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Enfers & Damnation
Une nouvelle intrigue : Une maladie, un virus, bien étrange ravage la communautés des vampires.
Fièvre, Hallucinations, Vomissements, Coma, Soif de Sang, Sautes d'Humeurs, ... sont au Rendez-vous.

Nous avons une surpopulation de vampires ~ Tentez de favoriser les humains, ou bien la Damnés Ahmès & Akai Yume

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 When love and Death embrace [finish] Kazumi K. Kuroshini

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Kazumi K. Kuroshini
Mamzelle Fantôme ||Black Death
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Messages : 245
Age : 26

MessageSujet: When love and Death embrace [finish] Kazumi K. Kuroshini   Dim 18 Oct - 17:31


        Kuroshini
        Kazumi, Kaoru
        Mist ou quand la brume t’enveloppe, te glace d’effroi, où, aveugle, le moindre bruit te fait sursauter…
        Asie => Japon
        3 ou 4 siècles



    « Chaque Instant te dévore un morceau du Délice...
    Jadis, j’ai donné mon cœur et j’ai vendu mon âme au Diable.
    Jadis, j’ai donné ma pitié et j’ai offert ma naïveté a une enfant.
    Jadis, j’ai aimé et j’ai troqué ma douleur contre ton cœur.
    Il y a le bien, il y a le mal. Et il y a le juste milieu, l’équilibre. Je ne sais où me placer. Je suis le mal pour eux, je suis le bien pour toi. Ou pas. Je suis le juge, le juste, équitable dans mes jugements, dans mes choix, pour moi. Je n’ai aucune hésitation à sauver, je n’ai aucune hésitation à tuer.
    Tu as croisé mon regard, qu’as-tu bien pu y lire ? Tu t’es enfuis avant de me le dire. Mais je le sais, dans ces grands yeux bleus, ce qu’il se cache : c’est le démon, le vil, l’infâme, celui qui sourit et rit de ses crimes, celui qui te fait souffrir et qui semble y prendre un malin plaisir. Mais à ses côtés, n’as-tu pas aperçu l’ange, le bon, généreux et tendre ? Celui qui sèche tes larmes lorsque tout va mal, celui qui te dit les mots gentils qui te font sourire après tant de douleur, celui qui efface ta peine en étirant juste ses lèvres en un fin sourire, celui qui prend soin de toi, qui se trouve blessé quand tu le fuis.
    As-tu vu ces antithèses dans mon regard aux profondeurs abyssales ? Si oui, alors tu dois avoir compris qui je suis. Si non, alors ne cherche pas et fuis, loin, très loin, avant que je ne t’attrape et que mes crocs ne te tue lentement. Mais tu aimeras ça, ne t’en fais pas… Ou peut-être pas.
    Au final, je ne suis ni le bien, ni le mal. Je suis une créature de la nuit et ce depuis mes premiers jours et je l’accepte. Sans y réfléchir, sans me maudire, j’accepte simplement ce fait d’être un vampire. Et puissant qui plus est. Oui, je sais, j’entend vos mots, vos pensées les plus profondes, vous me trouver vaniteux, égocentrique, vous vous dites que mes chevilles, ainsi enflées doivent m’empêcher de marcher. Mais vous ne comprenez pas que cette puissance est innée ? Je ne l’ai pas acquise, elle coule dans mon sang pur comme la souffrance libérée par mes crocs dans tes veines. Sache, donc, que tu te trompes sur mon compte. J’ai la tête sur les épaules, je prends les décisions qui me semble les plus justes sans état d’âme, je peux te tuer, comme te laisser vivre. Je peux faire de toi tout ce qu’il me chante maintenant que tu es en ma possession. J’ai droit de vie et de mort sur beaucoup et beaucoup on ce même droit sur moi.
    Vois-tu ? Je ne suis pas un inconscient, bien au contraire, je fais seulement fi de toute loi, je ne me montre que rarement aux classes les plus basses. Je suis un homme respectables pour tant de personnes et pour tant d’autres je ne suis qu’un infâme meurtrier. Vois comme il est facile de se méprendre, comme il est facile de juger. Je suis le Rien, je suis le Tout. Une poussière infime ou une montagne se dressant fièrement sur ta route. Il n’appartient qu’à toi de me dire qui je suis et il n’appartient qu’à moi de te montrer que non.
    Je ne sais pas qui je suis, je ne me connais pas. Alors comment le pourrais-tu ? Je ne suis ni bon, ni mauvais, j’essaie d’être l’équilibre. Le juste, qui pardonne ou qui condamne, dont les jugements sont irréfutables, que tes mots de pauvres choses ne peuvent contester.
    Regarde comme je suis doux avec cette enfant perdue qui cherche sa mère. Regarde comme je suis cruel et sans pitié lorsqu’il s’agit de prendre le sang de cette vierge pour me nourrir, pour rester fort, pour vaincre.
    Observe ma poigne de fer lorsqu’il s’agit de diriger ceux qui m’aime, ceux sur lesquels je veille. Je suis un seigneur de guerre, je suis un fin tacticien mais je peux me tromper, je ne suis pas infaillible, j’essaie juste de montrer qu’on peut me faire confiance, qu’on peut me suivre sans crainte de ne plus pouvoir rentrer.
    Au fond, je dirige, je contrôle mais est-ce là ma vraie nature ? J’en doute fortement. Mais tu ne peux pas comprendre, tu n’es pas à ma place, pauvre créature humaine que tu es, tu ne peux pas comprendre comme ma douleur fut grande lorsque je perdis mes calices, tu ne peux comprendre la peine que j’ai ressenti à continuer seul. Et tu ne peux comprendre non plus cette solitude qui gronde sans cesse au fond de moi. A qui puis-je réellement faire confiance ? Lequel de mes subordonnés sera le premier à me trahir, lequel devrais-je tuer pour perfidie alors que je l’aimais tant ?
    Vois-tu comme ma condition, mon rôle est difficile, compliqué ?! Alors ne me juge pas, j’ai horreur de ça. Ne médit plus de moi sans comprendre, sans savoir sans connaître. Ton ignorance n’a d’égale que ta stupidité.
    Et si je peux être grand, si je peux être éloquent, si je peux sourire avec chaleur, je peux aussi être effrayant, t’abattre froidement, et repartir sans craindre le moindre remord : je suis un être doux mais sans pitié.
    Ne l’oublie jamais, choisi bien si tu seras mon ennemi ou mon allié. Car suivant ta possibilité, le sort que je te réserve ne sera pas le même…
... Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé. »

