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Enfers & Damnation
Une nouvelle intrigue : Une maladie, un virus, bien étrange ravage la communautés des vampires.
Fièvre, Hallucinations, Vomissements, Coma, Soif de Sang, Sautes d'Humeurs, ... sont au Rendez-vous.

Nous avons une surpopulation de vampires ~ Tentez de favoriser les humains, ou bien la Damnés Ahmès & Akai Yume

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 Susurres d'une prière... [PV Andy]

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Kieran A. Andrews

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MessageSujet: Susurres d'une prière... [PV Andy]   Mar 28 Sep - 18:25

« Pater noster, qui es in caeli. »

Le glas de l'abbaye sonnait trois heures. Heure où rare sont les âmes encore debout, heure où peut d'âmes hantent encore la ville française. Qui oserait troubler le silence des lieux ? Pas le moindre son ne s'élevait de la vieille abbaye. Les cloches venaient de se taire, remettant le silence là où il aurait du être depuis le début. Lieu de silence, de refuge, de prière. Y avait-il seulement un être suprême, un être à même d'entendre les demandes susurrées par les âmes en peine ? Existait-il un être apte à résoudre les problèmes des êtres qu'il avait créé ?

« sanctificetur nomen tuum; »

Entendait-il cette prière, simple murmure dans une vieille abbaye où jadis raisonnait de si nombreuses prières. Entendait-il cette demande qu'une âme égarée lui adressait, comme si souvent, durant la nuit ? Où serait-il aussi imperturbable que les autres nuits ? A croire que ce Dieu que les chrétiens véneraient, à croire que cet être d'Amour avait délaissé des âmes depuis longtemps. Qu'avait-il fait pour être ainsi rejeté ? Quelle faute avait-on pu rejeté sur lui pour qu'il en paye le sacrifice après tant d'années ?

« adveniat regnum tuum; »

Remontant la nef de la vieille église d'un pas silencieux, le vieil être ne savait pas ce qui l'avait mené à une heure si matinale en ce lieu ? Etait-ce le silence des lieux qui l'avait poussé à bouger, était-ce cette solitude qui le rongeait chaque jour un peu plus, jalousie maladive de voir son frère se tourner vers un autre. Comment pouvait-il accepter ce constat, sans sentir son cœur en souffrir. Parfois, il aurait voulu n'être qu'une poupée de Glace complète. Ne rien ressentir, ne rien regretter... Mais il fallait qu'il le fasse. Il fallait qu'il libère son frère de son emprise, sans quoi les deux souffriraient. Il ne lui appartenait plus exclusivement, et après plus de dix mille ans, ce constat était cruel... Il détestait les âmes soeurs !

« fiat voluntas tua sicut in caelo et in terra. »

Pourquoi existaient-ils ? Qui avait fait qu'un jour, des êtres s'étaient ainsi retrouvés privés de liberté, privés d'une chose que tant refusait, alors qu'il n'aspirait qu'à la retrouver. Pourquoi les humains recherchaient-ils l'immortalité, l'éternité ? Cela n'avait rien de beau, de magique, de magnifique. Juste un long chemin, sans fin, sans terminus. Chemin qui le fatiguait, inlassablement. Pourquoi avançait-il constamment dans cette vie, alors qu'elle n'avait aucune saveur, aucun goût ? Pourquoi avançait-il encore quand le lendemain était si identique au jour passé ?

« Panem nostrum quotidianum da nobis hodie; »

Pourquoi les avait-on maudit, leur volant non seulement la mortalité, mais leur vie entière ? Pourquoi ne devait-il être que des créatures affamés par un liquide carmin. Pourquoi devaient-ils ainsi trouvé leur nourriture auprès d'êtres mortels et fragiles ? Que ce soit les humains ou les animaux, ce n'était que des créatures dont la fragilité les rendaient si attirants à ces yeux d'être sans fin. Lui qui resterait quand eux mourrait, terminait leur vie. Pourquoi restait-il derrière, prisonnier de liens de que nul ne voyait, que nul ne constatait.

