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Enfers & Damnation
Une nouvelle intrigue : Une maladie, un virus, bien étrange ravage la communautés des vampires.
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 Quand le diamant brise le cristal [Pv Andrei]

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Ferenc Nádasdy Báthory

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MessageSujet: Quand le diamant brise le cristal [Pv Andrei]   Ven 3 Sep - 12:54

    Le ciel s’épanche, mélancolique, pleurs des Dieux sur la terre de nos existences. Mon regard se perd dans les limbes aqueux, fils perliers des nuages martelant les carreaux transparents de leur activité diurne. Tant de songes découlent de chacune de ses gouttes, porteuses de réflexion en cette journée d’intense vacuité. De leur corps cristallins glissant sur le vitrage je peux y décerner le visage d’une victime à qui j’ai lentement ôté le souffle de son âme, à ma vue leur teinte devient amarante, et c’est une averse de sang qui recouvre le pays. Je clos mes paupières à cette apparition, ma peau glacée se retrouve sujette à un frisson, non pas d’effroi mais de la bien nommée frustration. Il y a si longtemps que je n’ai quitté les murs de ma demeure, bien trop pour que je ne puisse regretter mes actes passés. Plaisirs éphémères, gout prononcé pour les actions barbares, enfermé entre mille et une pierres je ne peux décemment succomber à l’ennui. Bras déposant sur ma personne le voile de la lassitude, c’est en soupirant que je prends la peine de quitter la vitrine de ce ciel cendré. Je rejoints le siège en face de mon bureau, m’accoude sur le plateau vide de son revêtement et croise mes mains sur lesquelles je fais reposer mon menton. Mon attention se porte à regret sur les dossiers colonisant l’extrémité de l’écritoire. L’envie ne me prends pas de régler certaines affaires alors, elles attendront que mon intérêt décide ma main à les solutionner.

    Je m’enfonce doucement dans le moelleux du fauteuil lorsqu’un petit carré de papier à la couleur criarde me défait de l’inactivité étant mienne. Je tends le bras et cueille cette note accrochée devant mes yeux. Un léger sourire vient tordre mes lèvres, voilà bien une chose qui est sortie de mon esprit, heureusement elle en a retrouvé le chemin. Je froisse ce petit billet, promesse d’un divertissement assuré. Une petite confrontation entre père et fils, quoi de plus réjouissant ? Justement en cette journée … rien. Je réfléchis longuement à la nature des obstacles que je pourrai lui imposer, le faire devenir celui qu’il devrait être et non cette créature à la dureté moribonde. Réveillant en lui cette soif asséchée de violence, de rancœur, étouffant ce trop plein de douceur et de faiblesse que je ne sais supporter. Rigueur ce mot que je ne lui ai que trop bien appris et pourtant, ce n’est pas assez il semble.

    Cela faisait quelque temps que la chair de ma chair avait fuit mes entrainements, il y a vraiment à se demander pourquoi, je ne fais que lui apprendre à se défendre, aucune honte à moi de le punir de sa médiocrité. Celui qui se déroulera d’ici quelques minutes rattrapera de loin tous les autres, je peux le lui garantir. Le rendez-vous pris à onze heure, j’ai largement le temps de me rendre dans mes appartements chercher cette épée avec laquelle que l’ai tant de fois mis à terre, sans jamais cruellement le blesser, ai-je donc été trop clément ? Je crois que ma bonté me perdra. La main mise sur mon arme je me rends à l’autre bout de la demeure, dans l’aile spécialement dépeuplée. Je traverse les coursives et me présente dans la salle assignée, me retrouvant seul après avoir poussé la lourde porte de bois. Ma montre me rend compte, il est présentement onze heures. Cet insolent ose avoir du retard ? Je patiente, les yeux accrochés à la trotteuse de ma tocante. Les secondes s’égrainent tout comme ma constance. La porte s’ouvre enfin, un fantôme de sourire vient hanter mes lèvres. J’aperçois la neigeuse blancheur de sa chevelure derrière le battant. Ma langue claque, et une lame d’air, dans sa course folle le heurte de plein fouet le plaquant contre le mur en vieilles pierres.


