devait être vraiment accro avait-il dit avec son doux sourire. Mais il avait tout de même noté le caractère inquiétant de la chose. La personne connaissait son adresse et avait l'air quelque peut torturé aux vues de ce qu'il écrivait à son grand frère. C'était peut être un maniaque ? Ou un déjanté... qui prévoyait de le découper en morceaux s'il ne pouvait pas assouvir son désir. Nikita lisait trop et avait trop d'imagination. Nathaniel n'avait pas peur du maniaque, au contraire il était très curieux de savoir qui pouvait être cette personne. Elle écrivait merveilleusement bien et pendant que la maquilleuse s'occupait d'arranger ses cheveux, le jeune homme déplia la dernière lettre reçue pour la relire, comme si le fait de la fixer si intensément allait faire apparaître le nom de l'expéditeur.

    « Insoutenable est bien le mot. Il faudrait penser à soulever la question de votre origine. Mettre le doigt sur le monde auquel vous appartenez, duquel vous venez. Vous ne devez certainement pas être humain. Je ne peux pas concevoir cela possible. Vous me rendez faible. Et je vous déteste pour cela. Cessez donc de m’hanter, de me préoccuper, et je vous en serais éternellement reconnaissant. Détruisez le magnétisme qui vous habite, ainsi je pourrais détacher mes yeux de votre image, et vivre. Vivre avec la seule envie d’avancer, et jeter ces fantasmes qui rôdent. Ces fantasmes irréalisables, qui me démangent, qui me rongent. Vous & Moi. Trêve de Songerie.

    Sicut beneficum Lethe, Hauriam oscula de te, Quae imbuta es magnete.
    Cælum Ignis »


Le ton de celle ci avait changé depuis les précédentes. Celles qu'il avait reçu avant passait par l'acceptation de la personne à être obsédé par lui, ce qui le surprenait drôlement. Elles avaient été l'aveu de cette obsession, comme un avertissement tendre pour le prévenir qu'un être s'était entiché de lui. La suite avait été d'une douceur infinie. L'une des dernière lettres avait été incroyablement douce, comme une caresse, rien qu'en la lisant. C'était comme sentir la présence de cette personne, durant un bref instant, et de sentir ses doigts dans ses cheveux comme elle le désirait.
La dernière était différente. Elle était plus dure et pressante, comme un appel au secours muet, par des mots plus violent. Visiblement cette sensation devenait insupportable. Qu'il l'oublie dans ce qu'à, Nathaniel n'avait rien demandé. Pourtant cette lettre semblait l'accuser et le rendre responsable de ce sentiment. Il n'y pouvait rien, il ne voyait pas qui dans son entourage, pouvait être dans cette situation. Cette lettre l'avait perdu et il avait de plus en plus de mal à cerner le personnage. S'il le détestait, alors qu'il arrête de le troubler avec ses lettres, qu'il face quelque chose... Même si au fond, Nathaniel aurait attendu la prochaine avec une pointe de curiosité.
Il fut tiré de sa lecture par la jeune femme qui tapota l'épaule. Le patron, Ketsia Andrews et accessoirement le mannequin célèbre avec qui il allait poser, venait d'arriver. Un joli retard à son actif et personne pour lui hurler dessus. Le monde est injuste, mais Nathaniel se garda de tout commentaire à sa maquilleuse et se leva pour ranger la lettre dans son sac posé non loin de lui et s'approcher du décor, sa voix rejoignant celles de toutes les personnes présentent pour saluer monsieur Andrews d'un même jet. La maquilleuse restait près de lui, jaugeant son travail du regard, les yeux rivés sur le mannequin. Il lui adressa un sourire et posa ses yeux sur l'autre mannequin. Un regard calme, neutre, encore dans le vague suite à sa énième lecture de la lettre, la faible lumière donnant à la couleur de ses yeux un aspect liquide. Il le détailla, toujours impressionné, après tout c'était l'un des mannequins les plus célèbres et il espérait ne pas faire d'erreur catastrophique pour ne pas leur faire regretter de l'avoir choisit lui. Il détourna cependant rapidement le regard, soumit à l'inexorable sensation de magnétisme provenant du mannequin, il l'avait fixé plus que de raison, perdu dans la contemplation de cette aura qui le faisait rayonner. Cette attirance dont il s'arracha avec peine le gêna et il finit par lui tourner le dos pour observer le décor avec attention. On ne lui avait encore rien dit du thème et il essaya tant bien que mal de le deviner en détaillant la salle de bain reconstituée et la chambre à l'allure ancienne. Puis doucement, il s'approcha de la baignoire en faisant attention de ne rien déplacer pour tremper ses doigts devant. Hm... ça aurait pu être plus chaud tout de même. Il se redressa pour observer le reste. Il avait hâte, vraiment hâte, surtout après l'expérience qu'il avait vécu avec ce mannequin derrière l'objectif.


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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: ♫ Da Mi Basia Mille ... Hélios'n'Nightmare [Pv Nathaniel ♥   Dim 22 Nov - 0:51

Remember...
Assis contre le mur, les yeux rivés sur le sol, le patron n'osait relever les yeux sur son employé. Ce dernier était avantagé. Il n'avait pas cette envie dévorante de sortir, d'être à l'air libre. Il ne se sentait pas plus mal d'être enfermé ou pas. Avec ou sans son avis. Mais Ketsia n'aimait pas du tout cela. Et le fait d'être en présence d'une des seules personnes capable de le faire dérailler n'arrangeait rien à sa folie, à son hystérie qu'il gardait au creux de la gorge.
Alors que ses doigts s'occupaient à tresser le cheveux du mannequin qui avait accepté sans grande joie. C'était ça, ou Ketsia cognait partout, mais ce dernier désirait tout de même garder un minimum de contenance, de prestance, de fierté, d'amour propre, surtout face à ... Ce type. Ce mec. C'teuh chose. Ce jeune homme. Qui l'énervait tant. Et pourtant il restait calme, en glissant doucement ses doigts dans ses cheveux pour les démêler. Choisir trois fines mèches. Et commencer la tresse. Il retenait ses larmes de détresse, l'air toujours aussi calme, bien que tellement nerveux. Il pouvait le respirer. Le toucher. Glisser ses doigts dans ses cheveux... Ca lui donnait envie de se pencher un peu, humer l'odeur de sa nuque. Glisser sa main dans son dos. Se laisser aller contre lui, et étouffer sa peine et son amour contre lui. Arrêter de le fuir, et s'abandonner à lui. Lui avouer tout là, lui déballer tout ce qu'il avait sur le cœur, son obsession, ses fantasmes, sa vraie nature, qu'il le hantait nuit comme jour, que tout ceci était insupportable, qui voulait... Vivre. Avec lui. Ou sans. Mais qu'il lui rende sa liberté, nom de dieu. C'était plus qu'oppressant, c'était plus que tout cela. Il s'humectait les lèvres doucement, souriant faiblement, écoutant ce que le mannequin avait à dire, sachant pertinemment qu'il tentait de le divertir un minimum. On sait tous qu'une crise de claustrophobie n'est pas belle à voir, et qu'une fois déclenchée, à par pouvoir réellement sortir, on ne peut pas réellement l'arrêter, sauf avec une grande maîtrise. Chose que ne possédait plus Ketsia depuis quelques moments.
Sans que l'autre le sache, il le dévorait presque des yeux, assez triste, de ne pas pouvoir se permettre plus que cela. Il ne le pouvait pas, cela allait de soit, mais diable qu'il le voulait. Ils parlaient de tout et n'importe quoi. Ketsia assez simple et doux. Loin de l'image qu'on pouvait tous avoir de lui. L'icône riche et luxueux, capricieux et hautain, méchant et tyrannique, et toute la clique. Il lui montrait qu'il était lui aussi humain. Alors qu'il n'était rien de tout cela.

Et le soir même. Tout comme les soirs, une nouvelle rose était placée avec les autres. Aujourd'hui blanche. Et un petit mot avait été laissé. Sans être signé cette fois, mais le papier, l'odeur, l'écriture étaient toujours les même. Au risque de se trahir lui-même. Encore si Nathaniel comprenait de quel vœu parlait-il…

" J'ai réalisé l'un de mes vœux. Merci.
Mais j'en voudrais toujours plus... Égoïste que je suis. "

I remember of yesterday...
Le mannequin s’abandonnait à quelques gourmandises. Le couteau qu’il tenait de sa main droite pénétrait la chaire, pour en faire glisser un succulent jus… Sucré. Un brin acide. Il regardait les quelques gouttes brillantes dévaler la chaire lentement, d’une paresse envoûtante. Le fruit coupé en deux, il commença à presser l’orange au-dessus de son verre. Deuxième moitié. Et même manège pour une autre orange, beaucoup plus dure. Et les nerfs éclatèrent, la prestance, et la maîtrise de soit : il envoya valser le verre à moitié rempli, le couteau, le fruit et la carafe aussi. Bruit de vaisselles qui se brise, les liquides sucrés qui dégoulinent des meubles couleur inox. Ponctué d’un violent : « Je n’y arrive pas !! » . Colérique. Certes. Ketsia laissa tout comme ça, posant ses mains sur le rebord du plan de travail la tête inclinée vers l’avant, un grognement résonnait de sa gorge. Le genre de grognement inhumain, que l’on glissement plutôt du côté d’animaux, celui d’un tigre, mieux encore. Il tourna un peu la tête et ses cervicales émirent un craquement terrible.
L’autre présence qui était jusqu’alors en train de corriger des copies avait soudainement sursauté, écarquillé les yeux sous la violente réaction de son cousin et avait soufflé : « Ce n’est qu’une orange … Tu aurais changé de couteau, et usé de tes muscles, t’aurais réussis, tu sais ._. … ». Mais ses « pétages de plombs » étaient de plus en plus fréquents. Et tout deux savaient pourquoi. Ketsia se redressa, regarda froidement le dégât qu’il venait de faire, et renifla d’une manière hautaine. Puis grommela : « … Mais non. Quoi que je fasse, il revient dans ma tête. Il veut pas sortir de là, ça me … Gnnh ! J’ai envie d’aller le frapper. Mais c’est… CA M’ÉNERVE ! MAIS BORDEL DE DIEU J’AI FAIS QUOI POUR MERITER CA !!? » Et son poing s’abattit violemment sur le plan de travail, devenu en inox dernièrement vu que l’ancien en marbre avait subit un même sort et avait était brisé sous une force surnaturelle. Une trace bien visible, mais Ketsia s’en moquait. Le métal était son élément. Il s’avança, aveuglé par sa haine … et glissa sur le liquide, tombant à la renverse, sur les morceaux de verres. Plusieurs traversèrent la toile de son pantalon et celle de sa chaire. « AAAH ! BORDEL DE CON ! MAIS ALLEZ TOUS VOUS FAITE FOUTRE ! LAISSEZ MOI TRANQUILLE !! » . Il parlait à qui ? Aux kamis. Et ça Kellian le savait. Heureusement d’ailleurs, sinon Ketsia lui vouerait une haine innommable. Il se redressa et laissa son cousin venir lui enlever les morceaux de verres sur les cuisses et le remercie vaguement avant d’aller s’enfermer dans la « salle de sport » - oui Monsieur est riche, et cette « salle » comporte aussi une piscine… Oui oui ...

And… Today … I’m your. But you don’t know it… It’s my cruel secret.
Le photographe s’était ensuite approché du mannequin.


« Excusez-moi de mon retard… Mais j’ai eu une visite surprise dans mon bureau… A qui parlait-il ? Sûrement à tout le monde. Il s’excusait pour tout le monde. C’était rare. Et puis il semblait de bonne humeur. Notre merveilleuse Carolina Switch … Petit blanc de la part de tout le monde, et puis il eut des petits murmures, et Ketsia sourit amusé. Dans le monde de la mode, tout le monde savait qui était cette femme. La cruelle rédactrice en chef de BV. Faire la couverture de ce magazine c’était avoir la quasi certitude d’avoir des contrats qui couvriraient facilement 6 mois voir à un an facilement. Avoir un article positif dans ses papiers, c’est pareil. Et on la redoutait pour ses critiques justement. Le patron de Glamorous World s’était vu offrir un contrat en or, mais aussi une opportunité nouvelle dans laquelle il envisageait de nouveau de prendre des photos avec notre cher Nathaniel. Ketsia se tourna vers le photographe, et parla un peu. Et l’essentiel à entendre était : Nous allons nous servir ces photos pour le magasine. Peut-être pour mon book … Mais j’aimerais pouvoir refaire le classeur de.. Hmm.. Cowen. Le photographe acquiesa. Ce dernier n’était pas parmi les amateurs. Non loin de là. Tu n’oubliera pas dans faire avec l’argentique par contre, en noir et blanc. C’est surtout pour convaincre Miss Switch qu’il n’y a pas que des amateurs ici … Hm. Et jouer sur la sensualité aussi. (…) Merci Dean, tu me sauves la vie ♥️ »

Peut-être que Nathaniel s’était éloigné. En tout cas, la maquilleuse n’en avait pas perdu une miette, et alla le voir, toute excitée. Son travail à elle aussi allait être montré à l’un des requins de la mode ! Quelle… Chance !
« Hélios ! Tu devineras jamais ! Si j’ai bien compris, le boss il tente de te dénicher un contrat pour BV ! Tu te rends compte !!?? !! »
Un sourire radieux ornait ses lèvres. Alors qu’elle finit par partir rejoindre Ketsia dans sa loge qui avait finit de se changer – à sa grande surprise il ne postait pas un costume comme Nathaniel, comme il l’avait prévu, mais une chemise blanche avec un blazer noir comme les serveur. Un minishort en jean noir et longue chaussette – pour le coiffer et maquiller. Souligner ses yeux, semblables à des émeraudes avec du khôl noir, prolongés ses cils avec du khôl comme à la Cléopâtre mais d’une manière plus discrète et fines. Son teint, elle le jugeait parfait, mas souligna le teint rosé de ses lèvres avec du brillant à lèvres. Goût framboise. Ahah !

