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Enfers & Damnation
Une nouvelle intrigue : Une maladie, un virus, bien étrange ravage la communautés des vampires.
Fièvre, Hallucinations, Vomissements, Coma, Soif de Sang, Sautes d'Humeurs, ... sont au Rendez-vous.

Nous avons une surpopulation de vampires ~ Tentez de favoriser les humains, ou bien la Damnés Ahmès & Akai Yume

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 Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]

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MessageSujet: Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]   Dim 25 Oct - 6:28


    Ah punaise, c'est quoi ce froid?! Quoi, comment ça j'aurais du m'habiller plus chaudement? J'ai pas encore fait les boutiques pour la mode hiver, j'y peux rien! Et je peux pas mettre trente six milles couches non plus, si c'est pour mourir de chaud à l'intérieur! Bref.
    Gavriel avance dans le froid d'une rue de Tôkyô, Il n'a en effet pas grand chose de chaud sur le dos. Un slim déchiré par endroits, une ceinture qui ne sert à rien sur ce pantalon taille basse. Juste à faire joli. Un t-shirt blanc avec des impressions en tous genres dessus, une veste noire customisée sur ses épaules. Il y a des bandes de tissus fuchia, des badges, des pics. Sur ses mains, des mitaines au motifs damier gris et noir.
    Son piercing à la lèvre lui gèle la bouche, il a au moins eu le bon sens de ne pas mettre celui qu'il a au nez d'habitude. Sur sa tête, une simple casquette avec des têtes de Mickey dessinées dessus. Il est tout pâle, pas trop maquillé, juste du noir autour des yeux et un peu de rouge. Ça ressort bien avec la pâleur que donne le froid à sa peau. Tout comme le noir de son verni à ongles et ses tatouages.
    Il enfonce sa tête dans ses épaules avec un frisson, ses mains bien dans ses poches cherchent la chaleur de ses cuisses à travers le tissu. Si seulement d'autres mains venaient le caresser, c'est sûr! Ça le réchaufferait!
    Son iPod n'a plus de batterie, c'est rageant quand ça arrive. Pourtant il y a quelques notes qui volent dans l'air. L'air si froid qui vous gèle les oreilles permet cependant au son de venir jusqu'à elles. C'est pas la musique qu'il préfère, mais c'est toujours ça. Cependant, il passe devant la boutique de disques sans s'arrêter, il faut qu'il rentre chez lui, sinon il n'aura jamais le courage de ressortir du magasin chauffé.
    Le garçon accélère le pas et arrive bientôt dans l'axe principal, il entend le sang battre contre ses tempes, son cœur s'efforçant d'envoyer du sang chaud jusqu'aux extrémités des son corps gelé. De la buée blanche sort de sa bouche entre-ouverte. Le froid le contamine par le métal de son piercing, petit à petit, il ne sent plus sa lèvre inférieure. Ce qu'il aimerait que quelqu'un vienne l'embrasser, glisser sa langue chaude sur cette lèvre froide, passer ses bras autour de lui et l'emmener jusque dans un lit bien douillet pour faire l'amour toute la nuit.
    Mais il faut revenir à la réalité, ce soir, il n'y a personne. Il n'y personne pour venir lui offrir son corps et ses caresses, pour le supplier d'un regard de le prendre et d'en finir avec le désir qui le consume de l'intérieur. Faire l'amour à quelqu'un puis se lever nu du lit pour venir regarder les gens dans le froid, se dépêcher de rentrer chez eux, leur souffle blanc dans l'air... Et se fumer une cigarette. Puis retourner se coucher contre cette personne qu'on ne reverra peut être jamais, prendre cet être qui s'est offert à vous dans ses bras et s'endormir dans la chaleur des draps souillé par l'extase. C'est tellement bon ce genre de soirée. Mais il faut revenir à la réalité à présent... Les décorations d'Halloween illuminent la rue principale, les boutiques, les coiffeurs, les restaurants, tout le monde se met au orange et noir.

    Le regard du garçon se pose sur une chevelure brune, ordinaire, un peu plus claire que celles des Nippons. Des cheveux mi-longs de cette couleur un peu rare au naturel dans ce pays asiatique. Ça l'intrigue, inconsciemment, il s'approche comme si ça pouvait le réchauffer. Il y a quelque chose qui l'attire dans ces cheveux, cette stature qui l'accompagne... Comme un magnétisme transcendant. Il y a du monde, beaucoup de monde, Gavriel n'est pas à l'aise, il n'aime pas la foule. Il est agoraphobe, oui. Ça le dérange tous ces gens qui se pressent les uns contre les autres. Qui vont dans un sens, ou dans l'autre. Cette proximité. La notion d'espace vital n'existe plus, ici, à Tôkyô. Encore quelque chose qui fait qu'il n'est pas né pour vivre au Japon...
    Mais il oublie tous ces gens lorsque la personne à la chevelure brune se retourne à demi, une cigarette entre les lèvres. Ça aussi Gavriel n'en avait plus sur lui... Il s'en aurait bien grillé une, quitte à se geler une main. Mais ce n'était pas ça qui avait retenu son attention. Cette beauté, Gavriel avance vers cet homme comme un zombie, un zombie qui aurait un besoin vital de venir se coller contre cet être magnifique. Il y a la route entre eux deux. Le garçon est obligé de s'arrêter, il reprend sa respiration après s'être rendu compte qu'il retenait son souffle, la chaleur remonte dans ses joues, il croise le regard de l'être tant convoité. Pour la première fois, ses yeux le fuient. Jamais il ne détourne le regard d'une personne qu'il désire d'habitude, mais là, il est comme impressionné. Mais vite, il le regarde à nouveau, rendant son regard à ces yeux brillants qui ne veulent plus le quitter... Le feu des voitures passe au rouge, les piétons avancent. Il traverse, il va retrouver son désir.
    Sous le regard attentif du vampire, Gavriel s'approche, son désir le comprime dans son pantalon qu'il trouve maintenant trop serré à son goût. Il aimerait tant que cet être ai de la chaleur à lui apporter... Mais une autre chaleur intense se propage à l'intérieur de son corps alors que son désir se fait de plus en plus intense. Au fur et à mesure qu'il approche du vampire qui jette sa cigarette au loin en l'attendant toujours tranquillement, presque indifférent.
    Tout près de lui maintenant, le garçon se sent petit, malgré sa taille et les gens tous plus petits que lui tout autour. Tous, sauf le vampire, légèrement plus grand. Gavriel lève ses yeux gris vers les sombres de l'être séduisant. Il redresse un peu la tête, les joues rouges, impressionné, mais il veut un baiser. Il veut un baiser de cet être qui a le pouvoir de libérer tout le désir qui le consume, si seulement il voulait bien s'occuper un peu de lui. Un léger sourire carnassier se dessina sur les lèvres somptueuses puis des doigts fins (dont les ongles étaient aussi noirs que ceux du garçons) attrapèrent son menton et le relevèrent un peu d'avantage avant que des lèvres ne viennent effleurer celles tremblantes de l'humain. Gavriel cru qu'il allait fondre, là, sur ce trottoir face au surnaturel qui daignait lui donner un baiser. Puis une langue vient légèrement jouer avec le piercing gelé avant de venir caresser la lèvre froide avec une lenteur toute calculée. Gavriel ferma les yeux et gémit avant que le vampire ne décide de passer ses lèvres pour venir jouer avec sa langue...
    Jamais Gavriel, pauvre humain, n'avait désiré quelqu'un à ce point... Il en voulait plus maintenant, tellement plus, si seulement on voulait bien lui en accorder ne serait-ce qu'un peu plus. Pour une fois, être soumis ne lui déplairait pas. Pas du tout...
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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]   Dim 25 Oct - 12:53


Les Péchés Capitaux
...........................................La Luxure.



    Les méandres de toute une vie tournoyaient dangereusement autour de son crâne. Rien à faire, ses souvenirs s'obstinaient à venir s'écraser contre son crâne. L'air indifférent, l'homme avançait dans les rues bondées de Tôkyô. Rien à faire, rien à dire. Il sortait du Palais du clan Akai Yume... Japonais. Le rêve rouge. Soit. Un rêve de sang, ou de haine, ou bien d'amour ? Ou alors ce nom était-il apparenté à la couleur des iris de ces buveurs de sang humain ? Allez savoir. Aliséa n'en savait rien. Il était là, parmi les hommes, ces humains qui ne doutaient pas de leur présence, ou alors un tantinet, cinématographiquement. Que c'était drôle, de voir ces inepties profondes cartonnées dans le Monde du Septième Art. Drôle. Risible. Presque insultant.
    Ce mannequin marchait lentement. Il n'avait rien d'autre à faire. Visiter ce monde, qu'il avait déjà parcouru des centaines de milliers de fois, en plus de dix mille ans. Il avait vu ce monde évoluer, les valeurs et les erreurs humaines s'enchaîner. Toujours sur le côté. Spectateur et non pas acteur. D'un monde qui n'était pas le sien. Abandonnant principes sanguinaires, pour prendre un peu le partie de ses Hommes qui étaient dotés de langage. Chose qui les différenciaient des animaux paraît-il.

    Le vent s'intensifia, ses crocs gelés lui dévoraient le visage, et fit libérer ses cheveux de son écharpe. Éteindre sa cigarette. Un petit grognement, le vampire se débarrassa de celle-ci. Plus aucune utilité. Un cadavre. Un mégot écraser par terre. Il croisa un vampire. Mais, du genre avec la grande cape noire, les crocs en plastiques, et les lentilles rouges. Amusant. Les crocs de Ketsia furent à l'air, et il sourit à l'enfant. L'air amusé. L'effet fut immédiat, réveillant un doute dans son frêle corps. Il continua son chemin, attrapant une nouvelle cigarette. Il fumerait, pour un ou deux mois. Paressait à la marijuana. Ou a l'exctasy. Enchaînerait avec l'héroïne ou la coke. Passait par une consommation abusive de sucettes chimiques. Puis au chewing-gum. Et nous passerons ensuite au registre alcool. Sucre, Alcool, Drogue. Et pendant chaque période, il s'abandonnait à la gourmandise charnelle. Jusqu'à jour où il tombera sur l'être si désirable, qu'il ne penserait même pas à songer de se trouver un nouvel partenaire. Ce cher Kazumi ... Qu'il touchait de temps à autre... Quelques hommes, quelques femmes, ne pouvant étrangement pas leur faire subir ses impulsions sadiques. Aaah ! Que de fragilité ces humains !

    Le vent se calma. Il alluma la cigarette discrètement. Elle était entre ses lèvres, et soudainement le bout en fut grillé. Une taffe. Libération. De quoi ? Libération tout court. Ne mâche pas mes mots. Ne les explique pas. Écrit, lit. C'est tout. Je n’aime pas les phrases. Les phrases Longues. Je n’aime pas les verbes non plus.

    Une relation, sur laquelle il ne cracherait pas... Douceur et subtilité. Aucune vulgarité. A la benne. Avec ce Prince d'Hongrie. Bathory. Ce qui était drôle, c'est que cette famille, était vraiment l'une des seules à rentrer dans l'histoire des Hommes. Comtesse Bathory, première femme vampire. Elle noyait ses victimes. Buvait leur sang, ou bien en prenait des bains, pour rester belle, et jeune. Selon les versions bien entendu. Ca le faisait rire ! C’était comme ce soir-là, Halloween. C'est chouette non ? Il aurait dû se déguiser... En vampire. De l'époque, il aurait sortis ses tenues de samouraï, ou ses longs kimonos. Ou alors ses longs manteaux noir, fendus derrière. Avec la chemise au col bouffant, ainsi que les manches. Les cheveux en arrière, les yeux rouges, et puis une gousse d'ail autour du cou. Cette idée qui l'avait frappé le fit pouffer de rire. Prendre pour un fou. Que faire. On s'en fou. On avance.

