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Enfers & Damnation
Une nouvelle intrigue : Une maladie, un virus, bien étrange ravage la communautés des vampires.
Fièvre, Hallucinations, Vomissements, Coma, Soif de Sang, Sautes d'Humeurs, ... sont au Rendez-vous.

Nous avons une surpopulation de vampires ~ Tentez de favoriser les humains, ou bien la Damnés Ahmès & Akai Yume

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 Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian

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Ketsia A. Andrews
{ . . . P R I N C E . . . Unkind & &" Handsome ...
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MessageSujet: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Mar 10 Aoû - 20:49

Acide Sulfurique


Partir vers de nouveaux horizons. Pour laisser derrière moi un puit sans fond de sentiment. Voyager au gré de mes envies, au gré du vent. Et pour ensuite en finir avec ma délicate raison, doucereuse folie. C’était un tourbillon d’émotions semi réelles, semi psychédéliques.
Tout est différent : la cadence de la nuit, et les rythmes des matins… Tout me semblait irréel.
Perdu sur un îlot de rêves. Lesquels ont arrachés des morceaux de ma réalité. Des souvenirs merveilleux qui commençaient à me bercer de mirage chimérique. J’avais envie de rester là, allongé à tout jamais. Voir défiler ce morceau infime de ma vie de cadavre doté d’une conscience. Ce manque de distance. Ce baiser. J’aurais pu mourir quasiment satisfait en cet instant. C’était comme si d’un seul contact, en une seule seconde j’avais enfin atteint le but de ma vie ! Le sommet de mon contentement ! Je pouvais alors crier au monde combien j’avais été heureux de goûter à cette bride de péché ! Oh oui ! J’aurais pu ouvrir mes bras au monde entier, tant cet enchantement avait été si puissant !
C’était comme des notes de musiques. Caresses des doigts sur des touches d’un piano. Des accords qui vous pénétraient sans difficultés, pour vous posséder. Tout entier. A tout jamais. Vous ne l’écoutez pas, non ! Vous le ressentiez ! Le vivez ! J’avais vécu mon bonheur et la musique de mon âme. Semblable à la caresse câline d’un alizé. L’arabesque du souffle de Zéphyre. Tellement puissante et magnétique, qu’elle pourrait vous en faire trembler… Tant elle était en osmose avec votre esprit.

Si les jours, eux avaient défilés pour s’enchaîner naturellement tels des engrenages…. Mes pensées à moi, étaient restées à cet instant fatidique. Nuançant alors mon comportement de douceur, de calme et presque même de plénitude. Jamais alors on ne m’avait vu si calme. Mes poussées de colères se faisaient plus rares : j’étais supportable. Plus agréable à vivre.

Surprenant, non ?

Comme promis, ce contrat avait été donné. Morceau de papier noircis par ses soins, modifié avec l’intéressé. C’était dans ces moments là que l’on se rendait compte combien Ketsia pouvait être une perle comme patron. Loin de l’image du personnage vicieux et exécrable. Il ne cherchait pas à grappiller des sous au maximum. C’était comme si il veillait à ce que chaque personnes qui l’atteignaient soient justement traitées. Il n’avait pas mis de close douteuse. ( De toute manière un : Corps & Âme, j’appartiens à mon manager, ne serait pas très bien vu, n’est-ce pas ? ) Il avait été attentif. De toute manière l’argent…. C’était rien pour lui. Que dire des boites emplis d’émeraudes, de saphir et de rubis posé sur ses bibliothèques au Mont ? De quoi vous faire tourner la tête, hélas, à plusieurs reprises.

Lorsque l’administratif avait été réglé, ils avaient rejoins le pays du soleil levant. Des photos d’extérieurs. Un lac, une cascade, des rochers, un arbre…. Ketsia n’avait été présent que pour guider et surveiller son nouveau protégé. Le prendre dans la chaleur de ses ailes d’ange déchu, et lui laisser connaître la douceur de ses conseils. Tout cela dans le but de le voir briller un peu plus sous l’objectif de professionnel. Il suffit de faire attention à certains sourires de Ketsia, alors qu’il détournait les yeux, pour comprendre qu’il était fier de Nathaniel. Comme un père avec son enfant.
Un père envieux et emplis d’inceste, qui refoulaient les scintillement de ses prunelles, lorsque les prises de vues s’enchaînaient. Lorsqu’il pouvait être le témoin du ruissellement des perles de diamants liquide sur le corps de son amant intemporel. Enchantement de ses songes, le voilà nourris de fantasmes pour quelques mois encore. Comment pourrait-il s’arracher de pareilles images ? Si Dieu était infâme d’avoir créé la femme, qu’était-il pour avoir créé cette union d’odes qui n’étaient que des appels insoutenables au vice ? Et l’avoir ensuite enfouis dans cet être tant démoniaque ? Il rayonnait. Il l’attirait. Encore et toujours plus.

Mais ces moments d’observations bénis par Satan n’étaient hélas qu’éphémères. Ils ne pouvaient durer éternellement, à son plus grand regret. Il dû, tôt ou tard, s’arracher des terres natales de son cousin, pour rejoindre sa chère et tendre bien aimée Angleterre. Décalage horaire. Descente de ce monstre de métal volant, qui ne le rassurait que trop peu : une cage métallique qui l’angoissait tout simplement. Alors il était resté silencieux, les yeux clos, enfermé dans une bulle de musique classique. Des accords de pianos et de violons. Dans son petit monde. En oubliant cette peur infâme qui aurait pu le prendre soudainement.
Il n’avait pas peur des démons, des fantômes, des esprits. Ni même des félins, ou des alligators. Il pouvait leur arracher leur mâchoire d’un mouvement inhumain… Mais il avait peur des avions. Quel étrange paradoxe.

C’était une beauté glaciale, et qui paraissait endormie. Ses conquérantes nouées sur son ventre, la tête posée contre l’appuie-tête, sa longue tresse était tombé sur son épaule. Il était agréable d’observer combien il pouvait rester calme alors que l’instant d’avant il pouvait grogner contre l’un de ses employés. Charme brisé lorsqu’il ouvrit quelques secondes les yeux, pour les poser quasi instantanément sur le mannequin et lâcher :
« Cowen ? … Faites moi penser à vos donner les propositions des contrats pour vos photos…. Ceux que j’avais oublié de prendre avec moi …. » Puis plus rien. Il s’était renfermé dans son mutisme et sa bulle. Si Nathaniel s’était adressé à lui, Ketsia l’avait forcément entendu. Il l’avait tout simplement ignoré… Allez savoir pourquoi.

(…)

Vous rêviez d’entrées majestueuses et époustouflantes… L’arrivée dans un bal, ou dans la demeure du Prince. Laissez vous guider par le souverain de cet îlot esseulé dans une des avenues les plus prestigieuses de Londres. Un immeuble, un Hall, un garde. Des escaliers, pour mener tout droit à l’unique appartement de cette battisse. Une porte sombre poussée pour immergé dans un monde où l’éclat chromatique n’était que d’aluminium, de noir et de blanc et de rouge. Des peintures accrochés aux murs, dans cet immense salon. Moderne. Classe. Beaucoup trop grand, trop luxueux. Et notre fameuse cuisine qui en avait goûté de toutes les couleurs. Qui avait savouré les colères de son propriétaire.

Ketsia ne s’arrêta pas vraiment, il s’humecta les lèvres et lui glissa un petit :
« Fais comme chez toi… Je vais chercher les papiers… »
Il l’abandonna donc à son cher colocataire, professeur, son amour platonique, à son confident, son fils, son père, son frère…. Kellian Andrews. Qui était attablé, pour corriger des maudites copies…
Quelques secondes, quelques minutes. Pour allez ce confiner le temps qu’il faudra dans son temple de travail. Lui, qui était le Roi du rangement, eût un peu de mal à trouver ce qu’il voulait….

[font:519e=] Un monde de luxe. De goût. De peintures accrochés sur les murs, toutes signées… Aliséa. De l’encre, de la plume, de la peinture. Des paysages, des portraits, un tigre, un cobra…
Et une porte ouverte sur un autre monde. Plus doux, presque plus coloré de rouge. Une chambre, avec un lit large, et des voiles opaques. Une couche de soie, une bibliothèque. Une chambre trop grande, qui accueillait un piano à queue, et un violon posé, presque comme un trophée.

Plus loin …. Un écritoire. D’ébène. Imposant, bombé, luisant. Un bureau symétrique, d’époque antique. A défaut de ne pouvoir lui donner un âge, sa valeur était aussi inestimable. Une merveille pareille, dans un tel appartement ? Alors qu’il aurait pu rejoindre les musés…
Il y était posé un encrier, accompagné d’une magnifique plume sombre. Du papier, et des enveloppes, semblables à celles qu’avaient pu tant touché, admirer, lire, et relire notre mannequin.
Juste à la gauche de ceci, se trouvait un petit tas de lettre, cachetés, ouvertes ou pas. Toute adressé à un soit disant Prince Aliséa, Prince d’Europe, Aliséa Andrews… Ketsia Andrews. Au dessus ? De la cire, et un seau ( une rose ). Plus loin était posé des partitions.

Il fallait imaginé ce petit bazar dans l’esprit maniaque de Ketsia. Alignés, soigné, juste ce carnet en cuir à moitié ouvert. A moitié rangé, aux pages noircis par cette plume. Par le temps. Le début, racontait ses peurs. L’Antiquité, le Moyen-Âge. Les temps Modernes, et puis le mois dernier.

10 Mars 2010
Spoiler:
 

13 Juin 2010
Spoiler:
 

7 Octobre 2010
Spoiler:
 


Sur les premières pages néanmoins, les dates avaient été griffonné, à la va vite, bien plus tard que l’écrit….

-1078, un soir d’automne.
Spoiler:
 



Dernière édition par Ketsia A. Andrews le Ven 20 Aoû - 13:12, édité 1 fois
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Nathaniel Cowen

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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Mer 18 Aoû - 18:10

Après la proposition de son patron et tout récent manager de se faire une vraie place dans le monde du mannequinât, tout s'était enchaîné très vite pour Nathaniel Cowen. Peu de temps après, Ketsia Andrews lui avait décroché un contrat et il était partit tout deux au Japon pour des séances photos tout à fait sublimes. Les décors réels avaient envoûtés le jeune mannequin, lui qui trouvait déjà ce pays magnifique, prendre des photos dans un tel monde lui avait donné déjà l'impression d'être un vrai pro. Le brun était d'autant plus ravit que depuis qu'il avait accepté la proposition du patron de GWorld, celui ci s'était transformé au niveau de ses relations humaines. A croire que mettre la main sur une nouvelle source d'argent, à savoir Nathaniel, devait l'enchanter car il devenait plus souple avec tout le monde, plus de crises de colère presque folles pour la moindre petite erreur, bien qu'il soit toujours aussi strict, et puis surtout, il était vraiment plus aimable, même avec son nouveau protégé. Ces sourires partagés, il parlait plus et avait l'air de se sentir mieux en sa compagnie. Nathaniel n'avait plus l'impression de le déranger ou de l'agacer à chaque fois qu'il ouvrait la bouche, il n'avait pas non plus le sentiment de se faire agresser et écraser par son regard froid et impérieux, ni même de se faire complètement ignorer. Bref, le travail avec Andrews se présentait mieux que ce que Nathaniel avait pensé, redoutant un peu l'ambiance qui régnerait entre eux, qu’allait entraîner son nouveau contrat. Il ne pouvait pas nier qu'une certaine proximité s'était créée entre eux, probablement grâce au conseil que lui prodiguait Ketsia lors de ses séances photos, ou bien du fait qu'ils avaient aussi pu travailler ensemble sur un petit nombre de partenariat, derrière un objectif, ce qui avait été particulièrement bénéfique pour Nathaniel d'un côté, qui avait pu voir comment travaillait un vrai professionnel, et pour Ketsia aussi mine de rien, qui avait pu de cette façon voir le potentiel et la manière de fonctionner de son jeune mannequin.
Le brun se plaisait à croire que ce travail les avait rapprochés... Il l'espérait par moment très sincèrement, très fort, en particulier quand il ré entendait les quelques mots soufflés près de son visage par le mannequin sous lui à ce moment là. Il revoyait tout, parfaitement, particulièrement la nuit dans certains de ses songes, tout était d'un réalisme époustouflant. Il se souvenait de ses lèvres sur sa peau, dans son cou, sur sa mâchoire, celles de Ketsia aussi qui l'avait effleuré. Il rêvait du tracé de ses doigts sur le torse humide de son patron, jusqu'à sa gorge. Il ré entendait ces mots... "Embrasse moi ?", cette question, ce souffle, ce regard, ce visage puis il revoyait son geste, inconscient, celui de se pencher sur les lèvres de son partenaire pour les embrasser sans hésitation devant toute une assemblée. Il aurait pu refuser, reculer, ou ne lui offrir qu'un petit baiser court, volage, léger. Mais non, il n'avait pu se contenter de ça et avait happé ses lèvres dont le parfum le ravissait encore dans ses rêves. Le jeune mannequin n'était en rien étonné par ses rêves... après tout rien n'interdisait de fantasmer sur le baiser échangé avec son patron, quémandé par celui ci, et encore moins quand celui ci était beau comme un dieu. Le seul ennui, c'était lorsqu'il se trouvait en présence de l'objet de ses rêves... Il sentait par moment son cœur s'emballer s'il y repensait. Par chance, il ne rougissait pas comme son frère, c'était donc largement moins visible mais enfin... son esprit se déconcentrait bien plus facilement maintenant, il était de temps en temps dans la lune et c'était dérangeant. Il s'en apercevait chaque jour qu'il passait en sa compagnie au Japon. Cet homme avait dût absorber une partie de son esprit durant le baiser... comme un incube.