[…]

« Aujourd’hui nous aurons l’honneur de voir un très riche homme - Le photographe désigna Nathaniel – harcelé notre cher Nightmare. Qui sera dans la baignoire et—
– Pourquoi dans la baignoire !?
– Car les idées de la Miss me plaisent. Surtout lorsqu’elles sont tentées de sensualités, et je ne doutes pas que vous saurez en faire preuve. Mais Nightmare, tu devras rester… Tu sais… Ce mot que tu n’aimes pas trop. Rester calme et soumis. Intimidé même je dirais.
– Je chercherais pas à comprendre votre logique m’enfin bon, hmm …
- Hop, dans la baignoire, Nighty ♥️ ! »

Obéissant, Ketsia glissa ses jambes dans l’eau. Il frémit légèrement et suite après vérification auprès du photographe il s’assit dans la baignoire. Ne pouvant s’empêcher d’user de son pouvoir pour réchauffer l’eau <3 Mon Dieu. On avait détourné ses idées de bases… Qu’allait-il devenir entre les doigts de son Démon ? Il ne savait guère, et ne préférait pas savoir, espérant qu’il soit assez fort, surtout face à d’autres humains… Penser au travail. Il fallait que ces photos plaisent à Algae. C'était le principal et qu'il ne se laisse pas à quelques plaisirs de séduction qu'il pourrait offrir à cet homme qui lui plaisait tant... Encore si il n'y avait qu'une chose qui existait chez lui qui lui déplaisait il aurait pu s'y focaliser dessus, l'amplifier et s'en dégoûter. Mais non. De sa démarche à sa voix, de son physique à sa manière d'être, tout, absolument tout lui plaisait.
Ketsia poussa un petit soupire. Qui fut sûrement interprété comme celui de bien être alors qu'il se massait l'une des tempes attendant que l'autre mannequin arrive après s'être bien mis dans la peau de son personnage. Manquerait plus que du Britney Spears, et le patron nous aurait fait une belle danse sensuelle !


Dernière édition par Ketsia A. Andrews le Lun 4 Jan - 19:54, édité 1 fois
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Nathaniel Cowen

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MessageSujet: Re: ♫ Da Mi Basia Mille ... Hélios'n'Nightmare [Pv Nathaniel ♥   Jeu 31 Déc - 16:52

C'est la célébrité qui t'attires ? Ou bien cet univers superficiel qui n'est présent que pour afficher aux yeux du monde une image d'élites, poussant au suicide ceux qui ne se sentent pas à la hauteur de ce piédestal de la beauté ? Nikita avec quelques fois des réflexions assez dures sur tout un tas de sujets. Il réfléchissait énormément et arrivait à énoncer des vérités parfois blessantes sans pour autant y mettre le ton et en gardant son visage d'ange, son sourire doux. Il avait posé ce genre de questions au tout début de la carrière de son grand frère, quand celui ci avait annoncé à sa petite famille rarement réunis à la même table qu'il allait entrer dans ce monde si fermé, si secret, si dur et si huppé. Nathaniel n'avait pas sut répondre, ni même défendre son choix. La réalité c'était qu'il avait suivit le conseil de beaucoup de gens et qu'il désirait être indépendant le plus rapidement. Il devait être un des rares mannequins à ne pas rêver de groupies ou de baignades dans une piscine remplie au champagne, juste un jeune homme débrouillard et talentueux, au charisme impressionnant qui souhaite se détacher de son père et utiliser ses capacités à bon escient. Il est fort probable qu'il se ferait tuer, si un des mannequins amateurs avec qu'il travaillait tombait sur ce genre de pensées. Lui qui avait une chance inouïe d'avoir tapé dans l'œil de patron comme il dise... Il ne niait pas... Il avait eu de la chance, d'arriver au bon moment et de plaire à Ketsia Andrews. Il avait cette impression parfois, d'être favorisé par rapport à des mannequins plus anciens, mais il n'allait pas sans plaindre, et il savait personnellement qu'il n'y avait aucun accord entre cet homme impressionnant et lui... Juste un lien professionnel et c'était très bien comme ça. De plus, la jeune femme qui le maquillait le plus souvent n'avait de cesse de vanter ses talents et de le rassurer sur ses capacités. Non ce n'était probablement pas un caprice d'Andrews, mais bien du talent.

Cependant, au fil des déclics des appareils photos et des défilements de flashs, le jeune homme avait apprit à s'intéresser petit à petit à ce monde qui avait tout d'inconnu pour lui et qui ne l'avait jamais passionné. Au départ il avait été réticent, trouvant de toute façon les mannequins trop imbus de leurs personnes, irritants, ce que monsieur Andrews n'avait de cesse de démontrer, laissant Nathaniel perplexe lorsqu'il découvrait l'humain qu'il cachait. Mais en trouvant quelques exceptions et en découvrant le professionnalisme que certains pouvaient déballer pour leur art, il avait été conquis, et avait cherché à s'ouvrir, tout en restant loin d'être totalement convertit, il ne rechignait plus à apprendre les codes, les noms, l'histoire de ce grand univers qu'était celui de la mode.
Et comme tout les gens présents lorsque monsieur Andrews évoqua Carolina Switch, il sentit une pointe d'appréhension grimper en lui et agiter son petit coeur tellement humain. C'était normal non, après tout sa carrière pouvait faire un bon impressionnant ou au contraire faire un magnifique flop... Il y avait de quoi s'inquiéter. Mais sans montrer le moindre tressaillement d'excitation, il se contenta de sourire. Il avait au moins le don de ne pas être rebuté par l'effort, et au contraire, plutôt motivé quand une montagne se dressait devant lui. Pas que mademoiselle Switch soit énorme, enfin, il ne se permettrait pas, mais son caractère et ses critiques, ça c'était le Grand Canyon.

- Hélios ! Tu devineras jamais ! Si j’ai bien compris, le boss il tente de te dénicher un contrat pour BV ! Tu te rends compte !!?? !!
- ...

Pas de réponse directe mais un petit sourire et un regard plein de malice prouvait qu'il était sur la même longueur d'onde que la jeune femme. Le jeune homme passa un bras autour des épaules de celle ci en souriant et la pressa contre lui, la félicitant elle aussi. Ils se soutiendraient, après tout il porterait aussi le fruit de son travail, de ses idées et de son esprit imaginatif.


Il s'approcha ensuite avec elle du photographe, dans son costume noir, lui donnant un air passablement inquiétant, strict et sérieux, sans pour autant trop le vieillir. Il observa la tenue de son partenaire avec une petite moue intriguée, étonné et il écouta silencieusement pour comprendre, laissant son regard glisser sur ses jolies jambes dévoilées en partie. Il s'amusa d'entendre les consigne. Harceler ? Un sourire joueur glissa sur son visage alors qu'il offrait un clin d'œil à son charmant partenaire. L'idée était tentante mais au fond quelque soit le sujet, Nathaniel avait toujours prit plaisir à poser pour peut qu'il travaille avec des gens motivés, pleins d'idées et de ressources, d'humour et de professionnalisme. Tout ça, il savait qu'il le trouverait chez Ketsia, si captivant t mystérieux à la fois. Cependant il eu beau ce dire qu'il était le méchant harceleur, il ne put s'empêcher de sentir son cœur s'emballer à l'approche de la baignoire où le mannequin était installé. Ce n'était pas totalement de la peur, ni de l'appréhension mais plutôt une sensation inconnue, d'être proche d'un être plaisant, vraiment tout proche et de se sentir irrémédiablement attiré par cette borne à charisme.

En soufflant doucement, le jeune homme s'approcha de la baignoire et en croisant le regard de la maquilleuse, il renonça au geste qui avait voulut remettre une mèche en place. Se rappelant que c'était une des essences de sa coiffure, il lui tira la langue et s'installa près de la baignoire, derrière Ketsia et doucement il posa ses mains sur ses épaules et dans son cou pour lui faire un peu pencher la tête en arrière et pouvoir l'observer avec des yeux rieurs, le teint frais, amusé. Un sourire...

- Bien installé ? Ça n'a pas l'air très confortable...

Il croisa son regard et son sang ne fit qu'un tour. Mince, ce n'était vraiment pas le moment de trouver cet homme plaisant, ni de se remémorer à quel point il l'avait vu fragilisé dans cette pièce fermée, soumis à sa claustrophobie qu'il avait plutôt bien contrôlé aux avis de Nathaniel. Il se rappela de ses doigts dans ses cheveux, surement un simple passe temps pour lutter contre sa phobie, oui évidement. D'ailleurs il se souvenait très bien aussi, de l'étreinte entre son patron et un inconnu. Pourquoi s'en souciait-il ? Fantasmer sur le mannequin d'accord, sur le patron non... Et puis ils étaient tellement différents. Pas du même monde.... ah s'il savait de quoi il parlait, il en serait encore un peu plus convaincu.
Le jeune homme se mit à rire doucement et offrit un regard d'excuse au photographe, lui indiquant qu'il était près. Lentement il se glissa dans la peau du personnage, jouer son rôle pour se mettre à observer avec convoitise l'homme qui devait être à sa merci. Ses yeux gris détaillèrent le visage de sa proie, analysant la position de son corps dans cet endroit restreint. C'était des photos, rien que des photos et une carrière qui pouvait sombrer ou décoller. Il glissa sur le côté, derrière la baignoire et glissa un doigt sous le menton en souriant, narquois, comme s'il était persuadé de son emprise sur le jeune homme dans la baignoire.

Assis nonchalamment sur le rebord de la baignoire et pourtant assez distingué, une main contre son torse comme pour l'empêcher de se relever, l'air impérieux, supérieur. Mais pourtant ses yeux métalliques restaient chauds et désireux sans qu'il ne sache vraiment... si cela faisait aussi partie de son personnage...


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MessageSujet: Re: ♫ Da Mi Basia Mille ... Hélios'n'Nightmare [Pv Nathaniel ♥   Mar 5 Jan - 17:33

Le mieux qu’il puisse faire en cet instant, c’était d’ignorer le regard que pouvait poser son partenaire pour les photos, sur ses jambes, et sa tenue si … A l’écart de ce qu’il avait désiré. Il en était légèrement irrité. Irrité parce que ce changement de position dans leurs rôles, il savait pertinemment que cela ne sera pas bénéfique pour lui. Il le savait. Il ne parlait pas niveau carrière, bien entendu. Si lui, se montrait à la hauteur du professionnalisme que pouvait tout à coup faire preuve Cowen, les photos ne seraient que des plus vivantes. Malheureusement, sa folie allait sûrement naître dans ses yeux, ou sa frustration si dévorante. Celle qui osait racler son corps de l’intérieur, et s’infiltrer dans chaque pores de sa peau, et de son être en putréfaction. Déjà moisis, il pourrissait de ces émotions et sensations beaucoup trop égoïstes et jalouses. Le pire dans tout cela, c’est qu’il en avait conscience et que le fait de ne pouvait repousser tout cela, le rendait plus que dingue. Il avait beau se dire que tout ceci était stupide, que tout ceci ne mènerait à rien du tout, sa raison semblait être supplanter par la force de ce lien invisible qui l’unissait à cet humain … Qui ne savait rien. Aussi ignorant que ces belles roses à pleines écloses, qui lors de la rosée du matin ne comprenait rien à leur destinée déjà déchirée. Et pourtant, cette rose charmait quiconque s’approchait d’elle, pour la douceur de ses pétales, la beauté de ses couleurs chaudes, pour la touche de naïveté qu’elle offrait de ses quelques épines, et l’odeur qu’elle laissait autour d’elle. Et on été totalement envoûté une fois que nous avons tendu l’oreille pour écouter les quelques mots poétiques qu’on offrait à cette fleur. A ses yeux, Nathaniel se résumait à ça. Une rose. Bleue, ou bien noire. Peut-être bien blanche … Il était cet être si fragile et si beau pour n’importe quel sens. Et d’une manière étrange, il était un centre de gravitation, de magnétisme important pour notre cher vampire …
De la soumission. Il ne pouvait que soustraire à une nouvelle malédiction de ce Dieu, qui semblait tout de même bien acharné sur lui ces derniers temps. Mais soit. Ce n’était qu’un obstacle de plus après tout. Qu’il décimera d’une rafale de vent, d’un coup de dent. Peut-être qu’un jour il n’aurait plus la force de résister à toutes ces forces qui voulaient l’enchaîner à cet humain. Des chaînes et des griffes qui s’accrochaient fermement à son corps et sa chair. Qui le déchiraient de plus en plus profondément, faisant couler le sang de son désarroi qu’un peu plus encore. Sa haine et sa frustration qui lui déchiquetait de l’intérieur. Et emplissait son corps d’un liquide nauséabond qui se nommait… L’envie.

Il enviait tant de monde. A commencer par ce simple photographe. Thomas quelque chose. Il n’avait pas très bien retenu. Cet homme qui avait droit à des sourires et des regards qui trahissaient une entente beaucoup plus profonde que leurs airs de simples collègues. Mais surtout le regard que l’autre pouvait poser sur son putain d’âme sœur. Là, c’était de la jalousie. Et pourtant il enviait tant cet homme qui repartait souvent avec ce mannequin … Pendant des semaines entières parfois il n’osait pas revenir se glisser clandestinement, telle une ombre furtive dans sa chambre spacieuse. De peur de trop sentir l’odeur de l’autre homme, mêlé à la sienne. A celle de leurs transpirations et de leurs fluides. Et si cela arrivait … Il fixait Nathaniel, comme si il était responsable de tout ça. De son obsession, de sa fascination … Qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour être à la place de l’autre, ne serait-ce qu’une petite heure … Profiter de ses sourires et ses regards. Sentir son cœur à l’instant si béant, se réchauffer. Se sentir un instant important aux yeux de cet horrible incube. Juste… Être quelque chose d’autre que cet horrible patron qu’il pouvait être.

Mais ce n’était si le jour, et encore moins le moment de s’abandonner à de tels songes à l’égard de son partenaire. Dont l’odeur si tentatrice et alléchante, qui arrivait à réveiller ses envies de prédateurs, à intensifier son aura magnétique et glaciale, s’approchait encore et toujours plus pour l’envelopper de ses lames si saillantes.

Entre ses doigts, il prit l’une des pétales de roses, puis tourna légèrement la tête sur le côté, le regard baissé, du côté du photographe, en sentant les mains de Nathaniel sur lui.
Ne fait pas ça idiot. Ne me touche pas. Es-tu fou ?
Et pourtant sa main glissa dans son cou, endroit tellement sensible qu’il ne pu empêcher ce léger frémissement de le prendre tout entier. Qu’il espérait alors imperceptible, alors que ses cheveux s’hérissaient.
Oh non. Il le laissait faire. Releva la tête doucement, docilement, pour mêler ses émeraudes aux diamants de métal de l’autre mannequin. Mon Dieu. Tes yeux, où rien ne se révèle de doux ni d’amer, sont deux bijoux froids où se mêle l’or avec le fer… Je devrais fuir … Mais en aurais-je la force ? Pourquoi ne m’empalerais-je pas à tes crocs ? Il ne lui adressa qu’un simple sourire à sa question, et se redressa légèrement, regardant le vide un instant, jusqu’à ce que le rire de Nathaniel lui glace le sang. Ou bien au contraire le fasse bouillir de l’intérieur. Au final, tout ceci n’était peut-être qu’une très mauvaise idée… Tout allait trop mal finir et pourtant il tentait encore à s’accrocher à quelques idées d’illuminés, que tout allait bien s’emboîter. Ahaha. C’était se bercer d’illusion, ou se surestimer sur ce coup-là.