    Mannequin. Nom de scène ? Nightmare. Il est votre cauchemar... Le cauchemar de vos fantasmes que vous ne pourrez jamais réalisé. Ce mannequin mondialement connu, qui avait sorti il n'y a pas trop longtemps un joli photo book qui se nommait "Glam's Touch". Que des photos en noir et blanc, toutes habillés, mais qui jouait sur la sensualité et les regards du modèle. Il avait beaucoup de talent, et sa beauté figée sur le papier. papier qui ne semblait pas être à la hauteur, ou photo, pour représenter au mont degré ce qui rayonnait de lui. Belles photos. Peu d'aura. Il était imposant et attirait l'œil. Certes. Son regard fascinant, oui. Mais il n'y avait pas cette aura glaciale et magnétique qui se traduisait à 100% sur les photos. Elle y était... Mais rien ne fallait d'avoir ce Dieu aux émeraudes luisantes, qui vous dominait de ses un mètre quatre vingt face à fou. Japonais. Russe. Il était plus grand qu'eux. Les dépassant pour la plupart. Muet, il se faisait discret, et pourtant on ne le ratait pas.
    Lui qui avait ramené ses cheveux contre lui, fut encore surpris par une rafale. La cigarette s'éteint de nouveau. Grogne de nouveau, et l'écrase. Mais cette fois-ci ... Quelque chose d'intime le fit se retourner. Quelque chose. Non. Quelqu'un. Du désir. Lié à lui. Il le sentait, cette soudaine bouffée d'émotions. Rien à part du stress, de l'agacement par les mauvaises farces des enfants déguisés, de l'empressement ne l'avait jusqu'alors entouré. Là, ça sortait, c'était comme le soleil dans une nuit. Il n'y a rien à y faire. Une vague dans une piscine.

    Son regard balaya cette foule de l’autre côté de la route, qui attendait sagement que le bonhomme passe au vert. Japon. Monde technologique. Personnes pressées. Très. Le voilà. Son regard croise celui de l’homme … Un sourire orna ses lèvres quelques secondes, en captant ce qu’il désirait... que c’était drôle. Peut-être que sa soirée finalement ne serait pas si morne que ça. Il respira enfin. Se nourrissant de toutes les odeurs qui l’entouraient. Bonne ou mauvaise. Tabac ou alcool. Femme, homme, enfants. Il cherchait la sienne. Tentait de la deviner. Il envoya valser le cadavre de sa cigarette, et s’humecta les lèvres. Il continua à faire quelques petits pas, disparaissant derrière le début d’une masse de personne. Non, ne me touchez-moi, laissez-moi. Il s’écarte, il se met plus loin. Il attend. Le voilà qui vient. L’air indifférent. L’asiatique n’est pas si petit que si … Et assez bien habillé. Non, pas du tout, mais il aimait bien son style. Approches mon petit, vient. Je ne ferrais que te croquer, mon ange. Il obéit, c’est bien. Il haussa légèrement un sourcil, son regard glissant du visage au corps de l’humain. Le piercing. Amusant. Le sien glissa contre son palais, et il s’approcha enfin, lui, le vampire, le conquérant. Celui qui n’arrivait rien demandé, mais Dieu lui avait donné un jouet. Dieu était con.

    Un sourire peut-être trop carnassier. Ses doigts vinrent frôler sa joue, ses longs ongles vernis de noirs. Mais aussi de petit strass brillant. Vive la manucure. Les doigts descendent et attrapent doucement le menton. Un petit pas de plus, lève la tête. Ketsia approcha ses lèvres des siennes, simples effleurements, alors que son souffle étrangement chaud se répandit contre les lèvres glacées. Ce qui avait bien avec ce froid, c’est que son contact gelé était alors normal. Son souffle exquis, créer une fois de plus pour supplanter tout parfum, tout effluves. La maligne, son amie sa langue, vint titiller, jouer avec le beau piercing du jeune humain. Un sourire en coin se traça sur son visage. La piercing puis la lèvre inférieure. Un doux parcourt, lent et sensuel, alors que ses doigts vinrent regarder le visage de l’enfant. La maligne se glissa entre les gelées, pour venir se réchauffer contre la sienne. Alors que sa main accrocha le pantalon de l’autre, par la ceinture. Pour l’attirer un peu plus vers lui. Lui, ce grand brun aux cheveux longs, aux yeux verts, qui était simplement habillé d’un jean noir qui tombait sur ses rangers. Une chemise noire, avec un magnifique tigre dans le dos, caché par son long manteau.

    Mais la main est aussi très coquine dans son genre. Elle soulève doucement le haut de l’homme, alors qu’ils s’embrassaient toujours. Ses doigts se posèrent vers le bas, sur son bas ventre, et glissa un peu sous le pantalon. Juste les doigts, ses ongles se plantant dans peau fraîche et endormie. Le vampire rompit le baiser, après avoir décida de lui avoir assez donné de son exquis goût. Ses lèvres glissèrent dans son cou. Petit suçon. Petite marque bien visible. Marque de son passage. Et il se redresse, lui adresse un simple clin d’œil accompagné de ce genre de sourire aguicheur, qui signifiait tout haut « Tu joues ? ». Un défi. Le début d’une partie. A savoir si l’humain accepterait cette partie, alors que Ketsia, ce Prince d’Europe, s’éloignait déjà. Une nouvelle cigarette en main.


_________________



      « Mainte fleur épanche à regret
      Son parfum doux comme un secret
      Dans les solitudes profondes
      »



Dernière édition par Ketsia A. Andrews le Sam 14 Nov - 14:06, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]   Dim 25 Oct - 21:55


    Malgré le froid de la main de l'homme, cette chaleur sournoise continuait de ravager tout le corps du pauvre humain. Pauvre humain comparable à l'insecte qui se prend dans une toile d'araignée. Sauf que là, l'insecte ne veut pas se débattre. Il veut que l'araignée vienne à lui et le dévore tout cru... Il ne veut rien d'autre.
    Ses yeux d'émeraude le fascinent. Il ne peut plus en détourner le regard. Il aimerait tant s'y plonger à jamais. À jamais. Et pourtant, il y a bien une partie de lui qui se débat. Une petite partie. Loin, très loin au fond de son cerveau agressé par le froid. Cette petite partie qui a peur de cette beauté surnaturelle qu'elle voit à travers les yeux de l'insecte suicidaire...

    Les lèvres s'effleurent, les souffles se mêlent. Ce souffle parfumé qui ne sent étrangement pas le tabac... Gavriel respire doucement, aspirant le parfum jusqu'au plus profond de ses poumons. Que les alvéoles le fasse passer dans son sang, que les battements de son cœur le diffuse dans son organisme tout entier, des pieds à la tête, qu'il s'arrête un instant dans l'organe palpitant le temps d'en faire le tour complet pour ensuite être envoyé à une vitesse folle vers son cerveau. L'embrumant encore un peu d'avantage...
    Le vampire jouait avec lui, sa langue où un piercing brillant trônait venait doucement réchauffer les lèvres avant de se glisser dans l'antre humide et retrouver sa jumelle humaine et jouer avec en un ballet gracieux. Gavriel frissonnait, non plus à cause du froid mais de l'effet que lui faisait ce simple baiser. Non, ce n'était pas un simple baiser. C'était un début de réponse à ses attentes. Mais il en voudrait plus. Tellement plus. Il sentit une main attraper sa ceinture et le tirer vers l'avant pour le coller d'avantage contre ce corps, grand, et magnifique qu'il désirait. Cet homme au style vestimentaire à la fois raffiné et décalé. L'humain aimait ça. Même s'il n'avait été vêtu que d'un jogging déformé, il aurait aimé quand même. Il aurait tout aimé de la part de cet homme, même si il l'avait ignoré. Il frissonna. Heureusement tout de même, ça n'avait pas été le cas.
    Gavriel a l'impression que son cœur n'est plus dans sa poitrine, qu'il a changé de place. Qu'il s'est divisé même. Voire dupliqué. Il a l'impression de le sentir dans ses lèvres, dans sa langue, dans toute sa bouche. Et là aussi, dans cette petite parcelle de peau juste derrière son pantalon. Et entre ses cuisses, bien entendu, le sang afflue en grand quantité, c'est presque douloureux.
    Puis il sent qu'on relève un peu son t-shirt, la main vient caresser la peau de son bas-ventre, il frissonne, il gémit alors que le baiser ne cesse pas. Il s'approche encore un peu, sans qu'on ai eu besoin de le tirer cette fois-ci. Il en a tellement envie. Envie de quoi? De tout. Absolument tout ce que pourra lui offrir cet être. Il le veut. Il veut qu'il le veuille. Il veut le prendre, être pris. Tout. Ou au moins un peu de ça. Il s'en fiche, du moment qu'on ne le laisse pas là dans le froid avec son entre-jambes gonflé non satisfait... Et qui pourrait donc le satisfaire autre que cette personne qui l'a réveillé. Non, personne. C'est impossible. Un désir comme celui-là ne pourrait être comblé par n'importe quel individu se présentant.

    Il a envie, tellement envie de lui. Et lorsque sa main entreprend de sa glisser un peu sous son pantalon, il ne demanderait qu'à ce qu'elle descende encore plus bas. Encore un peu plus bas... Malgré les gens autour d'eux dont il a oublié la présence. Des gens qui les contournent pour continuer leur route. Rentrer vite chez soit mettre une bougie neuve dans la citrouille et manger un repas aux couleurs d'Halloween. Peu importe. Gavriel s'en fout. Si cet être aux yeux d'émeraude voulait le prendre là, au milieu de cette rue, à la vue de tous, il n'aurait aucun moyen de lui dire non. Encore aurait-il fallu que le mot veuille être prononcé. Ce n'était pas possible.
    Les ongles s'enfoncèrent dans sa chair, il se raidit imperceptiblement, conscient que ça ne les feraient que rentrer d'avantage dans sa peau. Mais il s'en fichait, la douleur ne lui avait jamais fait peur du moment que le plaisir l'accompagnait.
    Le baiser prit fin, comme le réveil vient après le rêve. Mes les lèvres désirées ne quittèrent pourtant pas définitivement son corps et vinrent jouer dans son cou. Gavriel releva un peu le menton pour laisser plus de place au visage du vampire dont la bouche, au prix d'un adorable et excitant travail de succion, laissa un beau suçon bien visible sur la peau pâle refroidie par le froid. Mais qui semblait rassembler un millier de petits cœurs qui n'avaient de cesse de battre affolés.
    L'humain reprend son souffle, mais l'être convoité se redresse, et ce fut comme si la route les séparait à nouveau. Gavriel tremble. De froid. Il veut rester tout contre lui. Être l'objet de ses attentions les plus sensuelles. Les plus charnelles... Les plus sadiques peut être.

    Le vampire l'invite d'un clin d'œil à un jeu où le pauvre humain ne peut refuser d'entrer. Malgré les règles qui ne sont peut être pas à son avantage. Il n'en a que faire alors que les émeraudes s'en vont déjà plus loin... Une cigarette allumée venant prendre place entre ses doigts qui si peut de temps avant étaient venu le caresser lui. Lui.
    Gavriel s'élança rapidement à sa poursuite, il ne voulait. Il ne pouvait, le laisser partir ainsi. Au bout de quelques pas, assez près, il tendit une main vers lui. Sa timidité l'avait quitté pour laisser place à la peur de ne pas pouvoir avoir d'avantage de cet être. Il devait essayer, à tout prix, d'en avoir plus. Quitte à y laisser des plumes.
    Il attrapa son bras. Ce fut comme une décharge électrique dans sa main. Il le lâcha un instant puis se reprit et l'attrapa à nouveau, essayant de le forcer à se tourner vers lui. Il voulait l'embrasser à nouveau, toucher sa peau. La visible, l'invisible sous ses vêtements. Partout. Il en avait besoin. Rien ni personne ce soir ne pourrait être l'objet de la convoitise de l'humain. À part cet être surnaturel et dangereux qui avait réveillé en lui la chaleur, brulante et si vive à le consumer, à l'intérieur de son organisme de chair...
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MessageSujet: Re: Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]   Mar 27 Oct - 2:03

    Le vampire jouait avec lui. Et diable. Il aimait ce jeu. Succulent jeu. Subtile et pourtant pas des plus implicites. Oh non. Loin de là. Une proie, un prédateur, un décor. Un objectif. Ou pas. Tout était dans la poche de Ketsia. Mais ce dernier semblait insatisfait. Il aimait se faire désirer. Il aimait devoir se faire désirer, jouer, et convaincre. Échapper à celui qui le voulait, se faire capturer. Il aimait aussi que l'autre se fasse désirer, qu'il échappe à Ketsia. Mais ... Avec cet humain. Tout ceci allait sûrement devoir passer à la trappe. Il le suivait docile, il le rattrapait après s'être littéralement fait agressé par un inconnu dans les rues bondées de Tokyo. Hal-lo-ween. Peut-être fusse ces mouvements de foule déguisée qui leurs étaient montés à la tête ? Sûrement pas. Illogique. Non miscible. Qu'avait-il d'original dans la tournure de leur partie ? Y avait-il cette impatience ? Qu'il y avait-il d'amusant dans son comportement ? Amusé de se faire désirer. Titiller un peu la chaleur d'un corps masculin. L'allumer un peu plus ... Et ne pas pouvoir le croquer, littéralement. C'était. Mesquin. Se punir. Lui même. Seul. Comme un grand garçon. Comme un vieillard. Dans sa tombe. Qui se nargue. Avec ses souvenirs.