C'est en pensant à cette attirance qui naissait et grandissait si rapidement, que les lettres qu'il avait reçu depuis des mois lui revinrent en mémoire. Il était assis dans un des fauteuil large et confortable de l'avion qui les ramenait dans sa bonne vieille Angleterre, près du hublot, les yeux dans le vague. Il songeait... au dernier appel qu'il avait passé à son petit frère. Oui, étant un grand frère attentionné, il appelait Nikita tout les jours pour voir si tout se passait bien, se sentant un peu mal de le laisser seul dans leur appartement pour se débrouiller. Au départ, il n'avait pas osé demander s'il y avait eu d'autres lettres depuis son départ... Mais son perspicace petit frère avait finit par lâcher après un petit blanc dans la conversation qu'il n'avait absolument rien reçu, pas une lettre, pas une rose. Soit son stalker savait qu'il partait, soit il avait abandonné, ou bien encore, avait proposé Nikita, il s'était jeté d'un pont, accablé par le désespoir. Après avoir réprimandé un Nikita moqueur de son attitude de lycéenne qui attend une manifestation de son admirateur secret, il avait raccroché et avait essayé de ne plus y penser. C'est ce qu'il avait réussit à faire jusqu'à ce que l'avion décolle. Mais comme depuis qu'ils étaient arrivés à l'aéroport, Ketsia semblait faire comme s'il n'existait pas, grognant simplement à ses questions et les ignorant la plus part du temps, Nathaniel avait eu donc tout le temps d'y repenser une fois assis dans son siège et il remercia d'ailleurs l'entité distributrice des billets d'avion pour ne pas l'avoir mis à côté de son patron redevenu glaçon désagréable. Finalement dans cette histoire, Nikita avait probablement raison sur le principe... L'admirateur s'était lassé. Une autre idole peut être ou un véritable et réel amour, non plus des sentiments pour un homme qu'il voyait seulement sur du papier glacé. A moins que, plus inquiétant, il sache qu'il était partit. Son regard se tourna machinalement vers Ketsia mais il s'en détourna bien vite croyant croiser le regard de celui ci. Il soupira et passa ses doigts dans ses longs cheveux avant de se mettre à les natter en regardant fixement le dossier en face de lui. Il aurait aimé trouver au moins une nouvelle lettre à son retour, l'évolution de son admiratrice... ou admirateur secret l'intriguait.

(...)

L'ambiance et le noeud installé dans son cerveau s'étaient détendue une fois qu'ils touchèrent le sol de Londres. Il s'apprêtait à rentrer de son côté en trouvant un taxi mais Ketsia l'arrêta. Finalement il fut décidé qu'il le ramène et ils en profiteraient pour récupérer des papiers pour les contrats de Nathaniel... Le boulot n'arrêtait donc jamais ! Mais Nath' accepta et monta dans la voiture de son patron. Silencieux tout le long du chemin alors qu'il observait à la dérobée l'homme qui avait hanté bien plus de nuits que Nathaniel ne l'aurait pensé. Il appela Nikita pour le prévenir qu'il rentrerait sûrement tard, la nuit étant déjà tombée sur la capitale. Une fois qu'il eu raccroché, il remarqua qu'ils étaient entré dans un quartier particulièrement huppé pour s'arrêter devant un immeuble. Il le suivit jusqu'à l'appartement qui ne le surprit pas. Venant du patron d'une agence de mannequin, il se doutait qu'il ne devait manquer de rien et son lieu d'habitation en témoignait. « Fais comme chez toi… Je vais chercher les papiers… » Moderne et luxueux, il ne se priva pas de faire comme chez lui, posant sa veste sur un fauteuil pour s'avancer dans la pièce qui devait être le salon particulièrement spacieux. Le brun s'approcha des tableaux qu'il n'avait jamais vu nulle part et les observa avec attention. Aliséa... drôle de nom pour un artiste qu'il ne connaissait pas dans tout les cas. Continuant de faire le tour alors que Ketsia avait filé depuis quelques minutes pour retrouver ses papiers, le jeune mannequin Il ne se priva pas de noter le passage au tutoiement lorsqu'ils étaient entré dans l'appartement... probablement parce qu'ils étaient seuls tout les deux, Nathaniel avait déjà remarqué que ce phénomène se produisait quand ils étaient dans l'intimité d'un salon ou d'une loge, seul à seul, tout en regardant tout autour de lui pour tomber sur l'immense tableau orné d'un tigre magnifique. Il l'effleura du bout des doigts avant de s'en éloigner comme prit en faute alors qu'une voix, un bruit, attirait son attention. Là il trouva un homme qu'il avait déjà croisé, c'était celui qui était venu chercher Ketsia lorsqu'ils étaient resté enfermés dans les vestiaires. Cet homme que Nathaniel avait catalogué comme l'amant de son manager et il n'en doutait plus en voyant qu'ils vivaient ensemble. Léger pincement au coeur, cet homme avait il vu les photos du baiser ? Qu'en avait-il pensé ? Poli mais hésitant, il se détendit cependant lorsque le dénommé Kellian Andrews l'accueillit sans animosité, bien au contraire, il semblait ravit de le trouver ici, ou presque.

Lorsque le professeur quitta les lieux, laissant le jeune mannequin seul, celui ci se sentit rassuré et continua de découvrir l'habitat. Nathaniel n'était pas curieux par nature, mais lorsqu'une porte est à demi ouverte et laisse voir du luxe, toujours plus de luxe, n'importe qui serait tenté de s'en mettre pleins les mirettes en regardant ce qui se trouvait derrière. Lentement il poussa la porte et se glissa à l'intérieur de la chambre du maître des lieux. Il se serait bien attardé sur le décor de celle ci mais un objet tout particulier attira son attention avant le reste. Un bureau, qui n'avait rien de moderne, on l'aurait même cru sortie tout droit d'un château du 18eme siècle au moins, avec ses courbes harmonieuses et son bois sombre. Intrigué que cet homme penchant plus vers le design se retrouve avec une telle antiquité dans sa chambre, Nathaniel s'approcha du meuble et l'effleura du bout des doigts, s'attendant à le voir tomber en poussière au moindre contact, les yeux parcourant sa surface jonchée de feuilles blanches, noircies ou raturées. Il en attrapa une, puis une autre, le papier semblait formel avec son entête, cette écriture soignée et ce pliage parfait. Certaines étaient courtes et quand il comprenait la langue dans laquelle elles étaient écrites, il les voyait adressées à des comtes et comtesses dans un anglais particulièrement soigné. Une telle découverte lui sembla être le décor d'un film, ce que la caméra afficherait en gros plan à la lumière tremblante d'une bougie. Certaines étaient datées récemment, Nathaniel trouva ceci tellement illogique qu'il chercha un sens dans tout ce qu'il y était écrit. Rien ne lui était famillié, les sujets de chaque lettre semblait sortie tout droit d'un film du Moyen-Âge, au mieux du 18eme siècle, à peine plus. Puis vint à ses yeux les lettres cachetées qui lui donnèrent le même sentiment, des enveloppes ouvertes, l'une d'entre elle était encore ouverte mais ce parfum... Il préféra s'en détacher. Les noms, Ketsia Andrews... c'était bien celui qu'il connaissait... Mais alors cet Aliséa... le même que les tableaux ? Et ce prince... Son patron ? Un prince caché, c'était idiot. Il n'y avait que très peu de prince dans le monde maintenant... Les questions voltigeaient dans sa tête et lui flanquaient dans les oreilles un bourdonnement assourdissant alors qu'il essayait de mesurer l'ampleur de ses découvertes surprenantes qui le laissait perplexe.

Un petit carnet relié de cuir traînait sur un côté du bureau. Jetant un regard derrière son épaule, le jeune homme attrapa celui ci et fit tourner rapidement les pages entre ses doigts. Elles étaient presque toutes noires d'encre et de dates, avec une écriture toute particulière, d'un style plutôt ancien, celle de son patron ? Il n'avait eu l'occasion que de voir des contrats tapés à l'ordinateur, et dans son monde de nouvelles technologie, il se demandait tout de même quel était l'intérêt d'écrire dans ce genre de petit livre... Ah moins qu'il l'ai hérité de sa famille... Qui sait ? La texture du papier était surprenante elle aussi, un genre de parchemin, à croire que Ketsia aimait les vieux objets. Peut être les collectionnait-il ? Son regard s'arrêta cependant sur une date qui l'interpella. Elle datait de quelques mois déjà, du jour précisément, et il s'en souvenait puisqu'il était tout autant concerné par ce moment, où il est entré pour la première fois dans GlamsWorld sans se douter que quelques mois plus tard, sa carrière en tant que mannequin serait lancé. Que pouvait bien faire cette date dans un journal si ancien ? Sa curiosité toute éveillée à présent, il vérifia de nouveau que Ketsia n'arrivait pas puis se plongea dans la lecture des premières lignes de cette page... Il y avait de ça déjà des mois, le jour de son début en tant que mannequin.

Serais-tu capable de supporter ma vérité ? A qui s'adressait la personne qui écrivait ? Dans un noir absolu, je me faufile chez toi. Je t’observe dormir avec cette haine qui me dévore l’intérieur. Cette haine, à qui était-elle destinée ? Il la ressentait comme si elle avait pu lui brûler les doigts. Et plus sa lecture avançait, plus le style s'infiltrait dans son esprit, plus la plume retraçait des souvenirs... Les sentiments traduits dans cette pas s'infiltrait en lui... de la même manière... De la même manière que quoi ? Nathaniel fronça les sourcils. Comme espérant au plus profond de moi-même que mon visage puisse te hanter, comme le tien le fait… Tellement sensible aux écrits, percevoir cette détresse l'alarma, c'était une douce folie qui avait noircit cette page vieillie, en devenant de plus en plus ardente. C'était effrayant et pendant un instant, Nathaniel souhaita intérieurement que ce ne soit juste que l'ébauche d'un roman, et en rien le journal d'un véritable être vivant. Pourquoi ? Parce que tout ça lui rappelait enfin quelque chose... Cette écriture puissante emplie de sentiments, les mêmes qui avaient été écrit à la plume sur... les lettres parfumées qu'il avait reçu depuis des mois.... depuis ce jour là : 10 Mars 2010 . C'était une simple coïncidence, se souffla-il alors que ses yeux ne pouvaient arrêter leur descente infernale sur la page du petit carnet. Que je ne me suis jamais sentis aussi faible, aussi fiévreux d’envie, cette envie que de te posséder, te serrer dans mes bras, te murmurer de doux mots au creux de l’oreille. Cette tendresse aussi il la reconnaissait, et de nouveau elle le faisait frémir. Se pourrait-il que cette déclaration de haine et d'amour mêlés soit de la main de Ketsia, son patron ? Faire le rapprochement entre lui, les lettres, le carnet, c'était trop rapide, trop inquiétant, trop impensable aussi.
Parce que oui, malgré moi, je t’aime. Je n’ai rien demandé. Jamais. Jamais, ô grand Jamais, je n’aurais songé de prier les divinités pour recevoir un jour, la malédiction que de croiser mon âme sœur. Mais de quoi parlait-il ? Il était complètement fou ? La personne concernée ne devrait pas lire ce genre de chose, Nathaniel ne voulait pas croire qu'il était l'objet de ce désir violent, non il ne voulait pas faire le lien, surtout pas. Pendant un instant, l'humain suffoqua et fût tenter de ne pas aller jusqu'au bout. Mais trop curieux, alors que son coeur accélérait, il continua sans vérifier la possible entrée de quelqu'un derrière lui. Non ce n'était pas lui, non ce n'était pas lui que cet homme venait voir dans son sommeil, à qui il hurlait sur du papier le désespoir et la colère qu'entraînaient ses sentiments. Il ne voulait pas le croire. C'était de la folie, comme dans un beau livre tellement bien écrit, où le personnage principal si obsédé, si atteint, finissait par mourir de ne pouvoir satisfaire ses envies. Juste ça bien sûr...
Je m’épuise à t’écrire des lettres que je ne devrais même pas prendre la peine d’écrire, de parfumer et d’envoyer. De nouveau, le souffle du mannequin se coinça dans sa gorge. Combien de fois relut-il cette phrase, il n'aurait su le dire, tout ce qu'il savait, c'était qu'il avait eu besoin de la dévorer lentement, à toute vitesse, en la lisant mot par mot, en la décomposant, en la liant, en la traduisant dans toutes les langues qu'il connaissait, pour réaliser qu'elle était bien écrite sur le livre qu'il tenait, et qu'elle lui était tout droit destinée.
La personne concernée ne devrait jamais lire cette page...