Il s’humectait les lèvres doucement, alors qu’il entendait déjà quelques flashs du Reflex du photographe. Il restait pareil, un tantinet troublé, apeuré, se mordillant ensuite la lèvre inférieure juste une seconde.
Il releva docilement la tête sous le doigt sous son menton, et pourtant il détournait un peu la tête, et le regard aussi. Si il savait à quel point il pouvait être sûr de son emprise sur lui, il en serait sûrement un peu effrayé..

Cette main sur son torse le fit relever un peu la tête vers lui, sûrement pour voir ce qu’il comptait faire, alors qu’il ramena un peu ses jambes vers lui. La présence de l’humain si proche l’électrisait. Et lorsqu’il vit son regard, il fut comme électrocuté. Son corps s’affola un peu trop, pensant peut-être qu’on l’entendait peut-être… Tellement qu’il cognait fort contre sa poitrine … Soit. Il était dégoûté. De sa propre réaction. Et ce dégoût se glissa sur son visage volontairement, mélangé à une certaine peur. Alors qu’il se laissa glisser plus loin dans le baignoire pour s’échapper de sa main, de ses griffes, et de son odeur exquise.

Et puis. Il eut comme … Un semi sourire provocateur, léger sur ses lèvres alors qu’il posait son regard sur Nathaniel. Mais quel défit le proposait-il ?
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Nathaniel Cowen

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MessageSujet: Re: ♫ Da Mi Basia Mille ... Hélios'n'Nightmare [Pv Nathaniel ♥   Sam 24 Juil - 20:08

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Boum... boum... boum...
Ya no entiendo la razón,
Que me atormenta el corazón.


Insensible à la douleur de l'homme près de lui, le mannequin semblait se prendre au jeu. Penché au dessus de son patron, terriblement séduisant dans sa tenue qu'il n'aurait jamais osé imaginé sur lui, il se remémorait les consignes pour leurs scènes, visualisant leurs deux corps dans sa tête comme s'il avait été à la place du photographe. Thomas lui avait donné cette méthode pour penser à l'image qu'il donnait. « Imagine que tu prennes toi même la photo, pense à ce que tu veux voir. ». Évidemment, c'était plus facile pour l'œil expert de son ami qui en plus d'être observateur, connaissait assez bien le mannequin pour savoir ce qu'il pouvait faire ressortir d'un simple geste de la main, d'un simple mouvement de tête. Nathaniel n'était pas un acteur... ou alors il était très bon, lui même était incapable de le dire. Lorsqu'il arrivait à trop bien se fondre dans une expression, une situation, il estimait que c'était une partie de lui qui s'exprimer... Il était des plus naturel dans tout ce qu'il faisait, que l'on soit face au masque de parfaite neutralité et d'indifférence froide qui avait fait enragée de nombreuses personnes ou à ce sourire charismatique et séduisant qui lui valait tout les regards.


« Attends ! Je voulais.... attirer ton attention ! Tu t'occupes plus de ton frère que de moi ! … Si... Si tu me quittes je... je me tue ! »
Le jeune homme leva les yeux au ciel et ouvrit la porte de son appartement, esquissant un geste pour présenter le couloir à la jolie jeune femme qui pleurait dans le salon. En réalité, ce n'était pas plus mal qu'elle ait ramené cet inconnu chez lui, dans son lit, ça lui donnait l'occasion de se débarrasser de cette usine à menaces. Bien sur qu'il était blessé, il avait envie de brûler les draps, la pièce entière pour éviter de sentir le parfum de l'autre. C'est vrai quoi, de quel droit cette conne invitait un étranger dans leur lit ?
- Fait ce que tu veux... Mais dégages...
Belle indifférence... ~


Expirant doucement, le jeune mannequin tâcha de reprendre son souffle qu'il avait retenu sans s'en rendre compte. Il était angoissé. C'était d'avoir cet homme si près de lui qui l'inquiétait, ou bien d'être avec un mannequin de renom qui lui faisait jouer sa carrière à pile ou face ? Il n'aurait su le dire et ses yeux restaient rivés sur le visage de Ketsia Andrews. Habituellement, les autres mannequins ne l'attiraient pas plus que ça, il posait, plaisantait et tout se passait très bien, il n'était jamais vraiment impressionné par un de ces collègues, ni même fasciné, il ne ressentait pas grand chose dans ces moments de travail. Là, en plus du stress naturel que toute personne normalement constitué devait avoir, il y avait cette fascination pour un personnage plus qu'intriguant. Pourtant il commençait à connaître son patron, tyrannique et colérique, exigent, jamais content et toujours amer, acerbe, froid que ce soit avec lui ou avec d'autres... Et au moment où Nathaniel finissait par se dire « ce type est un crétin fini », ce vile joueur lui montrait une nouvelle carte de son jeu, une nouvelle facette, que ce soit sa claustrophobie et son humanité, ou des expressions terriblement alléchantes devant un appareil photo. Comme à cet instant par exemple où il devait jouer au soumis. Ah le brun se doutait que ça ne devait pas être dans les habitudes de monsieur Andrews d'être soumis à plus jeune et moins expérimenté que lui, d'ailleurs sur le coup, il avait pensé que celui ci refuserait et ferait une petite crise pour pouvoir changer de rôle. Mais non il avait surprit Nathaniel en acceptant ce jeu et maintenant, l'humain pouvait admirer une expression qu'il n'avait encore jamais eu l'occasion de voir sur ce beau visage habituellement si autoritaire, la peur, le trouble et le... dégout ? L'expression lui parut si naturel qu'il eu un mouvement de recul. Professionnalisme, oui c'était ça... Il ne fallait pas que le brun prenne ça pour lui, sinon c'était fichu. Ah il travaillait avec un professionnel, ça se voyait hein. Sauf que le goût de « beuuurk j'te veux pas ! » on lui avait jamais fait. Et c'était une sensation plutôt étrange, qu'il n'aimait pas.

Puis il y eu ce sourire, beau sourire, fascinant, qui collait tout de même plus au personnage que cet air si naturellement effrayé qui aurait pu faire croire à Nathaniel qu'il faisait vraiment peur. Sur le moment, le jeune homme ne se posa pas la question du comment prendre ce défis. Toujours dans sa logique purement professionnel, il voyait là une sorte de petite provocation de la part d'un mannequin plus expérimenté. Mais en se sentant aspirer dans ses orbes qu'il avait d'abord cru fuyantes, il cru comprendre que l'enjeu du défis était un peu plus personnel. Non ?
~ ¤ ~

Alors il lui rendit son sourire et s'approcha de lui derechef, faisant glisser ses doigts fins à la surface de l'eau, provoquant une multitudes de petites vaguelettes, comme le vent qui les créer pour prévenir avant la tempête. Menaçant, ils atteignirent le torse du mannequin et remontèrent lentement, laissant une trace humide jusqu'à son cou, attrapant son menton, s'en emparant pour l'attirer à lui, peut être l'obliger à se cambrer, alors que son regard assombrit venait se poser sur l'objectif de l'appareil photo après avoir survolé le visage de Ketsia, un sourire appréciateur, gourmand sur les lèvres.
Dans le studio, un silence, ponctué par le déclic de l'appareil photo, était tombé doucement et régnait finalement en maître sur les lieux. Mais il n'avait rien à voir avec le lourd silence glacial d'une ambiance morne, non certainement pas. C'était bien mieux que ça, d'un autre genre, du respect mêlé à de la fascination, de l'admiration. Tout autour, les spectateurs assistant à la scène retenaient parfois leurs souffles alors que les mannequins se déplaçaient au fil de leurs idées. C'était lent, suave et malgré la stature glaciale et imperturbable de son rôle, Nathaniel avait l'impression de se réchauffer à chaque pose, à chaque contact, concentré sur l'appareil et sur son partenaire, l'intérieur bouillonnait, de l'excitation de se sentir observer, de l'adrénaline, du plaisir qu'il avait à regarder l'autre évoluer, c'était magnétique. Comme une danse silencieuse, sans avoir besoin de mots, les coups d'œil suffisaient à créer une harmonie entre les deux hommes et seul le bruit mécanique de l'appareil et celui de l'eau quand Ketsia bougeait dans la baignoire parvenait aux oreilles de Nath'.
[x]Et puis une surprise attira son attention. Une mélodie, au rythme marqué, au refrain lié et plus langoureux.
Les gestes se muèrent en mouvements délicats, les contacts se métamorphosèrent en caresses légères et alors que l'expression de l'humain se faisait plus joueuse, plus amusée, moins froide, comme un chat désirant jouer avec la jolie mésange qu'il a attrapé, il sentit en même temps son cœur se mettre à battre plus fort sans raison, s'emballant pour un simple regard.Alors pour se cacher peut être, il se pencha dans le cou de son partenaire, approchant ses lèvres de sa peau pâle et froide, jetant un œil possessif au photographe avant de frôler la peau de son souffle pour remonter jusqu'à sa joue. Glissant une main dans les cheveux de l'homme, les peignant lentement comme s'il regardait une toute nouvelle poupée, un joli jouet. Assis sur le rebord de la baignoire, le jeune homme attrapa une rose posée dans un vase et la tendit à Ketsia avec un petit sourire charmeur après avoir effleurer son torse avec ses pétales rouges. Ses yeux brillaient, mais d'amusement ou d'envie, ça vous ne le saurez jamais, posés dès qu'il le pouvait sur la créature fascinante avec qui il jouait.

I'm dreaming about you every night~

Les gestes lui venaient, incontrôlés, naturels, charnels, il avait presque quitté son rôle. Doucement il se penchant, alors qu'une douce sensation se mit à envahir son ventre, ses lèvres à son oreille, il souffla, un sourire amusé lui échappa alors que tout doucement il chantonna. Kylie give me just a chance, let's go out and dance ~
Il continua, sa main descendant sur le torse du mannequin alors qu'il se cambrait légèrement. We can get into the groove, i can watch you move~
Il effleura sa mâchoire de ses lèvres, avec douceur, sensuel, enivré par l'odeur et le goût qu'il sentit un instant sur le but de sa langue. Porté par la chanson...

Cruel jeu de séduction.
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MessageSujet: Re: ♫ Da Mi Basia Mille ... Hélios'n'Nightmare [Pv Nathaniel ♥   Dim 25 Juil - 16:01

Magnétique.
Inhumain.
Envoûtant.
Iréel.

C’était bien plus que ça. C’était plus fort que tout. C’était quelque chose d’indescriptible. Une étoffe de soie. D’une douceur extatique. Mêlé à une saveur paradisiaque. Digne des rêves éphémères. Un tout brûlant et acide. Les flammes des enfers mêlés à la froideur de la sécheresse. Un astre de flammes de glace. Quelque chose qui lui faisait mal lorsqu’elle se posait sur lui. Et qui pourtant éveillait son corps. Le plaisir dans la douleur. L’extase dans la folie.

Pris au piège dans l’étau du charme magnétique et envoûtant du mannequin, et la malédiction de Dieu … Il retenait sa respiration lorsque les doigts joueurs de son partenaire grimpaient sur son torse. Il avait cet air presque effaré. Paniqué. Désemparé. Perdu. Torturé. Tout ceci se mêlait pour créer un tourbillon de flots agités dans ses prunelles. Il avait terriblement peur de cet enfant. Il avait beau tenté déchirer l’étoffe collante et sombre qu’avait enchaîné Dieu à son corps, il avait beau planté ses crocs dedans pour en arracher un pan, cet étrange chose revenait toujours. Enveloppant son corps à la moindre parcelle. Etouffant ses cris. Retenant les pluies de perles vermeilles. L’empêchant de bouger. L’obligeant à se soustraire à cette malédiction. A ce lien horrible qui l’unissait à présent à cet homme …
Juste un jeu. Ce n’était que des photos ! Les caresses qu’il laissait sur lui, n’était que pour le magnifique reflex. Ou appareil argentique. Pourtant il semait des brûlures sur son corps. Ouverture sur son être : laissant de l’envie et de l’espoir s’insinuer en lui. Ketsia avait la bouche en sang. Les lèvres closes. Ses dents mordaient sa langue pour empêcher tout envol de gémissement. Se crispant par moment pour éviter de trop frémir sous les doigts de l’enfant. Et pourtant…. Cela arrivait. Des frissons affamés qui dévoraient son corps. D’ailleurs à l’un d’entre eux, qui ne pu passer inaperçu hélas il lâcha un petit :
« Hum. »

Lorsque que mes yeux se levaient pour se poser délicatement, telle une hirondelle au printemps, sur le visage de mon… Simple collègue, j’étais envahit de sensation étrange. Et qui pourtant, je ne connaissais trop bien.
L’envie. Cette volonté que de relever la tête pour épouser ses lippes des miennes. Découvrir le péché à ses lèvres, et son goût. Sa manière d’embrasser. L’envie de découvrir son corps. L’envie de plonger mes dents acérés dans sa chair. Lui faire découvrir la jouissance de la chose. La jalousie. Lui. L’étrange et horrible personnage. Ses amis. Son frère. Toutes ces personnes qu’il côtoyait. Cela me déchirait. J’avais envie de tellement plus. Qu’il m’appartienne réellement. Et non plus seulement dans mes songes. J’étais sot d’imaginer que j’aurais pu être assez fort pour battre ces envies mystiques. Mon cœur me brûlait.
La haine. Tu n’aurais jamais dû naître. Ni exister. Tu ne devrais pas pouvoir respirer, être là. A jouer ainsi, sans te rendre compte de l’ampleur de tes actes. L’ampleur de tes touchés. De tes regards que tu poses sur mon corps en toute insouciance. J’en crève. J’aimerais tellement que cette illusion soit vrai. Que tu t’intéresses à moi … Que tu abandonnes ce cher photographe… Je ne veux pas le remplacer. Je voudrais devenir tellement plus. T’offrir beaucoup plus. Quitte à acheter ton amour et ta tendresse.