« et dimitte nobis debita nostra, »

Il était le Prince de Glace. Il était prisonnier de ce rôle de fer, de ce rôle de Prince qu'il devait assumer sans faire tomber le masque de marbre qu'il arborait. Poupée de Glace qu'on observait, qu'on appréciait malgré son manque de sentiments, de ressentis. Poupée qui se voulait sans sentiments, mais qu'on pouvait si facilement blessé. Sans quoi il n'aurait jamais été aussi déçu et triste en voyant son frère avoir trouver son âme sœur. Il resterait seul, comme toujours, comme d'habitude. Ainsi allait sa vie de Prince. La fragilité des fleurs les rend éphémères. Lui n'était que le puceron qui tuaient les fleurs. Il était cet animal dangereux, sans conscience que sa vie ne faisait qu'écraser celle des autres.

« sicut et nos dimittimus debitoribus nostris. Et ne nos inducas in tentationem, »

Sa vie, il l'avait bâtie en volant des vies, en tuant sans remords. Il ne laverait jamais le sang qui coulait sur ses mains. Qu'importe ce pacte de paix, il ne pourrait jamais effacer les vies prises, les vies qui auraient du continuer, quand lui avait choisi brutalement de les arrêter ? Qui était-il pour avoir pris ce choix ? Il s'était pris pour Dieu, en oubliant que la revanche viendrait tôt ou tard. Il n'était qu'un être aux mains de sangs. Certes, il ne tuait plus, mais cela effacerait-il jamais les vies prises dans le passé ? Cela rendrait-il la vie à Jehan ?

« sed libera nos a malo. »

Jamais il ne se pardonnerait la mort de son ancien Calice. Il n'avait pas su le protéger, l'aider, être présent quand il en avait eu le plus besoin. Il n'avait pu que le voir sombrer chaque jour un peu plus. Il n'avait pu qu'assister, impuissant à cette tragédie qui arrivait. Non, jamais il ne pourrait se pardonner son incapacité à protéger son Calice. Devait-il avouer qu'il ressentait cette peur face à son frère ? Cette peur de ne pas réussir à le protéger de son âme sœur, a le voir sombrer à cause de cet être ? Il avait peur, car la solitude serait alors la seule chose qui l'entourerait. Jamais il ne serait pardonné des meurtres qu'il avait commis. C'était un assassin...

« Amen. »

La voix froide de Kieran retentit dans le calme de l'ancienne abbaye. S'il existait un être suprême, il n'y croyait pas. Il n'était qu'une création des hommes... Il ne pouvait pas exister, sinon pourquoi ne répondrait-il jamais à ses demandes ? Non, il n'était qu'une création vide de sens des hommes. Ils étaient maudits, mais personne pour les faire revenir dans le monde humain... A jamais, ce serait des êtres maudits... Des anciens assassins, des meurtriers. Jamais il n'y aurait de répit pour eux. C'était ça, la cruelle vérité de ce monde sans fin. Sans se retourner, le jeune homme entendit des froissements de pas... Quelqu'un d'autres était éveillé en cette heure pourtant si matinale. Il n'avait aucune envie de voir qui... Pourtant, l'odeur lui en disait beaucoup. Il l'avait déjà senti dans le passé, mais à de très rares occasions.

[HRP : La prière est le "notre père", issu des mémoires de Kieran]
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Kieran A. Andrews

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MessageSujet: Re: Susurres d'une prière... [PV Andy]   Dim 14 Nov - 22:28

Lieu de recueillement, lieu où échoue les âmes perdues, enfants égarés d'une divinité qui ne se montre jamais au commun des mortels et des immortels. Croyance bâtie sur des phénomènes inexpliquées, restée dans les mœurs, que nul n'ose réellement rejeté. Après tout, les mortels recherchent l'immortalité, et la religion le leur offre sur un plateau d'argent. Pourquoi donc remettraient-ils en cause ces notions et idées exportées tout droit d'un autre temps ? Mais lui, immortel, que venait-il donc faire en ce lieu sanctifié, sacré ? En ce lieu n'apportant nul réconfort à son âme d'assassin et de meurtrier. A jamais, ses mains seraient recouvertes de ce liquide carmin devenu son nectar de vie. A jamais, il serait un assassin.

Détournant son regard de la Vierge à l'Enfant, le Vampire reposa son regard vers le cœur de l'église. Un faible soupir au bord des lèvres, une envie de se blottir sous une couette chaude et de rester cachée pour de longues années. S'avançant sans faire grand bruit, le Prince de Glace retint un soupir. Pourquoi ses pas le menaient dans un tel lieu, quand son moral songeait à rendre les armes. Oh, nul ne s'en doutait, le masque de la beauté froide restait constamment installé, pas la moindre faille, contrôle quasiment parfait. Pourtant, son cœur est usé, fatigué d'une éternité sans fin, d'une vie de sang et de mort. Certes, il ne tuait plus, contrairement à avant le pacte. Mais cela n'enlevait en rien le sang sur ses mains. A jamais, il serait un assassin.