Spoiler:
 

Lui demander de m’embrasser. Comment faire semblant de ne plus être concerné après avoir lu ces petits mots. Vampire.. Ces dates. Ou bien le mannequin était devenu fou à force de lire ces lettres et de les chérir, ou bien son patron était complètement malade. Ou bien encore était ce un test qu'il faisait passer à ses nouveaux mannequins ? Un coup monté, une blague... Oui une blague mais dans ce cas, pourquoi passer tant de temps à envoyer ces lettres magnifiques, ses roses blanches parfumées. L'odeur des lettres lui revint et il posa sa main sur le bureau pour s'empêcher de tomber, croyant sentir sa tête tourner, son corps vaciller. Ce n'était en réalité qu'une impression, l'effet de toutes ses questions, toutes ses informations qui affluaient dans sa petite tête parfois trop terre à terre. Il n'arrivait même plus à organiser ce qu'il avait déduit de tout ça et même si une petite voix lui disait de faire comme si de rien était, de sortir et de ne plus y penser, il ne pouvait plus bouger. Comment, après avoir fait ce rapprochement, comme pourrait-il regarder son manager sans que son regard ne trahisse sa découverte.

Il n'y avait pas trente six solutions, à vrai dire il n'y en avait que trois :
- La première était que tout cela était vrai. Ketsia Andrews, patron de GW et tout récent manager du mannequin en devenir qu'il était, lui envoyait des lettres, des roses, ses sentiments parfumés encrés sur du papier ancien à la plume. Il était violemment obsédé par lui, l'aimait et le détestait. C'était aussi une très vieille créature comme dans le livre qu'avait lu Nikita il y avait peu, un vampire, buveur de sang humain donc quelque chose de dangereux, qui en voulait à son corps, à son coeur et qui oscillait dangereusement entre envie de le voir disparaître ou de l'aimer.
Satisfait de son résumé, bien que totalement alarmé de pouvoir sortir de telles conneries avec autant d'aplomb, Nathaniel passa à l'option suivante...
- Qui était donc l'idée qui le rassurait un peu plus mais qui le dérangeait, semblait le blesser et l'agacer grandement : un simple jeu de la part d'un patron qu'il pouvait catégoriser comme complètement marteau et avait un humour vraiment douteux.
C'était tout de suite moins plaisant...
- La troisième solution était tout simplement qu'un fou qui se prenait pour un prince des vampires avait réussis à devenir patron d'une agence de mannequin, s'était épris de l'un de ses employés et profiterait de l'excuse des documents oublier pour le séquestrer dans cette même chambre afin de le garder pour lui et lui faire toutes sortes de choses bizarres pour assouvir ses pulsions de dangereux maniaques...
Si Ketsia entendait ses pensées à cet instant, il serait ravit, car Nathaniel espérait grandement que les deux dernières idées ne se réalisent pas... la première étant, comme ce que les politiciens disent de la démocratie, la solution la moins pire de toute.

Tout ça était un rêve et il allait se réveiller... Ketsia allait lui expliquer...Ketsia ? Où était -il d'ailleurs ? Qu'attendait-il pour le sortir du brouillard ?

- C'est quoi cette histoire...
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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Ven 20 Aoû - 13:13

Les yeux clos.
Il préférait pousser dans l'épaisse obscurité son étrange réalité. Plus il avançait dans ce monde, plus il se disait qu'elle ne rimait plus à rien. Il n'y avait plus de liens. Chaque morceau de sa vie, de son présent n'étaient plus assemblés entre eux. Ils n'étaient réalités que lorsqu'ils étaient orphelins. Il était tout simplement impossible de les assembler. Ils ne l'ont jamais été.... Humain. Vampire. Innocence. Monstruosité. Il était à lui même un autel d'antithèse.

Perdu dans son spacieux bureau, il avait fini par s'asseoir sur le petit divan, ramenant ses jambes contre lui. Ses orbes d'émeraudes étaient portées sur la baie vitrée pour observer la nuit déjà tombée sur Londres. Et plus bas, ces rues illuminées, qui brillaient de mille feu. Qui brillaient de l'insouciance des humains, malgré le fait qu'Anubis ait enrobé le monde de son épais voile sombre.... Il serra un peu plus ses doigts sur les feuilles de papiers. Ces contrats.... Est-ce qu'il les désirait réellement ? Est-ce que c'était vraiment ce qu'il voulait ? Côtoyer un peu plus ce mannequin pour souffrir davantage ? Se le mettre devant le nez, quasiment tous les jours ? Comme le fruit interdit à ne pas croquer ? La tentation n'en serait que plus forte ! Il pencha la tête en arrière, et déposa les liasses de feuilles à ses côtés. Il n'en savait trop rien.... Tantôt il le supportait... Et quand la sombre vérité l'effleurait, il trouvait cela insoutenable. Ketsia arrivait à s'interroger parfois, quelques secondes sur ce qui se passait. Depuis quand ? Et comment surtout ? Mais il suffisait que le regard de son protégé se pose sur lui, ou que son magnifique visage s'illumine d'un sourire pour lui faire tout oublier. Si il avait la possibilité de partager quelques jours dans sa si courte vie d'humain.... Et pouvoir le protéger des autres créatures comme lui. Ou même des accidents si ridicules de sa vie d'humain....

Serait-il prêt à endosser le rôle d'ami ?

Peut-être. De grand frère. D'ange déchu protecteur... Si il le fallait... Il ne se contenterait que de cela. Et il rendrait son souffle en même temps que le sien.
Ca. C'était ce qu'il se disait lorsqu'il était calme, et un brin mélancolique. Lorsqu'il posait face à lui sa dure existence. Pourtant ce n'était que des mensonges d'outre-tombe. Lui, Aliséa Alaïs Ketsia Andrews, Prince d'Europe, connu aussi sous le nom de Caelum Ignis... Pouvoir être autant.... Si Humain ? Mais il fallait arrêter de se bercer d'illusions !
Il était un homme ! Un vampire ! Jamais il se ne soustrairait à de si petites choses ! Si il n'obtenait rien de la part de ce minable humain... Il ne mériterait alors rien. Il lui volerait sa vie. Ou sa liberté. Il l'enchainerait à une existence de peur et de souffrance, comme lui l'avait gouté : pour se venger.

A ces pensées tellement horribles, Ketsia soupira. Il était désespéré par son propre cas. Il était incapable de prendre une décision qu'il allait garder et suivre jusqu'au bout avec cette histoire. Il était indécis : il détestait cela. Lui, qui menait sa vie de façon rangée. Il ne laissait rien au hasard. Sauf lorsqu'il le désirait. Il aimait avoir le choix. Être libre de ses décisions, et de n'y être jamais contraint. C'était pour cela que son Père, le Roi l'irritait tant... Un voyage sans retour, n'est plus un voyage. Mais un changement. Il était glacé à cette idée : faire le pas. Ou bien le tuer, ou bien tout lui avouer. Et jouer au petit bonheur la chance... Se faire jeter. Se faire traiter de fou... Parce que Nathaniel était sain d'esprit. Jamais il ne le croirait. Jamais il ne l'accepterait.

Et cette idée le fit grimacer. Il ouvrit les yeux, et se leva. S'approchant doucement d'un miroir... Le regard fixe. L'enfant aux allures fantomatiques était délicatement posé face à son reflet. Contemplation étrange. Respiration lente et basse. Le Prince perturbé observait cette surface brillante. Ayant l'étrange impression qu'il ne voyait qu'un extérieur inintéressant. Une chose qui était dénuée d'intérieur, d'âme et d'émotions. Le brun détourna le regard, avant de s'arracher de sa contemplation. Doucereuse réalité.

Il était emplis de vide... Le néant.

Observons le grand méchant loup, ce grand manipulateur d'émotions qui va pour s'insuffler... Du calme. Et oublier sa tristesse le temps qu'il parte. Ce don était merveilleux... Mais il aimait peu l'utiliser : il devenait beaucoup trop réceptif aux malheurs des autres. Et c'est en s'en privant, qu'il sentit des flots agités. Des émotions fortes, étranges, contradictoires... Une masse imposante et froide... Pour une fois qu'elle ne venait ni de lui, ni de Kellian – qui était partit faire quelques courses.

Ketsia attrapa les petits dossiers, et sortit du bureau. Un peu déconcerté par ce qu'il sentait... C'était quoi ce bordel ? Il se laissa guider par son instinct, se rapprochant de sa chambre. Terriblement félin et silencieux, telle une ombre il se glissa lentement dans ses propres appartements... Alors que son ouîe vint percevoir un souffle qui n'était plus calme, et des battements de coeur assortis. Son don sentait... Trop de chose.

Il avala sa salive... Il n'avait pas fait ca ? Il hésita à tourner la tête, à faire un pas de plus... Pourtant, quelque chose le fit à sa place. Ses opalescences de saphir se posèrent sur l'humain... Son bureau. Son carnet. Non ! Pourquoi ? Pourquoi tant de curiosité ? Pourquoi avoir franchit la seule porte qui aurait dû resté close ? Pourquoi avait-il lu tout cela ? Qu'avait-il lu pour être dans un état pareil, d'ailleurs ? Ses songes ? Ses sentiments ? Il avait enfin réalisé que son patron était son merveilleux admirateur secret ? L'espèce de grand fou qui avait perdu toute raison et conscience ? C'était...

Horrible.
Horreur ! C'était le mot qui résonnait dans son crâne...
Il fallait qu'il fuit.... Qu'il disparaisse. Il ne voulait pas voir le regard qu'allait poser Nathaniel sur lui. Il ne voulait pas savoir ce qu'il en pensait. Il ne voulait pas apprendre non plus, à quel point il le pensait fou. Il ne voulait pas sentir son intérieur se déchirer.... Parce que ses espérances, ses rêves les plus fous pourraient être brisés en quelques... Paroles. En quelques secondes. Il n'avait qu'une seule envie : repartir comme si il n'était jamais entré dans cette pièce. Le laisser venir à lui. Ou le fuir. Fuir cet infâme personnage... Qui avait su le charmer par ses lettres. Et en parallèle le charmer tout court... Alors pourquoi ? Pourquoi tout ceci n'était pas possible ? Pourquoi dans sa tête tout était voué à l'échec ?

Les rêves étaient fait pour être vécu...

Son coeur, sa gorge, son estomac... Tout ça, implosa. Soudainement. Et lorsqu'il entendit les quelques mots murmurés de son âme soeur, il se cru capable de régurgiter ses tripes, là, tout de suite sur le sol. Cette histoire ? ...