Ces pieds minuscules pour un homme, qu’il est bien impoli à toi de les regarder de la sorte ! Mais remonte donc, je vois ta pupille attirée par ce long trait noir sur son côté ; la queue d’un lézard qui frétille, un corps qui s’enroule autour de la malléole, les pattes aux griffes plantées dans ma peau, des yeux minuscules qui vous fixes sans vie. Que ce tatouage semble vivant, que s’en est effrayant ! Et tes yeux qui remontent alors sur la peau pâle de mes jambes musclées par les années de marche, par les siècles de monte… Mes cuisses aux muscles noueux aux veines saillantes qui courts dans mon corps et donne à ma peau cette couleur étrange, légèrement rouge, légèrement bleue… L’appareil masculin, doutes-tu encore à présent, que je suis bel et bien un homme ? Mais détache ton regard de ceci, poursuit ta route, je te laisse l’entier plaisir de m’observer, ne te gêne pas, car cela ne se reproduira pas.
Observe mon ventre se soulever lentement au rythme de ces respirations qui ne me servent pas à vivre, seulement à sentir ton odeur suave, sensuelle, excitante et délicate. Crois-moi, l’envie de bondir et de te mordre est si forte, la contrôler devient de plus en plus difficile. Voit les mouvements du sternum s’accélérer, les muscles se contracter ; observe ces auréoles pâles sur ma poitrine plate et masculine, observe ces épaules fines comme celles d’une fille, observe ce cou grêle qu’il serait si facile de toucher, d’attraper, de faire craquer… Mais ce ne sont que des apparences. Il y a ce visage blanc, fin, aux courbes délicates, si féminines ; si tu n’avais vu que ça, tu aurais sans doute pu me confondre avec une jeune fille, je le sais, vous êtes tous ainsi, à confondre dès que mes cheveux ont trop poussé et descendent embrasser mes épaules si menues. Qui pourrait croire que ces lèvres attirantes qui se mordent, te cherchent t’attirent, que ce nez si petit et harmonieux, que cette peau lisse douce et glacée appartiennent à un homme ? Vieux de plusieurs centaines d’années qui plus est...
Mais il y a ces yeux, ces iris brutales, au bleu électrique et froid, au regard profond… S’y perdre est si facile, se laisser bercer par ce vide que l’on ressent dès qu’on y entre, qu’on se laisse tenter par cette porte ouverte sur mon âme… Mais au final, on ne trouve rien, il y a le néant, si froid que l’on tremble, on suffoque, on essaie vaguement de toucher de nouveau la terre mais c’est trop tard, on ressent déjà l’extase de mes crocs plantés dans votre cou, aspirant votre sang, votre vie, vous laissant mourir de plaisir doucement, sans hâte et sans peur non plus. Et dans un dernier soupir, alors que vos yeux ont du mal à rester ouvert, vous apercevez ces mèches éparses, possédant la couleur des nuits sans lune, semblant se battre et s’emmêler à chacun de mes mouvements. Vous ne les aviez pas remarquer avant mais comme ils ont l’air doux, comme les toucher, glisser vos doigts dedans est tentant, vous semble agréable… Mais il est trop tard. Votre vie vous a quitté et il ne reste plus que cette image gravée dans vos pupilles mortes.
Alors seulement je consens à m’habiller, enfilant ces vêtements classieux dont se servent les hommes d’affaires et toutes ces personnes haut-placées, un costard de prix et de qualité, la chemise blanche, le pantalon, la veste et la cravate me vêtant tout de noir alors et me donnant soudainement un air plus mature, laissant les traits délicats de mon visage se durcirent et paraître plus masculin. C’est fou ce qu’un simple vêtement peut changer un homme. Et ma silhouette si fine s’éloigne alors du lieu de son crime.
Je vous l’avais pourtant dit, que vous ne pourriez m’observer qu’une seule fois dans ma tenue d’Adam, n’aviez-vous pas senti la menace cachée au fond de mes paroles ?… Dommage, peut-être auriez-vous dû fuir, plutôt que de rentrer dans cette chambre d’hôtel.