Ellipse d’émotions trop fortes qui s’élevait dans les airs pour me blesser. Arracher ma raison. Et petit à petit je me prenais au jeu. Glissant dans la folie, que celle de croire que ce personnage me désirait, véritablement. Qu’il ne voulait que moi. Ce personnage froid ne convoitait peut-être que mon corps… C’était suffisant. Amplement, juste pour l’instant. Mon cœur battait trop fort. Trop vite. Alors que je retenais moi-même pendant quelques instants ma respiration, avant de me rappeler… L’humain que je devais sans cesse jouer.

Un masque de glace posé sur mon visage. Ketsia aussi n’était qu’un rôle. Que je maîtrisais sur le bout des ongles. Mais qui avait tendance à trop éclater lorsque mon esprit était déstabilisé. Le vampire que j’étais ne devais pas s’éveiller dans un pareil moment. Lorsque je sentis mes crocs d’argent effleurer l’intérieur de ma lèvre inférieure, j’eus un brusque mouvement de recul à l’égard de mon âme-sœur. Peut-être le prendrait-il pour lui ou pas. J’eus cet air paniqué et déchiré quelques secondes, avant que mes petits quenottes d’humain reprennent leur place. Ouf. J’imaginais déjà la tête des photographes, si j’avais bondis pour refermer l’étreinte des mes cuspides à sa jugulaire. Déchirer sa gorge dans un mouvement sec de mes mandibules. Laisser ses rivières pourpres dévaler le long de sa peau pâle, s’imbiber dans ses vêtements. Alors que des éclats de folies brilleraient au creux de mes prunelles, je n’en serais que plus déchiré. Te voler la vie, et t’offrir d’une manière horrible le trépas de la grande faucheuse. J’aurais alors atteints le fond. Je n’aurais pas su résister au baiser mortel de Dieu. Une nouvelle épreuve dans ma misérable vie. J’espérais pouvoir en être à l’hauteur. Bien que plus les jours passaient… Plus j’étais persuadé… Que le mieux à faire serais de m’éloigner de lui. L’observer en silence et de loin. Le protéger peut-être… Mais rien d’autre.
Je ne faisais pas partie de son monde. J’étais un monstre. Une bête horrible, qui malgré de nouvelle règle ne désirait que cela : tuer. Encore. Et maintenant, plus que jamais. Puisqu’il éveillait en moi des envie de meurtres. Il créait une trop grande frustration.
Mais alors ? Qui désirerait vivre au côté d’une personne pareille ? Ou de même la connaître un tant soit peu ? Personne… Je n’avais rien à faire ici. Je n’avais pas à l’harceler avec mes idiotes de lettres. Je ne devais pas lui tourner autour… Il n’était pas un objet, ni une proie. Juste… Un humain qui avait trop de charme. Et la malchance de voir son destin mêlé au mien.

Je ferrais des efforts. Cela sera les dernières photos que je partageais avec lui. Dès demain… Je ne m’autorisais plus à croiser son regard. Mes collègues s’occuperont de son dossier. Je le laisserais tranquille. Libre de ses gestes et de sa vie. Je m’efforcerais à effacer la menace que je suis. Plus de danger qui rôde autour de lui. Plus de regards aux éclats sanguins porté à son amant.

Rien du tout.
Juste du vide.
Et encore un peu plus.

Lorsque la musique s’éleva dans les airs, je relevais un peu la tête, lançant un regard surpris vers les personnes personne. Je les avais presque oublié ceux-là tiens. J’adore la musique. Mon péché mignon. J’eus un sourire assez amusé en entendant la parole. Je la connaissais celle-là. J’aimais bien la chanter aussi. Ou danser dessus. Voilà que j'en avais envie.

Pourtant, il eût bien une chose que j’eus le loisir de voir se métamorphoser. L’expression de Nathaniel. Il devenait plus joueur. Plus osé. Et j’écarquillais les yeux lorsqu’il vint se pencher à mon cou. Non !

Je fermais doucement les yeux, alors qu’un violent frisson me prit. J’étais bien trop sensible à cet endroit. Qu’il venait torturer de son souffle et du bout de ses lèvres. Et j’en fus que trop empoisonné lorsque le Photographe lui demanda de s’y attarder pour prendre des photos en gros plan. En macro. Je n’avais que trop conscience de l’image que nous renvoyons là. Alors que je me redressais assez pour qu’il ne soit pas trop courbé au dessus de l’eau. Je ne pus m’empêcher de souffler, un brin narquois : « Tu vas tomber dans l’eau… Huhu~…. » . Maintenant que l’idée m’avait frôlé, j’avais envie de le voir trempé. Sa chemise collée à son torse…. Bouh. Idées tortueuses.

J’observais le chemin de la petite rose, avec un air un peu … Légèrement préoccupé. Comme si j’avais une petite appréhension, et un vide en moi que de le voir faire cela.
Une belle rose rouge. Le symbole de ma famille. Comme celle que j’avais tatouée dans mon dos….

Lorsque je le revis se pencher vers moi, mes doigts serrèrent un peu plus fort le rebord de la baignoire. Tandis que mon regard se posait de nouveau sur lui. Comme si je n’étais qu’une pauvre petite brebis qui savait pertinemment qu’elle allait finir par devenir un festin d’un roi affamé. J’eus un petit sourire amusé lorsqu’il chantonna au creux de mon oreille. Même si mon cœur avait décidé de se lancer dans des concertos complexes. A l’unisson avec mon corps entier qui ne désirait plus que lui. Mes orbes d’émeraudes montèrent encore pour se plonger dans l’horizon de métal de mon collègue. Alors que j’inclinais légèrement la tête, lorsque ses lèvres cheminèrent lentement sur ma mâchoire. L’envie de poser mes doigts sur sa nuque et sceller mes lippes aux siennes étaient plus que fortes. Je ne désirais plus que cela à l’instant.

Je tournais alors un peu la tête sur le côté pour lui faire face. Mes morceaux de chaires tant tentatrices vinrent frôler les siennes. Mon souffle exquis se mêla au sien doucement. Oui. Je n’étais pas un humain. J’étais une créature créée pour charmer. Et si tu m’offrais ce que je désirais, c’était seulement pour cela. Et non pas pour ma personne… N’est-ce pas ? Si tu étais attiré…. C’était pour ce que me donnait mon monde de vampire. Et rien d’autre. Et pourtant…. Cela ne suffisait pas pour me raisonner. Avant même que je ne puisses comprendre ce que j’allais faire là, mes orbes plongés dans les tiennes, je soufflais doucement. Quelques mots. Une demande. Une question. Une provocation …

« Embrasses … moi … ? »

Légère intonation à la fin. C’était bien une question. Alors qu’un léger étirement au coin de mes lèvres se fit. Un faible sourire en coin. Encore un défi. Du jeu dangereux. Cela pourrait devenir ma nouvelle exctasy. Te pousser dans tes retranchements, et plus loin dans tes gestes pour satisfaire mon égoïsme. Embrasses-moi. Ne réfléchis pas. Fait le. Que je découvres ton goût. Je veux le savoir. Je veux le connaître. Que j’ai quelques secondes durant, la saveur de ton sang contre ma langue. Satisfait cet infime désir, mon ami. Cela serait malheureux que je te le vole de force. Et que ma frustration se glisse à mes dents, pour venir transformer un geste doux et tendre que je veux, en un baiser sanguinolent. Certes. Il n’en serais que plus exquis. Accompagné d’une forte chance pour que je puisse m’évanouir dans mes pulsions sanguinaires. C’était plus que de la gourmandise. C’était un besoin qui me déchirait. Qui me raclait l’intérieur de mes rivières, histoire de me faire plus mal encore. De mettre tous mes sens à l’affût, et les affoler dès que mon être croise le tien.

Dommage. Alors fait. Obéis. Soustrais-toi à cette stupide envie. C’était si peu ! Si peu à tout ce que tu pouvais offrir à lui ! Il avait tellement plus ! Tellement mieux ! Lui seul pouvait dormir à tes côtés. Laisser ses conquérantes se balader sur son corps. Sa maligne caresser la tienne. Pouvoir créer tes concertos. Entendre ton ode sans aucune pudeur. Pouvoir te murmurer un chant de sirène au creux de l’oreille ! Il avait tellement plus … Il en avait beaucoup trop. Cette larve. Partageait ton lit. Sûrement ton cœur aussi. Tes pensées peut-être ? … Cela me rendait dingue. Cela me donnait envie de pousser un hurlement déchirant. Un appel à la torture. Ahaha. Si un jour je le croisais au détour d’une ruelle sombre… Espérons que la raison et la maîtrise de soit soient avec moi, ce jour-ci. Je ne sais pas ce que je serais capable de faire à ce vulgaire insecte. Des horreurs, très certainement. Prêt à lui faire cracher son venin. Capable à lui faire mal jusqu’à ce qu’il me supplie. Ou me promesse de te quitter… Pour me laisser le champ libre.
Quel cruel personnage je puis faire. N’est-ce pas un songe imprégné d’abomination que je puis t’offrir là ? Une vie d’effroi et de dégoût. De peur. Créateur de ton horripilation. Devenir ton geôlier. Celui qui te séquestreras dans une prison d’égoïsme. Ton monstre exclusif. Ce fou rempli d’idée loufoques. Et qui n’hésiterais pas à lever la main sur toi, si tu avais l’arrogance de poser ton regard sur autrui…

Tu étais à moi.
Tu me revenais donc.
Cet espèce d’affreux voleur n’avait rien à foutre ici. Et toi. Il faudrait que tu fermes les yeux pendant une éternité. Celle que tu m’offriras peut-être un jour … Pour rester aveugle à ma réelle nature. A ma race. Je me demande… Ce que je serais prêt à donner pour devenir… Humain. Normal. Mourir, et rejoindre la poussière. Que Dieu cesse de m’étreindre dans ses idées de châtiment. Il était finalement aussi vile et cruel que le reste de mon peuple. Si ce n’est pas plus. Il était intouchable. Il devait prendre son pied à nous regarder souffrir ….

( … )

« Bien. Je pense que cela sera tout pour ce décor. On va faire une pause ! »

Histoire de changer les pellicules. D’enregistrer celles-là. De changer le fond, d’en parfaire les éclairages. De laisser le temps à Ketsia de se sécher. Et de les changer, et changer peut-être leur maquillage…

Il était torse nu dans sa loge, une serviette contre lui, essuyant sa peau doucement. Alors que sa maquilleuse le démaquillait délicatement en même temps. Il souriait un peu, alors qu’elle le complimentait. Celle-ci, elle était toujours dans son équipe. Parce qu’elle était plus que doué. Même si elle n’arrêtait pas de complimenter son teint, lui… Il le détestait. Un peu, il la laissa faire, fermant les yeux, alors qu’il laissait à vu le magnifique tigre blanc & la rose tatoué dans son dos. Il respirait doucement. Puis ce fut des rires qui le tirèrent de son calme.

Plus loin. Dans l’autre loge. La lettre de Nathaniel était tombé dans les mains de ses collègues.
En effet… La première partie était fermée aux employés. Le seconde, pour les photos dans la chambre d’autant…. Ils pouvaient venir. Et certains étaient donc venus déjà. Pour taquiner Hélios. Hélas. Il venait de tomber sur la lettre de Caelum Ignis. Lui… Il n’avait pas vu cela. Il ne voyait juste Nathaniel et les autres avec cette lettre. Il poussa un petit soupire irrité. Désespéré. Méprisant. Alors qu’il enfile la tenue qu’il devait mettre. Fine. Mais imposante. Une tissu noir, qui ressemblait à une toge. Avec par-dessus, une longue veste… Tel un kimono, de rouge sanguin.


Ma collègue me pressa pour que je lâche mes cheveux. Toujours attaché dans ce chignon sauvage. Je refusais. Comme toujours. Je n’aimais plus les détacher. Tout ça à cause de Reika, femme que j’ai perdu. Et puis ils étaient trop long. Cette tenue faisait bien assez sortir ma féminité pour en rajouter. Tandis que la maquilleuse et coiffeuse râlait un peu, elle me fit une simple queue de cheval, en laissant deux longues mèches encadrer mon visage. Il ne me manquait plus un arc et le cheval de robe sombre pour me croire plongé dans mon passé.

Je sortais doucement de la loge, fin prêt. Lorsque le khôl noir vint assombrir mes yeux, et les faire ressortir. Il était prévu si je ne me trompe pas que mes yeux soient retouché pour être accordé à la couleur de mes vêtements. Soit.
Ce fut à ce moment là que j’entendis des moqueries…. Des railleries. Sur cette lettre. Sur ma lettre. Qui était de ma plume. De ma colère. De mes fantasmes. De mes tourments.

« Haaan ! Nathanieeel ! Tu as une admiratrice secrèèète !
- Fais gaffe. Un de ces quatre elle va t’attendre devant chez toi ! Haha !
- Manquerait plus que ce soit une folle fanatique qui veuille te tuer ! Ou pire ! Te découper les cheveux ! *Fou rire*
- Faut qu’elle arrête de lire des trucs à l’eau de rose. Tsss. Elle est resté au temps du temps des princes charmants ? …
- C’est du latin, la fin ?
- Heeey Hélioos ! Déteeend-toi, on plaisante ! »


J’avalais ma salive. Ordures. Poignard à mon cœur. Il s’amusait avec mes lettres ? A les montrer aux autres pour se foutre de ma gueule ? C’était donc ça ? Il ne pouvait pas les garder chez lui ? Ou même les brûler, ou les déchirer et les jeter si il n’y portait aucun respect ! Et ces pourritures là ! Ces fébriles larmes ! Qui étaient-elle pour ce permettre de tels jugements !? Un masque de froideur de nouveau sur mes traits, mes yeux brillaient légèrement de colère. J’étais irrité. Frustré. Et je vins les faire taire de ma beauté rayonnante – ahaha – et de mon aura écrasante. De mon statut de patron ensuite, ils se turent :

« Vous n’avez que cela à faire ? Si c’est pour vous entendre distiller vos langues de putes ici, vous n’avez rien à faire là. C’est compris ? Soit vous vous la fermez, soit je vous ouvre la porte avec grand plaisir. Au choix. … »

Je tournais les talons. Les pans de mon kimono se soulevant dans le mouvement. ( C’est qui avait choppé l’astuce après tant de temps à en porter…. Fuhuhu ! ) Et je me dirigeais vers le studio photo, en tentant de dissiper ma rage.