Le vampire murmura :
« La mienne... Peut-être ? »

Et je ne suis pas fou. Pas plus que pouvait l'être les génies qui ont martelé l'histoire de votre monde. C'est mon histoire que tu viens de lire, et que tu n'as pas cru. Je ne veux pas savoir. J'aimerais pouvoir m'arracher les yeux, ainsi je ne verrais aucune émotions sur ton visage. Dans l'élan, pourquoi pas me briser la colonne, en sautant du balcon ?
Tu as bafoué mon passé. Tu as découvert mon Sombre Secret. Des Lois Ténébreuses, je ne peux alors faire que trois choses. La première étant celle qui me démangeait le plus en cet instant : te tuer. La seconde... Te confiner dans ce secret, et faire de toi mon calice. Une option qui pouvait me faire frémir d'envie, tant sa parure écarlate brillait d'érotisme et de tendresse... Si seulement. Et la dernière : te faire mien. Te faire mon infant, la continuité de mon pouvoir. L'ombre de mon espèce. Tu aurais été mon tout, ma moitié. A la vie et à la mort, pour le meilleur et pour le pire. Surtout pour le sang et l'horreur.

Mais je ne pouvais ni faire la seconde, ni la dernière sans ton consentement... Par contre, je pouvais te tuer, en te vidant de ton sang. Je pourrais connaître enfin l'extase tant désiré que pourrait m'apporter tes rivières pourpres. Et juste après, connaître le repos éternel ! Abandonner cette chienne de vie... Évidemment, tout ceci m'attirait davantage que plus de problèmes, que plus de douleurs.

Et le vide fut comblé par la folie

Je prends l'option la plus simple. J'opte pour la facilité. Pourquoi m'entraver de tâche beaucoup trop compliquées et néfastes à ma santé mentale ? Pourtant j'étais déjà perdu. Je ne pourrais jamais remonter cette pente : bien au contraire ! Je la dévalais un peu plus vite chaque jour !
Mon air incertain, et perdu disparut, semblable à la rosée glacée des matins frais. Bientôt, je relâchais mon aura de vampire. Un voile de soie qui lorsqu'il vous effleurait vous laissait comme une décharge électrique tant extatique sur le corps. Un magnétisme indéniable et poignant ; qui réveillerait alors votre curiosité et vos envies les plus folles. Sentir mes mains sur votre corps, entendre l'un de mes murmures suaves au creux de votre oreille... Vous promettre un amour fou qui saurait s'envoler dans une ode érotique. Une envie, un désir, créé par une simple aura de vampire. Et puis en parallèle.. Ce brin d'adrénaline que produisait votre méfiance si faible ainsi que votre peur. Trop beau, trop surnaturel, trop tout. C'est étrange...
Tout ceci, étaient des composés magiques que j'avais toujours eu. Mon aura était toujours présente, mais jamais autant. Je la retenais, par respect envers mes confrères les caînites. Mais elle était largement suffisante pour être ressentis, surtout par les humains. Imaginez alors toute cette auréole de pouvoir qui se déversait lentement ... pour créer des flots violents ; lesquels iront frapper sans pitié l'humain qui se tenait face à moi...

Mon ami, tu es perdu. Tu vas te faire dévorer par le grand méchant loup. Je suis l'homme des légendes. Le comte Dracula. Je suis ce qu'est Adam est à Dieu. Je suis ce qu'est le péché à l'Homme. Je suis la réalisation parfaite de tous vos crimes et vos péchés. De tout ce que tu n'oseras jamais de ta misérable vie. Et je vis seulement pour cela : souiller votre précieuse Terre.

« Je me demandais quand tu allais t'en rendre compte.. »

J'eus un magnifique sourire amusé, qui traduisait assez bien l'horreur comique de la chose. J'étais une proie insoumise, sache le. Et je le demeurerais à jamais ! J'ai salis les jupons de la Sainte Marie, et bafouer les Commandements. Je suis le démon qui a fait perdre la tête à ta mère, et je serais aussi celui qui détruira ton frère. Il suffit d'un souffle exquis pour te faire succomber. Pour que tu tombe dans mes griffes d'acier, et un seul mouvement pour que tu trépasse à tout jamais !

Et moi avec.

Je m'approchais lentement, venant à son hauteur... Alors que mon aura se suffisait en elle-même pour le charmer. Pour qu'il ne lâche pas mon corps, mon faciès de ses divines prunelles. J'avais désiré capter toute son attention, auparavant ? J'avais enfin ce que je voulais ! Ahaha ! J'étais si proche de lui... Comme si nous étions en plein photoshoot. Mes griffes effleurèrent son ventre, presque absentes. Lentement, mes émeraudes se transformèrent en étendu d'azur. Et leur soleil sombre, devenait croissant de lune tendu. Ensuite, un sourire dévora mes lippes : de l'amusement encore et toujours. Je me penchais vers lui, vers toi, pour murmurer sensuellement à ton oreille :

« Je vais éclaircir tes songes... Je ne suis guère fou. La folie c'est.... Nouveau sourire : narquois. Alors que l'un de mes doigts effleura son menton, lui faisant relever la tête. Mes lèvres effleurèrent sa mâchoire, alors que soudainement, l'un de mes dons le prit. Hallucination. Une bride de son passé, mêlé à une peur inavouée ainsi qu'un fantasme inassouvis prit forme dans la charme. Ils étaient ailleurs, nul part et partout à la fois. Ca ! ... C'est toi qui es fou... A enfermé... »

A séquestrer.
Le bout de ma langue se glissa sur sa mâchoire, alors que j'avais déverser mon souffle de vie sur sa peau. Je me tournais alors, m'éloignant de lui, pour observer cette hallucination. Je ne sélectionnais juste, et laissais libre cours à l'imagination de Nathaniel, à son subconscient. A ses peurs, son passé et ses fantasmes. Tout en veillant soigneusement que cela ne se transforme guère en un monde coquet et simple. Il fallait que je ressentes son malaise, sa peur, son envie. Et non sa plénitude. Je voulais le rendre dingue ! Je voulais lui faire sentir ma folie, qu'il puisse la mesurer, la toucher. La comprendre peut-être, et qu'il la cajole ! Qu'il la caresse et l'aime toute entière ! Je voulais qu'il m'appartienne ! Il était à moi ce misérable ! Comment pourrait-il sortir de cet entrevue indemne ?

Il se fit à tourner sur lui même, comme si il dansait une valse avec un fantôme. Il virevoltait d'une grâce féline et royale ! Bientôt sa crinière d'ébène fut relâchée, chose si rare, alors qu'il se laissait transporter par les hallucinations enchainées de Nathaniel. Il se mit à rire, tournoyant toujours... D'un rire innocent et cristallin, pourtant bien trop mature pour l'être. Un son emplis de folie et de détresse. Un rire qui se finit nerveux puis qu'il s'exclama, tandis qu'il n'était plus qu'une ombre sombre dans cette chambre :

« Tu es fou ! C'est toi qui es fou ! C'est de ta faute ! La tienne ! Je ne suis moi que parce que tu es toi ! Et je deviens quoi moi !? Aahahaha ! Va aux enfers ! »

Puis tout cessa. La voix, le rire, les ombres, les hallucinations. Brutalement, sans crier gare, et sans demander son reste. Les revoilà dans les appartements du mannequin. Aucun son : juste le vide. Et cette folie qui grondait, qui bourdonnait à l'intérieur du corps du vampire.
Brusquement, Ketsia attrapa Nathaniel. Pour bondir jusqu'au lit. Il ne lui laissait aucun temps de réaction, et encore moins de réflexion. Il n'était que poupée de chiffons entre ses griffes d'argent. Il allait enfin satisfaire sa soif dévorante de sang.

Son corps frôlait le sien, alors qu'il gardait l'une de ses conquérantes crispée sur son épaule. On ne part pas petit enfant. Le grand méchant loup n'a pas finit son affaire. Et si cela ne serait que lui, qu'il n'y avait pas ce monstre à l'intérieur de son crâne qui lui hurlait de le mordre maintenant, il aurait pu prendre le temps de briser son autel de son carquois de luxure... Et il en serait châtié par la suite.

L'odeur de Nathaniel l'enivrait totalement. Sa langue remonta le long de sa jugulaire, alors qu'il sentit ses crocs épouser sa mandibule. Seul son souffle, ou même l'air ambiant sur ses cuspides aiguisés lui faisait mal... Il poussa un petit grognement animal, alors qu'il perca sa chair sans prévenir. Aucune hésitation, juste un éclat de douleur intense... Avant qu'il ne se mette à aspirer ce sang. Une vague, un tsunami de plaisir intense. Et lorsque ce nectar vermeil toucha sa langue, dévala sa gorge...

Extase.

Ses doigts se crispèrent, alors que son corps se mit à trembler légèrement contre lui. Il se serrait donc, comme un enfant avec sa mère, comme un homme avec son amante. Comme un mari avec sa bien aimé. Comme un vampire avec son âme-soeur. Si son liquide vital mouillait ses lèvres, ses larmes de diamant mouillaient le cou de l'enfant frêle.
Il pleurait alors qu'il ne pouvait s'arrêta d'aspirer sa force, son âme, toute cette vie. Tout en gardant contre lui cet humain qu'il avait tant désiré depuis sept mois.

Il avait rêvé de tant de chose.
Il avait vu une vie à deux. Il avait vu un amour brulant, une passion charnelle. Un futur, deux vampires. Un mariage.

Et il n'allait que commettre un bain de sang, un nuage de désespoir, des hurlements de haine et de tristesse.

Il allait signer leurs morts.
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Nathaniel Cowen

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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Dim 22 Aoû - 1:09

Je m'endors dans l'asphyxie générale,
Je fais des rêves comme si j'avais mille ans,
Un jour, je peine ; le lendemain, je mens.


Ce brouillard ? Cette histoire ? C'est celle d'un humain trop curieux, trop tenté d'en savoir plus sur son mystérieux patron aux facettes si changeantes, qui croise le chemin d'un vampire, d'une créature qui se fond dans la masse humaine qui grouille dans la capitale de l'Angleterre. Sans le savoir depuis Sept mois, il a joué à un jeu dangereux, il a flirté avec sa mort, charmé et envoûté son bourreau, réduisant parfois son espérance de vie à quelques secondes, quelques petites minutes tout au plus. Et celui qu'il appelait en ce moment pour le sortir de ce qu'il croyait être un rêve éveillé, n'était personne d'autre que celui qui l'y avait enfermé. Perdu dans ces mots encrés à la plume, dans ce tourbillon de sentiments violents trop bien écrits pour le coeur sensible de l'humain, Nathaniel se sentait nu, désarmé, face à ces choses qu'il ne comprenait pas, ces révélations qui le dépassaient, ces lettres adressées à des noms inconnus possédant des titres de noblesse qui dans le monde actuel n'avaient plus la moindre importance, face à cette longue chute dans un puit qui le précipitait dans une époque maintenant révolue.
Oh pour l'instant il n'y croit pas, ou du moins il voudrait ne pas y croire, ce qu'il désirait par dessus tout, c'était ne pas s'encombrer l'esprit avec cette histoire. Si tout cela était vrai peut lui importait, mais pitié, pitié, il fallait qu'on le laisse en dehors de tout ça, lui qui ne voulait qu'une chose, prendre soins de son jeune frère, survivre et vivre pour lui offrir la meilleure vie possible et lui faire oublier la mort de sa véritable mère, comme lui mettait tout en oeuvre pour effacer l'abandon de la sienne. Il ne souhaitait donc qu'une chose durant le bref instant où son esprit accepta la vérité : dénouer ce qui le rattachait à cette découverte et pouvoir ordonner à tout son corps de faire comme s'il n'avait jamais rien lu.
Et pourtant sans qu'il ne le sache encore une fois, il était lié au destin de ces créatures qu'on appelle Vampires, ces légendes qui faisaient le bonheur des auteurs, des acteurs, dans les romans vendus par milliers dans le monde entiers et dans les films hollywoodiens. Il baignait dans ce registre depuis qu'il était tout jeune depuis que sa mère les avait abandonné pour suivre une de ces créatures infernales, depuis que celle de Nikita s'était faite tué par un de ces monstres de cauchemars... Depuis qu'il était entré dans son agence de mannequin et qu'il avait croisé le regard de Ketsia Andrews.