Une ombre perdue pénètre dans le sanctuaire, une ombre qu'il reconnaît pour avoir quelques fois croiser sa route, sans jamais réellement se lier avec le prince Hongrois. Son frère par contre le connait bien. Seulement, il se voit mal aller quémander à celui qu'il fuyait depuis six mois la moindre explication sur le jeune noble. Il savait parfaitement que la relation entre Andrei et Ferenc était des plus tumultueuses et prompte à la rancune. Deux entités trop différentes pour qu'ils puissent comprendre le point de vue de l'autre.

Sans grand besoin de s'approcher, le vampire perçut les murmures de la prière. Les autres étaient toujours si prompts au jugement, aux paroles blessantes, sans la volonté de regarder les blessures qu'il faisait. Il aurait pu laisser le hongrois seul, sans s'approcher un peu, sans répondre par un murmure. Mais il se serait trouver tout aussi cruel. Car c'était une âme de ses terres en peine... Et rien que pour ça, il n'aurait pas pu l'ignorer.

« Qu'est-ce que le mérite ? Qui peut nous juger à nos actes, sans voir nos pensées ? Nul n'est parfait, ni vous, ni moi, ni même ce fameux Dieu. »

Un murmure, des mots qui résonnaient dans l'église, en cette heure si matinale, si tranquille. Une ombre qui avance, lentement, laissant la Fleur de Glace quitter son abri pour s'avancer vers son cadet. Une chevelure blonde claire, une antithèse de son jumeau. Aussi bien physiquement que mentalement. Mais son interlocuteur saurait-il seulement à qui il s'adressait ? Serait-ce encore ces moments de pur diplomatie, ces mots dits sans la moindre croyance, juste pour faire plaisir et flatté les égos de chacun.

« Veuillez pardonner à un vieil imprudent de s’immiscer dans votre prière.  »

S'inclinant pour saluer l'étranger en ces terres, venu y trouver le repos de l'âme et des soins pour des blessures autant physiquement que moralement, le Prince d'Europe s'arrêta à quelques pas, posant son regard sur l'autel, se trouvant sur sa droite. Les sentiments... Même lui, réputé pour sa froideur, son manque d'humanité -à condition qu'un immortel puisse faire preuve d'humanité-, pouvait ressentir des sentiments. Sans eux, jamais il aurait pris la peine de s'éloigner de son frère, jamais il n'aurait eu de remords devant la mort de son dernier calice, jamais il n'aurait choisi de ne plus avoir de calice. Sans sentiments, il se serait qu'une poupée sans envie, sans idée, sans intérêt. Quel sentiment avait pu conduire le jeune héritier à se mener au bord de la mort ?

« Nos sentiments sont précieux. Ils font que nous sommes nous et pas un autre. Parfois ils nous blessent, nous poussent à agir d'une façon que les autres critiquent. Pourtant, pour nous, nous avons pris la bonne décision. Que ce soit pour nous protéger ou protéger ceux que nous aimons. Dis-moi, Andrei, si tu avais le choix, referais-tu ce geste ou choisirais-tu une autre solution ? »

Posant son regard ébène dans celui du prince hongrois, le vampire ne détourna pas son regard, sous prétexte que ce n'était pas correct selon les protocoles diplomatiques, de même que son dernier tutoiement ne serait pas adapté. Mais pouvaient-ils réellement se focaliser sur les principes de la diplomatie, quand le sujet était tout autre qu'une affaire d'état ? Bon, il savait parfaitement que si cela revenait aux oreilles de son père, il en entendrait parler pour quelques temps. Mais il trouvais les protocoles bien inadaptés pour ce type de questions.
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Kieran A. Andrews

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MessageSujet: Re: Susurres d'une prière... [PV Andy]   Dim 6 Fév - 22:45

La matinée à peine avancée, un lieu bien incongru pour une telle rencontre. Pourtant le Prince de Glace n’éprouvait aucun remord à voir cette étrange rencontre avoir lieu. Parce qu’on ne croisait pas le prince Hongrois partout et bien qu’il soit un ami de son frère, il n’avait jamais parlé avec lui, restant cette froide personne, ce qu’on attendait de lui, ce prince perdu dans les protocoles et la bienséance. Celui auquel on avait tracé un chemin sans se poser la moindre interrogation, sans lui laisser le choix. Mais il savait parfaitement qu’il aurait endossé ce rôle, pour faire plaisir à sa famille, parce que son frère avait une relation bien trop chaotique pour pouvoir le prendre. Alors il l’avait pris, avec les contraintes que cela impliquait.