Analyser le contenu de ma penderie ? Mais faites, je vous en prie, allez-y, je n’ai rien à cacher. Que ce soit mes nombreux boxers si confortables, ou ma collection impressionnante de cravates, les kimonos somptueux, la partie plus décontractée composée de vêtements plus récents se rapprochant étrangement du style « elegant gothique » for men, les nombreux costumes dont je me sers pour mon travail « de jour » , ceux pour me mêler aux humains, stupides créatures irrespectueuses, ces jolis éventails correctement rangés et alignés au-dessus, mes chaussures tout aussi bien rangées en-dessous de tout cela. En effet, c’est un peu la caverne d’Ali Baba pour qui aime s’habiller comme moi. Si je suis riche ? Pour possédez tout cela, il vaut mieux. Aucun vêtement de basse qualité n’habite ici, mes chers amis, j’aime trop la qualité pour ne pas y mettre le prix.
Ces vêtements vous paraissent petits ? En même temps, quand on ne dépasse pas le mètre 68, qu’on pèse 50 kilos tout mouillé, on achète pas du XXXL … Si je suis complexé par rapport à cela ? Pas le moins du monde, après tout, ma taille ne m’empêche pas de diriger mes hommes ou de faire mon travail correctement…


« Lueurs Enchanteresses ; Paresse Suprême...
Cette liste est à remplir. Ou modifier en faisant de belles phrases. Encore mieux. tant que tout y est....
    ♠️ Sexe : Masculin
    ♠️ Surnom : Mist
    ♠️ Date & Lieu de Naissance : 19 février 1651 - 358 ans en pleine période Edo à Kyoto.
    ♠️ Date et Lieu de Mort / Transformation : Je suis né vampire, sorti vampire du ventre de ma défunte mère...
    ♠️ Langue Natale et celles parlées : Japonais – anglais/Français

    ♠️ Orientation Sexuelle : Bisexuel
    ♠️ Fantasme : Se faire dominer par son calice – qui l’aurait cru ?!