Si seulement il avait reposé ce carnet il y avait quelques minutes quand il avait prit peur, au lieu de continuer à lire, s'il avait écouté la petite voix lui dire de tout reposer et de quitter la chambre dans laquelle il n'aurait jamais dût rentrer... Il aurait encore pu dire devant l'apparition près de la porte « J'aime beaucoup comme tu as décoré ta chambre, c'est vraiment classe. », d'un ton presque naturel. Non le mieux en réalité aurait été s'il n'avait jamais mis les pieds dans cette pièce, restant sagement à regarder les peintures dans le salon de Ketsia, il n'aurait rien su, il ne serait pas entrain de paniquer... Mais avec des ''si'' on referait le monde, avec des si, il serait déjà sortie de la pièce avant que le vampire ne l'y trouve. Avec des ''si'', il ne se serait pas retourné lentement avec un lourd malaise sur ses épaules en entendant la voix de son manager... la voix de son admirateur secret... plus vraiment secret.

« La mienne... Peut-être ? » La sienne... Son histoire, l'histoire d'une ancienne créature dont il n'avait jamais imaginé qu'elle puisse exister, une histoire qu'il aurait prit pour une légende d'enfant si il ne l'avait pas vécu. Mais aujourd'hui, à cet instant précis, tout était différent. Il vivait un enchevêtrement de vie, l'une vieille de plusieurs siècles, l'autre de seulement 22ans, il vivait la peur et l'appréhension, le malaise et l'incompréhension, il vivait soudainement en accéléré, le souffle court et le coeur emballé, alors que ses yeux se posèrent avec lenteur sur la créature qui l'observait depuis l'entrée de la chambre. Belle, terrifiante... il reposa précipitamment le carnet.

- Je... suis... désolé, je voulais pas...

Qu'est ce qu'il ne voulait pas ? Découvrir la vérité ? Oui en effet il ne voulait pas et devant l'air perdu de son patron, ce visage inquiet et paniqué, Nathaniel ne su plus ou se mettre, trébuchant à chaque mot, complètement incertain de ce qu'il voulait et devait dire. Devant ce regard incertain et visiblement touché par la découverte du fouineur, le jeune humain su qu'il avait fait une énorme erreur en posant le plus petit regard sur ce bureau ancien enseveli par les plus noirs et profonds secrets de cet homme qu'il avait cru apprendre à connaître pendant leurs mois de travail ensemble, mais qui en réalité venait de se dévoiler seulement aujourd'hui pour lui faire comprendre que cette demi année qu'ils avaient passé ensemble n'était en réalité d'une vulgaire poussière dans son univers.
Enfin vulgaire et insignifiante, sur la durée certes... elle l'était sans aucun doute mais contre la volonté du mannequin, elle avait marqué au fer rouge l'esprit de ce même homme qui semblait ne pas en être sortis indemne. Tout en témoignait, en particulier le sourire que celui ci offrait à présent devant un Nathaniel complètement figé contre l'écritoire antique sur lequel il s'était appuyé quand il avait cru que toute la pièce tournait autour de lui.

Soudain il tressaillit sans comprendre pourquoi. Son coeur accéléra alors qu'il avait l'impression qu'on l'enserrait, qu'on l'oppressait dans une poigne cruelle, brûlante. Un frisson lui parcourut l'échine et tous ses muscles un à un se crispèrent dans tout son corps, alors que ses yeux d'acier perdus se plantaient dans ceux du vampire, et malgré l'envie de les détourner de cette créature enchanteresse pour sauver le peu qui lui restait de conscience et de réflexion, il n'arrivait à décrocher son regard de ce visage aux desseins inquiétants peint sur cette peau d'albâtre. Il cru que la panique avait inhibé ses sens, déréglé son cerveau, quand une envie poignante implosa en lui, déversant un flot de désir dans chaque partie de son être malgré la peur qui crispait sa nuque. Cette chaleur que l'on ressent quand l'être désiré vous touche, vous effleure, découvre les zones qui vous font gémir, glisse à votre oreille son souffle chaud remplie de promesses érotiques et de sons extatiques. Nathaniel la ressentait tellement fort, il suffoquait, son regard se troubla l'espace d'un instant alors qu'il était toujours immobile. Alors soudain il reprit son souffle, quand son corps l'alarma, lui indiquant son besoin vital de respirait. L'humain ne s'était pas aperçut de ce petit instant de plaisir qu'il avait éprouvé en apnée.

- Je me demandais quand tu allais t'en rendre compte...

Se rendre compte de quoi au juste ? De la nature dangereuse de monsieur Andrews ? De cet amour qu'il lui portait, de cette obsession qu'il lui vouait, de cette haine qu'il nourrissait à cause de ces sentiments violents ? Le regard et les sens embrumés, il ne captait que difficilement le sens de ces mots, et des sourires de Ketsia qui s'approchait de lui... Comme un prédateur, ça, Nathaniel n'eut aucune difficulté à le ressentir. Il était paralysé comme la proie sous l'oeil du rapace qui plane au dessus de lui prêt à fondre à tout moment pour l'emprisonner dans ses serres et l'emmener au plus haut, loin de tout secours, pour le dévorer. Incapable d'esquisser un mouvement quand le vampire s'approcha tout près de lui, juste pour reculer, pour s'en éloigner et reprendre contenance. Non il en était incapable, figé, oppressé dans une cage en verre si petite, qu'il avait l'impression qu'il effleurerait les bords à chaque mouvement. Mouvements qui ne venaient malheureusement pas, pour son plus grand désespoir malgré le bout des doigts, des ongles, qu'il sentit contre la peau tendue de son ventre, toute sensible et réchauffée. Les yeux perdus dans les lacs azurés, il entrouvrit les lèvres mais aucun son ne sortit, ni appel de détresse ni protestation pour l'écarter de lui, ni question, ni hurlement, juste un souffle entrecoupé par des halètements légers et incontrôlés. C'est à peine s'il se fit remarqué ce changement de prunelles, tant il était captivé par tout cet être en entier, qui avait aspiré son attention, le rendant sourd et aveugle aux alentours, mué, l'empêchant de réfléchir en obnubilant cruellement ses pensées.

- Qu'est ce qui.... se passe...
- Je vais éclaircir tes songes... Je ne suis guère fou. La folie c'est....

Et si tu m'aimes
Laisse-moi partir vivre sans toi.

La folie c'était probablement ce frisson, provoqué par les lèvres contre sa mâchoire, qui le prit brusquement le long de ses flancs, du creux de ses reins plus creusés sous l'attirance que subissait son corps, jusqu'à sa nuque légèrement arquée alors qu'il refermait ses deux jolies lèvres rosées, pulpeuses et désirables par leur fébrilité, pour serrer les dents comme pour retenir avec pudeur une exclamation, un souffle, un soupir. Et pourtant dieu sait à quel point Nathaniel ne l'était pas, pudique, c'était cette aura, cette présence près de lui qui poussait son inconscient à le faire taire, à ne pas le tenter d'avantage... sans pour autant lui donner un quelconque moyen d'y arriver.

- Ca ! ... C'est toi qui es fou... A enfermé...

Un nouveau frisson, puis un tremblement violent secoua tout son corps comme s'il avait subit une décharge de plusieurs volts. Son corps s'affaissa alors soudainement, alors que le bruit d'une porte grinçante perça ses oreilles et laissa apparaître devant lui la lumière du dehors avec deux silhouettes. Une grande imposante et une toute petite. « Il s'appelle Nikita, c'est ton demi frère... Il va venir vivre avec nous maintenant alors occupes toi en bien Nathaniel, je compte sur toi. » Et devant la jeune bouille de son adoré, son amour de petit frère, le visage du mannequin s'illumina, soulagé de ne plus sentir l'inquiétante aura près de lui, pour ne voir que la petite main de l'enfant se tendre. Il tendit la sienne à son tour mais se figea dans son mouvement en poussant un gémissement, une plainte horrifiée quand l'image de son petit frère souriant fut remplacé par son corps étendu sur l'asphalte, baignant dans une flaque de sang, traumatisme du jour où il avait vu son frère manquer de se faire écrasé par une voiture. Pourtant rien de cette vision n'était arrivé... Elle n'était que le pur produit de l'imagination du brun, effrayé à l'idée de perdre un être cher dans des circonstances affreuses, amplifiant ses peurs sans se douter que Ketsia était derrière tout ça, il se pensait en plein sommeil, et suppliait intérieurement qu'on le réveille. Il aimait tellement, tellement, son Nikita, son petit ange pur... Il ne se préoccupait souvent que de lui et les hallucinations enchaînées reflétaient la plus part du temps ses cauchemars où il le voyait mourir sous ses yeux, impuissant ou fautif par son absence. Prenant appui sur le mur, le jeune mannequin haletait, le souffle saccadé, fermant les yeux par moment pour ne pas voir ce qu'il tentait d'enfouir au plus profond de lui.
C'est une voix féminine qui lui fit ouvrir les yeux. Elle était douce, elle apaisait du moins pendant les premières secondes, puis elle devint douloureuse, le mannequin se plia en deux comme si celle si était physique, gémissant de peur comme un enfant en proie à son cauchemar. La femme qui lui souriait était superbe, elle lui ressemblait terriblement. Sa mère le contemplait avec une distance peu commune entre un enfant et son parent. Un sentiment d'abandon empli la pièce et l'enfant qu'avait été Nathaniel murmura à travers les lèvres de l'adulte qu'il était maintenant : « Ne t'en vas pas.... j't'en prie ne me laisse pas... », puis une silhouette se dessina derrière la jeune femme, des bras forts l'enveloppèrent, attirant son menton et la créature sublime, l'homme qui emprisonnait sa mère dans son étreinte, embrassa celle ci sous les yeux larmoyants de l'enfant que le mannequin redevenait. Les deux silhouettes disparaissait alors que le mannequin tremblait encore. « Reste, reste encore, ne pars pas ! » Mais elle était bel et bien partie loin de lui, le laissant tomber à genoux seul dans le noir, n'entendant plus rien alors, que le battement d'un coeur, un coeur qui battait la chamade, qui s'emballait.

Le calme avant la tempête lui fit relever de nouveau la tête, les yeux à demi ouverts retenant des larmes de panique devant ce flot de souvenirs qui le prenaient aux tripes. Les petites perles d'eau salée dévalaient ses joues plus pâles, lacérant douloureusement son visage pour couler sous son menton, mouiller son cou et s'écraser au sol sans un bruit, à force il ne les sentait même plus couler. Devant ses yeux embués le sol se joncha de morceaux de tissus d'un rouge carmin, cette couleur qu'il adorait tant et qui entourait la plupart de ses rêves érotiques, brillants comme du satin, à perte de vue puis deux corps sombres se mouvant dans l'étoffe, si sensuellement, ardemment, s'étreignant avec passion. Il se reconnu et hoqueta sous la surprise de voir Erwan au dessus de lui, comme partenaire, revoyant ses dents s'enfoncer dans sa chaire, ses griffures sur ses cuisses et ses épaules, ayant soudainement l'impression de ressentir toutes les brûlures de ces marques en même temps. Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas rêvé de lui, aussi violemment. Puis il sursauta quand l'ambiance changea sensiblement malgré que la scène et le décor soit toujours le même. Il ne perçut d'abord pas bien le visage, ne voyant correctement que les corps langoureux. Un visage, Ketsia peut être ? Il lui semblait reconnaître son profil mais ses yeux douloureux l'aveuglaient, il tremblait, sa panique le déconcentrait.

Et puis soudain tout disparut. Il se retrouva plongé dans le noir absolu en premier, comme si ses yeux cherchaient à revenir à la réalité. Il entendit les échos d'un rire, d'une voix et se crispa, penché vers le sol, nauséeux et tremblant. Sa tête tournait et il n'avait qu'une envie, se coucher, s'allonger, fermer les yeux et dormir pour ne plus avoir à penser.

Dormir... pas mourir... Son souhait avait été plutôt mal comprit.
Son souffle resta coincé dans sa gorge alors que le vampire s'était emparé de son corps semblable à celui d'une poupée de chiffon, vide, incapable de faire quoi que ce soit pour l'arrêter. Comme atteint d'une fièvre insupportable, fébrilement, il s'agita, secouant la tête de droite à gauche en murmurant des brides de phrases incompréhensibles pour qu'on le laisse partir alors que ses mains s'étaient saisies de la chemise de Ketsia pour tenter de le repousser, en vain. Puis un frisson plus violent le prit mais ce n'était plus de la peur, c'était du désir, en sentant ce corps se fondre contre le sien, l'épouser avec délicatesse, le faisant se tendre alors qu'il ouvrait les yeux sur le visage de son tortionnaire. Les émotions si contradictoires le perdait, son regard affolé parcourait un visage qu'il ne discernait pas toujours tant il était troublé. Sa gorge se tendis sous la langue qui la parcourait, il serra ses doigts un peu plus fort sur le tissu dans un frisson.