Il savait que pour son interlocuteur, ce choix n’était pas libre, il n’avait personne pour l’épargner de ce fardeau, personne pour lui donner un brin d’affection. Même son amitié avec son frère avait été truandée dès les débuts… Comment ce jeune homme aurait pu apprendre à faire confiance aux autres, quand son père le méprisait. Ce qu’il savait sur Andrei, il l’avait appris depuis de longues années, par son Jumeau. Une histoire si identique à celle de son antithèse, une histoire si différente de la sienne. Une histoire qu’il ne pouvait pas comprendre. Parce qu’il n’était pas un poids pour son père… Juste pour ça, il ne pouvait pas comprendre la vie d’Andrei.

« Qui n’a jamais agi égoïstement ? Même moi, j’ai agi ainsi, personne n’est parfait, Andrei. Je ne connais pas tes sentiments, je ne connais pas tes raisons qui t’ont poussé à ce geste. Mais si je te jugeais, je saurais aussi hypocrite que tous ceux qui peuvent juger. »

Comment aurait-il pu le juger, lui qui regardait la vie sans attrait, sans envie, vivant juste pour ne pas blesser son frère. Parfois, il se demandait quel était l’intérêt de se relever le lendemain, comme si la vie valait encore la peine d’être vécue, comme si cette éternité n’était pas la pire des prisons. Mais c’était qu’une prison, diabolique, cruelle et sans cœur. Pire que tout ce qu’on pouvait imaginer. Pour lui, le constat était effarant. L’éternité rendait la vie fade, sans attrait, sans beauté. Où était l’intérêt de vivre, quand on ne pouvait pas mourir ? Oh, il aurait pu se tourner vers cette solution si attirante qu’était se donner la mort, mais il n’avait jamais pu, même s’il y avait pensé plus d’une fois, surtout après la mort de Jehan.

« Dans un certain sens, tu es plus courageux que moi. Cette idée m’a effleurée, mais je n’ai jamais réussi à aller plus loin. Par peur de ce que j’aurais à perdre, par peur d’entrainer d’autres âmes dans cette peine. L’éternité n’est pas belle. »

Oh, il ne faisait pas confiance à Andrei, mais il savait surtout qu’aucun des deux n’iraient répéter cette conversation, sauf peut-être à son frère, mais ce dernier connaissait suffisamment Alicha pour connaitre ses pensées aussi blanches que noires. La mort de son dernier Calice avait eu un effet dévastateur sur le Prince de Glace, et sans son antithèse, il aurait cédé à son tour au noirceur. Andrei était juste trop seul pour sortir la tête de l’eau. Et il n’avait pas l’air d’avoir su, voulu ou pu se tourner vers son ami. La solitude rendait les tourments plus cruels, plus durs et la solution si plaisante, si attirante. Pourquoi se relever, quand on ne trouvait plus de beauté dans cette vie sans fin ? Ces doutes, ces angoisses, il les connaissait. Trop, depuis trop longtemps pour s’en débarrasser réellement.

S’asseyant aux côtés de son compagnon, le vieux vampire retient un soupir. Une âme-sœur… Encore… A croire que cette amour si idyllique, si belle, si magnifique n’était qu’une horreur à vivre. Déjà qu’il devait céder son frère à un autre, préférant dès lors rompre toute relation. Oh, certains disaient qu’il agissait comme un idiot, comme une froide Fleur de Glace, cruelle et sans cœur. Mais aucun ne voyait le tourment qui l’embrassait, le laissant perdre pied dans ses propres doutes. Comment protéger son frère, quand sa seule envie était de se blottir dans ses bras, de pleurer comme un enfant, pour revenir comme avant… Sans cet intrus, sans devoir partager. Il avait été prévenu dans le passé, mais il avait choisi d’ignorer ces mots, les trouvant stupides.