Pourritures. Il les aurait bien tués pour des phrases pareilles. Il sentait son cœur une nouvelle fois atteints par cette lassitude. Cette tristesse qui semblait devenir sa meilleure compagne ces temps-ci… Pourquoi tout ceci était bien trop compliqué ? Pourquoi était-il un monstre ? … Je m’allongeais sur le lit du décor. J’avais l’impression d’être chez moi. J’avais l’impression d’avoir revêtu un déguisement de vampire. Le mien… Chose que ne manqua pas de souligner la maquilleuse d’Hélios. Mais petite sotte. Je suis un vampire. Un prince. Parmi tant de mensonges et de cruauté. Je fermais les yeux.

Dans ce décor là. Je serais le mal. Je serais celui qui te dévorerais… Ou pas. Qu’avait-il encore prévu ce photographe ? Ma mort peut-être....



[ Un exemple de la tenu de Ketsia ( à imaginer en version masculin, bien entendu xD ) …. Ici. . Même si j’avais plus dans la tête la tenue d’Arman au théâtre, dans Entretien avec un vampire. Mais je n’ai hélas pas pu trouvé d’image é-è. … ]

[Hm. Je crois que tu m'as inspirée ._." .... Je ne pensais pas faire autant ^^'
Oh & puis. Je ne me suis pas relue è_é ]

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Nathaniel Cowen

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MessageSujet: Re: ♫ Da Mi Basia Mille ... Hélios'n'Nightmare [Pv Nathaniel ♥   Mer 28 Juil - 18:36

[x]Qu'aurait il fait s'il avait su qu'à ce moment précis, son partenaire, fascinant collègue, unique lumière de son moment présent, était sur le point de lui déchirer la gorge de rage, de haine et d'amour ? Serait il resté aussi souriant, aussi charmeur, aurait il autant joué avec le feu, l'aurait il attisé jusqu'à ce qu'il s'enflamme, l'aurait il aguiché encore de cette manière en sachant qu'il risquait sa vie à tout moment en se tenant si près de cette créature avide de tuer ? Pour être honnête il n'aurait d'abord pas compris cette envie, cette rage, cet attachement, et puis il aurait cessé tout jeu qui aurait pu attiser ce désir. Pour sauver sa vie, apaiser celle du vampire, qui sait... A moins qu'il n'est été près à se plonger corps et âme dans ce lien, ce qui n'était pas encore le cas. Il se contentait d'apprécier la vue, l'image que renvoyait cet homme sans espérer s'en approcher, par interdit de sa part et puis parce qu'au fond de lui, pour sa part, il n'avait jamais eu le moindre petit aperçue de la passion de celui ci. Elle avait beau faire rage à l'intérieur de lui, jamais il ne la laissait transparaitre devant Nathaniel qui ne pouvait ainsi donc pas se douter de la tempête qui l'animait.
Et c'était probablement une bonne chose de ne pas la laisser se manifester tout de suite, car même si Nathaniel était loin d'être d'un naturel peureux, il avait même tendance à être un peu trop casse-coup, cette ardeur inhumaine l'aurait probablement effrayée, inconcevable pour son petit cerveau humain, irréelle et trop violente, trop douloureuse. A cet instant précis, il serait impossible de prévoir si démuni, l'humain aurait cherché à la comprendre, ou bien s'il aurait fuit.

L'humain ne se doute de rien de tout façon de rien, pour le plus grand bonheur de Ketsia peut être qui au moins n'aura pas la déchirure de le voir le fuir en lisant la peur dans ses yeux, mais pas pour sans plus grand soulagement car de cette façon Nathaniel pouvait continuer de jouer aisément avec le désir de l'autre, et laisser transparaitre le sien par la même occasion. C'est que plus le jeu devenait réel aux yeux de tous, plus le mannequin laissait parler les petits papillons qu'il ressentait dans son ventre en observant les mimiques paniquées, effrayées de l'autre, parfois plus taquines et sensuelles, en particulier quand le brun cru bon de venir jouer dans le cou pâle de son patron, et le déclic plus rapide que provoquait le photographe semblait lui indiquer de continuer sur cette superbe voie.
Il glissa légèrement, manquant d'écraser le mannequin sous lui par inadvertance, heureusement il se rattrapa à temps. Sublime prise de vue, son regard sombre, ses mains crispées sur le rebord de la baignoire, une sensation d'impatience et de supplication s'en dégageait et on aurait presque pu entendre un grognement frustré sortir des lèvres de l'homme désirant sa proie. Cède maintenant...

Non ce sera lui qui allait céder. A jouer comme ceci avec cette proximité qui le réchauffait tout entier, il n'avait pas vu venir le moment où ses pulsions allaient dépasser sa raison, et où son envie prendrait de court son professionnalisme et son jeu de mannequin. Le geste lui sembla si long, des heures pour simplement qu'il tourne son visage vers le sien et la proximité était tel que les lèvres s'effleurèrent dans un léger et dangereux contact, qui surprit le mannequin mais le figea sur place au lieu de provoquer chez lui un mouvement de recule. L'haleine fascinante du vampire se mêla à la sienne et lorsqu'elle toucha ses lèvres, il lui sembla sentir son goût sur ses papilles mais pas encore assez... Pas assez pour le satisfaire, trop pourtant, pour le pousser à vouloir en gouter d'avantage, à sentir cette saveur réellement sur sa langue, pas juste à la frôler du bout des doigts sans pouvoir totalement l'atteindre. Ses prunelles, semblables à du métal liquide dans l'ombre que provoquaient quelques mèches de cheveux sur son visage, rivées dans le regard de la créature charmeuse sous lui, il retint de nouveau son souffle, comme surement, le reste de la salle. Une violente bataille s'engagea dans le corps de la créature mortelle qu'il était, petite poussière dans l'univers, tellement insignifiante : la lutte inéluctable entre le corps désireux, impétueux et l'esprit fasciné mais toujours bien plus raisonnable que l'enveloppe qu'il occupe.

- Embrasses … moi … ?

En un rien de temps, il fut perdu, noyé dans une ombre chaude par la surprise et le désire de céder à celle ci. Il était, à ce moment là, tellement détaché du monde extérieur, trop captivé par la lumière étiolée et brillante que dégageait l'homme près de lui, qu'il cru avoir rêvé l'instant où les lèvres pâles s'étaient misent en mouvement juste là, sous ses yeux, pour prononcer des mots qui lui semblèrent aussi doux qu'une caresse tout en étant aussi brûlants et langoureux qu'une flamme. Lentement il se pencha, sa fine bouche entrouverte, désirant répondre mais préférant se taire, retint un instant son souffle alors qu'elle s'approchait du beau visage. Elle était si près... encore un peu...et il commettrait l'irréparable mais délicieuse erreur. L'interrogation était en elle même une petite torture, Ketsia le mettait devant le choix de faire l'erreur enrobée de plaisir, ou de la décliner et de ressentir la chose désagréable qu'est le regret. Intérieurement, Nathaniel pesta et lui reprocha de lui avoir demandé cet acte si déraisonné au lieu de tendre le cou et de lui voler ses lèvres sans permission mais avec l'avantage de ne pas se poser de question. S'il n'avait pas perdu la tête quelques instants auparavant, s'il ne s'était pas trompé lui même dans ses jeux de séduction trop poussés sans s'en rendre compte, il aurait pu avoir l'idée infime que cette demande faisait partie du shooting. Mais leurs regards qui se fondaient l'un dans l'autre détruisit cette idée avant même que le jeune homme eu le temps d'y penser. Si ses pensées semblèrent le couper du monde pendant quelques minutes, elle ne l'avait fait s'absenter que durant une seconde et ses lèvres s'étaient posées sur celles du mannequin sans hésitation aucune, avec douceur malgré la spontanéité de son geste. Aucun choc, juste une douce chaleur qui se mit à naitre dans le creux de ses reins pour remonter le long de son échine et lui brûler la nuque, s'emparant de son ventre, léchant sa poitrine comme le feu lèche le bois qu'il consume. Il happa la chaire sensible dans un frisson, sans entendre le déclic de l'appareil, sans voir le flash qui immortalisait l'instant de leur baiser, le moment où il venait de s'enchainer au destin du vampire. La volupté qui le traversa en fût la chaine qui s'enroula sinueusement autour de sa jambe. Un nouveau mouvement contre les lèvres de son partenaire et ce fut sa taille qui se retrouva piéger entre les maillons par la créature, sous l'apparence d'une douce sensation qui enveloppait son corps.
Un verre s'écrasa sur le sol du studio, rependant le liquide orangé sur le sol... Les mannequins ne bougèrent pas, figés dans leur moment, dans leur espace. Il quitta quelques secondes plus tard les lèvres du mannequin, sentant le regret monté en lui de devoir s'en séparer, au plus grand damne d'un certain photographe qui aurait préféré lire en lui son contraire.

- Bien. Je pense que cela sera tout pour ce décor. On va faire une pause !
Un sourire et Nathaniel quitta le décor pour retourner dans sa loge, suivit par la jeune maquilleuse qui l'observait avec curiosité sans pour autant oser poser les questions qui brûlaient ses lèvres.

~

Le jeune mannequin fut surprit de voir entrer dans sa loge un petit groupe de mannequins ayant commencé à peut près dans la même période que lui, des collègues, certains étaient même passé au rang d'amis, ou du moins de camarades. Il les accueilli avec un sourire, les laissant s'installer dans un coin pour ne pas gêner la jeune femme qui lui fit les gros yeux quand il leur permis de rester. Il savait qu'elle aurait préféré qu'il soit seul pour se concentrer sur la prochaine séance, pour s'imprégner du personnage et de l'ambiance. Déjà habillé d'un kimono en tissu noir épais, plutôt lourd et moins luxueux que celui de Ketsia, ouvert sur son torse, simple, avec un maquillage plus sombre encore autour des yeux et une coiffure semblable à la première, un chignon haut mais sauvage, des mèches s'en échappant de toutes parts mais son visage restait parfaitement dégagé pour cette fois.
Le jeune homme avait fermé les yeux. Ce n'est que lorsqu'il entendit des sifflements moqueurs qu'il les réouvrit, provoquant à son tour l'agacement de la jeune femme chargée de lui assombrirent les paupières. Lorsqu'il vit la lettre dans leurs mains, il grimaça, voulant se lever pour la récupérer mais le tube de crayon noir lui donna un petit coup sur le nez pour le prier de se tenir tranquille. «Haan ! Nathanieeel ! Tu as une admiratrice secrèèète !». Le brun leva les yeux au ciel, agacé en leur demandant d'abord sèchement de reposer sa précieuse l'être. Car il y tenait oui, en s'en voulu terriblement de l'avoir prise avec lui pour la lire sur le trajet. Il aurait dût la ranger comme les autres au lieu de prendre le risque qu'elle tombe dans les mains de quelqu'un d'autre... Dans leurs mains. «Fais gaffe. Un de ces quatre elle va t’attendre devant chez toi ! Haha !». Il voulu remuer mais le regard de la maquilleuse l'en dissuada une nouvelle fois. « Reposez la les gars ça vous concerne pas... ». Non mais ils étaient bouchés ma parole ? Touché par leurs remarques, lui qui s'était attaché à ses lettres, à leur style, à cette écriture emplie d'émotions, leur attitude puérile le vexait.

Lorsqu'il pu enfin se lever, se fut avec brusquerie qu'il quitta son siège pour leur arracher la lettre des mains. Que dire, ils étaient bien capables de lui dire qu'il avait fini par tomber amoureux des lettres. Ce ne serait pas totalement faux d'ailleurs, il y portait plus d'intérêt qu'il ne l'aurait dût en se traitant d'idiot, et il se surprenait à attendre avec impatience la prochaine, comme une collégienne attendant la lettre d'amour d'un mystérieux garçon dans son casier. C'était idiot mais il n'avait pas put s'en empêcher.

- Mais lâchez ça bordel, je vous demande pas vôtre avis hein... J'y peux rien si j'ai du succès, vous avez juste encore du chemin à faire de votre côté.

Touchés... S'attaquer à leur égo pour qu'ils changent de sujet pendant que lui s''apprêtait à ranger délicatement la lettre dans la première poche de son sac, bien fermée ensuite. C'est alors qu'il aperçu le patron dans le miroir, pour se tourner vivement, son air peu engageant et furieux lui assurant de passer un mauvais quart d'heure, et sa prestance dans cette simple loge le sidérait. Il eu le don de faire taire les jeunes hommes qui se figèrent sur place avec respect et inquiétude devant la dureté de ses paroles, avant de disparaître aussi rapidement qu'il était arrivé, suivit par la jeune maquilleuse, laissant à la place un Thomas surprit sur le pas de la porte. Nathaniel soupira et lâcha entre ses dents aux mannequins penauds.

- A plus tard monsieur j'ai-des-admiratrices-douteuses...
-  Parfois les gars vous êtes... vraiment... très cons..., murmura-t-il sans leur jeter un regard lorsqu'ils sortirent, préférant ranger avec soin la lettre dans son sac.
- C'est quoi cette histoire ?, Thomas s'était approché, arrachant un nouveau soupire à Nathaniel.

~

- Et tu m'en a pas parlé ? T'en reçois beaucoup des lettres dans le genre ?
-  Mais non ! Arrêtes avec cette histoire, c'est eux qui raconte n'importe quoi...

S'approchant du décor à grands pas, le mannequin semblait agacé, quant au photographe près de lui, la colère se lisait dans ses yeux quand il regardait le grand brun en kimono. Pour se débarrasser de ses questions, Nathaniel se sentit obligé de mentir. Il ne voulait pas parler des autres lettres, pour les garder pour lui et seulement pour lui, et connaissant Thomas, il aurait été capable d'aller fouiller sa chambre pour les lire, les jeter, ou les apporter à la police et ça, le mannequin n'en avait aucune envie. Et puis bien vite, le reproche auquel il s'attendait, celui qu'il avait évité en filant tout droit vers sa loge au lieu d'aller voir son ami, tomba. Si lui avait parfaitement bien digéré l'épisode du baiser avec son patron durant la séance photo, Thomas ne l'avait visiblement pas bien prit du tout.

- Et puis franchement qu'est ce qu'il t'a prit ! T'es complètement idiot ? On vous a demandé du sensuel, et de la peur ! Pas de l'exploration d'amygdales !
-  Oh ça va hein... Arrêtes ta crise... Et n'exagère pas, c'était un tout petit baiser. Puis si ça plait au photographe on va pas en faire une montagne, c'est pas ton problème.
- Au patron aussi ça lui a plut... Et puis là y a un lit j'ose même pas imaginer ce que ça peut donner !
-  Mais arrêtes... Fiche moi la paix et t'as pas le droit d'être là, j'vais sur le décor. Vires de là.