Et soudain un gémissement emplie toute la pièce, presque un cri, une exclamation de sentiments et de sensations mêlées suivit d'un hoquet étranglé. En lui c'était une monstrueuse symphonie qui le faisait trembler contre la créature qui avait percé sa chaire de ses crocs trop acérés, trop gourmands. La peur éveilla la douleur, le désir enflamma son plaisir. Le souffle coupé, il haleta, les yeux écarquillés dans ce mélange d'extase et de souffrance que le vampire lui offrait. Les larmes montèrent à ses yeux quand la panique lui saisit le coeur, alors que ses doigts contre son torse se firent plus tendres en réponse à ce bien être qu'il lui procurait. Son esprit s'éleva à mesure que sa vie le quittait pour venir emplir la bouche et la gorge de Ketsia. Ses sens le trahissaient déjà un peu plus à chaque gorgée de sang qui le quittait. Doucement il ferma les yeux, cédant à la douleur brûlante de son trépas qui se rapprochait de plus en plus, se laissant tomber dans le gouffre où le plaisir de la suçion dans son cou, le rendant incapable de résister, le faisait sombrer. Il haletait et gémissait toujours mais de plus en plus faiblement. Ketsia aspirait tout : sa vue, sa sensibilité, son mal être et sa panique, sa voix, ses sensations, ses vingt-deux printemps . Un sursaut de vie lui fit se tendre, se crisper, se débattre quelques instants, brièvement, griffer, frapper un coup faible et désespéré.

Son corps devint lourd, son coeur battait au ralentit. Ses larmes se mêlèrent à celles du vampire, au sang sur les draps. Le plafond ne tournait plus, il avait disparut. Nathaniel avait fermé les yeux lorsque sa tête avait glissé sur le côté, le plongeant dans les limbes de l'inconscience.

Mais, de toi à moi
Ne me laisse pas partir vivre sans toi
Moi, je ne suis rien
Même si je te déçois, reste avec moi
Mais tu seras un amour que je ne définis pas.

Pardonne-moi
Je ne serai plus jamais loin de toi
Plus jamais loin de toi, tu comprendras
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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Jeu 26 Aoû - 17:02

Dans ma gorge se glissait ton nectar tant désiré. Dans mon corps se glissait une force incroyable : je m’abreuvais à la gorge d’un humain sain, chose totalement interdite dans mon royaume. J’étais un Prince qui d’un revers de main fracassait une vie entière. Je crachais sur des Lois dont j’étais le profil. Et alors que je devais sentir ma puissance s’éveiller, mes instincts de vampire s’accroître, je ressentais tout le contraire. Plus la vie te quittait, et plus j’avais l’impression d’être happer vers les Mondes des ténèbres. Bientôt je ne voyais plus rien tant mes larmes venaient m’entraver la vue. Je ne sentais plus ton sang palpiter dans tes veines, je n’entendais plus ton soleil rouge battre.
Je n’entendais plus rien. Pas même ma folie hurler à la mort.
C’est alors que j’eus un haut le cœur, recrachant sur les draps une gorgée de mon sérum. Sur mes lippes carmines, sur mon menton, et la courbe galbée de mon cou, se glissaient des gouttes purpurines : elles traçaient des arabesques lentement. Soudainement je me remis à respirer bruyamment, comme si cela en était un besoin vital. L’air ambiant devenait brûlant à l’intérieur de ma gorge, et de mon corps entier. J’avais l’horrible impression que ton sang n’était qu’un acide tout à coup. Qui venait me ronger de l’intérieur. Détruire mes tissus organiques à demi fonctionnels. J’échappais un petit cri de douleur, tandis que je venais cajoler ta gorge sanguinolente de baisers. Venant récupérer ces quelques fins filets de ton fluide vitale de mes pétales de roses, de ma maligne langue. Je fermais les yeux. Je me calmais lentement : je ne pleurais plus. Finalement, ce n’était peut-être pas plus mal de finir ainsi. Mourir contre lui. Contre toi. Celui que j’ai aimé en secret. Celui que j’aurais forcé à se soustraire à ma folie. Je n’aurais rien connu au bonheur qu’avait pu goûter mon père. Mon cousin. J’aurais pu admirer les ellipses de leurs amours, de mes parents, d’Elena & Cain… mais je n’y goûterais jamais. J’eus un affreux sourire triste sur les lèvres, alors que je glissais mes doigts sur la joue de mon pitoyable âme sœur. Des caresses tendres et désespérées déposées, et je me penchais vers lui pour venir baiser ses lippes. J’échappais dans un murmure des paroles que j’aurais tant aimé entendre de ta bouche un jour…. Des paroles d’amour, pas un ode, ni un poème. Juste trois mots qui m’échappèrent dans un souffle imbibé de tristesse : « Je t’aime …. »
Je sentais de nouveau une grande vague de tristesse et de colère contre mon égard venir s’écraser en moi. Des flots violent et agités, qui firent briller mes yeux. De nouvelles perles de diamants glissèrent sur mes joues tandis que je posais ma tête contre ton épaule. Restant lover contre lui, gardant mon corps collé contre le tien. Tant pis, si tu ne serais plus qu’un cadavre tiède dans une heure. Je m’en moquais royalement. Je voulais…. Je voulais mourir contre toi. Même si je me rendais compte combien j’avais été égoïste. Combien j’aurais pu oublier et faire disparaître cette haine si j’avais pu être à tes côtés. De cette manière. Si tu m’aurais désiré de la manière que je voulais. Si cela aurait été beaucoup plus simple ! Si je n’avais pas été un monstre ! Si je n’avais pas été aussi …. Egoïste. Je ne pensais qu’à moi et mon plaisir personnel… Tu aurais dû naître poupée de chiffon, et pantin désarticulé, que j’aurais réarticulé avec un plaisir articulé. Et tu n’aurais vu que moi. Je t’aurais enchaîné contre ton gré à mon monde de fée sanguine.
Mes pleurs s’intensifiaient. Ce n’était plus des petites larmes de vierge, mais des sanglots de mère qui a perdu son fils. Des sanglots d’un homme ou d’un femme ayant perdu son conjoint. Je venais de perdre mon Soleil et ma Lune. Ma seule raison de vivre dans l’enchaînement de ces nuits et jours. Un lien invisible, le fil rouge comme le disait si bien les nippons. Je ne l’avais pas désiré, mais je l’avais découvert. Je signais moi-même, de ma plume rongée par la folie, mon trépas. Le notre.

Mourir sans dire au revoir.
Mourir comme un idiot frustré.

Puis lentement je me sentais tiré vers l’arrière. J’ouvrais doucement les yeux, voyant le corps de mon amant, celui de mes songes. La faucheuse venait déjà me prendre sournoisement ? Alors que mon amour n’était pas encore mort ? Je tentais de m’accrocher à ses hauts alors que j’échappais un grognement qui se transforma bien vite à un couinement plaintif. Je ne voulais pas le quitter ! Je voulais sentir sa chaleur s’éteindre contre moi ! Je voulais pouvoir le toucher, le câliner et apprécier son contact jusqu’à ce qu’il rende son dernier souffle ! Laissez moi ce plaisir ! La peur éveilla soudainement mes entrailles, alors que mes larmes revinrent de plus belles. Je m’agitais alors, mes dernières forces pour tenter de rester à ces côtés. Pitié. De me le prenez pas si vite. Laissez moi savourer les seuls instants que je peux avoir avec cet homme qui m’a plongé dans la folie et la tristesse. Cet homme qui avait créé en moi des sentiments que je n’aurais jamais cru pouvoir re-posséder un jour. Qui avait était le créateur de cette jalousie dévorante. Laissez-moi à ses côtés ! Je vous en supplie ! Je veux pouvoir avoir la vanité de dire que j’ai partagé quelque chose avec lui …. Même si ce n’est que la mort.

« Nathaniel ! Na-Nath-- ! Nooon ! Nooon ! NON ! Laissez-moi le ! »

Un cri étranglé, un appel au secours. Une plainte d’horreur. Alors que je me retrouvais à quelques mètres de lui, n’ayant que d’yeux pour cette chose tant fascinante qui se mourrait, et moi avec. J’étais pris de vertige, alors qu’on m’obligea à me tourner. Je ne voyais pour mon âme sœur ! Qu’on me le rende ! J’avais envie de vomir, alors que je me pris la gifle de ce nouveau siècle. Piqûre violente et brûlante à ma joue, alors que j’inspirais soudainement. Un goût, une odeur. Andrei.

Lui, ce fantôme indigne, être là, face à moi ? J’étais plongé en pleine hallucination ! Cela était certain. Cet ami qui m’avait laissé depuis des mois, qui ne me soufflait plus aucune nouvelle. Un néant ! Être face à moi ? Ce jour fatidique où j’allais souffler mon dernier mots ? Mais bien sûr ! Sans aide j’étais devenu fou ! Kellian n’avait pas su mesurer la profondeur de ma démence ! Je n’étais plus ! Elle vivait et agissait à ma place.
Les paroles du futur Comte d’Hongrie me dépitèrent. Et soudainement je riais. Un rire nerveux et étranglais, alors que je posais mes deux mains sur ses épaules.

« Mon enfant ! Comptes-tu m’apprendre la vie ? Tu n’es que poussière à mes pieds ! Tu …. »

Je me tus en le voyant se diriger vers Nathaniel. Qu’allait-il faire ce bougre ? J’inspirais doucement alors que je l’observais faire. Il touchait mon âme sœur ! Ses lèvres frôlait sa peau ! Mais il voulait finir démembrer, les flammes léchant son corps ? Ma jalousie et ma possessivité grondaient pour ce cadavre. Lorsque je vis, je sentis cette aura de puissance pure, je poussais un hurlement, tandis que je m’approchais de lui. Je ne voulais pas ! Il n’avait pas le droit de lui rendre la vie ! Mes éclats de diamant dévalèrent à une vitesse folle mon visage. Mais lorsque mon corps percuta le sien, il était trop tard ! Je grondais des infamies en latin. Le traitant de tous les noms. Alors que je suppliais Satan de reprendre sa proie.

[Latin] « Infâme traite ! Pour qui tu te prends pour rendre la vie ? POURQUOI ? TU N’ES PAS DIEU ESPECE DE POURRITURE ! »

Je voulais que Nathaniel meures ! Je voulais mourir avec lui ! Je ne voulais pas affronter sa peur, son refus, son dégoût. Son avis et son regard sur moi …. Je voulais juste qu’il m’aime, et qu’il reste présent à tout jamais à mes côtés… Mais jamais je ne pourrais obtenir cela ….

Parce que nous allions mourir tous les deux !

Alors que je tentais de frapper Andrei pour cet affront violent. Lorsqu’il sera réduit à état de bouillie, je reviendrais épuisé mon cœur …. Patience.


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Kellian C. Andrews
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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Ven 27 Aoû - 12:56


Le fruit de mon labeur récompensait ou enfonçait des élèves d’université. Etonnant, de la part d’un vampire me direz-vous ? Hélas oui, vous répondrons certains. Je n’aurais alors que plus grande foi à ma façon de vivre. Je préfère fuir un maximum ce monde empli de catins et de meurtriers que de m’y enfoncer un peu plus chaque jours en le côtoyant. Le seul réconfort que j’éprouvais face à l’éternité, était le fait que je pouvais m’instruire un peu plus chaque jours, dans la langue de mon choix. Aujourd’hui en français, demain en portugais, dans un mois en anglais. Hier en latin, et avant-hier en égyptien.

Quelle fut ma surprise d’être coupé dans mes corrections par mon désespéré partenaire accompagné par son fameux âme sœur. Si Ketsia le connaissait sur le bout des ongles, je le connaissais aussi du bout des doigts, comme mes partitions de pianos. J’écoutais éternellement d’une oreille distraite ou pas, ce que devait me dire ce Prince devenu fou de cet humain, jour après jours, nuit après nuits. Je n’avais de cesse de voir cet être qui m’était inconnu dans son crâne et ses songes. J’aurais beau tenté les étouffer, pour les garder loin de moi, ils venaient m’attaquer comme si j’étais leur ennemi mortel. Pourtant je ne cherchais guère à offenser mes propres souvenirs. Bien au contraire, je chérissais ces derniers ; je vivais de mon passé. Sans quoi je ne serais plus rien.