« Plus j’en apprends sur les âme-sœurs, plus cela m’écœure. Kestia, toi… Si nos vies y sont liées, pourquoi devrions-nous forcément souffrir de les trouver ? Tu ne devrais pas avoir à douter de ta vie, tu devrais pouvoir être heureux avec celui que tu aimes. »

Pourquoi souffrir, quand on trouvait notre compagnon à vie ? Est-ce le juste retour des choses, la vengeance qui s’était mise en place de leurs passés sanglants, de leur cruauté ? Il n’aurait jamais su les réponses à ces doutes, mais il n’avait aucune envie de trouver son âme-sœur, surtout si c’était pour souffrir.
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Kieran A. Andrews

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MessageSujet: Re: Susurres d'une prière... [PV Andy]   Dim 10 Juil - 21:04

Le silence qui se pose, lentement n'est pas agressif, tendu, cruel. L'un reste silencieux, présent, au cas où... L'autre laisse ses larmes rouler, marquant ses joues et ses yeux, rougis. Mais si c'est ce dont il a besoin, alors Kieran le laissera pleurer. Sur ça, il l'envie. Il laisse ses sentiments sortir. Il ne se retient pas derrière un masque, tout son contraire. Il pleure, comme un enfant, comme celui qui souffre tout. Il ne ment pas, il ne se ment pas, pour se cacher, pour souffrir moins. Tout son contraire, au final... Non, Andreï a surement des défauts, mais il est quand même un vampire bien courageux. Il n'est pas un enfant terrorisé, même s'il le pense. Non, il réfléchit trop mais il ne remet pas en doute ses sentiments.

Croisant son regard, Kieran ne peut que lui sourire, avec tendresse, avec gentillesse. Un de ces rares sourires, de ceux qu'il ne fait en temps normal qu'à son frère. Andrei est bien l'un des premiers à voir au travers de ce masque de Fleur de Glace. Mais il ne peut pas rester froid, devant cette douleur et ce besoin flagrant d'une oreille attentive, qui ne juge pas. D'une oreille qui écoute juste, qui conseille, qui soutient. Même s'il ne comprend pas la cruauté de ce que vit le jeune Vampire, il restera là. En attendant qu'il aille mieux. Sans l'interrompre, il le laisse parler, esquissant un doux sourire en entendant ses paroles.

Il l'observe, il perçoit sans grande difficulté cette âme solitaire, assez perdu, ne sachant que faire et vers qui se tourner. Ce jeune homme qui tient ses mains l'une sur l'autre, un enfant perdu. il ne peut pas voir Andrei autrement, qu'un enfant perdu, qui cherche à savoir comment s'y prendre, que faire, comment avancer dans ce méandre tumultueux. S'avançant calmement vers lui, Aliséa s'agenouilla lentement, passant en même temps ses doigts de musicien sous le menton du Hongrois, pour croiser encore son regard. Il ressemblait à un enfant pris en faute. Et ce constat était dommage. Est-ce la relation catastrophique avec Ferenc qui le rendait ainsi, si fragile ? Ou ses doutes sur son âme-soeur était juste la cause de cette fragilité ?

« Ne me remercie pas, Andreï. Nous ne sommes peut-être pas amis, mais tu es celui de Kestia. Mon frère serait triste, s'il t'arrivait quelque chose. Et je crois, que moi aussi, je serais triste. Tu es courageux, n'en doute jamais. Tu peux te juger comme lêche; mais à mes yeux, tu es quelqu'un de courageux, pour avoir oser en parler avec moi, qui ne suis ni ton ami, ni ton confident. »


Ca n'aurait pas du être son rôle. Ferenc ou Elizaveta auraient du être là, rassurant leur enfant. Mais il savait parfaitement que la relation liant Andreï a son père était aussi mauvaise que celle de son frère et de son père. Mais là où son père s'était tourné vers lui, Ferenc n'avait pas eu de choix que d'essayer de forger Andreï comme il le voulait. Mais on ne change pas le caractère profond d'une personne. Et c'était pour cela que les tentions ne disparaitraient jamais entre eux. Tout comme Kestia et leur père. C'était dommage de voir des êtres aussi butés pour chercher quelque chose d'impossible pour leur enfant. C'était dommage de voir des relations aussi mauvaises. Un enfant ne devrait jamais détesté un parent.

« L'amour peut-être horrible, mais certains te diront que c'est la plus belle chose. Je ne pourrais pas te dire que je te comprends, ce serait te mentir. Moi, je le trouve cruel, pour vous faire souffrir, Kestia et toi. Mais quand je vois mes parents, je me dis qu'au fond, c'est pas c'est pas si moche. »

Prenant ses mains dans les siennes, le vampire resta là où il était.