    « Tu es en retard. »

    Froide intonation du mécontentement, je reste debout à le contempler s’échouer au sol. Pas une étincelle de rage ne parcourt ses prunelles, vraiment, mais qu’ai-je donc fait pour avoir un fils aussi insensible ?! Andrei se relève et, comme si cela était une surprise tente de riposter, à ma punition. Un léger hoquet de mépris traverse ma gorge avant que je ne m’écarte de son chemin, sans que celui-ci ne s’en rende compte, et l’empoigne violemment par la douce crinière qu’il chérit tant. J’ai fait le choix d’être désarmé, ayant laissé de coté ma rapière pour le début de l’entrainement. Pluie de réprimande qui s’abat, accompagné du tonnerre grondant de Dame Nature hors de ces murs.

    « Ne fonce pas dans le tas, imbécile ! Je t’aurais déjà tranché la gorge, peut-être dois-je te le faire sentir une fois pour que tu comprennes que ton attaque était ridiculement idiote. »

    Je relâche l’emprise sur sa chevelure, laissant mes doigts glisser dans cette rivière de soie. Erreur aussi de sa part de les laisser détaché, à moins qu’il doute tant de ses capacités de combat que la séduction serait pour lui un moyen plus sur de gagner. Baliverne, ce n’est quand même pas une femelle ! Je consens à lui réapprendre les méthodes de base d’une esquive maitrisée et d’une attaque assurée. Même si je ne suis satisfait de sa mise en pratique, une véritable confrontation arme à arme se révélerai le meilleur moyen pour tester ses acquis… enfin surtout ses non-acquis. Le maniement de sa lame face à moi laisse fortement à désirer. Combien de fois ai-je eu l’occasion de le transpercer, de le trancher … je ne compte plus, cela m’exaspère alors que lui ne peut que me frôler, même lorsque je consens à laisser visibles des failles dans ma défense. Il fallait que je déniche sa motivation, mais est-elle seulement là ? Une fois de plus son corps goute le baiser douloureux du sol, la pointe de mon épée d’argent fait pression sur sa gorge, il ne bouge plus, sous mon joug, il ne peut qu’être le spectateur de son impuissance.

    « Tu es vraiment navrant fils… J’ai beau te donner toutes les cartes tu n’en fais rien. Je t’ai maintes fois répété d’analyser avec vitesse … et par où donc passe la majeure partie de cette réflexion ? PAR TA VUE ! »

    J’en ai plus qu’assez de radoter, ma lame flirte avec son œil gauche avant que rageusement je ne le marque du sceau de l’énervement, scarifiant ce visage que je ne supporte plus de voir comme un échec personnel. Je n’ai rien à faire de ses reproches, de ses gémissements, il ne peut s’enfuir. Il faut que je le pousse à bout pour qu’il se réveille alors très bien je le ferai sans aucun remords. Cette chose pitoyable devant moi … je refuse de la reconnaitre comme mienne. Il se relève, une fois de plus cachant à ma vue la blessure que je lui ai infligé. Mon rire résonne, clair et limpide contre les parois de cette pièce scellée, ouvertement je ne peux que me moquer. Cruel ? Non je prends juste à cœur l’éducation de mon fils. Une bribe de colère traverse la prunelle intacte qu’il darde sur ma personne. Un début de résultat ? Je l’espère secrètement, mon hilarité se calme quelque peu en le voyant serrer la garde de son arme. Le fixant avec hauteur, j’attends sa contre-attaque, un sourire ironique se peignant sur mes lippes.


[HRP: si quelque chose te chagrine où si tu veux que j'aille plus loin dis le moi =p *a toute son aprem*]
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Ferenc Nádasdy Báthory

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MessageSujet: Re: Quand le diamant brise le cristal [Pv Andrei]   Sam 2 Oct - 12:46

    L’affront de son retard aura pour lui un gout plus que salé. Il sait pourtant pertinemment que je ne supporte pas la moindre incartade venant de sa part. Serait-il donc si masochiste en plus d’être idiot ? On a omis de lui donner tant de qualités respectables sa mère et moi, à croire que la besogne de son engeance a été mal faite. Que c’est regrettable, vraiment. Sa présence, insolence du fantôme de mes gènes, hante le couloir qu’il arpente tête basse. Je le sens s’approcher, lui et son esprit souillé. Lui et ses déviantes pensées de fils indigne du sang qui emplie ses veines. Si il n’était le produit de l’affection mutuelle que ma femme et moi-même nous nous portons, je crois qu’il ne serait jamais resté en vie. L’aumône de son existence et même celle de sa liberté, je songe que nous sommes bien trop clément envers son ingrat comportement.