J’avais levé mon regard pour les poser sur ces deux grands hommes aux cheveux trop longs pour être considérer comme étant des mâles virils. J’avais eus du mal à refouler ma surprise et ma certaine inquiétude. J’avais observé poliment et salué ce mannequin qui rendait dingue mon amour platonique, l’observant papillonner sur les peintures sortant toutes droits de l’atelier de peinture et des pinceaux d’Aliséa. Puis je partis faire les courses. Je ne savais pas si c’était plus dans l’optique pour laisser le félin et son futur amant ensemble… Ou pour échapper à l’inévitable. Sans que je ne sache pourquoi j’avais un horrible pressentiment sur ce qui allait arriver ici. Et si c’était réellement le cas, je n’en étais qu’un peu plus lâche.

Ketsia n’avait pas obtenu ce qu’il désirait…. Je l’aurais ressentis, entendu, deviné. Et si par malheur quelque chose arrivait, une remarque de travers, un corps trop proche. Je n’osais pas imaginé l’heure de nettoyage que j’allais passé en rentrant.
Loin de moi ces idées sombres, je parlais à la conquête du monde dans quelques rayons minuscules de supermarchés.


Oui, à y réfléchir j’avais fuis. Fuis l’image que pouvait me renvoyer Ketsia et son âme sœur. Si ce soir, il obtenait ce qu’il voulait depuis 7 mois qui m’ont semblé infinité…. Je n’aurais plus ma place dans ce petit cocon que nous avions créé depuis la mort de ma moitié. La mort ? Mais que dis-je… Le meurtre ! Depuis ce jour je n’avais plus de raison de vivre. J’avais perdu les éclats au fond de mes yeux, et ces sourires si quotidiens sur mes pétales de roses. Je n’avais plus le délicieux plaisir d’entendre ma femme et ma fille lorsque je rentrais… Non…. Je n’avais pu ces baisers d’amours que je cueillais de ma fiancée et du fruit de mes entrailles, non … Je ne voyais et entendais que la folie agaçante d’un prince égoïste. Il se lamentait sur son sort ! Alors que si il s’y prenait un peu mieux il pourrait obtenir le bonheur ultime ! J’avais tout perdu moi ! Mon âme sœur avait été torturé sous mes yeux. Je l’avais entendu hurlé, je l’avais entendu me supplier de l’aider, alors que j’étais là ! Incapable de bouger ! Et lui !? Pensait-il à ma douleur qui me dévorait chaque jour qui passe ? Se rendait-il seulement compte que je n’étais qu’un fantôme ? Que je n’avais que faire de ces sottises d’enfant capricieux ?

Je marchais dans la rue, tenant contre moi l’un de ces sac en papier, revenant d’une épicerie de nuit. A une heure si avancée dans la nuit, je devrais être angoissé par les ombres environnante. Par ce gang plus loin, de jeunes inconscients qui fumaient et cachaient les lueurs de leurs lames sous leurs vêtements…. Pourtant, je n’en étais qu’un peu plus désespéré. Je leur jetais, un, deux et un troisième et dernier regard ; comme si cela était un appel à l’aide. Comme si j’avais envie qu’ils viennent me prendre comme cible, moi, ce professeur qui fait ses courses trop tard dans la nuit. Pour sentir un éclat de fer me pénétrer la chair. Sentir ce liquide tiède dévaler ma peau froide, et finir un sourire aux lèvres, étalé sur un trottoir. Abandonner la vie pour mieux savourer les Enfers : je voulais retrouver Elena.
Je la sentais constamment à mes côtés. Ou bien c’était ce que je tentais de me persuader… Je n’étais guère fou ! Elle avait été, et l’est toujours, ce que le Soleil est à la Vie. Sans le Soleil, nous ne serions qu’un tas de poussière qui se balade dans un monde lacunaire infini. Sans Elena… Le monde avait perdu ses couleurs ; je ne voyais plus en monochrome. J’étais aveugle à la vie, et insensible à leur petit plaisir quotidien. Elle avait été la rose de mon existence. Sans elle je n’étais plus. Mon existence ne rimait plus à rien, je n’avais plus de but précis. Je ne pouvais plus m’efforcer à la faire sourire, à faire briller ses prunelles, et la rendre éternellement heureuse. Je ne pouvais ni être son confident, pas moins son mari, ou son doux amant. J’étais amoureux de souvenirs qui m’hantaient, et que je pouvais vivre encore et encore. Je vivais de mon passé, je la voyais parfois. Assise à mes côtés, caressant tendrement ma nuque, pour déposer ses pétales de rose sur ma joue. Avec ce sourire tendre et apaisé que je lui connaissais si bien.

Cette femme me manquait. Elle avait arraché mon cœur et une partie de mon âme lorsqu’elle avait prit son envol vers d’autres lieux… Je culpabilisais encore de sa mort. Si j’aurais été un autre vampire, buveur de sang humeur j’aurais pu … L’aider. Mais j’étais si faible. Incapable de repousser le pouvoir de son attaquant. Incapable de stopper mes larmes lorsque j’avais compris ce qui t’attendais. Mais qu’est-ce que je donnerais pour remonter le temps ? Pour combler l’absence qu’elle laissait ! J’avais tant envie qu’un soir, en rentrant, j’entende sa voix ! Que j’entende ma fille s’exclamer avec son « Papaaa ! » si adorable. J’avais envie que ma femme vienne m’embrasser, ma serrer contre son sein. Je voulais sentir son parfum si doux et envoûtant, et sentir mon cœur battre plus fort lorsque je la voyais sourire, ou s’approcher de moi. J’avais envie de vivre ! Avec elles ! Qu’on me rende la vie, mon amour, mon âme sœur ma fille …. C’était tout ce que je désirais. Peut-être même qu’on se dispute tiens. Entendre sa charmante voix se vriller lorsqu’elle s’énervait. Ou qu’elle soit triste. Qu’elle pleure, pour que je puisse la prendre dans mes bras, la bercer comme une enfant, et l’apaiser tendrement….

Non. Ma vie n’avait plus aucun sens, hélas. Ma femme était morte. Et ses parents m’ont retiré ma fille. Je n’étais qu’un fantôme. Mieux encore ! Un cadavre doté de conscience et de culpabilité.

A peine avait poussé la double porte vitrée du bas de l’immeuble que j’en frémissais. Je sentais l’aura que je connais si bien de Ketsia, inonder les environs. Je jetais un coup d’œil au garde, qui en faisait les frais. Je lui adressais un petit sourire alors que je grimpais dans l’ascenseur. Quel idiot…. Ce pressentiment avait été peut-être vrai alors ?
Peut-être pas. Nathaniel était peut-être déjà partis…. Et Ketsia était juste terriblement frustré.

Lorsque j’arrivais dans le long couloir, je m’arrêtais en voyant la porte ouverte. Un tableau et une lettre. Que je ramassais doucement. Ayant une petite mine agacée en voyant le coin du cadre cassé. C’était un peu de gâchis. Je posais le tout alors que j’appelais :


« Ketsia ? »

Puis je passais le Hall, la cuisine. Et l’odeur du sang me tapa en plein fouet. Que Dieu pardonne mon cynisme, mais je plaisantais tantôt. Je n’étais guère sérieux. Je sentais mon cœur s’éveiller brusquement : cela en était douloureux. Ce sang n’était ni celui de Ketsia, ni celui d’Andrei, dont je sentais la présence à présent… Un humain … Nathaniel.

J’arrivais précipitamment dans la chambre. Scène d’horreur.


« N’es-tu pas fou ?!! »

Je venais attraper mon sauveur pour l’éloigner. Le calmer, l’apaiser. Pour qu’il cesse de distiller sa colère et sa frustration sur un ami d’autant. Mon regard se posais sur l’humain inconscient. En libérant mon pouvoir, je pouvais lire dans les esprits de chacun. Et la folie de mon frère me tapa en plein fouet. Je sentais ma gorge se serrer en mesurant à quel point j’aurais du faire plus attention à cet homme qui se voulais si fier et orgueilleux, et qui était aussi frêle et fragile qu’un enfant. Je le conduisais vers le salon pour l’y faire s’asseoir. Essuyant le sang qui entravait la beauté de glace de son visage.

Je filais de nouveau dans la chambre, et venait faire disparaître par la magie du fantastique la plaie dans le cou de l’humain. Je lui offrais de ma vitalité, et absorbais ses douleurs. Allant jusqu’aux peurs et aux peines des hallucinations. Je le laissais dormir à présent sur la couche de soie du Prince, alors que je posais mon regard doux sur Andrei. Lui offrant l’esquisse, le fantôme d’un sourire tendre.


« Que fais-tu ici, mon ami ? Te serais-tu perdu dans notre charmante capitale ? »

Quelques courtes paroles échangées avant que je ne retourne voir l’halluciné. Je m’asseyais à ses côtés, et venais le prendre dans mes bras. Fermant les yeux, pour tenter de comprendre sa folie, son désespoir. La fuite dans la mort.

« Mon ange… Calme-toi…. N’en désire pas autant d’un seul coup. Soit doux dans tes implorations, et tu auras ce que tu voudras…. Sauf si Dieu en décide le contraire. Mais je t’en supplie, ne recommence pareille bêtise. Tu as devant toi ce que je désire le plus au monde… Tu as la possibilité de goûter à tant de chose merveilleuse… Certaines dont je n’ai pas eu le temps de goûter. Je t’en prie Ketsia… Réveilles-toi. Parles-lui. Comportes-toi comme le Prince que tu es censé être, et non pas le monstre qui as abandonné dans le passé… Raisonnes-toi ! Ce n’est pas par la violence que tu obtiendras ce que tu désires de ton âme sœur. Il n’y est pour rien…. »

Je l’enrubannais de ma douceur, tentant de battre la tristesse qui me rongeait… Essuyant les larmes que j’avais dans les yeux, pour ne pas plonger plus profond que mon ami.
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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Dim 29 Aoû - 14:36

[ Je vais faire court. Et je m'excuse si par moment sa veut rien dire xD ]

J'étais devenu à mon tour poupée de chiffon, vulgaire morceau de chair, qui était posé là, démuni. Si la folie m'avait engloutis, la honte me déchirais à présent. J'avais envie de pleurer. Faire couler les flots hors de moi. Peut-être que cela me soulagerais. Peut-être qu'alors mon comportement me paraitrais plus... Plus sain ? Tant de peut-être et de supposition, qui resteront sans réponse. Je me faisait guider, mener par la seule personne qui me semblait encore fiable.

Mon Kellian. Cet espèce de vampire dépressif, qui pourtant m'avait prit sous son aile il y a quelques siècles. Lorsque j'avais perdu femme et enfant. A présent, c'était à mon tour de l'étouffer de mes ailes sombres. L'Ange des Ténèbres qui sombraient petit à petit. Mes plumes s'arrachaient, je me mutilais plus profondément encore chaque jour qu'il passe. Parfois, j'espérais presque que ces flots vermeil arriverait à m'étouffer. Que je me noie dans mon propre sang... Hélas, mon trépas ne se passera guère ainsi. Il en faut plus pour tuer un vampire, il paraît.

Je resterais alors frustré à jamais.

Assis. Abandonné dans mon ilot de tristesse à l'était pur, j'étais un pantin posé sur le divan. Sous mes yeux, il n'y avait plus qu'un salon trouble : je ne voyais plus rien, alors que des larmes silencieuses dévalaient mon visage. Des goutes salines, qui se liaient à des traces sanguines. Quel merveilleux mélange.... Je finissais par fermer les yeux, et relever légèrement la tête en sentant le tissu mouillé contre mon visage. Effaçons le crime de mes lèvres, et alors je paraitrais plus normal. La bonne blague.

De nouveau seul, j'essuyais mes larmes, tentant d'apercevoir ce monde environnant qui m'appartenait. Mon regard s'accrocha à l'une des toiles rouge de ce salon trop grand.... Trop grand et si bien clos, parce que je détestais me sentir enfermé... Pour cela qu'il y avait cette immense baie vitrée, me laissant le loisir de voir l'horizon de la ville.

J'avais une soudaine envie d'aller promener mes longs fins doigts sur les touches d'un piano. Faire vibrer ses cordes, et fermer les yeux. Je voulais vivre ma musique, et m'en faire déchirer. Je voulais évacuer mon trop plein de ressentis de cette manière.