    ♠️ Maladie(s) : Migraines chroniques
    ♠️ Groupe Sanguin : A-
    ♠️ Groupe Sanguin préféré : O-
    ♠️ Ancienne fracture, blessure : aucune fracture, ouverture du genoux et de l’arcade droite dans une chute de cheval.

    ♠️ Statut Social : Sang Pur et noble
    ♠️ Emplois : dirigeant du clanAkai Yume/Homme d’affaire

    ♠️ Phobies : Agoraphobie
    ♠️ Hobbies : Lecture solitaire, voyager.
    ♠️ Plus Grand Rêve : Se retirer loin de tout avec son calice dans une ancienne cité inca par exemple et qu’on ne vienne plus le déranger jusqu’à la fin de leurs jours.

    ♠️ Citation : « La vie est un mystère qu'il faut vivre, et non un problème à résoudre » Gandhi
    ♠️ Musique : A dangerous Mind by Within Temptation
    ♠️ Septième Art : Le Grand Bleu
    ♠️ Roman : Les Misérables de Victor Hugo
    ♠️ Fleur : celles des bruyères pour son amour de la solitude
    ♠️ Couleur : le bleu roi
    ♠️ Animal : une panthère noire faisant patte de velours
    ♠️ Odeur : celle de la terre humide de rosée en automne
    ♠️ Bain ou Douche : bain, long où il se prélasse avec délice et extase.

    ♠️ Votre Famille : Mère (Sakura Kuroshini) assassinée de ses mains mais officiellement de celles de son père (Hikaru Kuroshini), ce dernier exécuté pour le crime odieux commit par son fils… Il se retrouva alors seul à la tête du clan asiatique.
    ♠️ Ancien(s) Couple(s) : aucun
    ♠️ En couple avec : Personne. Je suis célibataire.

    ♠️ Avez-vous eu des calices ? Oui mais elles sont mortes accidentellement lors d’un de mes voyage.
    ♠️ Avez-vous un/des calices ? Si oui, qui ? Jillian , descendant indirect de l’une de mes anciennes calices.


... Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne »




    Qu’il faisait bon de retrouver le sol japonais, de revoir Tokyo… Ou pas. La soirée était fraiche et un nuage blanc se formait devant ses lèvres à chacune de ses expirations. Et il les comptait, pour ne pas se trahir… Vêtu de son long manteau sombre, son col relevé et son écharpe emmitouflant sa gorge blanche si délicate, il marchait tranquillement dans ces ruelles habituelles qui le conduiraient auprès du seul humain qu’il tolérait à ses côtés, qu’il aimait malgré tout ce qu’on pouvait en penser, malgré tout ce qu’il en disait aussi. Car il fallait bien l’avouer, le maître des Akai Yume était loin d’être un enfant de cœur et jamais auparavant, alors même qu’il avait eut d’autres calices et de bien trop nombreuses liaisons, il ne s’était laissé à éprouver des sentiments pour quelqu’un… Surtout l’un de ces humains détestables qui détruisaient la planète… Prenaient de la place inutilement et la polluaient encore et encore…
    Quelques notes de musiques résonnant à ses oreilles glacées – mais il ne le sentait pas, un vampire ne craint pas le froid, surtout un manieur de brume – un léger coup d’œil rapide à la boutiques d’instruments dont elles s’échappaient, le couinement triste d’un violon, si mélodieux et si profond, résonnant contre son âme, le laissant frissonner alors qu’il poursuivait sa route, repensant à des évènements de son passé.