Agacés, ils partirent chacun de leurs côtés et Nathaniel rejoignit le nouveau décor en tachant de penser à autre chose que les remarques des mannequins et celles de Thomas. Lui il l'avait apprécié ce baiser, et c'était probablement ça le centre du reproche du photographe. Mais enfin, comment rester indifférent à cette personne, son souffle caressant, ses lèvres attirantes, douces et souples qui se pressaient sur les vôtres et les épousaient parfaitement. Pour sa part, le brun en avait été incapable et avait l'impression de sentir encore le goût de Ketsia Andrews sur sa chaire, sur sa langue. S'en était perturbant, enivrant, comme lorsqu'il y repensait, la peau fine et rosée qui recouvrait ses lèvres semblait se mettre à se réchauffer à le brûler.

Il s'arrêta sur le décor en apercevant Ketsia allongé sur le lit luxueux de leur nouvelle ambiance. Hésitant, car l'image de sa colère était encore trop fraiche dans son esprit, il prit le temps de tourner autour du lit pour regarder autour de lui, les mains dans le dos, en silence alors que le monde ne s'occupait pas encore d'eux, observant un sabre posé sur une petite étagère, se retenant de le toucher, mieux valait il ne rien abimer. Il observa la silhouette du vampire paré de ses étoffes, subjugué par son allure. Sa maquilleuse avait raison, il semblait tout droit sortir d'un roman, de contes et de légendes où créatures mystérieuses et démons de luxures en seraient les attraits principaux.

-  Désolé pour... tout à l'heure...

Il avait cédé pour finir par s'approcher. De quoi parlait-il ? Du baiser ? Oserait il s'excuser de ce plaisir accordé à l'âme torturé du vampire ?

-  Je... J'aurais dût les faire sortir des loges...

Non bien sur, il n'y avait pas à s'excuser d'un si délicieux pécher.
Nathaniel s'assit à son tour sur le lit, constatant à quel point il n'avait pas l'air à sa place dans ce luxe. Certes l'époque collait parfaitement, mais Ketsia et son somptueux vêtement semblait se fondre dans le lit, les murs et les objets, quant à lui il semblait un peu à part, étranger à cette richesse, enfermé contre son grès dans cette cage dorée. Tout cela le rendait curieux de voir ce que le photographe allait leur faire essayer. Il se tourna vers le vampire, et lui offrit un petit sourire d'excuse, toujours pour l'avoir dérangé avec la présence importune des mannequins.
Il allait dire autre chose quand le photographe annonça qu'il était près à se remettre au travail.

- Bien... Vous êtes prêts ? Donc cette fois c'est Nightmare qui prend le dessus dans l'histoire... Vous aurez noté la différence de vêtements qui vous indique la différence de rang entre vos deux personnages. Vous avez tout un décor à votre disposition... Et il est plus qu'original, vous avez donc intérêt à vous en servir. Je veux une histoire dans ces photos, je veux que chaque personne ici puisse mettre un dialogue sur vos deux expressions... Hélios, à toi de voir comment tu réagiras au statut de soumission dont tu dois faire preuve... désespoir, méfiance, rébellion ~ On n'oublie pas la sensualité bien sur, mais je pense que Nighty saura parfaitement l'intégrer avec son rôle. On y va !

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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: ♫ Da Mi Basia Mille ... Hélios'n'Nightmare [Pv Nathaniel ♥   Jeu 29 Juil - 13:28

Musique ~ 01 02 03 & 04 pour écrire ce post ♪

Choc électrique. Sensation extatique. Coeur paralytique.
La luxure pendue à ses lèvres, ses fantasmes ne firent qu’un tour. Rapide et sec. Froid et cassant. Un tourbillon d’envies et de désirs. Des songes teintés de la couleur écarlate de l’érotisme. Une douleur langoureuse envahissait l’être entier du vampire, sans qu’il ne puisse la contrer. C’était de l’électricité à l’état pur : la fourche de Satan qui s’empalait à son corps pour offrir ce dernier à la faim de délicieux frissons. Ses démons venaient de se réveiller. La noirceur de sa race s’éveillait, déchirant le voile de sa raison. Si fin, et si fragile !
Les yeux clos, le vampire savourait les caresses du souffle de son âme sœur. La respiration lente, il sentait son cœur de glace défaillir lorsqu’il sentit ses lippes se presser contre les siennes. Il ferma les yeux. Happant à lui un morceau de chair : plaisir dans son état premier. Son goût… Tellement savoureux qu’il en éveilla sa gourmandise. Il se retenait de l’entailler pour connaître la galvanisation de sa gorge. Une perle vermeille : juste une qui aurait été la détentrice du salut de son esprit. De ses rivières pourpres que se seraient enflammées. Et alors, il n’aurait pas su résister à l’infâme, l’irrésistible pêché que de s’abreuver à sa gorge. Son odeur… Etait une brume opaque et terriblement toxique qui venait en saturer ses poumons. Il s’offrait alors le luxe d’avoir la certitude d’avoir Ketsia à ses pieds.

Et ce pour l’éternité.

Ses lubies de vampire n’étaient guère satisfaites. Si son cœur avait soudainement défaillit, se sentant perdu dans un puissant ravin, il n’en restait pas moins qu’il venait d’embrasser son âme sœur. Il avait fait bien plus que de découvrir la douceur câline de sa crinière. Beaucoup plus que de savourer son effluve interdite. Absolument : il venait de goûter à ses lippes. Adorable chose. Un visage perché au-dessus du sien, qui le dominant par tant de beauté, de lenteur et de sensualité. Il ne savait dire si c’était la pulpe de ses lèvres rosées, ou bien le galbe de sa gorge qui l’appelaient le plus…. Ou encore, ses yeux d’acier : une rivière en perpétuel mouvement … Divine supplication que de s’y plonger pour des années. Mais il désirait tellement cet être. Corps & âme ! Il voulait plus que ses baisers, plus que son corps, ou ses regards sur lui. Il était à l’instant, quasiment sûr que si il n’avait jamais été enchaîné à son destin … Il l’aurait tout aussi désiré. Il n’aurait pas été aussi maladroit et peu fier… Peut-être que tout aurait été plus facile. Un jeu de séduction, qui se serait terminé peut-être rapidement. Mais, il ne pourrait l’accepter.

Tout ceci ne venait que de débuter.

Lorsque le photographe brisa cet instant beaucoup trop intime pour avoir sa place à un tel endroit, Ketsia ouvrit les yeux. Laissant ses opalescences glisser sur le faciès de cette âme maudite qui lui faisait face. Ce visage de craie lui donnait envie. Jusqu’à la moindre petite imperfection quasi inexistante. Il finit par détourner le regard, et s’élever. Laissant une cascade de diamant, saupoudré de pétales de rose, tomber de son corps, qui avait été épousé par les tissus humides dans son ascension.


(…)

Allongé sur ma couche de soie, mes délicates conquérantes posées sur mon ventre… J’avais finis par fermés les yeux. Qu’avais-je donc fait, encore ? Est-ce qu’un misérable jour j’allais donc cessez d’appeler à moi, un peu plus chaque jour, cette dévorante sensation qui me tuait à feu doux ? Je provoquais cette douleur. Je devais être masochiste, pour lui tendre sur un plateau d’or mon corps, mon âme, et mon mental. Nathaniel m’hantait, nuit et jour. Me rendant agressif et glacial. C’était de la torture : celle qui rendait un peu plus fou à chaque coups violent que m’offrait mon destin : cruel dessein.
Je me vouais à des voyages d’horreurs. A des rêves qui me ferraient hurler de frustrations la nuit. Je verrais encore et à jamais cette douceur que m’avait offerte quelques secondes durant ce mannequin. Peut-être cette passion, à moins qu’elle ne sortait que de mes entrailles à moi. J’avais mal rien qu’en y pensait Je sentais mon corps imploser. Se sentir enfermé. Je me sentais enfermé, enchaîné. Piégé, était un mot plus judicieux. Et c’était sûrement cela le pire. Je me sentais affreusement mal. Comme si on m’avait poussé dans une cage plongé dans l’étoffe sombre de la nuit, et qui, dans le moindre de mes mouvements, j’en frôlais chaque paroi. Des barreaux trop épais, trop omniprésent. Je sentais les battements de mon cœur s’envoler, beaucoup trop vite hélas. Ce n’était guère le moment de faire une crise de claustrophobie. Mon enveloppe charnelle n’était pas enfermé. Mon esprit & mon âme, que trop. Je ne pourrais pas me calmer si je commençais à paniquer. Je ne savais pas si la caresse tendre du vent mordant sur mon visage de Prince saurait me calmer. Si le contact frais avec l’eau m’aurait apaisé.

Je retenais ma respiration. Pendant de simples minutes, qui me semblèrent part d’éternité pour chaque d’elle. Puis ce fut une voix trop proche de moi qui me rappela de respirer. J’étais un humain parmi tant d’autres, après tout. Cruel infamie : l’exquis senteur de ma moitié me tapa en plein fouet. S’infiltrant dans le moindre de mes pores, venant prendre dans une étreinte de fer mon cœur : faisant trembler la moindre de mes rivières ou même cascades vermeilles. J’ouvrais les yeux, orbes d’émeraudes parfait, alors que mes pupilles se rétractèrent. Venant se poser sur le modèle, pour grimper à son torse dévoilé, grimpant le long de la courbe tant tentatrice de sa gorge ; pour finir sur ses lèvres et enfin se plonger dans ses yeux. Je n’échappais qu’un : « Mmmh. » , alors que je refermais les yeux, après avoir reporté mon regard sur les plafonds blancs du studio.

Lorsque j’entendis la voix du photographe, je me redressa. Et plus ses mots coulaient de ses lèvres, plus… L’affreuse sensation me prit. Dévorant chaque parcelles de ma peau. Apparemment, je n’eus pas l’air très discret. Mon visage était plus pâle – moi que avais toujours cru que cela était impossible – et mon regard ailleurs. Comme paniqué. Les mains légèrement agrippés aux draps pour calmer leurs légers tremblements. Le même état…. Exactement l’identique que lorsque j’avais été enfermé avec Nathaniel dans les vestiaires. J’avais réussis à passer plus de temps avec lui. Peut-être que je frôlais mes limites à l’accepter, sans rien lui faire.

Ce fut la voix du photographe qui m’arracha de mes peurs :

« Night ? Ca va ? . Je relevais ma tête vers lui. Qui aurait cru qu’un jour l’infâme, l’horrible patron de Glamorous World aurait l’air si … Fragile ? Pas moi. J’avalais ma salive et je lâchais un discret : Je ne me sens pas très bien …. Je peux sortir ? » Le photographe hocha la tête. Et me donna dix minutes. Ajoutant que si dans un quart d’heure je n’étais pas revenu, quelqu’un irait me cherchait. Pauvre personne.

Je me redressais doucement, lent, alors que je traversais le studio, sans un mot. J’avais l’air d’un démon, d’un vampire qui venait d’apprendre une épouvantable nouvelle. Ou qui avait ses tripes aux bords des lèvres. Certains commencèrent à parler. Les assistants pour parfaire les éclairages, ou autres. Mais je n’entendis qu’une parole. Une des personnes qui étaient sur le côté, pour observer. Comme la dizaine d’autres : « C’est quoi ce mec…. S’croit tout permis. » . Je m’arrêtais, pour poser mes yeux glacial sur lui. Si on m’obligeais sans cesse à distiller mon autorité, ou à marquer mon territoire… Il ne fallait pas se plaindre, si on me détestait. Je l’aurais bien tuer sur place. Mon arrêt avait calmé l’assistance, alors que je sifflais froidement. Presque suave sans avoir remarqué mon ton d’une douceur mielleuse :
« A un point inimaginable, oui. Et y a intérêt à ce que tu sois disparus à mon retour, sinon je t’éclates ta putain de gueule contre le mur. »
Personne ne parlait, pas un murmure : ils s’en donneraient à cœur joie, une fois que j’aurais passé la porte.
Etais-ce mon regard ? mon ton ? Ou alors les reflets meurtriers dans mes yeux ? Dans tous les cas, quelque chose fit que le mannequin se tu, s’empourprant violemment. Ah. J’étais tellement sérieux en ayant craché ses paroles. J’eus un petit rictus de dégoût et de mépris, alors que je terminais ma sortie du studio.

Une fois la porte close sur mon cauchemar…. Je me mis à courir. Evitant le personnel, certains qui retenaient leurs cris ou ode d’insulte sur mon passage et ma traînée de rouge et de noir. D’autre, relevait simplement la tête pour observer l’étrange phénomène que j’étais. J’avais ce cruel désir tellement poignant que de sortir d’ici. De m’enfuir à tout jamais, et ne jamais. Ô grand jamais ! Remettre les pieds ici. A des milliers de kilomètres de cet homme qui m’empêchait d’être moi-même. J’étais à présent derrière la bâtiment. Dans ce Parc coquet, où en été, les employés venaient y déjeuner. Je m’éloignais un maximum et m’assis contre un arbre. Proie au vent, et à la fraîcheur : cela me ferrait un bien fou. Je fermais les yeux, lorsque je me posa contre l’écorce épaisse et sombre. Assis sur l’herbe tendre. Les yeux clos : je tentais de me calmer.

Oublier que dans ce studio se trouvait la personne que je désirais le plus au monde. Et qu’hélas je n’y pouvais contre. J’avais envie de m’arracher mon cœur de mon sein, tellement que cela en était douloureux. Les paroles de ce cher Thomas, cet affreux mannequin. Et plus j’y pensais, plus je sentais mes yeux être soudainement accompagnés de ses chères amis mes larmes. Elles ne me quittaient plus ces derniers temps. Je sentais mon cœur serré. Déchiré. Savoir que la personne que vous aimez, que vous désirez, appartenait à une autre…. Qui ne manquerait pas de distiller sa colère ou sa jalousie. Ou même sa passion, le soir venu ….Cela était tellement…. Tellement horrible. J’avais envie de courir. Dans la forêt. Laisser mon vêtement se déchirer au gré des branches qui m’entaillerais la peau. J’avais envie de me transformer en félin, et rejoindre mon état le plus primaire : dans lequel tout mes problèmes s’envoleraient… Comme par magie. Comme si rien de tout cela n’avait existé.

Sans que je ne le remarque, quelques larmes avaient franchis le rempart de mes paupières closes. C’est en ce moment comme cela, que ma maquilleuse se serait féliciter d’avoir la possibilité d’acheter des produits de luxe, efficaces. Et qui ne coulerait pas à mes perles salines.