    Il partait. Il s'éloignait. Il lui tournait le dos. Ce grand homme aux longs cheveux bruns - qui étaient attachés d'une manière négligée en chignon assez sauvage - laissait seul ce pauvre petit humain dans son état le plus à fleur. Il suffirait qu'il écrase son dévouement, ses ardeurs sur quelqu'un. Quelque chose. A sa hauteur. De sa race. De son âge. Que c'était ironique. Ses pulsions sexuelles, et sa libido qui le rongeait à l'intérieur de son ventre, qui lui déposait des sensations lancinantes à son entrejambe. Qui le dévorait de l'intérieur, parce que cet être démoniaque avait osé lui apporter un minimum d'attention, et l'avait par trois fois touchés. Au ventre. Aux lèvres. Au cou. Comme si c'était ... La chose la plus normale qui puisse être, dans ce monde de dépravés, et de vices.
    La main de l'humain l'attrapa. Une semaine. Ketsia ne tourna pas même la tête pour l'observer, vu qu'il avait... Peut-être abandonné ? S'était-il rendu compte que ses envies étaient ... Mal placées ? Oh Dieu. Diable. Démon. Qu'il était vil ce vampire. Il ne demande rien, mais pourtant il attise l'envie de ce pauvre jeune homme. Han. Que c'est... Vicieux. Oui. C'était exactement : Le Mot. Vicieux. Vice. Ieux. Mais la main revint, l'humain l'avait rattrapé. Sa clope glissée entre ses lèvres. Il l'avait allumé comme par magie. Comme tantôt. Bien avant que l'humain revienne à la chance. Son bras emprisonné, il le bougea comme si personne ne l'accrochait. Cette force, ou cette indifférence était palpable. Il bougea son bras, pour venir attraper la cigarette entre ses dos, et expiré ce nuage de nicotine dans les froideurs de la ville. Y avait-il seulement cette odeur ? Ou bien celle de souffle exquis qui écrasait l'autre de par la beauté et la profondeur de ce parfum ? Cet homme s'amusait-il à se parfumer la gorge, la bouche, la langue d'un quelconque parfum ? Il n'avait que ça à faire tiens.

    Le mannequin ne disait rien. Il s'humecta les lèvres un instant, alors qu'il reprit entre ses lèvres la petite chose fumante. Sa main libre se glissa dans celle de l'humain. Sa peau nue contre la sienne. Sa main froide. Qui se réchauffa un peu contre celle de l'humain, du jeune homme dont il ignorait le nom. Et qu'il ne voulait pas savoir. Ketsia entremêla ses doigts aux siens. Comme si, oui, ils étaient en couple. C'était loin d'être le cas. Jamais. De. Ta. Vie. Vie de Pauvre petite créature innocente et naïve. Il a apprit ta langue et ton accent pour te comprendre. Pour se faire comprendre, alors qu'il était là, à la naissance de tout. Que le jour de ta naissance, il connaissait déjà ce que tu allais devoir apprendre. Il en sait plus que toi, et toute ta famille revenue. Et peut-être qu'il a déjà enseigné le double voir le quadruple de tout ce qui se trouve dans ton maigre crâne. Il le tenait par la main pour ne pas le perdre. Pour que cet enfant ne se perde pas dans cette foule. Bien sûr que Ketsia aurait put le retrouver rapidement. L'odeur qu'il dégageait. Et alors ? Ce n'était plus drôle sinon.

    Ils marchaient. Il fumait. Il le tenait. Mais où le menait-il ? Plus ils avançaient, plus ils allaient vers ces quartiers chics, et coûteux. S'avançant vers les grandes allées de restaurants, d'hôtels, de boutiques de luxe. Oh le luxe. Oh beau mots. Ketsia était très matérialiste. Il aimait l'argent. Il en avait. Il assumait. Hier soir il était au Palais du Maître Vampire Japonais. Ce soir il serait accompagné de l'enfant, dans la merveilleuse suite avec vue sur le monde, dans un hôtel réputé. Demain il sera à Kyoto pour des photos. Demain il sera un humain, il sera ce merveilleux Ketsia Andrews. Nightmare. Le cauchemar de vos fantasmes. Celui qui pose pour vos yeux. Celui qui vend sa beauté. Son corps.

    La bouche close. De temps à autre ouverte pour tirer une nouvelle taffe, qui venait faire un tour dans ses poumons morts. Et ressortir. Il avait envie. De. Cannabis. De quelque chose. Qui décoincerait l'autre. Quelque chose qui. Le faisait rire. L’inciterait à le toucher. A être Entreprenant. De L'alcool ? Peut-être. Il ne savait pas. Il songea un instant si il en avait sur lui. Ou pas. Ah ... Si. Peut-être. Sûrement même. Ses amies les pilules blanches. Quatre d'un seul coup, et il en sentait l'effet euphorique. Mais. Il n'avait pas besoin de ça. Ketsia était une drogue à lui tout entier. Il était un illusionniste. Une substance hallucinogène. A l'état. Pur. Comme son Sang.
    Son regard se posa sur l'humain. L'amenait-il réellement avec lui ? Où le planterait-il juste au pied de l'immeuble ? Comme ça ? Tout simplement ? ... Il ne savait pas à quoi s'attendre. Il ne savait pas à quelle araignée il venait de s'offrir. Combien son venin était puissant. Que ses pinces, et ses griffes n'appartenaient pas à cette veuve noire ... Oh. Il existait bien plus dangereux. Comme cette fourmi. Oui, oui une fourmi. Dont trois morsures est capable de tuer. Un rat. La taille ne fait pas la force. Les crocs ne font pas les blessures. Mais y contribuent. A cette pensée, un sourire ra-va-geur s'installa sur les lèvres du vampire. Il n'avait pas le droit de chasser en Europe... Il n'avait pas le droit de se « nourrir » d'humain. Il n'avait donc pas le droit de les vider de leur sang. De les tuer. Il n'était pas sur son territoire. Il n'était pas Roi. Il était mieux que ça. Un vampire qui devait répondre aux lois du Maître. Et... Qu'il sache, tous ces caïnites japonais répondaient tous, que oui, le sang c'est bon. Surtout ceux des jeunes filles vierges. A la chaire tendre. Cette idée lui mis l'eau à la bouche. Mais celle de l'éphèbe vierge lui était tout de même plus appétissante. Il regarda le jeune homme, de sa pupille luisante. Ephèbe. Vierge. Ca. Ca l'étonnait.

    Ils n'étaient pas arrivé, mais avec toutes ses pensées son envie de le mordre, de le faire sien un instant lui retournaient les triples dans un douceur horrible. Il tendit ses doigts vers la joue de l'humain, ses ongles éraflèrent sa peau. C'était comme. Un cadeau. Un jouet. Un beau jouet. Dont on était impatient de manier. De jouer avec. De s'en servir. Mais surtout ... De briser. Pour le remplacer. Encore, et encore.
    Il entra avec lui, dans l'hôtel dans lequel il avait sa chambre. Ryuuguu. Le Palais du Dragon, en français. Pas mal. Cela devait certainement être THE hôtel le plus cher et friqué de la ville. Ou l'un alors. Il tenait toujours la main de l'humain. Il ne s'arrêta pas devant la femme à l'accueil. Mais il ralentis.


    « Good Evening Mister Andrews. L'interpellez redressa la tête. Do you had the time to visit Kyoto ? To find the photos's place for tomorrow ? » Qu'elle était curieuse cette femme. Mais ce n'est pas tout les jour qu'on à un magnifique vampire célèbre face à vous. Elle était pardonné. « Don't worry. I'll know how to manage only. Un sourire amusé se glissa sur les lèvres But thanks to you, I saw the decorations of Halloween in the city. It is impressive. You are full of surprise, you, Japanese people. Good evening.» ... « ... Good luck. Heu ... Mister Andrews ? It's forbidden ... This... Your "friend".» Le vampire relâcha la main de l'enfant, alors qu'ils s'apprêtaient tout deux à se glisser dans le couloir. Un sourire en coin, et il prononça de cette voix trop suave, donc l'accent américain se ressentait fortement : « « Miss. Yes, it is my friend. And not, it one is not prostituted. I thank you for caring you of my sexual life. »

    Ce qu'il était loquace ce Ketsia. Et dire qu'il parlait très bien le japonais. Mais quand on le voyait, quand on disait que le mannequin british ou français je n'ai pas encore décidé, arrivait. On mettait la meilleure hôtesse à l'accueil, qui parle le mieux l'anglais. Il se cassait la tête franchement pour rien ...
    Alors qu'il ne comptait pas donner son nom à l'humain, il l'avait eu droit à plusieurs fois. Oui, il était déjà tombé sur des amants qui étaient très coriaces, et ont sûrement cru que oui, Ketsia les aimait. Ce n'est pas de sa faute si son regard en donne parfois l'impression. Le couloir, le bouton de l'ascenseur, et ils furent tout deux à l'intérieur. La main du vampire se crispa sur le morceau de tissu du bas du chandail de l'humain. Il. Détestait. Les. Cages. Qui Montaient et Descendaient. Il. Détestait. Cette cage fermée. Il n'aimait pas. Ne plus être libre. Peut-être que ce malaise était discernable. Pas peut-être, c'était sûr. Il respirait lentement, la tête penchée, ses quelques mèches longues volant son visage. Sa main libre s'agrippa au truc argenté fait exprès. On ne sait jamais. On pourrait se cassé la gueule dans l'ascenseur si il est prit de folie. C'était une cage de miroir. Il releva un peu le haut de l'autre, puis le lâcha, posant ses reins contre l'une des parois, et releva la tête. Posant ses émeraudes sur l'humain.

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Dernière édition par Ketsia A. Andrews le Sam 7 Nov - 0:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]   Mar 27 Oct - 4:40


    Gavriel avait peut être vaguement conscience qu'on jouait avec lui, mais au final, était-ce vraiment important? Non. Il s'en fichait. Il s'en fichait du moment qu'il pouvait avoir plus. Un peu plus. Beaucoup plus. Il ne voulait pas le laisser partir comme ça, sans rien avoir d'autre que ces caresses et ce baiser. Non. Il ne voulait pas.

    Il n'avait pas mis longtemps à se décider à rattraper l'être aux yeux d'émeraude. Même si le perdre dans la foule aurait été très compliqué vu sa taille. C'était simple, il dépassait la plupart des gens d'au moins deux têtes. Un peu comme l'humain à vrai dire. Sauf que Gavriel était bien japonais lui, étrangement. Il fut de nouveau vaguement conscient de tout le monde qu'il y avait autour de lui et il commença à sentir à nouveau ce malaise qu'il ressentait toujours lorsqu'il y avait trop de monde. Il haïssait littéralement se retrouver dans une foule comme celle-ci. Surtout quand il y avait des petits abrutis sautillants partout et déguisés pour Halloween. Il soupira. D'habitude, pour ne pas avoir à subir ça, il enfonçait sa tête dans ses épaules, ses mains dans ses poches, la musique à fond dans les écouteurs à ses oreilles et traçait sans autre formalité. Mais là. C'était différent. Complètement différent. Il devait certes traverser la foule. Un petit morceau du moins. Pour retrouver le vampire qui s'éloignait avec une nouvelle cigarette.
    Il ne voulait pas le laisser s'éloigner comme ça, l'ignorant totalement tout d'un coup comme si il n'avait jamais existé. Parce qu'il existait bel et bien. Il avait ses propres désirs. Ces propres pulsions. Ces propres habitudes. Ces propres vices. Ces propres défauts. Ces propres qualités. Ces propres fantasmes. Ces propres... Sa propre histoire. Il existait! Il était humain, il vivait! Son cœur cognait dans sa poitrine et le poussait à poursuivre cet homme. Son bas-ventre le brûlait, son entre-jambes était douloureux tellement son désir était puissant. Heureusement les gens ne faisait pas plus attention à lui qu'aux jeunes déguisés. Mais non. Il n'est pas déguisé. Il est comme ça tous les jours. Il s'en fiche. Mais les têtes et les yeux se tournent sur le passage de l'être qu'il poursuit. Qu'il rattrape. Lui, il ne laisse pas indifférent. Mais les gens n'osent pas s'arrêter pour l'aborder. Gavriel les comprend. Mais lui il n'est pas comme eux. Lui il ose. Lui il veut obtenir ce qu'il désire. Même si ce qu'il désire est impressionnant et qu'il pourrait perdre pied à enfin l'avoir. Mais il s'en fiche. Toujours tout essayer. Ne jamais reculer.