    Flash back on

    Des chuchotements dans l’assemblée, le grondement sourd de la colère, deux vampires aux traits familiers qui se jugent et s’affrontent… Et entre eux, les restes calcinés de ce qui avait été l’une des plus belles femmes de l’époque Edo, Sakura, une fleur précieuse et gracieuse, enfantine et innocente, n’était plus que tas de cendres.
    Les yeux bleus du fils plantés dans les iris noirs du père ; un jeu de regard puissant, étourdissant pour les nobles qui les entouraient, essayaient vainement de canaliser leur colère, craignant sans doute que le toit du palais des Kuroshini ne s’effondre d’un instant à l’autre.
    « Comment as-tu pu prendre la vie de celle qui comptait tant aux yeux de tous ? Comment as-tu pu faire cela à l’une d’entre nous, Kazumi ?!
    - … Mais, père, c’est à vous que nous devrions poser la question. Je n’étais point là jusqu’au coucher du soleil et c’est alors que je rentrais que mes hommes et moi-même sommes tombés sur ce qu’il reste de Mère… Vos accusations non fondés m’attriste grandement. Et me laisse des doutes aussi. Ne voudriez-vous pas cacher votre crime en le mettant sur les épaules de votre fils de peur que celui-ci ne devienne plus puissant que vous ? Je vous ai entendu en parler avant mon départ la lune dernière, Jun en est témoin…
    - Je suis au regret, monseigneur, de vous informer que le jeune maître à raison… Tout porte à croire que vous êtes le triste meurtrier de ce crime odieux qui provoque la peine chez tous ceux de notre clan…
    - Comment osez-vous, tous, m’accuser de la sorte, moi qui l’aimait tant ?…
    - Si je puis me permettre Père, depuis peu, les bruits courts que rien n’allait plus entre vous deux et que ma défunte mère songeait à se rendre en Chine, dans l’une de nos résidences secondaires pour ne plus avoir à vous supporter… N’est-ce pas là le motif de votre crime ?… »

    A ceci, Hikaru n’avait rien pu répondre, le brouhaha de la foule était devenu trop fort et il avait sombré sous la pression que tous, son fils le premier, exerçaient sur lui. Accusé à tort d’un crime qu’il n’avait pas commis, sa propre progéniture lui avait offert le châtiment suprême, l’empêchant de poursuivre son œuvre et les desseins qu’il avait entrepris.
    Ce jour là, lorsqu’il avait levé la tête vers le ciel avant de mourir de cette étrange mort, longue et harassante réservée aux vampires de son rang, il neigeait des pétales de cerisier tout autour de lui. Au fond, qu’importait vraiment les évènements, il avait vécu de nombreuses années, de nombreux siècles et sa plus chère confidente s’en était allée avant lui. Autant la rejoindre sans broncher. Et puis, même s’il ignorait la raison de cette vilenie commise par son fils – car il était le coupable, il en était sur – celui-là même serait tout à fait apte à lui succéder et à régner sur le clan Akai Yume avec finesse et impartialité. Il le connaissait bien assez pour tout lui confier.
    Adieu, monde glacé, bonjour, bras de ma bien-aimée…


    Flash back Off


    Un flocon de neige caressa sa joue, ramenant le bel asiatique à la réalité. Relevant la tête, ses lèvres entrouvertes, il observa le ciel gris déverser sur Tokyo une myriade de petites étoiles blanches. Il attendit que le feu passe au vert et ce fut alors que l’image le frappa. Là-bas, de l’autre côté de la rue, c’était lui, il en était sur, Jillian en compagnie d’un membre du clan. Il connaissait bien ce membre là, un coréen immense qui passait son temps à flirter avec ses proies avant de s’en abreuver et de leur ôter la vie. Ne savait-il donc pas, Ô l’imprudent, sur quel humain sacré il venait de poser ses yeux ?! Et cette main sur l’épaule de cet être si cher à son cœur, qu’elle était détestable !
    Le feu piéton passa au vert et il dut se contrôler pour ne pas marcher plus vite qu’un humain pressé, ne les quittant pas des yeux, ne sachant pas vraiment pourquoi il agissait de la sorte. Après tout, qu’est-ce que ça pouvait faire, ils ne faisaient que discuter, non ?! Et bien non, pas vraiment, ils étaient trop proches, beaucoup trop proches. Et son Jillian si naïf à ce moment là allait finir par se faire manger tout cru. Pour une fois, Kazumi détesta l’écharpe qui enserrait le cou de son calice et cachait ainsi la marque qu’il avait apposée sur lui… Ô combien de fois, il avait pu le mordre et lui apporter cette jouissance qu’il réclamait tant ?! Il ne les comptait plus, elles avaient été trop nombreuses, ces morsures, oui, bien trop nombreuses.
    Sa main frôla la hanche de SON humain, et il le sentit frissonner, sursauter aussi alors qu’il tournait un regard intrigué dans sa direction. Mais le maitre vampire ne lâchait pas son subordonné d’un regard assassin, jaloux sans qu’il ne s’en rendre vraiment compte.
    N’était-ce pas le comble pour quelqu’un qui possédait la prestance de se contrôler quoi qu’il advenait de lui, dans n’importe quelle situation qu’on le plaçait ?!
    Jaloux d’une simple discussion entre son calice et l’un de ses subordonnés…
    Tout bonnement hallucinant.