Quinzaine de minutes, qui avaient pris leur envols. Larmes orpheline, je m’étais calmé. Respirant lentement les odeurs de cette petite nature. En oubliant la civilisation autour. La pollution, et tout cela : des choses qui m’écoeuraient tellement… Ce fut une personne – Nathaniel ? - qui vint me chercher, revenant lentement, repassant par la case : loge. Ma douce et merveilleuse Lyndie – ma maquilleuse & styliste – arrangea deux trois choses, retirant l’herbe ou autre sur mon drapé sombre, et de ma rivière d’ébène.

Lorsque je revins enfin dans le studio, j’eus le curieux sentiment que j’allais engloutir une montagne entière. Et que le plus dur me restait faire. J’étais calme, plus posé, plus doux. Dans un état particulière, et tellement bon pour travailler. Notre photographe nous rappela donc les quelques instructions. Un nouveau esclave donc ? … Mon regard balaya toute cette chambre reconstruite. Mes pupilles s’arrêtèrent sur des chaînes agrippées à l’un des pans de mur. Le photographe ajouta alors que cela pouvait être un amusement « comme un autre ». J’eus un léger sourire amusé, mais ne m’y approcha pas. Peut-être plus tard…. Si j’avais le courage. Et puis si toute cette assemblée était encore en vie. Cette pensée m’arracha un sourire amer, alors que je remontais sur le décor lentement. Ces photos-ci étaient pour nos classeurs. J’avais donc un œil plus observateur, réfléchissant.

Je sortais tout droit d’un roman.

Corsons alors la chose. Je posais mon regard sur le photographe, pour demander :

« Tu permets ?
– Oui, oui … »

Mon regard se posa sur l’assemblée. Je cherchais le nom de la maquilleuse de Nathaniel, mais il m’échappait complètement. Lorsque je la vis, je lui intima de venir ! Pour lui demander quelques petites choses. Alors qu’elle revenait pour maquiller son protégé, plus longuement, au niveau de sa gorge, de sa clavicule et puis de son épaule ; pour laisser des traces de brutalité sur son magnifique corps. Ces choses là allaient être appuyé après un passage sur Photoshop, mais soit. Bref, je disais donc, que pendant ce temps, je demandai à Dean, le photographe. J’avais une image au creux de mon crâne. Nathaniel, agenouillé, les mains dans le dos, enchaîné. La vue sur ses coups. Des photos seul. Puis ensuite, j’arrivais pour titiller cette pauvre petite créature. Un vampire cruel, et désireux de lui faire connaître mes ardeurs.

J’allais jouer mon propre rôle.

L’idée plut. On mis tout ceci en place. Je regard les images de dégoûts, de peur se fondre sur le visage du modèle. Il avait un talent monstre. Je souriais, satisfait, et je fus amusé en entendant quelques jeunes femmes le vanter. Elles n’avaient pas tord. Il était extraordinaire derrière l’objectif. Je ne le quittais pas des yeux, et je le rejoignis après que Dean ait eût Nathaniel dans les angles les plus inimaginables. J’allais de quoi avoir à baver pour deux siècles et demi … Tant mieux.

Je mis un genou à terre. Glissant le bout de mes doigts sous son menton, pour qu’il puisse admirer mon magnifique air. Un sourire en coin, amusé, horriblement cruel. Satisfait. Mon autre conquérante se posa sur son cou, l’ongle de mon pouce effleurant sa délicieuse peau. Comme si j’analysais son cou. Je lutais contre l’envie de transpercer sa chair : me pencher et goûter son hémoglobine qui m’aurait possédée comme un démon. Je jouais ce rôle à la perfection. Comme si soudainement je retirais ce voile de trompeur sur moi, pour montrer réellement ce que j’étais. Cette passion retenue dans mes mouvements, la libérant que par petit souffle. Et ce sadisme, et cette rage, qui rendaient mes regards et mes sourires teintés de perversité. D’envie. De l’espoir de le posséder… Peut-être… Allez savoir.

C’était trop réel.
C’était trop dangereux.

L’une de mes mains s’accrocha à l’une des chaînes qui retenait les poignets de mon jouet. L’enroulant autour du mien, je la serrais presque amoureusement Le métal était mon amante, et ce depuis la nuit des temps. D’une simple caresse je pouvais la faire frémir. Et d’une autre, la faire gémir de tout mon saoul. Je rapprochais mon visage du sien, alors que ma seconde conquérante, semblable aux serres d’un rapace avide, s’accrocha au haut de son kimono, pour le faire se lever. En même temps que moi. Une synchronisation quasiment parfaite, pour que nous puisons nous tenir l’un en face de l’autre. Nos visages trop proche. J’eus un sourire amusé, et rieur sur le visage. Restant dans cette position lorsque j’entendis le photographe bouger pour se rapprocher de nous. Pour changer d’angle, et même grimper sur le décor, demandant à ce que l’on change un peu les angles des projecteurs… Mes yeux toujours plantés, comme deux sabres, dans les siens, mon pouce vient essuyer le coin des lèvres de mon âme sœur. Comme si une goutte de sang avait perlée. Pour la recueillir sur ma griffe, du bout de mes lèvres.

Soudainement, sans prévenir, je l’avais plaqué contre la paroi épaisse. Les mains posées sur le haut de son torse, alors que je vins murmurer à son oreille, la voix pleine d’amusement :

« Me manquerais plus que des petites quenottes de vampire, et j’aurais pu faire semblant de te mordre~ »

Taquin. Joueur. Irrésistible. J’avais envie de rattraper mon image. Gardant mon visage trop proche du sien, je tournais tout de même la tête vers l’objectif pour que mon puisse voir mon merveilleux visage. ( Egocentrisme, lorsque tu me tiens ).
Doucement sans lui faire mal, je posais mes doigts sur sa mâchoire, d’autres derrière son oreille. Faisais comme si j’allais le griffer, plantant très légèrement mes ongles dans son onctueux derme… Alors que je lui fis relever la tête doucement, pour que mes dents frôlent le bas de sa mâchoire, non loin de son menton.

Draps de douceur, et d’envie. Ils se posaient sur moi pour m’envahir. Irrésistible tentation, que j’avais là. D’un mouvement, j’aurais pu me laisser à quelques divagations, et oublier où j’étais. Qui je devais jouer, et qui tu étais. A par une délicieuse offrande enchaînée à ce mur. Et moi, à toi.

Les flashs ne cessaient guère. Les minutes s’écoulaient. Jusqu’à ce que nous rejoignons le lit. Là, encore, je t’y poussais doucement, grimpant dessus. Félin. Glissant un genou entre ses cuisses, sans tenter le diable non plus. Posant une main non loin de ton épaule. Je renvoyais un pan de ma crinière dans mon dos, alors que j’attendais que le photographe revienne encore à nous. Alors que je me penchais doucement vers ton visage. Frôlant ta joue du bout de mes lippes…. Mon regard accroché à toi.

Tu allais me tuer.

(…)

Fin de la séance. Ketsia s’était changé, et n’était pas encore démaquillé, parlant avec le photographe. Et récupérant déjà en informatique les photos. Programmant un rendez-vous avec lui pour sélectionner les photos et les retouchés un minimum. Puis il rejoint Nathaniel dans leur loge, pour se faire démaquiller. Les yeux clos. Il détestait le démaquillant, il avait les yeux qui lui piquait ensuite …. Pauvre petit.

Lorsqu’il pu ré-ouvrir les yeux, il les essuya un peu, tandis qu’il laissait faire Lyndie pour lui retirer cette magnifique coiffure. Qui avait demandé une bonne heure de travail…. Il avait son regard posé sur le miroir, observant el reflet de son âme sœur. Etrangement calme. Il demanda, doucement :


« … Cowen. Que pensez-vous si je vais propose un contrat avec Glam’s World ? »

Très sérieux. Et de nouveau de vouvoiment. Une vilaine habitude qu’il avait là : tutoyer ses partenaires lors des photos. Surtout lorsque l’ambiance était si … Intense ♥

Il lui proposait là de quitter le monde des amateurs. Et faire son entrée dans le professionnel. Pas, à pas, bien entendu. Il garderait un pied sur le sol, l’autre dans les cieux. Quelques temps, avant de gravir jusqu’aux étoiles.
Et Ketsia deviendrait alors son manager. Ayant foi en son talent, et le fait qu’il puisse gagner plus que sa vie dans ce domaine. Il était tellement charismatique…. Et loin de lui son étrange lien d’âme sœur. Il suffisait d’observer les réactions des autres, d’observer leurs yeux pétillants sur sa plastique ou les clichés….

Des réactions qui lui donnaient des envie de meurtres…

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Nathaniel Cowen

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MessageSujet: Re: ♫ Da Mi Basia Mille ... Hélios'n'Nightmare [Pv Nathaniel ♥   Mar 3 Aoû - 22:24

Une pointe de déception... Se fut ce que Nathaniel ressentit en premier quand il n'eut droit qu'à un simple petit son en guise de réponse à ses excuses plutôt courageuses. Combien de mannequins auraient osé réapparaitre devant lui après sa colère de tout à l'heure sans y être fondamentalement obligés ? Trop peu... Mais Nathaniel faisait partie de ceux qui n'hésitait pas à lui adresser la parole même quand le moment était mal choisit, de plus, lorsqu'il estimait, comme à cet instant, que les excuses étaient de mise, il aurait pensé être accueillit avec légèrement plus d'intérêt ? Il se trouva soudainement bien sot de s'être attendu à un soupçon de reconnaissance pour cet acte plein de bon sens, sans aller jusqu'à de l'héroïsme, surtout si la fureur du patron n'avait pas baissé d'un iota depuis sa petite leçon de morale à des mannequins immatures.
Mensonge... En réalité cette déception n'était que la seconde chose qu'il avait ressentit... La première, bien plus agréable, avait été provoquée par le regard que son collègue porta sur lui, dans sa tenue dévoilant son torse doré finement musclé. Il en avait oublié, le temps d'un frisson, la jalousie et l'oppressante discution qu'il avait eu avec Thomas, les paroles blessantes des mannequins au sujet des lettres qu'il protégeait et adorait presque en secret, son inquiétude quant au rendu de son travail, son sur-protectionnisme vis à vis de son petit frère... Juste parce que ce regard si intense s'était posé sur lui ? Il en était tellement surprit qu'il ne voulu croire à cette possibilité, les regards d'habitude, bien qu'il les sentait, lui passait au dessus de la tête, le faisait sourire, l'amusait, mais ne le faisait pas frissonner.

Il décida de balayer cette réaction de son esprit qu'il attribua à l'excitation encore fraiche du récent baiser échangé avec cette homme... Rien de plus. Et par chance, le photographe prit la parole pour l'aider dans cette tâche plus ardue qu'il ne l'avait imaginé. Il dût se concentrer bien plus que lors de la première explication, jetant des coups d'œil au décor autour de lui, comprenant mieux leurs différences, assimilant mieux son rôle. Soumission, rébellion ? Il n'était point dérangé par cette idée et saurait l'intégrer à son caractère, il en était même soudainement très excité, de voir ces rôles inverser et d'observer un professionnel changer de peau derrière un appareil photo, ou plutôt revenir dans sa peau, puisque Ketsia Andrews était tout de même plus proche du tyran que du jeune homme effrayé de la baignoire... D'ailleurs c'était à se demander s'il n'était pas au courant du thème et que sa crise venait juste rappeler à Nathaniel de se mettre dans l'ambiance...
Petits coups d'oeil furtif sur le loup dont il était question plus haut, le brun ne fut d'abord pas alarmé par son teint... Ce n'est qu'au troisième petit regard en coin qu'il remarquer ses lèvres plus pâles, son regard affolé, lui remémorant la crise de claustrophobie contenue lorsqu'ils avaient été tout deux enfermer dans les vestiaires. Inquiet, il se tourna à demi vers lui, jetant un œil au photographe qui semblait s'en être aperçu à son tour. Nathaniel fut alors frappé par l'image que le mannequin renvoyait, comme si devant lui se tenait une poupée de porcelaine à échelle humaine, froide, pâle et fragile, les yeux perdus dans le vague en proie à l'affolement, s'en était touchant, effrayant et il s'approcha du lit mais avant tout geste de sa part, le photographe avait parlé et Ketsia s'était levé. Le jeune homme tripota son kimono, suivant le fantôme au teint blafard glisser vers la sortie à la recherche d'air, à la recherche d'un ailleurs moins oppressant. Il allait détourner les yeux quand le bruhaha cessant attira son attention vers l'homme malade qui n'avait pas encore quitté la pièce. Allons bon, encore un qui ne sait pas se tenir tranquille, pensa le mannequin en soupirant, avant d'être glacé par la réplique de son partenaire. Enfin glacé n'était pas tout à fait le mot... Il était plutôt scié devant la dureté de la parole cinglante, lui qui n'avait pas entendu la remarque de l'observateur, mais bizarrement, il se prit à ne pas soutenir celui ci, songeant que s'il avait eu un peu de bon sens, il se serait tût devant le passage d'un homme qui n'avait pas l'air bien, les nerfs à fleur de peau.

Lorsque Ketsia quitta la pièce, Nathaniel, qui s'était attendu à un superbe concerto de reproches, fut surprit de voir que le studio restait silencieux. Sa maquilleuse était venue silencieusement retoucher le contour de ses yeux et arranger son vêtement, s'enquérir de son état, face à la réaction du patron. Il la laissa faire, haussant les épaules et murmurant sur un ton neutre qui voulait cacher l'inquiétude dont il faisait preuve sans réelle raison. Par chance elle ne remarqua rien et le laissa plonger dans ses rêveries, tout en le berçant de commentaires sur cette tenue qui lui allait « comme un gant ! ». Elle plaisanta sur le fait qu'elle aurait bien vu à son bras une jeune femme vêtue d'un kimono luxueux, une geisha, aux cheveux sombres, magnifiques, coiffés avec tout le savoir faire de l'époque. Elle murmura aussi que monsieur Andrews pourrait faire l'affaire tant ces traits pouvaient apparaître ambiguës dans la tenue qu'il portait pour cette séance... Et l'humain se plut à imaginer le mannequin dans une ambiance calme d'un jardin japonais, servant le thé avec délicatesse... avant de revenir sur son coup de folie, son coup de fureur. L'image de la geisha se volatilisa et il retomba dans la réalité alors que le photographe lui demanda d'aller chercher son patron. Si son partenaire, que Ketsia avait choisis pour ses photos, allait lui même le chercher, il y avait peut de chance qu'il revienne en miettes, alors qu'une tierce personne... rien n'était plus incertain que de la voir revenir en bon état.