    Assez près, il l'avait attrapé. Ça n'avait suscité aucune réaction. Aucune réaction du vampire. Mais Gavriel avait retiré sa main. Pas en signe d'abandon, non. C'était comme si quelque chose lui avait envoyé une décharge électrique. Bien loin d'abandonner. Donc. Il rattrapa son bras. Bras qui bougea comme si il n'était retenu par aucune main. Ce qui surprit un peu le garçon. Qui ne lâcha pourtant pas. Il. Le. Voulait. Point. Il ferait tout pour l'avoir. Que ce soit pour une nuit. Une demi-nuit. Une heure. Il s'en fichait. Il voulait plus. Peu importait pendant combien de temps. Du moment qu'il avait plus.
    Oui, Gavriel mettait un peu de parfum. Parfois. Toujours le même en fait. Il aimait bien. Si les autres aimaient? Il s'en foutait. Il s'en fout royalement même. C'est son corps, c'est sa peau, c'est ses envies. C'est pas illégal encore.

    L'autre ne disait rien, il glissa simplement sa main dans celle de l'humain. Cette main froide dans celle devenue brulante du garçon à cause de ce désir qui le consumait tout entier de l'intérieur. Leurs doigts s'entremêlèrent comme ceux d'un couple. Un couple qu'il n'était pas. Au mieux une aventure d'un soir comme en avait accumulé des centaines Gavriel. Enfin. Peut être pas vraiment. Du tout. Comme toutes les autres. Ce soir il n'allait peut être pas être dominant... Il avait toujours été dominant. Toujours. Peu importe son ou sa partenaire. Il n'avait jamais été soumis. Il avait peut être peur. Peut être pas. Il n'y pensait pas. Il ne voulait pas y penser. Du moment qu'il avait ce qu'il voulait. Du moment qu'il avait pour cet nuit cet être qui le tenait par la main. C'était la seule chose important pour le moment. Rien d'autre ne comptait.
    Il n'avait jamais ressenti ça avant. Jamais. C'était étrange. D'habitude, il désirait. Il désirait avec une sorte d'indifférence. Une sorte d'indifférence qui en attirait beaucoup. Là c'était différent. Mais ça ne l'empêcherait pas de tout faire pour l'avoir.

    Ils avançaient de plus en plus vers les quartiers chics. Étrangement, Gavriel aurait emprunté le même chemin pour rentrer chez lui. Oui. Il habitait ce genre d'endroit. Avec ses parents. Enfin. Dans la maison de ses parents. Avec des parents peu présents. Il s'en foutait. Il pouvait faire ce qu'il voulait comme ça. Ramener plusieurs personnes par nuit si il le voulait. Séparément. Ensemble. Oui. Ensemble. À plusieurs. Ça lui arrivait. Donc Gavriel connaissait ces quartiers. Ces endroits où les vieux qui habitent chez leurs enfants vous regard passer en maudissant la nouvelle jeunesse. Il connaissait. Il s'en foutait. Il s'en foutait de tout. Mais aimait en râler. Il aimait râler de tout. Ou presque.
    Si Gavriel avait eu la possibilité de réfléchir un peu d'avantage à sa situation actuelle, il aurait trouvé qu'il se faisait trainer. Conduire pour mieux s'exprimer. Vers un endroit dont il ne savait pas encore la nature, là comme ça, comme un corps dénué de toute volonté propre hormis celle de suivre l'homme aux yeux d'émeraude. Il leva un peu la tête vers ce visage magnifique qui tirait un taffe sur la cigarette que Gavriel envia un instant. Il lui aurait bien pris cette cigarette aussi. Avoir une dose de nicotine. Et glisser ses lèvres à l'endroit où s'étaient posées celles du vampire...
    Puis celui-ci baissa les yeux vers lui pour le regarder. Leurs yeux se croisèrent... Gavriel ne se détourna pas cette fois. Et se souvint à quel point son désir était intense lorsqu'un afflux de sang parcouru avidement son entre-jambe. Ce fut encore pire lorsque les doigts froids virent effleurer sa peau. Petit à petit, il ne rougissait plus. Son corps se faisait à l'idée de la magnificence de cet être. Même si il se sentait toujours un peu impressionné. Il gérait ça maintenant.

    Leurs pas les avaient menés vers l'hôtel Ryuuguu. Gavriel en connaissait la devanture mais n'avait jamais eu à y loger. Pas besoin lorsque l'on habite pas si loin. On avait mit une jolie jeune femme à l'entrée. À la réception. Gavriel lui sourit. On ne perd pas ses habitudes si facilement.
    Mais l'hôtelière s'adressa à son compagnon de la nuit. Andrews donc. Gavriel comprenait et parlait parfaitement l'anglais aussi. Donc il pouvait comprendre toute la conversation.
    L'humain fronça les sourcils en l'entendant sous-entendre qu'il était payé pour lui tenir compagnie... Non mais tout de même! Il avait vraiment l'air d'être ce genre de personne?!
    Avant qu'ils ne disparaissent dans le couloir, l'humain se tourna vers l'hôtesse et lui lança un drôle de regard, comme pour dire : Non mais franchement, tu m'as bien regardé?

    Ce cher monsieur Andrews. Donc. Les mena vers l'ascenseur. Il ne semblait pas apprécier cet espace réduit pourtant. Ça ne dérangeait pas l'humain. Qui avait d'ailleurs souvent eu des relations sexuelles entre deux étages dans certains bâtiments. Dans ces petites boîtes qui montaient et descendaient avec de légères secousses particulièrement agréables parfois. Le vampire semblait vraiment ne pas être à son aise ici, il s'accrochait à un bout de tissu de l'habit de Gavriel et à la rampe qui ornait le fond de l'ascenseur.
    L'humain s'approcha un peu de lui alors que Andrews décidait de faire remonter un peu son haut et de le pousser contre une paroi. Leurs regards se croisèrent et Gavriel sourit, leva les bras pour les passer autour de son cou et relever un peu la tête pour venir déposer un baiser sur ses lèvres. Collant son corps un peu plus contre celui qui restait toujours froid du vampire.
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MessageSujet: Re: Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]   Jeu 29 Oct - 5:37

    Quelle horrible sensation. Celle de se sentir enfermé dans un endroit si clos. Si restreint. Enfermé, et enchaîné. Les chaînes d'un désir qui se reserraient contre son corps. Déchiraient sa chaire, pour venir l'ettoufer, encore et toujours plus profondemment. Son coeur implosait, sa gorge aussi. Il ferma les yeux un instant, alors qu'il se posait contre la paroie de l'ascenceur. Ce qu'il n'aimait pas cela... Se sentir soudainement faible, et hystérique à la moindre remarque, à la moindre contrariété. Imaginez. Un instant. Panne d'électricité. Là, maintenant. Cette idée le fit frémir de peur, ses cheveux s'hérissèrent sur son crâne, et il entrouvrit les yeux en sentant le souffle de l'humain se rapprocher. Il se rapprochait tout court d'ailleurs, pour venir coller son corps contre le sien. Le regard presque endormi, mais terriblement sombre, un sourire amusé, en coin, vint s'installer sur les lèvres du vampire, laissant entrepercevoir un court instant sa magnifique dentition blanche. Il passe son bras droit autour de la taille de l'enfant, ses doigts venant accrocher le haut de son pantalon. La ceinture sûrement aussi. Comme il l'aurait fait avec la bandouillère d'un sac. Pas dans l'idée de glisser ses doigts dans son pantalon, non. Juste l'accrocher. Le tenir contre lui. Le tenir. L'empêcher de s'enfuir. L'envoûter de son souffle. L'empoisonner de son charme. Et laisser le poison agir. L'achever. Le consumer, le tuer.
    Ses bras se glissèrent autour de son cou. Il baissa la tête puis la redressa normalement pour qu'il ne lui tire pas les cheveux sans le vouloir. Un homme aux cheveux longs... Long. Beau. Mais pas pratique la plupart du temps. Les bras, puis un baiser. Un simple baiser. Après ceci-ci, Ketsia ne trouva rien d'autre de mieux à faire que de s'humecter les lèvres. Se lécher les babines. Capturer le goût de l'humain. Ketsia respirait lentement, maître de sa peur qu'il començait à mettre de côté à cause de ce corps pressé contre le sien. Il entrouvrit les lèvres, et ses dents vinrent frôler, érrafler le menton de l'humain, l'obligeant un tantinet à relever la tête. Il souffla sur ses lèvres, puisqu'il est joueur et taquin. Surtout qu'il cherchait peut-être vraiment à l'envoûter de son souffle exquis, dont l'ancienne présence de tabac n'y était pas... Etrange, non ?
    Son autre main libre, elle, viens se poser sur sa hanche. Du moins ses doigts. Parce qu'il n'allait pas la poser. Là. Gentiment. Sagement. Comme une sainte ni touche. Qui pourtant était collée contre le corps d'un démon. Non. Il avait de nouveau relever le haut. Le bout de ses doigts se posèrent sur sa hanche. Ses doigts frais, qui bientôt se réchauffèrent grâce à la chaleur que le corps de l'humain dégageait, et que lui, grâce à un don, absorbait doucement. Ses doigts froids puis chaud, glissaient doucement de sa hanche, à son ventre. Puis son bas ventre. Qu'il érrafla de nouveau avec ses ongles. Il posa ses doigts sur la ceinture, le pantalon, et y tira un peu, comme pour voir si son pantalon tenait vraiment. Pour voir si il pourrait gagner quelques centimètres de peau avant de se voir être dans l'obligation de lui retirer tout ses tissus qui cachaient son corps.

    Ne pas sombrer dans les noirceurs des ténèbres. Ne pas rester enfermer entre deux étages. Ici dans cet enclois. Dans lequel la chaleur commençait à monter, à moins que cela soit dans son corps. Etrangement, à tant craindre cela, son esprit vile et arrogant, son subconscient ne fit qu'accélérer les choses, créer ce qu'il redoutait tant. Ses pouvoirs se combinaient. Le charmeur des métaux, et l'esprit de feu qu'il était se combinèrent, entre eux, si bien. Qu'il ouvrit les circuits électriques, ou les fit mondre. Electricité. HS. Out. La lumière de l'ascenceur crépite, clignote, tremblotte, avant de s'éteindre. ketsia leva la tête pour voir cela, alors qu'ils sentirent tous deux l'ascenceur s'arrêter. Alors que tout allait très bien dans le reste du batiment. Même la caméra de surveillance ici, était à l'ouest. Ketsia se crispe un tantinet, et ses onglets s'enfoncèrent dans la chaire tendre de l'humain.
    Un grognement fut créé, et résonna dans sa gorge. Un grognement animal, pas des plus rassurant, mais diablement sexy. Ou pas. Tout dépendant les points de vues.


    « C'est mon jour de chance. »

    Il soupira, doux et pourtant irrité glissant de sa gorge.


[ Court ^^' Je me rattraperais la prochaineuuuh fois é.è ]

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MessageSujet: Re: Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]   Jeu 29 Oct - 6:36


    Alors que le vampire ne semblait pas vraiment à l'aise dans cette petite boîte, Gavriel entreprit de lui changer les idées. De une, parce qu'il mourrait d'envie de ressentir sa peau contre la sienne, à des endroits moins habituels qu'une main dans une autre. De deux, parce qu'il ne voulait pas attendre de se retrouver dans la chambre. Il avait envie de lui. Vraiment. Tellement qu'il en oubliait d'être impressionner. Sans cesser d'être envoûté cependant.