    Tandis qu’il se présente dans la pièce avec un retard non justifiable, bien que le motif transpire impétueusement de chaque pores de sa peau, je ne prends en aucune manière la peine de prêter une oreille à ses excuses. Trop occupé à réfléchir à ce qui l’attend, ainsi qu’à le punir de son écart, ma lame de vent lui signifie tout mon mécontentement. Et ceci n’est qu’un début, il doit très bien s’en douter.

    Mordre la poussière voilà pour quoi il était fait, se relever encore et encore sans pour autant avoir la hargne de se venger, que dis-je même ne serait-ce que se défendre. A me mesurer à lui, je sens toute sa fainéantise à me porter un coup. Il encaisse, ses contre-attaques, si on peut encore les nommer ainsi, me font presque honte vu leur nullité, ne sont que farandoles de bêtises sans aucun enchainement un tant soit peu logique. Il me désespère clairement, comme si j’avais encore l’espoir qu’il mette à profit ce que je lui dis, je me répands en conseil. Dont celui qu’il a entendu bien plus d’un million de fois et qu’il s’entête à ne point pratiquer, l’importance de ne jamais quitter son adversaire du regard. Apparemment des choses si simples ont une forte tendance à se perdre dans l’air, plutôt que de se frayer un chemin vers sa cervelle de piaf atrophié. Voilà que mes considérations m’emportent, j’ai été bien trop laxiste sur ce fait, je me rattraperai aujourd’hui.

    Ancrer cette idée dans sa chair, implanter en lui l’embryon de l’attention. Ma femme m’en voudra-t-elle ? Certainement… mais puisqu’elle est partie en voyage avec Teresa, je ne devrais pas avoir à me soucier de ses foudres immédiates. Envers Andrei je ne me suis jamais vraiment montré cruel. Mais las de l’absence de son esprit, mon masque tombe. Un regard à glacer les os jusqu’au plus profond de la moelle, un sourire légèrement vipérin venant emprunter le chemin de mes lèvres, de haut je l’observe. Colère froide émane de ce léger rictus, changeant mes traits. En dessous ce vermisseau ne bronche pas, ses yeux d’azur rencontrent les miens… c’en est trop.

    Ma lame flirtant sur le galbe de sa carotide en une menace silencieuse mais rétractable. Il n’en sera rien, ce regard, cette impuissance, perspiration de sa muette insolence. Le jugement ne bénéficiera d’aucun appel, la sentence est immédiate. Après une dernière réprimande, dont je ne compte plus le nombre, j’exécute l’apophtegme que me dicte ma colère. Le scarifiant de mon désespoir, la foudre tonne sa colère tandis que la juste pointe de mon arme marque profondément le bas de sa paupière gauche. Loin de moi l’idée de le rendre aveugle, mais cette entaille sera le signe indélébile de mon animosité.

    Un cri, le sien, perçant. Douce ode à mon oreille que cette prise de conscience sonore. La mélopée de ses cordes vocales malmenées par la douleur de l’instant. Je cherche son éveil, il n’est pas encore l’heure … mais la souffrance peut réveiller bien des choses. Rage, mère de destruction, je te prie de poser le voile de ton fantôme sur le cœur de mon fils, jusqu’à ce que ton revenant prenne possession de son âme. Mon rire fait écho à son cri, lentement je m’éloigne de lui sans un bruit, contemplant ce spectacle dans son ensemble.

    L’odeur du sang vient emplir la pièce de son effluve délicate, cependant elle ne chasse pas celui de son précédent abandon. Mais qu’ai-je donc fait pour mériter un enfant si peu respectueux ? Il me cache la scène de sa plaie, le bout de ses phalanges tremble imperceptiblement, tandis que le fluide de son existence traverse la barrière de ses doigts.