Le brun avait accepté, n'étant pas persuadé de toute façon que quelqu'un aurait prit le risque d'y aller lui même, de se proposer à la place du jeune homme. Perdu dans les couloirs sans la moindre idée de la direction qu'avait prit le lapin blanc en kimono qu'il suivait, il demanda plusieurs fois son chemin à des possibles témoins de la fuite du mannequin. En prenant soin de ne pas abimer et salir son vêtement, sans croiser ni lièvre fou ni chapelier toqué, Nathaniel se dirigea peu à peu vers le petit parc réservé aux employés qui travaillaient dans l'enceinte de GW. Ketsia ne fut pas difficile à trouver. La tache rougeoyante dans cette ambiance de nature aux tons de verts et de bruns se seraient vue à des kilomètres. Sans se presser il s'approcha pour observer son teint.

- Ça va mieux maintenant ? On peut y retourner ?, murmura-t-il d'une voix plutôt chaude, douce, loin de vouloir le presser. Il s'enquit de son état avant de lui faire signe de le suivre.
Il ne s'attarda pas sur les regards qui les suivirent des yeux quand ils regagnèrent le studio et Nathaniel revint s'installer posément sur le décor en attendant que Ketsia soit de nouveau prêt à démarrer leur séance, ré-expliqué un peu plus en détails par leur photographe qui ne manqua pas de rappeler à Nathaniel les détails sur les attitudes qu'il attendait de lui.

L'étonnement pu se lire sur son visage lorsque sa jeune et talentueuse maquilleuse revient retoucher son maquillage alors qu'elle lui expliquait les demandes de Ketsia. Elle avait l'air terriblement excitée et Nathaniel la laissa faire, amusé par son attitude de petite fille attendant le Père Noël. Il la laissa rougir sa mâchoire et le coin de sa lèvre, comme si des bleus avait prit place sur un côté, puis sur l'autre, de son visage. Puis d'un œil curieux, il regarda les marques de coups prendre place sur sa peau avec beaucoup de réalisme. Ceci prit quelques longues minutes, pour foncer les traces, les rendre évidentes, voyantes sur les photos. Quand il revint sur le décor, sortie de sous les doigts de l'artiste, on pouvait aisément être impressionné par le réalisme malgré la pâleur persistante de ces marques qui demanderaient à être retoucher plus tard, mais en faisant abstraction de ce détail, on pouvait aisément croire qu'il s'était fait battre depuis peu de temps.

Une fois l'idée expliquée avec plus de détails, le mannequin prit place sur le décor. D'abord un peu perdu, il se laissa guidé par la voix de Dean vers les chaines, puis un assistant vint les nouer à ses poignets, de façon à ce que le jeune homme paraisse totalement entravé, prisonnier de ces chaines qui le retenaient au mur, et comme le jouet d'un maitre cruel pour l'instant absent, son visage se fondit dans un soulagement intense, d'être seul, sans violence, sans douleur, dans cette chambre vide de toute présence. Un premier déclic, puis le photographe lui dicta ce qu'il désirait voir... De la résistance et de la peur, il tira sur ses chaines comme prit d'une peur qui le rendait fou, de la panique et de l'effroi mêlés dans ces yeux d'acier qui implorait sa liberté. De la souffrance alors qu'il se laissait aller sur le sol, laissant voir son épaule meurtrie alors que le kimono glissait pour le dénuder lentement, les dents serrées, comme si les marques de son corps le brûlait. Du désespoir et de la haine pendant qu'il se laisser aller face au mur, tout contre celui ci, les ongles raclant la paroi comme pris de folie rageuse cette fois si, de colère, d'une envie violente de s'enfuir. Puis un air résigné, assis par terre contre le mur, le regard sombre, le regard enflammé, d'une haine et d'une envie de liberté envoutante, puissante, tellement réaliste, il n'implorait plus il exigeait et semblait vouloir dire à tout ceux qui poseraient leur regard sur son corps un peu plus dévoilé encore « Le premier qui me touche, je le bouche. » C'était à en donner de vrais frissons. Un air méprisant, de dégout sur sa nature d'esclave enchainé, de proie rebelle qui refusait la contrainte de ces liens. Les flashs allaient bon train et le photographe ne le lâcha pas avant d'être amplement satisfait, avant d'avoir pu le prendre sous toutes ses coutures, tout ses angles, en contre plongé, de profil, de haut, d'en bas pour saisir chaque lueur et chaque expression.

A l'aise ? On ne pouvait pas vraiment le dire... Il se prêtait au jeu assez facilement cependant. Mais lorsque Ketsia le rejoignit, ce fut bien différent. Docile dans ces gestes, l'humain releva donc la tête. Il lui sembla alors qu'à un simple touché de sa part, dès lors où il rcroisa le regard du mannequin, une aura écrasante recouvra tout son corps pour l'envelopper chaudement. Pour du charisme c'était trop fort, trop irréel pour l'humain qu'il était. Il faillit laisser la surprise paraître avant de se re-concentrer sur son rôle qui n'était que mépris et et fureur. Et pourtant, une lueur impressionnée, curieuse et étonné passa son regard devant ce sourire et ces yeux cruels et satisfaits
dont l'intensité semblait sortir tout droit des entrailles du mannequin. Trop réel, inquiétant... C'est que Ketsia devait être un très bon acteur. Un frisson s'enroula vivement autour la colonne vertébrale de Nathaniel qui se tendit légèrement sans le lâcher des yeux, avant de détourner sèchement le visage, offrant à l'objectif un visage renfrogné et crispé par la colère. C'était si réel que Nathaniel eu de moins en moins de mal à sentir cette envie de liberté rageuse, qui commença étonnement à bouillir en lui, sous ce regard qui léchait avidement son visage.

Plantant son regard dans le sien une nouvelle fois, il se leva cependant sans broncher, sans le lâcher de ses orbes grises dures, froides, métalliques, mais un métal que Ketsia ne pouvait pas contrôler, un métal qu'il commençait à peine à faire frémir, à peine à toucher, à ébranler. Devant le regard intense de son partenaire, Nathaniel se força à ne pas tressaillir et à garder le sien, provoquant, enflammé par sa captivité, le défiant silencieusement sans les détourner sagement. Pendant un instant, perdu dans son regard, il eu l'impression que la cage dorée se refermait lentement sur lui pour l'emprisonner toujours un peu plus, à chaque déclic, à chaque seconde, et dieu sait que le temps lui paru long à ce moment là, contrait à l'immobilité par les attentes d'un photographe réjouit devant cette scène à couper le souffle... Et il n'était pas au bout de ses surprises.

A l'image de Nath', qui écarquilla les yeux quand il le plaqua contre le mur,se tortillant pour échapper à son étreinte, le visage détourné, les sourcils froncés, refusant son contact, et sa position de faiblesse devant laquelle son maître prenait visiblement beaucoup de plaisir. Il fut contraint de creuser le creux de ses reins pour pouvoir caler ses mains nouées dans son dos sans ses faire mal, sans être trop inconfortable alors qu'il tendait le cou pour échapper à son souffle caressant son oreilles puis plus tard aux lèvres sur sa mâchoire.
Le mannequin eu un léger sourire en l'entendant et murmura, amusé malgré sa position, provocateur, flatteur, charmeur, le tutoyant par réflexe, en l'entendant le faire.

- Elles te serais allées à la perfection en tout cas... Ils y auraient pensé pour un shoot plus fantastique.

Comme si Ketsia faisait preuve d'une terrible force sur son menton, il releva la tête en grimaçant. Un frisson le prit, et il pria pour que son partenaire ne le remarque pas pendant qu'il promenait ses lèvres sur la peau de son cou. L'intense sensation de l'envie de fuir pour l'un et l'envie de le dominer pour l'autre avait de nouveau laissé sans voix l'assistance et faisait bouillir un homme au fond de la salle. Nouvelle expression insoumise peinte sur le visage du jeune mannequin avant qu'il ne laisse aller sa tête contre le mur, les yeux fermés, comme résigné à son sort, cherchant refuge contre le mur en cherchant à se détourner à demi de son geôlier. Les flashs et cette ambiance l'enivrait et le faisait trembler tant le réalisme arrivait à le troubler. Sans savoir qu'il risquait de se faire dévorer.
Sur les draps qui vous appelez à vous laisser tenter par le sommeil dans cette ambiance feutrée, dans la plus légère tenue qui soit, lui même fut tenter de fermer les yeux et de s'abandonner à la somnolence. Le prédateur inquiétant au dessus de lui l'en dissuada et sous le regard à travers l'objectif, il se laissa aller à une agréable danse sensuelle, celle de l'envie et de la répulsion, l'envie de céder et de s'empaler sur des crocs acérés dont l'intérêt qu'ils portaient sur votre personne était une véritable source de fierté, la répulsion face au sentiment de se sentir simple jouet dans les griffes d'un monstre avide de la sensation d'une belle peau jeune et fruitée sous ses mains et sa langue. Le jeu en valait la chandelle, visiblement tout le monde semblait apprécier la scène que leur racontaient avec talent les deux mannequins. Bien sur lorsqu'on ressent ce que l'on raconte, il est bien plus facile de captiver un auditoire, des spectateurs, surtout aussi attentifs que ceux que les deux mannequins avait la chance d'avoir.

Dans des bruissements d'étoffes, l'histoire prit vie un peu plus encore. Les mains libres, plaquées sur le torse du vampire, l'esclave, le jouet tant convoité tentait désespérément de repousser le monstre avide de chaire au dessus de lui, mais malgré tout, il lui semblait impossible de lutter et de résister contre ses attentions, envieuses, violentes, perverses. Un mélange sombre entre érotisme et cruauté créée par l'envie. Il avait sous les yeux la véritable nature de son patron, collègue, professeur... Et Nathaniel ne s'en doutait même pas, il recommençait simplement à jouer avec le feu derrière son rôle d'animal sauvage.

~


Ce ne fut que lorsqu'il quitta le décor de leur séance photo que son cœur cessa de battre la chamade et il en fut terriblement soulagé. Accompagné de sa maquilleuse, il sentit son rythme cardiaque baisser à mesure qu'il se rapprochait des loges, à mesure qu'il s'éloigner de Ketsia Andrews ? Soufflant doucement, il souriait gentiment à la jeune femme qui le couvrait encore de compliments, fondés, critiques, elle avait l'œil et commençait à voir ce qu'il était capable de rendre devant un appareil. Il essayait d'y répondre en se concentrant dessus, pour ne pas repasser la journée devant ses yeux en s'attardant sur les moments où un contact trop proche avec son collègue avait réchauffé son corps tout entier. Il ne comprenait pas, qu'on puisse s'enflammer lorsqu'on savait pertinemment que tout ça n'était que du cinéma et dans son attitude très terre à terre cette fois si, il remit ça sur le compte de l'excitation de l'évènement, même si il devait avouer que le baiser et certaines sensations plus brûlantes ne pouvaient scientifiquement pas avoir de rapport avec son excuse.

Seul dans la loge avec les deux maquilleuses, il regardait la sienne nettoyer le maquillage de son torse dans le reflet de la vitre après avoir enfilé son jeans, restant torse nu pour faciliter le travail de la jeune femme qui s'appliquait à faire disparaitre les tâches dans son cou, sur son torse, dans son dos et sur ses épaules. De son côté il aimait bien le démaquillage. Plus rapide que le maquillage et pleins d'attentions de la par de la douce jeune femme qui s'occupait de cette tâche. Il aimait qu'on s'occupe de lui. Elle remonta pour passer au visage et il ferma les yeux, ayant aperçu Ketsia entrer avant de devoir se plonger dans le noir pour retirer son masque d'esclave rebelle et meurtri.

- … Cowen. Que pensez-vous si je vais propose un contrat avec Glam’s World ?

La maquilleuse avait tressaillit, Nathaniel l'avait sentit, lui même arrêta son mouvement pour passer sa main dans ses cheveux, surprit par cette soudaine proposition, lui qui avait encore les yeux fermés et qui avait presque oublié la présence du monde autour de lui. Il ouvrit la bouche d'abord, alors que la jeune femme se dépêchait de finir le dernier œil pour qu'il puisse ouvrir les yeux et regarder son futur manager. Elle était tout excitait et guettait la réaction de son petit protégé avec de grands yeux brillants.
Nathaniel Cowen réalisait difficilement ce qui lui arrivait, d'ailleurs il ne se formalisa même pas de la nouvelle froideur instauré entre eux, le passage au vouvoiement de nouveau. Non il ne s'en rendit même pas compte tellement la demande était stupéfiante. C'était terriblement flatteur, ça voulait dire que le patron d'un magasine célèbre croyait en son talent, sans qu'il ait eu besoin de coucher avec, qu'il voyait en lui un potentiel et un professionnalisme plus qu'en aucun des jeunes mannequins, là il s'en doutait un peu vu les propositions de photoshoots qu'il avait eu de la part de Ketsia, et que celui ci s'engageait à le pousser au plus au et à le soutenir. Sortir du monde des débutants... pouvoir être indépendant, complètement financièrement, s'occuper encore mieux de son frère, l'aider dans ses études et lui offrir les meilleurs choix qu'il puisse avoir... grâce à cette proposition ?
C'était stupéfiant. Elle, elle trépignait derrière lui, et faisait semblant de rien en rangeant le maquillage et en venant s'occuper de ses cheveux.

- Je dirais que... C'est une proposition flatteuse et inattendue... si tôt mais...

Il semblait chercher ses mots plutôt que d'hésiter vraiment.

- Je ne peux pas refuser, ça serait la pire des idioties... , murmura-t-il avec un sourire charmant à l'adresse de monsieur Andrews alors qu'il reprenait en instaurant à son tour cette distance. Vous serez donc mon manager à partir de maintenant... C'est bien ça ?

La fierté, l'orgueil, la volonté, l'ambition. Nikita allait encore se moquer de lui en apprenant ça mais son grand frère savait qu'au fond il serait fier et rassurer de pouvoir compter sur une autre personne que son père et rien que pour cette raison il aurait accepté cette opportunité.
Il se tourna vers Ketsia, un sourire ravit, reconnaissant sur le visage. Ah Thomas allait encore trouvé le moyen d'être mauvaise langue mais à vrai dire à ce moment là il n'en avait strictement rien à faire.

- J'accepte évidement ! Et je... crois que je dois vous remercier pour cette proposition.

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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: ♫ Da Mi Basia Mille ... Hélios'n'Nightmare [Pv Nathaniel ♥   Mar 10 Aoû - 20:51

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Suite : Acide Sulfurique
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