    Le vampire lui sourit en le sentant approcher puis l'attrapa pour le tenir encore plus près de lui. Comme si il se servait de l'humain comme une bouée. Une bouée pour oublier où il était. Gavriel n'avait pas l'intention de s'en aller. Pas du tout. Vraiment pas du tout. Le souffle de l'être surnaturel l'envoûtait... Mais il n'avait plus besoin de ça pour vouloir rester. Il n'avait plus besoin de toutes ces choses pour vouloir se donner, et peut être en prendre un peu... L'humain se mordit un peu la lèvre et passa ses bras autour du cou du vampire. Qui dégagea ses cheveux longs. Puis le baiser. Un baiser qui fit frissonner Gavriel. Les baisers de ce monsieur Andrews lui faisait toujours de l'effet. Beaucoup d'effet. Il se lécha un peu les lèvres sous le regard affamé de l'humain qui ne pouvait se détacher de cette bouche... De cette bouche sensuelle.
    Gavriel ne pouvait quitter des yeux cet homme, qu'il tenait entre lui et la paroi de l'ascenseur. Cet homme... qui était l'objet de tous les désirs du Japonais. Leurs corps collés l'un à l'autre dont le désir résonnait d'un organisme à l'autre. Où le ronron tranquille de l'ascenseur les faisait légèrement vibrer. Ensemble. L'humain n'en pouvait plus d'attendre d'avoir plus que des caresses et des baisers. Il en voulait plus. Et vite. Mais il y avait des choses qu'il ne fallait pas zapper. Les préliminaires comptaient beaucoup. Et malgré les apparences, Gavriel aimait prendre son temps avec les gens qu'il voulait. Continuer à séduire jusqu'au bout, toujours. Se faire désirer. Même si cette fois-ci, ce n'était pas vraiment lui qui séduisait. Mais il fallait qu'il se fasse désirer tout de même... Pour ne pas qu'un être comme celui qu'il tenait dans cet ascenseur lui échappe. Qu'il l'oublie avant qu'il ai eu ce qu'il voulait... Qu'il voulait tellement qu'il devait même se retenir de s'emporter dans cet endroit. Dans cet endroit si restreint, mais qui l'avait pourtant excité un certain nombre de fois dans le passé. Gavriel aimait bien avoir des relations sexuelles dans des endroits incongrus... et où un peu de danger d'être surpris persistait. Il aimait ça. Une pointe de danger. Ça l'excitait. Ça amplifiait tout. Absolument tout.
    Cet endroit à lui-même et cette personne qu'il avait en fasse de lui... Ça l'excitait encore plus. Toujours plus. C'était la première fois que Gavriel ressentait autant de désir pour une personne. Sauf peut être, au lycée, quand il avait découvert qu'il aimait les hommes aussi... Ce prof qu'il avait eu cette année là... Il ne s'était pas passé une seule nuit sans qu'il ne rêve de lui... Avant de finir par l'oublier petit à petit... Quand il ne l'avait plus eu en tant que professeur. Et il avait accumulé les relations, les coups d'un soir. Et il en avait vite pris l'habitude. Chasser sa frustration. Absolument. Toujours la chasser en compensant toujours plus.

    Il revint à ses pensées en sentant les dents de Andrews frôler son menton et il releva légèrement la tête. La bouche entre-ouverte, il sentit son souffle s'insinuer entre ses lèvres... Se glisser dans sa respiration, le parcourir tout entier passer de ses poumons à son sang par les alvéoles pulmonaires... Ce parfum si entêtant qu'il ne savait plus réfléchir correctement... Ces molécules qui se déplaçaient dans ses globules rouges à grands renforts de battements de cœur furieux. Ses péroxysomes, qui étaient sensés détruire les substances toxiques pour ses cellules, ne savaient pas si ils devaient attaquer ce qui se cachait à présent partout dans son corps. Et y élisaient domicile.
    Puis il sentit la main de Andrews relever à nouveau son haut et caresser sa peau du bout de ses doigts froids qui se réchauffèrent petit à petit. Des doigts qui glissaient de sa hanche à son ventre avec une lenteur exquise qui envoûtait encore d'avantage le pauvre humain. Puis le bas ventre, où les ongles manucurés entamèrent à nouveau sa peau, légèrement. Gavriel laissa échapper un léger gémissement. Puis le vampire tira sur son pantalon qui malgré sa ceinture, tenait, certes, mais qui pouvait glisser plutôt facilement. On aurait pu y glisser facilement une main. Voire deux si elles étaient fines. Le garçon se rapprocha un peu plus de son partenaire de la nuit...

    Puis l'ascenseur eu un sursaut et le néon crépita, rapidement, lentement, avant de s'éteindre définitivement. Le très faible éclairage de secours se mit en route et une lueur rougeâtre empli légèrement la petite boîte de métal.
    L'humain, ainsi que le vampire, levèrent la tête pour voir ce qu'il se passait. L'ascenseur s'était arrêté... Gavriel sentit Andrews se crisper... Se crisper et enfoncer un peu plus ses ongles dans sa peau. L'humain gémit légèrement, mais au lieu de le déranger, cette petite douleur ne fit qu'augmenter son désir...
    Il entendit son compagnon grogner et il rabaissa la tête vers lui... Il respira profondément. Profondément pour essayer de calmer les battements affolés de son cœur.

    « Mmmh... Il ne faut pas s'inquiéter... Il suffit.. de faire quelque chose pour s'occuper... »

    Il sourit et vint déposer un baiser sur ses lèvres, avant de descendre sa bouche vers son cou et de commencer à déboutonner la chemise du vampire. Avant de glisser ses lèvres sur son torse, ses mains parcourant sa peau fraiche avec envie...
    Ses lèvres ne cessaient de descendre le long du torse magnifiquement sculpté de l'homme aux yeux d'émeraude. Ses doigts s'arrêtèrent au niveau de sa ceinture...
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MessageSujet: Re: Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]   Sam 7 Nov - 0:05

    S'occuper. Était un mot d'ordre. C'était même plus que conseillé. C'était un ordre. Aujourd'hui sur le visage d'Andrews, une demande implicite. Il ne tenait pas, ce soir, à sentir les crocs acérés de sa peur, de cette peur-ci. Ressentir l'envie hystérique d'être libre, et de s'affoler. Crier. Pleurer. Gratter. Tout casser. Ne plus avoir conscience de sa force, surtout sous les yeux d'un humain. Et s'extirper d'ici. Qui sait si cet ascenseur était bien aéré... Peut-être que l'humain viendrait à perdre haleine, réclamer plein d'air que n'en contient l'habitacle. Lui, son organisme ne l'assimilait pas. Juste un circuit tantôt ouvert, tantôt fermé. Même taux de dioxygène. Même taux de dioxyde de carbone. Juste des gaz déplacés.
    Encore plus coincé entre la paroi et cette masse chaude, le jeune homme ... Le vieux vampire rentra le ventre, alors que sa peau se couvrit doucement d'une délicieuse chaire de poule. Sa main se faufila dans le pantalon de l'humain dont il ignorait le nom, et en espérant que cela sera toujours le cas lorsqu'il mourra entre ses doigts. Cette main, taquine, vilaine, et surtout extrêmement curieuse venant à tâtons deviner les formes de l'entrecuisse du brun. La lumière rouge le dérangeait toujours. Ils étaient enfermés. Non, ça n’allait pas. Son regard était fixé sur la double porte de l'ascenseur, alors que l'humain parla. L'enfant s'exprima. Le divertir. Qu'il fasse donc. Il frémit de nouveau en sentant les doigts habiles du Petit caresser sa peau, descendre le long de son torse pour regagner sa ceinture. Sous tant de baiser, Ketsia ferma les yeux, posant sa tête contre l'épaule de son amant, alors que ses doigts massaient une masse chaude et particulièrement dure entre ses doigts. Il se mordit la lèvre, une goutte de sang perla. Pour s’écraser sur le sol. Son décupler par les battements cardiaques de l’humain qui lui résonnaient aux oreilles, il écarquilla les yeux, et reprit sa respiration, comme déjà essoufflé. Enfermé. Cage. Oppressé. Resserré. Ses doigts se sont resserrés. Issu. Liberté. Vent froid. Glacial. Ce qu’il voulait : sortir. Sauter, crier, libre.
    Sa respiration s’était accélérée, et sa vision lui parut soudainement un peu floue. Une étrange bouffée de chaleur lui prit, et quelques mots sortirent de ses lèvres...


    « O-oh ... Oh-nn ... -non ... »

    Un murmure faible, que l'humain n'aurait pu qu'en capter un petit gémissement rauque qui s'évaporait dans les airs. Ketsia écarta un peu les jambes, se redressant. Il brûlait de l'intérieur, non pas de la passion qu'il était prêt à lui offrir tantôt, non. Sa peur le consumait violemment de l'intérieur. Sa seconde main posée sur l'épaule de Gavriel tremblota légèrement, l'espace de quelques secondes. De l'oxygène c'était peut-être ce qu'il voulait. Il inspira. L'odeur de la transpiration, du tapis, du corps de son amant, les métaux... Lui embaumait le cerveau. Il lâcha un petit soupir, et vient poser ses lèvres sur celles de l'humain. Succomber à quelque chose de plus fort que sa peur. Succomber au désir et au plaisir pour battre sa vraie peur, qui le suit depuis des mille et des cent. Ses doigts se serrèrent sur l'épaule chétive, ses ongles entamèrent sa peau, alors qu'il l'embrassait, un brin suave, surtout empli d'une détresse, d'un appel au secours.
    Au diable. Qu'il s'occupe de lui, comme il l'avait sous-entendu, au lieu de se laisser désirer. Le désir y était toujours, mais tellement écraser par son envie d'aller courir à l'extérieur et rejoindre Seika. La panthère du Maître Vampire des Akai Yume. Continuer sa course folle pour rejoindre son pays, sa ville, et venir grogner en observant son âme sœur à travers la fenêtre dormir… Personne qu’il n’obtiendrait jamais, malheureusement… Les relations sociales étaient trop dures depuis la perte de sa fiancée. Il se contentait de cela. Charmer de pauvres petites et chétives créatures qu’il ne pouvait décidément pas tuer, au risque de nombreuses représailles de la part de son père, de sa famille.
    Ses pensées allaient toutes droits à son cousin, Kellian, qui se trouvait normalement, dans le même bâtiment qu’eux deux, vu qu’il venait exprès avec lui … Pour sa petite fille Hana.

    Laissait-il une dernière chance à Gavriel pour le divertir ? Que sais-je. La pâleur de son visage était tout aussi maladive que d’habitude, on n’y voyait pas de différence. Sa main remonta un peu pour venir se glisser sous tous les bas de l’homme, et pour venir caresser.. Ou plutôt griffer doucement ce qui s’y trouvait d’intéressant.
    Il se faisait violence. Il n’en pouvait plus. Il allait exploser. Libérez-le de ses maux. Il ne vous en sera qu’éternellement reconnaissant.


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MessageSujet: Re: Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]   Dim 8 Nov - 0:16


    Gavriel frissonna en sentant la main se glisser sur son entre-jambe... Mais ça ne fit qu'amplifier tout ce qu'il ressentait déjà. Absolument tout... Il se demanda vaguement si au bout d'un moment, sous l'assaut de toutes ses sensations sur ses sens, il n'allait pas exploser. Exploser tellement il avait chaud. Tellement il voulait cet homme qui semblait ne pas être à l'aise. Avec l'ascenseur. Pas avec lui.