    Le grand coréen avait compris le message et après quelques mots courtois et polis pour son chef, il prit congé, les laissant seuls tous les deux, sous les flocons tombant avec légèreté, à regret sans aucun doute au vu du dernier regard qu’il lança à Jillian qui, quant à lui ne savait plus trop sur quel pied danser. Certes, il était fou de Kazumi mais celui-ci n’était pas très présent pour lui. Et comme on le sait si bien, les besoins du cœurs sont distincts de ceux du corps et on a pas forcément besoin des uns pour avoir les autres… Il venait sans doute de perdre un coup en or, vampire ou pas, ça ne lui changeait rien.
    Mais bon, il y avait la présence rassurante mais glacée de son aimé à ses côtés, aimé qui fixait le vide d’un air absent.
    De nouveau, Kazumi avait abandonné le présent pour se conférer à son passé. Il avait peur, lui, oui, très peur… Peur de perdre à nouveau son calice.

    Flash Back On :

    « Kazu_kun !! »
    Cet appel fut suivit d’un éclat de rire joyeux, d’un bruissement de tissu, si léger, si fin qu’une oreille humaine n’aurait pu le capter. Et elle, si belle dans son kimono d’été, son ombrelle virevoltant autour de son corps menu, riait d’une manière si délicieuse à toute ouïe qui pouvait la surprendre. Ses yeux sombres, et ses lèvres sucrées répétaient son nom inlassablement sur un ton léger comme si elle voulait jouer. Son chaton dodu ronronnait un peu plus loin, couché au pied du muret qui clôturait le jardin japonais où elle évoluait avec grâce. Mise à part lui, il n’y avait que la lune et les étoiles pour la contempler et il n’en était point jaloux.
    Il s’était avancé de manière discrète et avait saisi ses hanches, glissant des mots doux à l’oreille de la jeune fille se laissant choir entre ses bras par perte d’équilibre d’un pas de trop. L’ombrelle tomba avec légèreté dans l’herbe tendre du jardin et elle lui sourit doucement. Qu’elle lui semblait jeune alors, du haut de ses seize printemps… D’autres pas, suivis d’un éclat de rire similaire au sien, un peu plus mûr cependant et sa deuxième amante s’avançait à leur rencontre dans un kimono tout aussi somptueux. Les filles de l’un de ses subalternes qui s’était trouvé vampirisé quelques années plus tôt après la mort de son épouse. Ses deux calices dont il appréciait la compagnie et qui lui réchauffaient parfois le coeur et si souvent le corps. L’une de seize ans et l’autre de vingt… Si jeunes et à la fois si sages. La belle éducation fait souvent les nobles dames. Et ces deux là ne faisaient aucune exception.
    « Kazu_kun… Tu viens si peu souvent nous visiter, tu voyages si loin que tu ne puisses nous accorder que ces maigres visites ? Ces bougies qui éclairent notre chemin ensemble, j’ai l’impression qu’un vent mauvais en souffle une de plus chaque jour qui passe…
    - Mon adorable Sayuri, il n’est rien de plus fâcheux pour mon âme que de vous savoir si loin de moi et mon cœur est déchiré par ces mots qui me rappelle ma peine. Kami_sama seul sait comme elle est grande…
    - Oh ! Kazumi, ne nous laissez point voir votre affliction de la sorte ou nos cœur pleureront à leurs tours… Pourquoi ne voulez-vous point nous emmener avec vous ? Ma sœur et moi-même sommes curieuses de voir le monde extérieur, quoi de mieux que de s’y rendre grâce à notre seigneur ?
    - Mes dames, votre proposition me plait et je ne puis m’y refuser. Nous repartons dans une semaine, faites préparer vos affaires. Mais point de confort ne vous sera accorder, car à cheval il nous faudra voyager…
    - Pure calomnie que de croire que nous ne sommes point capables de voyager à la manière de vos hommes
    - Mais allez-vous laisser votre enfant, ma chère Rika, sans la présence de sa mère ?
    - Les nourrices qui l’ont à leur charge sauront s’en occuper bien mieux que moi et puis nous ne partons pas pour ne plus revenir…
    - Il en sera donc ainsi, si tel est votre choix à toute les deux..