    Ce regard … aurai-t-il enfin pris conscience qu’il faut qu’il s’investisse un minimum ? Je souris, affrontant l’étincelle de colère luisant dans ses prunelles. Il se relève, comme si il pouvait être droit et fier. Cette attitude m’engage à plus d’intérêt envers lui. Il en vient même à me provoquer, il est vraiment risible parfois. Pour toute réponse, il obtient une petite quinte de toux qui m’empêche de rire.

    Je le prends au mot, ramenant mon épée contre mon corps. Avant toute attaque je ne résiste pas au plaisir malsain de lui répondre :


    « Hm et à force de tester le tien tu t’es mis en retard, cher fils. »

    La voix froide et faussement compréhensive, je blâme la raison de son affront. Assez idiot pour m’écouter, il ne suit pas du regard mes déplacements et quelle erreur. Il me permet de m’amuser à ses dépends de son corps, en tout bien tout honneur évidemment. Mon bras emprisonne sa gorge et le soulève du sol, coupant un instant perceptiblement sa respiration. Je le relâche aussitôt le laissant choir sur le dos dans un craquement de vertèbres délicieusement sonore. Profitant du fait qu’il soit à nouveau étendu par terre, je me mets face à lui, le laissant réaliser l’ampleur de sa mégarde. La pointe de mon arme se balade sur son mollet, remontant le long de sa cuisse. J’ai envie de faire de cette dernière un bon gigot de viande. Le plat de ma lame s’abat sur son entrejambe sans douceur en même temps que je m’accroupis, mon visage de cire à quelque centimètre du sien, laissant pleuvoir quelques une de mes mèches blondes le long de mes joues. Deux yeux de serpents, je les plante dans les siens, mes pupilles s’étrécissant. Je siffle avec lenteur détachant chacun de mes mots :

    « Tu mériterais que je te prive de ta masculinité, du reste, en te regardant je me demande même à quoi elle te sert. Mis à part, te procurer un plaisir solitaire … Tu me fais honte. »

    Ces paroles claquèrent comme les lianes d’un fouet, elles venaient du fond de ma pensée. Il savait que je ne serai que rarement fier de lui, mais lui dire clairement qu’il était une déception ambulante ne s’était pour ainsi dire jamais produit. Des regards durs, des sous-entendus, mais jamais de propos énoncés tel quel. Après cela, ma pression sur sa région intime cessa, me relevant je lui laisse le temps de faire de même.

    D’un geste de la main je lui signifie l’engagement du combat. Mettant en place quelque failles dans ma progression afin qu’il puisse les saisir, rien n’y fait. Après deux feintes le voilà dès à présent collé au mur, la pierre froide venant embrasser sa plaie encore suintante. Mon corps, plus imposant que le sien, le presse contre le mur de la pièce avec dureté.



    « Tu es vraiment désespérant. »

    Je passe doucement ma main libre dans se cheveux. Une bouffée de rage vient à m’envahir.

    « Jamais tu ne m’écoutes n’est-ce pas ? Combien de fois je t’ai répété que tes cheveux doivent être attachés. C’est une … »

    Je l’empoigne avec violence par ses longueurs et lui fait quitter le mur pour lui faire rejoindre le sol, terminant ma phrase avec un calme tout olympien.

    « … prise supplémentaire pour tes adversaires. »

    J’avoue sans honte que je suis d’une grande sévérité lorsque l’on ne prend pas soin d’appliquer ce que je dis des milliers de fois. Je lui maintiens le visage au sol, un genou appuyant très fortement au centre de sa colonne vertébrale.

    « Alors ou tu te les attaches, ou bien … je te les raccourci. A ton bon vouloir. »

    En même temps que je prononce ma dernière parole, je saisis au hasard une de ses longues mèches et la fait danser avec ma lame, décapitant sans vergogne dix grands centimètres de pointe. Connaissant son attachement et sa fierté pour son capital capillaire, je ne fais ici que le provoquer en bonne et due forme. Le reliquat de sa crinière d’hiver dans la main, je le délivre de ma submergeante pression et m’éloigne, le laissant se relever. Mon regard le balaye, tendant mon bras droit sur le coté, ma dextre s’ouvre libérant son précieux contenu. Un soupir de lassitude traverse le barrage de mes lèvres. Je m’impatiente silencieusement de sa vengeance.

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