    L'humain le parsemait de baisers, il voulait entrer en contact avec chaque partie de son corps. De ce corps tendu. De désir. De peur. Alors que la main manucurée le massait toujours entre les cuisses, il ferma les yeux un instant et laissa échapper un nouveau gémissement. Comment se pouvait-il que ce simple massage lui fasse tellement d'effet? Lui qui avait connu tellement d'aventures, ça n'aurait pas du le mettre dans tous ses états comme ça. Ça n'aurait pas du l'amener aussi près de la jouissance que c'était en train de le faire... Apparemment, son partenaire aimait se faire parsemer de baisers, un peu partout dans son cou, sur son torse. Gavriel le sentit poser sa tête sur son épaule. Mais l'humain avait l'intention de continuer sa descente. La continuer encore et encore jusqu'à ce point crucial entre les jambes du vampire...
    En tant qu'humain, Gavriel n'avait qu'un ouïe passablement peu développée. Il n'entendait qu'une gamme limitée de sons. Une gamme qui était encore réduite à force d'écouter de la musique un peu trop fort avec des écouteurs dans ses oreilles. Et une gamme d'autant plus limité qu'il fallait qu'elle atteigne un certain seuil pour être audible. Il fallait que le son soit un minimum fort pour être perçu par l'oreille percée à divers endroits de notre jeune humain. Lorsque la fameuse goutte de sang tomba et s'écrasa sur le sol de l'ascenseur, il n'entendit donc qu'un infime bruit qui aurait pu venir de n'importe quoi d'autre. Un bruit auquel il ne fit nullement attention.

    Et il continuait à descendre ses baisers sur son torse puis sur son ventre où une légère chair de poule élisait domicile. Gavriel entendit un léger gémissement rauque s'évader des lèvres de son partenaire et sourit légèrement avant d'aller jouer de sa langue autour de son nombril. L'ouïe humaine est vraiment déplorable par moment.
    Mais tout poussait Gavriel à continuer. Lorsque le vampire écarta les jambes et se redressa un peu, cette main tremblante sur son épaule alors que Gavriel remontait vers son visage pour venir accueillir son baiser. Tout jusque là pouvait être interprété comme du désir. Mais lors du baiser, ce fut un peu différent. Andrews enfonça ses ongles dans la peau de l'humain qui gémit légèrement sans pourtant ressentir une douleur si vive. Mais son baiser paressait si plein de détresse. Quelle détresse? La claustrophobie ou un intense besoin désespéré qu'il s'occupe de lui?
    L'humain, comme il était l'habitude de ces êtres, pris l'option qui lui plaisait le plus et reprit de parsemer son torse de baisers. Il sentit les doigts du vampire se glisser sous son boxer et griffer doucement son membre dur. Il se mordit un peu la lèvre abandonnant un instant les baisers... Il fallait qu'il se reprenne ou alors il allait laisser s'échapper tout son désir entre les doigts habiles et manucurés alors qu'il préférerait le faire ailleurs, et plus tard...

    Il se reprit donc et reprit son entretient de ce corps parfait devant lui et prisonnier contre la paroi de l'ascenseur.
    Il se baissa d'avantage, forçant les doigts tièdes à quitter son sous-vêtement par la même occasion. Ça lui laisserait un peu de répit. Il entreprit donc de défaire la ceinture du vampire et d'abaisser un peu son pantalon, histoire de – d'abord – glisser à son tour ses doigts sur la masse dur entre les cuisses de son compagnon de la nuit alors que sa langue parcourait doucement son ventre, puis son bas-ventre et que sa main libre caressait l'intérieur de la cuisse gauche du vampire.

    L'ascenseur eu soudain un sursaut. Le néon clignota. Mais tout redevint comme avant. La lumière rouge et l'immobilité de la boite en métal. Gavriel avait levé la tête de son occupation, comme il était coutume chez les humains qui étaient dérangés dans quelque chose. Mais apparemment, ce n'était pas encore le moment qu'avait choisi la machine pour refonctionner.
    Le jeune homme décida donc de reprendre le tout où il s'était arrêté il y avait quelques secondes après avoir tout de même jeté un coup d'œil à son amant du soir pour voir si il allait plutôt bien ou si il commençait une crise de panique plus intense...
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MessageSujet: Re: Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]   Jeu 19 Nov - 6:22

    Ses doigts. Ses lèvres. Sa langue. Ses expirations chaudes. Sa salive, et même les quelques sons qu'il permettait de temps à autre de faire sortir de sa gorge. C'était... La preuve qu'il désirait plus, qu'il voulait le manger. Tout entier,e t tout cru. Là, maintenant tout de suite. Et lorsque l'inconnu glissa davantage vers le bas, Ketsia se retrouva de nouveau sa main à l'air libre, loin de sa chaleur de son corps. Il serra la main, ses phalanges craquèrent distinctement, alors qu'il ramène - tout comme sa seconde main - sur la rampe de l'ascenseur, les bras assez écartés, se tenant. Il leva la tête, la bouche tantôt fermée, tantôt entrouvertes. Il frissonna peut-être une ou deux fois. Mais ce fut surtout au contact sur son bas-ventre qu'il commença à réagir. Et le pire ? Ses doigts au creux de sa cuisse, alors qu'il la soulevait un peu. Aurait-il l'idée de venir l'y mordre ? Il espérait.. A moitié.
    Le vampire sursauta quasiment lorsque la lumière revint, l'aveuglant alors. Diable qu'il voyait mieux dans le noir. Il gardant les yeux fermés en rebaissant la tête, et poussa un petit gémissement à cause des attentions de l'autre homme. Mais lorsque ce dernier décida de descendre ses lèvres trop bas, le mannequin posa sa main sur son propre bas-ventre lui barrant soudainement et pourtant doucement le chemin. Il le regardait le visage presque neutre, et glissa ses ongles sur sa gorge, comme on le fait si souvent avec un chat ou un chien. Petit mouvement de tête pour lui faire signe de remonter.
    Un peu de courage de confiance en soit. Se laisser bouffer par un humain. Trêve de plaisanterie, d'illusion grotesque. L'aura, l'identique, celle qui avait tant envoûté Gavriel tantôt dans la rue, revint doucement. Le magnétisme et cette sacrée touche de peur qu'il insuffle. Pourtant. Il avait l'attention de Ketsia à ce moment même, et peut-être étais-ce la chose le plus effrayante à ce moment-là.
    Si Gavirel avait obéis, le vampire lui aurait alors mordillé doucement les lèvres, alors que l'ascenseur se remettait en mouvement : chose qui rassura drôlement notre cher mannequin, et qui ne fit que violemment amplifié son aura. Et ce, sans qu'il ne s'en rende compte.

    Un minimum de tenue avant de quitter l'ascenseur, hein ? Il remonta d'un tour de main son pantalon pour l'attacher un minimum. Et retira un peu sa chemise sur ses épaules. La lumière des couloirs s'alluma à leur passage, alors qu'il sortait la carte magnétique de la poche de son blouson, en jetant un coup d'œil à son futur partenaire sexuel. Le couloir. La porte. La chambre. La porte qui se referme sur cette merveilleuse, que trop luxueuse suite, qui était alors plongée dans le noir. sans un bruit, juste celui du corps de Gavriel plaqué contre la porte, Ketsia lui vole ses mots tout autant que ses lèvres, pour un baiser endiablé, alors qui laissait de nouveau, chemise, pantalon rejoindre le sol. De son corps, et autant que de celui de son amant.


    [...]

    Une nuit de folie. C'était bien le mot. Et quelles folies ! C'était tout simple un jeu, des envies que tout deux avaient assouvis sûrement à maintes reprises cette soirée-ci. A l'entrée. Sur le lit. La table, peut-être. Et même la douche. Et une dernière fois dans le lit sûrement. Où Gavriel avaient connu les joies d'être l'heureux dominé du couple, d'être l'être torturé par les lèvres, les doigts, la langue de son Altesse. Jusqu'à ce que l'humain ne puisse plus suivre, trop fatigué.
    Ketsia était allongé dans le lit, les cheveux lâchés, créant un auréole brune autour de son corps de craie. Il avait contre lui son amant appuyé sur son torse, quasiment allongé sur lui. Toute la nuit - ou presque - Ketsia avait promené ses doigts dans son dos. Le creux de ses reins, entre ses omoplates ou bien son épaule. Endroits qu'il affectionnaient tant chez un homme bien foutu - et ce n'était pas les seuls. Cette sensation de vide, mais d'un bien-être suprême. Il observait l'humain dormir qui aurait sûrement la voix plus qu'enroué. Comme tous. Il regardait aussi les quelques bleus sur les hanches, les côtes de l'humain. Pas sa faute si ils sont si fragiles, et qu'il a trop de poigne dans les mains. Ketsia avait été plutôt sage. Juste bestial dans l'acte, et pourtant plein de tendresse après, ou avant. C'était sa qui détonnait la plupart du temps. Il avait griffé. Le creux de la cuisse, le creux des reins, et peut-être aussi le torse. Des suçons ? Question stupide. Dans le cou, sur la clavicule, au bas-ventre.

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      « Mainte fleur épanche à regret
      Son parfum doux comme un secret
      Dans les solitudes profondes
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MessageSujet: Re: Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]   Jeu 19 Nov - 8:03


    Le sursaut de l'ascenseur, sursaut repris par le vampire quand la lumière s'illumina un instant. Gavriel se demanda si son partenaire allait le repousser, à bout de nerfs à cause des caprices de l'ascenseur ou si il allait continuer à se laisser faire. À le laisser lui donner un peu de distraction, lui pauvre humain qui pourtant pouvait tout de même montrer un peu de son utilité à un être tel que celui qui partageait la petite cage métallique avec lui.
    Son gémissement incitait l'humain à descendre ses lèvres plus bas vers son entre-jambe. Mais une main fini par lui barrer la route. L'empêchant d'atteindre son but. Gavriel leva les yeux vers son compagnon qui glissait ses doigts sous son menton et lui faisait signe de remonter. L'humain le regarda un moment avant de décider de déplier ses jambes pour se remettre debout. Il se retrouvait presque face à face avec M. Andrews à présent. M. Andrews qui n'était pas beaucoup plus grand que lui en fait.
    Le jeune homme n'avait d'ailleurs pas fait le rapprochement, malgré le nom et l'attirance qu'il éprouvait pour lui, avec un autre M. Andrews qui le hantait dans de nombreux rêves. Mais après tout, en dehors du Japon, le nom d'Andrews doit être plutôt courant... Et ce n'était pas celui qu'il désirait le plus. Ça non, sinon il l'aurait reconnu. Ce nom lui avait juste causé un petit pincement au cœur. Peut être aurait-il mieux fallu qu'il ne l'entende pas. Maintenant, il faisait tout pour ne pas y penser. Ou éviter de penser qu'il n'avait pas à faire à l'Andrews qu'il voulait. Pour ne pas subir une nouvelle déception au matin. Au réveil. Si il restait passer la nuit ici. Après tout, peut être qu'on le mettrait dehors après que Monsieur en eût assez de lui. Mais bon. Il fallait qu'il arrête de penser à tout ça. Il était venu pour prendre du plaisir. Du plaisir.
    Le vampire retrouvait peu à peu ce quelque chose qui avait scotché Gavriel. Qui l'avait forcé à traverser la rue. Qui l'avait forcé à le rattraper. Qui l'avait forcé à le suivre. L'humain perdait à nouveau peu à peu, toute capacité à réfléchir sereinement. À penser à autre chose que cet être qui se tenait en face de lui.
    Un frisson le parcouru. Peur ou désir. On aurait su le dire avec précision. Peut être les deux. Puis l'ascenseur se remit en route. Andrews sembla aller tout de suite bien mieux et son magnétisme envoûtant et effrayant s'amplifia encore. Et Gavriel n'avait plus qu'une envie : se faire dévorer par se prédateur magnifique.

    Il vit le vampire se rhabiller et referma lui aussi son pantalon alors que l'ascenseur arrivait à destination et ouvrait ses portes. C'était certes un hôtel bien luxueux, ça n'impressionnait pas trop Gavriel qui regardait son compagnon sortir la carte magnétique de la porte de la chambre. Il frissonna d'impatience. Tout son corps désirait se retrouver dans un autre lieu clos et à l'abri des regards avec cet homme. Un endroit où tous deux seraient à l'aise.
    Le vampire ouvrit la porte et Gavriel n'eut même pas le temps de faire une remarque sur la chambre plongée dans l'obscurité qu'il se faisait déjà plaquer contre la porte. Ses lèvres devinrent prisonnières de celles du vampire et leurs vêtements finirent par joncher le sol de luxe.