« Tout coeur finit par fatigué et être morcelé. Le tien et le mien parmi tant d'autres. Pourquoi ton âme soeur te fait si peur ? Pourquoi refuses-tu son baume sur ton coeur ? Il ne peut te faire de mal, il souffrira tout autant que toi.»

Enfin ça, c'était la théorie...
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Kieran A. Andrews

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MessageSujet: Re: Susurres d'une prière... [PV Andy]   Dim 16 Oct - 17:23

Chuchotement à peine audible, pour un humain, mais lui, Prince de Glace, avait parfaitement entendu les mots que prononçaient l'Hongrois. Mais les entendre ne signifiait pas pour autant les comprendre. Et le vieil être, malgré tout son savoir ne pouvait pas comprendre à qui Andrei adressait ses mots. Surement pas à lui, puisqu'il n'était pas « son ami ». Peut-etre pour son frère ou un autre ami. Il ne connaissait pas assez Andrei pour savoir qui était ses amis. Ou ses ennemis, hormis son père. Non, il ne le connaissait pas particulièrement. S'il n'était pas aussi distant de son frère, il lui aurait surement glisser quelques mots concernant le cas du Hongrois, sans pour autant en dire plus que raisonnable concernant leur conversation. Il ne voulait pas que le cadet pense qu'il ne tenait pas les secrets.

Un genou posé sur le froid sol de l'abbaye, l'une de ses mains d’albâtre sous le mentons de son congénères, le Prince de glace n'avait pour l'heure que le surnom de froideur, et non son apparence. Comment ne pas délaisser ce masque de froideur devant un enfant effrayé. Aucun doute qu'une telle comparaison aurait pu avoir raison de l'égo du Hongrois, mais à ses yeux, Andrei ressemblait à un enfant perdu. Celui des contes des frères Grimm, mais qui n'avait pas su poser les cailloux pour se retrouver ou bien s'était-il perdu avec des miettes de pain ?

« Comme a écrit un philosophe, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. [1] Crois-tu réellement qu'être un être de froideur soit plaisant, de n'être pour les autres qu'un être que rien n'affecte, qu'on ne voit ni rire, ni sourire, ni pleurer soit mieux ? »

Retirant lentement sa main de sous le menton du jeune être, il ne se releva pas pour le moment, laissant juste quelques secondes de silence. Il avait conscience qu'il avait acquis cette réputation, de Froideur, de Glace. Mais ce masque n'était que facile à maintenir en place. Le délaisser serait effrayant, pour lui. Parce que l'être derrière, le vampire, n'avait rien de beau. Se relevant lentement, il laissa son regard se poser sur le plafond de l'abbaye.

« Nul n'est constamment fort et courageux. Même ceux qui se prétendent comme tels. A nos yeux, nous ne voyons que nos défauts et nos erreurs. Même moi, je ne vois que mes défauts et mes échecs. Pourtant, pour moi, tu es courageux. Parce que tu me parles, quand tu pourrais te contenter de vagues réponses. Parce que tu m'ouvres ton cœur, moi qui ne suis que le frère d'un de tes amis. Parce que tu acceptes tes sentiments, quand d'autres ne font que les cacher à la vue de tous. »

Il ne connaissait peut-être pas beaucoup Andrei, mais ce qu'il voyait lui suffisait pour l'instant pour faire ces conclusions. De toute façon, qu'est-ce que c'était, le courage ? Affronter la vie ? Chercher à se faire apprécier ? Tant de définitions diverses pour un même mot. Non, Le courage n'était pas une notion si facile à définir. Mais parfois, juste vivre demandait du courage, et le Hongrois pourrait protester autant qu'il voulait, sur ce coup, il avait du courage à revendre. Il ignorait bien ce qui l'assombrissait tant, le rendait aussi suicidaire. Mais chacun à ses blessures qu'on ne veut pas montrer. Le cadet comme lui.

« Je ne peux te dire que ce que ma mère m'a dit concernant ce type de liens. Je ne le connais pas personnellement pour pouvoir te dire que je comprends ce que tu vis en ce moment. J'espère juste que tu trouveras ton bonheur dans cette relation. »

Il avait perçu que le jeune homme souhaitait partir, même s'il n'avait pas fait la demande explicite, les gestes étaient justes suffisants pour cela. Et il ne le retiendrait pas en ces lieux, s'il voulait partir, il le laisserait faire.

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