    Et le temps vint où ils partirent en voyage, comme des imbéciles heureux sans s’attendre à ce qui allait suivre. Après tout, ce chef voyageait sur son propre territoire, il ne se méfiait donc point, du moins il n’en donnait pas l’air et à trop être décontracté, il en avait oublié certaines règles de sécurité… Comme par exemple la présence de level E au dernier stade de leur dégénérescence…
    Ainsi, les trois amants, cavaliers de tête, galopaient-ils joyeusement dans la forêt, à flanc de montagne. Les filles étaient agiles et elles tenaient à cheval mieux qu'il ne l'aurait cru. Il avait senti la présence de ces êtres insipides qu'il pouvait tuer grâce à un seul doigt, il ne s'en souciait donc pas. Grave erreur.
    Le premier tomba d'un arbre sur la croupe du cheval de Rika ; l'animal, surpris, s'arrêta net et rua, désarçonnant sa cavalière et le level E dans la foulée. Mais ce dernier, rapide grâce à son apport vampirique fut bien vite remis sur ses jambes et avant que Kazumi n'ait pu intervenir, il avait planté ses crocs dans la chair délicate de son calice. Deux autres vampires à l'esprit fous s'attaquèrent à lui, le détournant de sa seconde calice, la jeune Sayuri dont le cheval filait comme le vent à la recherche de la plaine, d'une échappatoire quelconque pour échapper à l'odeur de la mort qui arrivait à ses naseaux.
    Et tout alla plus vite. Rika était morte, les levels E qui s'étaient attaqués à eux-deux aussi et il remonta à cheval, décidant de poursuivre sa seconde calice, priant silencieusement pour qu'elle s'en sorte... Mais à peine quelques foulées de galop supplémentaire qu'il sentit le lien qui les unissait se rompre...
    Ô douleur ! Ô désespoir !
    Il avait alors arrêté sa monture, et bientôt il fut entouré de ses subordonnés qui avaient été eux aussi ralenti par d'autres vampires fous. Et pour la première et la dernière fois de leur vie, ils purent voir le maître Akai Yume pleurer. Sans un bruit, sans rien dire, juste les larmes dévalant ses joues d'avoir perdu ses deux calices. Et même si ses sentiments pour elles n'étaient que superficiels, la première fois que les liens se rompaient faisait réellement mal...

    Flash back Off


    Une pression sur la manche de sa chemise, le regard inquiet de Jillian planté dans ses yeux bleus légèrement humides. Il esquissa un geste doux, caressant sa joue avant de venir l'embrasser. Lui, il l'aimait bien plus qu'il n'aurait dû, leur lien était plus fort, il ne pouvait se permettre de le perdre, de le laisser aux autres (bien qu'il aille lui-même voir ailleurs de temps en temps) et cet idiot qui avait posé ses pattes sur lui allait subir son courroux et nous le savon tous, il ne serait pas prêt de recommencer...
    « Allons manger un morceau puis rentrons au palais. Je te serai gré de venir fêter nos retrouvailles avec moi »
    Et sans attendre sa réponse, il l'entraina dans la foule, trop proche pour qu'on les prenne pour de simples amis...