    […]

    Gavriel n'avait jamais connu une nuit comme celle-ci. Même pas avec plusieurs partenaires en même temps. Il en redemandait souvent. Et il lui fallait du temps pour avoir sa dose. Et souvent, c'était lui qui épuisait son, ou ses, partenaire(s). Mais ce soir là, Andrews teint si bien la cadence. Et même, il semblait pouvoir continuer bien plus longtemps que le jeune homme. C'était la première fois qu'il faisait autant l'amour en une seule nuit. Un peu partout dans la chambre. C'était une des premières fois qu'il acceptait d'être soumis. D'être soumis avec une personne qu'il ne connaissait pas en plus. Il l'avait déjà fait, avec un garçon en qui il avait entièrement confiance et qui avait été doux avec lui. Mais ce soir, il avait succombé sous les nombreux assauts de son partenaire. Jusqu'à finir épuisé, la gorge sèche et souffle rauque. Ses yeux se fermant tous seuls.
    Il passerait la nuit dans cette chambre.
    Il s'était donc endormi contre son amant. Presque sur lui, sa respiration avait fini par redevenir calme et sereine comme chez n'importe quel individu endormi. Les caresses douces des doigts du vampire lui procurait parfois quelques frissons dans son sommeil mais étrangement ne le gênait aucunement alors qu'il continuait à dormir. Ça faisait longtemps qu'il n'avait pas été à ce point épuisé pour dormir d'un sommeil si profond. Dans ses rêves apparaissait comme souvent le M. Andrews qu'il désirait depuis si longtemps. Un Andrews qu'il aurait voulu à la place de celui sur lequel il dormait... Il gémit un peu dans son sommeil...
    Il aurait surement mal à un peu partout au réveil. Et pas seulement aux fesses et aux jambes vu les hématomes qui ornaient son corps. Et les griffures. On aurait dit qu'il était tombé dans les escaliers en se battant avec un gros chat. Ou pas. Mais il ne se plaindrait surement pas. Il n'avait pas l'habitude d'être soumis, mais il aimait que l'acte soit pimenté d'un peu de douleur. Ça augmentait son plaisir. Ça augmentait son désir et parfois, si c'était fait au bon moment, il perdait un peu ses moyens... Mais ça c'est une autre histoire. Quant aux suçons, ceux que lui avait fait Andrews étaient les seuls sur son corps car d'habitude, c'était lui qui les faisait... Il allait garder ses marques pendant encore un moment. Moment où il évitera d'avoir des relations avec d'autres gens. Il ne voulait pas trop qu'on sache que quelqu'un pouvait le marquer comme ça, comme si il lui appartenait.
    Il n'appartenait à personne.
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Kellian C. Andrews
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MessageSujet: Re: Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]   Jeu 26 Nov - 7:02

Ketsia Aliséa Andrews a écrit:
    Le Vampire se redressa au bout d'un moment, remplaçant sa présence par celle d'oreiller et de drap, après lui avoir donné un doux baiser, dans l'enchantement suprême du sommeil, pour éviter qu'il se réveille alors qu'il partait se doucher. Et puis aussi rejoindre le photographe qui l'attendait à Kyoto. Lui laissant le luxe de cette suite géante pour lui, le temps qu'il reprenne ses esprits, qu'il se libère des bras de Morphée.
    Et ce fut à ce moment là que la porte s'ouvrit de nouveau. Pour laisser entrer le Monsieur Andrews de ses rêves. L'odeur lui parut tout d'abord familière. Celle de son cousin normal. Mais... Une autre plus subtile et raffinée, celle d'un humain. Alala. On en changera jamais les vilaines habitudes de Ketsia. Qui multipliait les relations d'un soir depuis la mort de sa calice. Et sûrement aussi depuis qu'il en était à savoir qu'il était devenu dépendant à un être qu'il n'avait pas choisit.
    Malheureusement cette odeur il la connaissait, pour l'avoir côtoyer une année entière, et même une soirée. Il n'y a pas longtemps. Combien de jour ? Quelques uns. Sûrement une semaine entière peut-être légèrement plus. Vive les vacances scolaires. C'était tout ce qu'il en disait. Il avait put passer deux journées entières avec sa fille, qui aujourd'hui n'était malheureusement pas disponible. Cette grand-mère alors. Heureusement qu'elle n'était pas dans la possibilité de lire ses pensées, elle tomberait des nues.
    Voyez donc la surprise se lire sur le visage du professeur qui referma doucement la porte. Tant d'odeur. La sueur. Les semences. Un peu de sang peut-être. Kellian renifla très légèrement quelque peu hautain. Cela faisait combien de temps qu'il ne s'était pas abandonné à ce péché ? La passion charnelle par pur plaisir. Oh. Bientôt un siècle. Impensable pour un humain, direz-vous, normal, ils sont si peu à atteindre cet âge-là.
    Une très légère moue se dessina sur son visage, envahit par une étrange sensation alors que ses yeux se posèrent sur le pauvre humain. Pas de trace de morsure. Celle de vampire parlons-nous, bien entendu. Heureusement. Il soupira légèrement, laissant l'autre qui n'avait sûrement pas encore remarquer sa présence si volatile. Il alla dans une des pièces adjacentes, après avoir posé sa veste sur une chaise. Il attrapa un chewing-gum, et se regarda un instant dans le miroir. Lui qui venait de s'abreuver en lièvre vérifiais tout de même pour une énième fois si une trace de sang n'était pas encore sur son visage blafard. Oui. Il en sentant encore la présence à ses lèvres, et cette chaleur particulière.

    Lorsqu'il revint ce fut avec l'un de ses sous-vêtement propre, qu'il posa sur le lit, devina Gavriel nu sous les draps. Et connaissant Ketsia et ses perverses manies, il l'avait fait sûrement fait éclaté une première fois alors qu'il était encore drapé de son sous-vêtement. Remarquant alors le regard de l'humain sur lui, il se redressa un peu, et sourit faiblement.

    « Situation cocace, n'est-ce pas ? »

    Lui qui avait toujours pensé Gavriel hétérosexuel. Hmm ... Non. C'était surtout qu'il ne s'était peut-être pas posé la question. Il sourit un peu plus, et se redressa, et rajouta le ton un peu plus amusé après s'éloigner de nouveau :

    « Je vois que... Vous avez pu faire... Profonde connaissance avec mon cousin ... »

    Et ca l'amuse visiblement. Il souriait encore alors qu'il s'éloigna de nouveau dans l'autre salle, un salon pour être précise. Dans lequel il s'assit sur le divan, alors qu'il ouvrait et allumait son pc portable. Laissant sûrement un minimum de pudeur à l'autre qui cherchera sûrement à laver les traces de péché sur son corps qui avait tant transpiré la veille. De s'habiller et de pouvoir s'enfuir très certainement.

    Au final, le Comte fini par jeter sa sucrerie pour la remplacer par une autre qu'il préférait tant. Une sucette à l'orange. Il aime l'orange ! Ca lui faisait sûrement un petit air enfantin, avec le baton orange qui lui sortait d'entre les lèvres... L'air vaguement concentré sur ce qu'il faisait. Les cheveux lachés, légèrement emmelé, à la sauvage. Sexy et mignon.
    Habillé d'un simple jean, et d'une chemise blanche, sûrement légèrement transparente. En tout cas assez pour faire deviner les formes de son tatouage noir dans son dos.

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MessageSujet: Re: Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]   Jeu 26 Nov - 8:09


    Il aurait pu avoir un tremblement de terre, là tout de suite, que Gavriel ne se serait pas réveillé. Il dormait profondément. Vraiment profondément. Presque rien au monde n'aurait pu le sortir de ce sommeil si paisible où il rêvait avec délice de l'homme de la famille Andrews qu'il désirait vraiment. Cet homme qu'il avait de nouveau rencontré il y avait à peu près une semaine. Avait-il compté les jours? Non. Au contraire. Il l'avait revu sur le pallier de cette tour où il l'avait rencontré la toute première fois. À l'époque où il ne savait pas encore qu'il allait être son professeur d'histoire pendant toute une année. Une année somme toute difficile à passer, mais il aurait aimé qu'elle ne se finisse jamais. Ou qu'elle se finisse et qu'il ait enfin le courage de l'aborder en dehors des cours, alors qu'il n'aurait plus été son professeur. Mais il n'avait pas osé cette indécence. Alors il avait espéré le revoir l'année suivante. En cours ou dans les couloirs. Mais non. Monsieur Andrews avait disparu. Parti. Reparti. Il était entré soudainement dans sa vie sans prévenir avant d'en partir de la même manière. Mais après tout, il n'avait aucun engagement envers ce pauvre lycéen qu'il était à l'époque. Mais Gavriel aurait bien aimé savoir pourquoi il n'était plus là l'année suivante.

    La raison pour laquelle il avait couché avec le monsieur Andrews de cette nuit, n'était tout bonnement que la même raison qui l'avait poussé à avoir de si nombreuses aventures depuis ses années de lycée. La frustration. La frustration était un sentiment qui lui était si commun qu'il n'y faisait plus guère attention et tous les rapports qu'ils pouvaient entretenir avec des gens y était forcément liés. Une frustration qui remontait donc à cette année là. Cette année où il avait eu ce prof d'histoire, sans jamais pourtant le connaître d'avantage. Et c'était ça qui avait fait grandir ce sentiment en lui. Ne pas le connaître, le voir disparaître. Ne pas avoir saisi sa chance à l'époque. Malgré la différence d'âge. Malgré son statut d'élève. Malgré son statut de professeur. Il aurait du franchir la barrière. Peut être.
    Puis il l'avait revu. Ces quelques jours plus tôt. Ils avaient discutés un peu. Et d'autres choses que peuvent faire un professeur et un de ses anciens élèves. Rien de bien décisif. Mais ces quelques moments avaient fait naitre un sentiment longtemps oublié dans le cœur de Gavriel. Quelque chose qu'il ne savait pas encore comment nommer. Mais il était décidé à ne pas laisser passer sa chance. Il forcerait peut être même le destin pour une nouvelle rencontre. Mais comment faire? Plus les jours passaient et plus sa frustration regrandissait. Jusqu'à ce qu'il croise le chemin du mannequin. Le mannequin qui allait être le premier exécutoire de cette frustration grandissante. Ce qui avait été le cas effectivement. Il n'avait même pas fait attention au nom qu'il portait. Après tout, Andrews est un nom très courant.

    Gavriel, si profondément à l'abri dans son rêve ne fut donc pas dérangé par l'arrivée même de l'homme de ses songes. Il resserra juste un peu l'oreiller entre ses bras en marmonnant des choses incompréhensibles avant de sourire légèrement. Son rêve semblait prendre une tournure qui lui plaisait.
    Mais au bout d'un moment, comme si le Andrews du rêve détectait la présence du vrai dans la réalité, le rêve prit fin de lui-même. Le jeune homme entre-ouvrit les yeux. Yeux qui se posèrent sur la silhouette d'un homme encore floue. Il cligna un peu des paupières puis se frotta les yeux. Un sourire et quelques mots de l'homme. Gavriel eu l'impression qu'on venait de le plonger dans un bac de glaçons. Il avait l'impression de geler de l'intérieur. D'une main hésitante, il tira un peu sur le drap, même si son corps, du moins les parties principales, en étaient recouvert. Mais après cette première impression plutôt désagréable, en vint une autre. Quel était le lien entre son professeur d'histoire et l'homme avait qui il avait couché cette nuit? Réponse qui lui fut vite apportée. Cousins, ils étaient cousins. Gavriel songea enfin à respirer à nouveau. Il était temps. Mais il devait avoir le teint légèrement livide. C'était la pire manière qu'on pouvait imaginer pour une seconde rencontre... Et ça semblait amuser monsieur le professeur. Mais ça n'était pas du tout le cas du jeune homme.