« Surface splendide, Intérieur vide...

  • Infiltration : qu’il est aisé et utile pour un vampire de son ordre de pouvoir surprendre à chaque instant les pensées les plus intimes et les plus infimes des êtres qu’il côtoie. Et comme il est encore plus utile de pouvoir s’immiscer dans vos têtes, vous soufflez des choses à faire, petite voix intérieure à laquelle vous ne pouvez qu’obéir… Ou pas. Dommage pour lui que ce don ne puisse fonctionner sur les personnes auxquelles il est lié intimement, tels ses calices. Dommage aussi que ce pouvoir ne fonctionne que sur les faibles humains et les vampires au sang impur de bas-étage…
    Mais il est fatiguant d’entendre les voix intérieurs de tous à chaque instant, sans repos, de voir ses rêves troublés par les pensées des gens éveillés autour de lui, de ne pouvoir arrêter ces voix parfois trop bruyante dans son esprit

  • Enchantement : quelle ravissante petite poterie vous avez là… Mais elle est tellement plus pratique lorsqu’elle se hisse sur ses petites pattes pour se fracasser sur votre tête après un simple regard et un simple mouvement des yeux ! Enfin, ceci n’est qu’un rêve, ce pouvoir est une simple esquisse de la télékinésie… Et lorsque la colère gronde il devient instable : ne laissez point de couteau à porté du regard du maitre sous peine de passer de vie à trépas dans la seconde qui suit.

  • Illusion : tu vois le joli papillon bleu qui vole autour de toi ? Et si soudainement tu te mettais à crier d’effroi parce que ses milliers de confrères viendraient grignoter ta chair vivante ? Il me suffit d’un regard pour sonder ton âme, y déceler les craintes les plus féroces et leur donner vie le temps d’une minute, une longue minute où ton cri d’effroi résonne délicieusement à mes oreilles attentives… Dommage aussi que je ne puisse te jeter ce soir qu’une fois toute les cinq ou six heures le temps qu’il se régénère…

  • Dissimulation : et quand la brume vient, se lève, t’enveloppe et la pièce se retrouve plongé dans ce brouillard insondable, glacée, où la panthère se déplace furtivement, sans bruit, son pelage humide ne gouttant même pas, prêt à te sauter dessus et à t’arracher la gorge à tout instant, tu ne peux que trembler de peur, sursauter encore, attendant que la mort surgisse dont ne sais où et t’emporte sans pitié dans sa froide descente... Mais elle tombe vite, laissant le sol trempé et glissant, te dévoilant tôt, trop tôt, l’animal sournois qui te dévisage et semble sourire froidement…

  • Fusion animale : seule la panthère m’est autorisée, un immense animal qui se faufile partout, furtif et silencieux, puissant et agile, rapide et imposant. Avec mon compagnon à fourrure je ne fais plus qu’un, mon âme voyageant d’un corps à l’autre. Une fusion que je maitrise depuis des siècles mais si jamais je devais rester trop longtemps sous cette forme, dominé par les instincts de la bête, alors il ne resterait plus de moi qu’un animal énorme et sanguinaire, implacable dans ses traques et ses chasses… Et si quelqu’un venait à tuer mon corps vampirique pendant ce laps de temps où je suis félin, alors je serai prisonnier du corps de la bête jusqu’à notre mort.
    C’est une cohabitation entre deux âmes, et il se peut qu’il y est un rejet ; c’est pour cela que je dois bien connaître l’animal dans lequel je vais me glisser.


« Et En Réalité...
♣️ Prénom : Chloé
♣️ Âge : 17 ans 1/2
♣️ Mot de Passe : K. K. K.
♣️ Où as-tu découvert ce forum ? Bye Jenn... Mais j'y ai contribué aussi =D
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MessageSujet: Re: When love and Death embrace [finish] Kazumi K. Kuroshini   Lun 26 Oct - 17:43

Ton Test est validé Kazumi ^^
Bon jeu parmi nous ♥️
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When love and Death embrace [finish] Kazumi K. Kuroshini
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