    Lorsque Andrews passa dans la pièce voisine, l'esprit de Gavriel se remit sensiblement à fonctionner comme avant. Avec n'importe qui d'autre, il aurait surement trouvé un moyen de retourner la situation à son avantage. Mais là... Il secoua la tête et se leva pour filer sous la douche. Filer aussi vite que le pouvait son corps courbaturé et ses cuisses douloureuses.
    Il passa de longues minutes sous une eau chaude, très chaude. Ça lui éclaircissait les pensées. Là dans une pièce pas loin, ce tenait l'homme qu'il désirait le plus au monde depuis des années. Il y avait quelques heures à peine, il avait couché avec le cousin de cet homme. Et maintenant, l'homme qui le voulait l'avait vu après les nombreux ébats de cette nuit-là, endormi, faible et souillé... Il soupira. Ce n'était pas vraiment le moyen pour faire bonne impression... Mais maintenant, il lui fallait trouver comment rattraper tout ça. Si c'était encore possible... Ce qui allait être dur. Potentiellement dur.
    Il sorti de sous la douche et s'essuya rapidement, réfléchissant toujours à un moyen pour améliorer les choses... Il y pensait toujours en s'habillant. Il n'était pas doué pour ça. Réfléchir à comment arranger des situations. En général, il se fichait bien de ce que pouvait penser les gens. Et sa vie sexuelle le regardait. Mais comme il avait bien envie que cet homme entre dans sa vie, et aussi dans sa vie sexuelle. Il fallait qu'il fasse quelque chose... Il ne pouvait pas laisser passer ça comme il faisait d'habitude.

    Habillé, les cheveux encore un peu humides, Gavriel fini par sortir de la salle de bain. Il vit le professeur, de dos, sa chemise blanche laissant apparaître légèrement un tatouage sur sa peau pâle... Le jeune homme voyait vaguement son reflet dans l'écran d'ordinateur qu'il regardait. Sexy. Très sexy et attirant. Il aurait aimé être à la place de la sucette. Il souhaita, comme souvent le font les humains qui savent pertinemment que ce n'est pas possible, qu'on en puisse pas lire dans ses pensées (enfin, là c'était possible mais bon...). Il prit une profonde inspiration avant de s'approcher jusqu'à arriver près de lui et à se glisser dans son champ de vision. Puis il s'inclina assez bas.

    « Je suis désolé que vous m'ayez surpris dans cet état. »

    Il se mordit un peu la lèvre, toujours incliné... Que pouvait-il faire d'autre, à part s'excuser? Puis il fini par se redresser, attendant une réaction de monsieur Andrews. Une dernière réaction avant de quitter cet endroit. Enfin, ça dépendra de la réaction qu'il aura...
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Kellian C. Andrews
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MessageSujet: Re: Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]   Ven 27 Nov - 8:48

    Le professeur d'Histoire releva la tête, les lèvres légèrement pincées autour de ce joli et fin bâton de plastique, relevant le nez de sa boite d'e-mail alors qu’il posait directement son regard sur l'humain qui venait de nouveau entrer dans son champ de vision. Que cela était clownesque, si disait-il. Se retrouver dans une chambre d'hôtel avec l'un de ses anciens élèves japonais. C'était drôle en y pensant, jamais il n'aurait pu imaginer une pareille situation. Cela le faisait sourire. Il aurait fallut posséder un esprit assez vagabond et mal tourné pour avoir pu mettre le doigt sur une telle idée de scène avant que celle-ci n’arrive. L'autre s'excusa en s'inclinant visiblement bien bas. Il fut assez étonné ... Ce n'était pas comme si il l'avait vu dans son intimité absolue, ou en plein final avec Ketsia. Heureusement d'ailleurs. Parce que Kellian aurait très certainement eut un choc. Non pas de dégoût mais de se rendre compte que Gavriel n'était pas un enfant. Parce que c'était un peu ce qu'il était à ses yeux. De sa petite jeunesse. Un enfant qui n'était encore qu'au stade petite enfance. Ou pas, visiblement, vu ce qu'il venait de "surprendre" à moitié. C'était... Tellement... Ennuyant.
    Il se surprit même à glisser son regard sur le corps de l'humain discrètement, avec un petit sourire en coin, coquin. Coquin dans le genre malicieux et pas autrement. Il porta sa main droite ornée d’une coquette bague à son annulaire, pour attraper le bâton du bonbon sphérique bien sucré, pour l’extirper de ses lèvres. Avaler sa salive et ce glucose puis glisser le bout de sa langue tentatrice sur ses lèvres sûrement un peu collantes, et sourit en l’entendant.

    « Je suis désolé que vous m'ayez surpris dans cet état.
    - Oh, ce n'est rien. Nous vivons au quin-- vingt-et-unième siècle après tout ! Et puis je ne suis pas votre père…. Encore heureux d’ailleurs, ajouta-t-il pour lui-même. »

    Peut-être parlait-il alors du fait qu'il devait être un père très tenace et trop étouffant. Que ce genre ne chose de pouvait alors pas être permise... Il fit un rapide calcul mental. Quel âge avec ce cher ancien élève ? Il devait avoir 16 ou 17 ans, il y a deux ans. Donc ici, aujourd'hui, face à lui se tenait quelqu'un de 18 ou 19 ans. Peut-être 17 ans si il avait sauté une classe. Mais pas à ses souvenirs... Il ne ferrait donc pas du détournement de mineur... Ohoh. Il fut lui même surpris, voir même un tantinet choqué par cette pensée, cette drôle d'idée qui lui traversait la tête. Inconsciemment il venait de s'avouer que.... Que ce humain l'attirait. Ce n'était pas possible, voilà plus d'un demi-siècle qu'il n'avait plus ressentit quelconque attirance physique. Il racla sa gorge doucement en s'humectant une nouvelle fois les lèvres, alors qu'il le fixait sans sens rendre réellement compte le regard dans le vague... Puis murmure doucement :

    « Je ne sais pas ce qu'il vous a dis... Mais... Enfin ... Ne croyez pas que... C'est un homme très volatile, malheureusement ... Je n'ai jamais compris d'ailleurs ce qui l'attire vers ce comportement là ... »

    Il haussa les épaules. Au fond cela ne le regardait guère. Il remit sa sucette en bouche après avoir ajouté que si Ketsia ne l'avait pas mis à la porte c'est qu'il pouvait sûrement profité de prendre son petit déjeuner ici. Les Andrews ne compte pas l'argent, il pourrait se moucher avec, et tout ce que vous voudriez, ils resteront toujours mille fois plus riche que Bill Gates, et encore.... Je suis extrêmement généreuse dans ce chiffre.

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MessageSujet: Re: Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]   Ven 27 Nov - 21:29


    Gavriel était particulièrement mal à l'aise en ce qui le concernait. Se retrouver dans cette situation avec un de ses anciens professeur. Enfin, ça aurait un autre. N'importe quel autre, il n'en aurait rien eu à faire. Absolument rien du tout. Il aurait pris sa douche, ses affaires et serait rentré chez lui en prenant un croissant dans une boulangerie sur la route après avoir jeté un regard plein de sous-entendus au prof en question. Mais là ce n'était pas le cas. C'était LUI. Monsieur Andrews.
    Il était vrai que ça aurait pu être pire. Bien pire. Qu'il eût été surpris en plein acte avec l'autre Andrews l'aurait tellement rendu honteux qu'il aurait surement repoussé son amant du soir pour se rhabiller en quatrième vitesse et s'enfuir pour trouver un coin tranquille où exprimer tranquillement sa honte sous forme de colère ou encore de larmes. Même s'il n'arrivait encore que très peu souvent au jeune homme de pleurer. N'ayant pas de réels sentiments forts, il n'avait pas de réactions aussi fortes.
    Du point de vue sexuel, Gavriel était sortit de l'enfance depuis un peu plus de deux ans maintenant en fait. Il n'était plus du tout un enfant, et ce, depuis longtemps. Ça lui paraissait tellement normal maintenant... Cette nuit avait été moins communes aux autres, mais ce n'était toujours qu'un moyen pour oublier sa frustration, ne serait-ce qu'une nuit.
    Devant l'absence de réaction pendant un moment de la part de son ancien professeur, le malaise du jeune homme s'amplifia légèrement. Et encore un peu lorsqu'il eu ce sourire en coin. Un frisson parcouru son dos alors qu'il le regardait, les yeux légèrement baissés. Lorsque monsieur Andrews leva sa main droite pour prendre le bâton de la sucette entre ses doigts fins, Gavriel pu clairement voir la bague à son doigt. À ce doigt là. Son sang ne fit qu'un tour et il eu l'impression de geler de l'intérieur à nouveau. Il avait envie de partir loin. Partir si loin. Oublier tout ça. Mais il ne bougea pas. Non. Une partie de lui n'aurait pu se résoudre à partir comme ça. Comme un pauvre gamin en pleurs qui s'enfuirait, écroulé sous un soudain désespoir de ne pas avoir ce qu'il avait tant désiré. Il n'était plus un gamin. Et bientôt, on lui donnerait surement la direction d'une sous-filière de la société de ses parents. Il n'avait pas été élevé pour fuir. Peu importait la situation.
    Il oublia un peu la bague alors que son ancien enseignant passait sa langue sur ses lèvres pâles. Il s'efforça de ne pas trop le fixer. De quoi il devait avoir l'air, de fantasmer sur son professeur comme ça? Ses lèvres se mirent à bouger pour articuler quelques sons. Sons qui prirent un sens en passant dans le cerveau de Gavriel. Apparemment ce n'était pas grave. Pas grave. Il est vrai que Gavriel se faisait surement une montagne de rien du tout. Mais avoir été vu dans cet état par l'homme qu'il voulait... Il n'arrivait pas à s'en remettre. Mais ça, il ne pouvait bien sûr pas le lui dire.
    Lorsque Andrews parla de ne pas être son père, une violente pensée traversa l'esprit du jeune homme : ENCORE HEUREUX! Suivie d'une image déplacée et incestueuse... Un murmure du professeur fut comme un écho à cette pensée et Gavriel le regarda un long moment d'une drôle de manière. Cherchant le sous-entendu. Pourquoi ne voulait-il pas être son père? De honte d'avoir un fils tel que lui? Ou au contraire parce que il aurait aimé pouvoir profiter de son corps? Mais non. Il avait une alliance. Il était marié. Il ne pouvait pas s'intéresser à lui. Pas monsieur Andrews. Et pas lui.

    Puis le jeune homme se rendit compte du regard de l'homme sur lui. Pourquoi le fixait-il comme ça? Il se rendait compte qu'il n'avait rien répondu à sa dernière phrase. Même s'il n'y avait pas réellement de chose correcte à répondre à ça. Mais ça faisait un peu bête. Il aurait du s'incliner à nouveau et prendre congé. Avant de risquer d'être encore plus ridicule.
    Mais l'enseignant reprit la parole. Et à nouveau, celle-ci glaça légèrement le sang du jeune homme. Il était lui-même un homme volatile. Couchant avec des hommes mais sans leur faire l'amour. Il n'avait jamais ressenti ce sentiment. Et encore moins pour ces nombreuses aventures. Pour ses propres raisons. Il ne connaissaient pas celles de son amant de cette nuit et il ne voulait pas les connaître. De toute façon. Il regarda encore un moment cet homme marié face à lui. C'était bien lui. Lui sa raison d'être volatile. Lui sa raison de toute cette débauche sexuelle. Mais il ne le savait pas. Bien sûr. Et Gavriel n'allait surement pas le lui dire.

    Puis Andrews lui parla de petit déjeuner...

    « Je vous remercie mais je vais rentrer chez moi. J'ai profité de cette chambre assez longtemps... »

    Et puis de toute façon, il était loin de manquer d'argent lui aussi.
    Il se tu un instant puis ajouta un peu plus bas.

    « J'ai été heureux de vous revoir. »

    Il s'inclina légèrement avant de se diriger vers la sortie. Il ne savait pas si il avait envie qu'on le retienne ou qu'on le laisse partir. Si. En fait il voulait qu'on le retienne. Qu'on l'empêche de partir. Parce que il savait que si il partait comme ça, peut être qu'il ne reverrait jamais cet homme...
    Il arriva près de la porte. La regarda un long moment. Se forçant à ne pas se retourner pour jeter un dernier coup d'œil. Puis il sortit. Il sortit. Mais n'alla pas bien loin. Quelques pas dans le couloir et il s'arrêta. S'arrêta et s'appuya contre le mur se prenant la tête dans les mains.
    Tout était foutu. Il aurait surement été préférable qu'il ne le revoie jamais finalement... Il n'avait jamais eu honte de ce qu'il était. De ce qu'il était devenu. Et il avait fallu que cet homme le voit tel qu'il était, pour qu'il en ai honte...
    Il soupira, ne sachant pas encore ce qu'il allait faire.
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Le froid de la réalité et la chaleur du surnaturel [PV Ketsia]

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