Puis revint alors à mes côtés mon cher et tendre. Par instinct, comme l'animal blessé que j'étais, je me nichais contre lui. Posant sa tête contre son épaule, nichant son visage dans son cou. Je profitais de son étreinte, pour vider mon corps des larmes qui me restaient. Mais je me crispais en l'entendant parler. Son chagrin, sa peine et tout ca... Je le savais. Je le ressentais parfois, mais je préférais me barricader pour m'en protéger... Je n'avais pas envie de.... Finir. Comme Lui.

Je faisais non de la tête, d'une manière quelque peu compulsive. Je m'écartais de lui, et laissais mes diamants épouser les courbes de mon visage, alors que j'avais une petite moue étiré, exprimant la douleur de ma tristesse.

« Qu'est-ce que tu veux que je lui dise ? Que je suis une créature de Satan ? Et que son destin est enchainé au mien ? Que cela fait des mois que je ne désire rien d'autre que lui ? Que... J'en sais rien.
- Dis lui ce que tu as sur le coeur. »


Ketsia releva la tête puis se reposa contre le divan, et ferma les yeux.

« ... Ce que j'ai sur le coeur ? ... Beaucoup trop de chose. J'ai l'impression qu'il implose lorsqu'il est avec son photographe... J'ai envie de... De le prendre dans mes bras. Pouvoir le toucher. Pouvoir le bercer. Oh je sais ! .... J'ai envie qu'il m'aime .... Qu'il me désire pour ma personne et pas à cause de... Cette chose tellement manipulatrice qui nous compose.... Et qui fera que je n'y connaîtrais rien. Comment veux-tu qu'il puisse croire ou accepter nos Secrets ténébreux ? Ahaha ! Je suis... Comment disais-tu déjà ? .... L'Abomination de Satan. Alors que nous sommes des créatures de Dieu. Nous sommes... Ahaha. Des pitoyables vampires. Et puis je suis le meilleur tyran qu'il puisse exister !
- Tu as de drôle de chose sur le cœur. Ce n'est pas en lui détalant tes milliards de défaut et ton égocentrisme que tu vas le toucher, tu sais....
- Je ne sais pas parler. Et puis je suis fou. Et tellement pathétique.
- Qu'est-ce que tu sais faire alors ? .... »


Dernière parole dites avec un sourire amusé. Ketsia posa son regard sur son protégé, pour l'observer quelques secondes. Etait-il sérieux. Finalement, le Prince d'Europe se leva, tripotant sa chemise ensanglantée quelques secondes avant de rentrer dans sa chambre. Son regard se posa sur les deux hommes. leurs cheveux longs. Clairs et puis sombres. Il eût un pincement au coeur et s'éloigna vers son piano, s'y asseyant devant.

Évacuer le trop plein de tristesse.
[ La première mélodie de Ketsia ]

Les yeux clos, il laissait le duel de ses émotions prendre le pas l'une sur l'autre. Les unes après les autres. Ses doigts caressaient les touches du pianos, pour faire vibrer les cordes de l'instrument. Laissant la mélodie de son coeur prit en otage se libérer lentement. Beauté froide et fragile, il s'humectait les lèvres de temps en temps, avec que sa longue tresse tombait dans son dos. Il se laissait partir en osmose avec les notes qui s'accumulaient, posséder par un tout pur et incroyable.

Spring Rain. Une ou deux larmes finirent par laisser leur traces humides sur les joues du vampire. Ce dernier continuait à créer son univers, à le composer par chaque son qui éclatait dans la chambre. Des arabesques invisibles et puissantes l'entouraient. Il dissimulait sa douleur, pour laisser peindre son espoir. Son envie presque malicieuse de croire à son idée saugrenue.... Savoir.... Ou Pouvoir penser que tout cela était possible.

Une vie avec Nathaniel !

Chaque note était un artifice de couleur et d'émotions. Elles prenaient leur envols des doigts de notre cher vampire, qui laissait transparaitre par cette mélodie sa sensibilité à toute cette histoire. Petit à petit le rythme se fit plus lent, et les décibels se calmèrent. Pour finir sur quelques notes aigues.

Il eût un petit blanc de quelques courtes seconde avant qu'il ne se remette à jouer. Le ton était différent. Et puis sa voix ne tarda pas à s'élever.Douce. Parfois un brin menaçante ou l'air las. Toujours les yeux clos, il était dans sa petite bulle, son monde à lui. oubliant presque l'existence des trois personnes masculines derrière lui.

[ Chanson de Ketsia ]

« Trop de bruit
Pour trop de nuits qui pensent
Quand valse l'absence
Dans ce bal

Ton silence est un cri qui fait mal

Je devine
Ton visage sur les ombres
Les souvenirs sombrent
M'assassinent

Je dors sur des roses
Qui signent ma croix
La douleur s'impose
Mais je n'ose pas
Manquer de toi
Dans mes nuits
Dans la pluie
Dans les rires
Dans le pire
De ma vie

Trop de bruit
Pour mon esprit qui tangue
Sur mes rêves exsangues
Drôle danse

La mémoire est un puits de souffrance

Au-dessus
De ton corps défendu
Mon amour pendu
Se balance

Je dors sur des roses
Qui signent ma croix
La douleur s'impose
Mais je n'ose pas
Effleurer les choses
Éclosent sans toi
Oh ! ma rose
Ne fane pas
Je manque de toi
Dans mes nuits
Dans la pluie
Dans les rires
Dans le pire
De ma vie

Je hais les roses
Autant que mes sanglots
La vie s'impose
Je crois à nouveau
A mes rêves défunts
Je veux enfin
Oser la fièvre
Du parfum
Des rooooooooooooooses »


Silence.
Vide.

Il ouvrit les yeux. Sur son monde d'halluciné. Les vrais délices passaient par les supplices de son âme.


Comprends-tu maintenant ? .... Non ? .....
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Nathaniel Cowen

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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Ven 10 Sep - 21:07

Que se passe-t-il lorsqu'un homme plonge dans le néant ? Dans la réalité, personne n'a survécu à celui ci pour venir témoigner des sensations qu'il avait ressentit, la science l'interdit, la réalité aussi. Dans le cas de Nathaniel, il se pourrait que la logique soit défié, pour son plus grand malheur autant que pour son bonheur. C'est vrai, bien qu'il n'en sache rien encore, plongé dans son voyage mortuaire, naviguant entre les deux rives du Styx sans en atteindre aucune, il allait vivre, sauvé, par de parfaits inconnus, d'une mise à mort tragique et passionnée.

Il ne se sentait plus rien... Ni vivant, ni mort, il n'avait plus conscience ni de son esprit, ni de son corps. Si on lui avait demandé si sa vie avait défilé devant ses yeux comme un retour en arrière en accéléré, il est fort probable qu'il ait répondu non. En effet, il n'avait eu le temps de rien malgré les longs instants de peur et de plaisir mêlé qui avaient constitués son trépas. A cet instant, il avait été saisit de panique sans discerner l'objet qui la provoquait. Était ce de mourir sans raison, du moins sans la comprendre ? Ou plutôt de savoir qu'il allait abandonner une personne qui avait terriblement besoin de lui ? De penser qu'il n'avait vécu que si peu de temps, qu'il n'avait pas tout vu, pas tout gouté, lui qui aimait profiter de chaque seconde ? Chaque élément de ce mélange avait été parfaitement indissociable, comme le nœud dans sa gorge et dans son estomac qui l'avait empêché de hurlé et provoqué des sanglots incontrôlables sous les hallucinations, ou la morsure qui avait apporté sa mort dans un torrent de sang et de larmes. Pourtant... il est possible qu'il ne se souvienne même pas avoir pleurer... Que peut on alors décrire quand un être est plongé dans son inconscience, tellement profondément qu'il n'est même plus capable de penser ? Le cœur se met à tressaillir, à s'affoler, puis à ralentir et à sursauter. Dans quelques soubresauts désespérés, il tente de pomper le peu de fluide vital restant et de le propulser dans les veines qui se dessèches pour redonner un peu de vie et sauver ce corps qui dépéris. Mal irriguée, la peau refroidis. Dans les bras du vampire, Nathaniel se rapprochait alors pendant quelques secondes de lui, dans sa pâleur, sa peau glacée et son corps qui oubliait de respirer. La gorge devient sèche et aride, les nerfs se sont éteints et ne font plus rien ressentir au mourant, le coupant de toute sensation provoquée par son environnement extérieur. Ses sens sont totalement inhibés et le préserve de tout ce qui se passe autour de lui. Même la souffrance disparait. L'humain était alors protégé, de la folie du vampire qui l'avait presque achevé. Il n'avait pas même ressentit la présence d'une autre créature près de lui. Tout était silence et absence, le bruissement des draps, le matelas qui se creusait sous leur poids, rien ne le réveilla.

Et puis soudain, venant d'une source inconnue, la plénitude revint brûler en son sein, réchauffant lentement chaque partie de son corps entrain de vivre leurs dernières minutes. Les sensations revinrent, et son souffle de vie caressa de nouveau ses lèvres encore pâle, très légèrement, brûlant sa gorge et ses poumons au passage. Avec prudence, son cœur reprit un rythme plus soutenu, revigoré par la force irréelle venue de nulle part, du moins pour son esprit, qui avait reprit tout son corps. Même si la couleur tardait à revenir sur ses joues, du but de ses doigts jusqu'à l'intérieur de son corps, il se réchauffa, sa blessure disparut comme si elle n'avait jamais été là, la douleur physique de ces derniers instants sembla être aspiré au plus loin de lui et la souffrance morale s'était apaisée, sans disparaître, tapie dans un coin plus sombre du cerveau humain.
Pour son plus grand bonheur, la vie reprenait possession de lui et l'extirpait de son néant inconscient qui accompagnait sa douce mort. Sa poitrine se soulevait lentement, comme si depuis le début, il n'avait fait que dormir dans le lit et les vêtements tachés de sang, son sang. Son visage était serein, comme lorsque l'on entre dans une période de sommeil profond et réparateur. Plus rien ne le tourmentait et il avait enfin le sommeil qu'il avait réclamé désespérément tout à l'heure, veillé par un ange blanc, un sauveur, dont il ignorait encore la présence. Il se sentait plus en sécurité et remua, se réveillant doucement sans se préparer à affronter une dure réalité.
D'abord le bout de ses doigts s'électrisa en retrouvant le contact du drap, il sera un main puis l'autre, se mouvant doucement entre le tissu froissé et souillé. Sa nuque craqua alors qu'il l'avait arqué pour s'étirer, puis se fut au tour de ses paupières de s'ouvrir sur le carnage de la chambre de son manager. « Niki ? », son premier mot. Il papillonna, comme après un long sommeil, ensuqué, la tête lourde et encore perdue dans un tourbillon de pensées indéchiffrables, puis il consentit à regarder autour de lui, se remémorant avec lenteur le voyage en avion, en voiture, les peintures du salon, la porte ouverte de la chambre. Pas de Nikita, pas de petit frère, mais la chambre de son patron et lui installé sur son lit. Avait-il trop bu ? Que c'était-il passé ? Massant ses tempes le visage baissé, il tomba nez à nez avec sa chemise rougie de son sang puis sur la brillance de l'inconnu près de lui.

- Bordel qu'est ce qui s'est passé !?, murmura le jeune humain plutôt pour lui même que pour le vampire à ses côtés, tirant fébrilement sur sa chemise pour voir l'ampleur des dégâts. C'était du sang ? Pourquoi diable avait-il du sang sur sa chemise ? Et puis c'était qui ce type tout en blanc près de lui ? Le pape !? Super, lui qui ne croyait en rien...

L'énervement planait au dessus de sa tête, mais il fallait le comprendre aussi... Il venait de vivre quelques petits évènements pour le moins étranges, dont une mort interrompue, et perturbants qui n'allaient avoir de cesse de resurgir dans les instants à venir. Soufflant lentement, il reposa plus calmement ses yeux sur l'inconnu pour le détailler sans gêne. Une femme ? Non en observant avec autant d'attention qu'il était capable d'avoir au réveil après une mort interrompue, il s'agissait bien d'un homme fantomatique sortie tout droit d'un film ou d'un roman. Complètement irréel tant par son charme que par cette aura. Nathaniel détourna les yeux et se frotta les yeux comme si ce simple geste suffirait à faire disparaître l'homme et le décor sanglant. Car il venait au passage de remarquer que les draps du lit avaient fait les frais de tendances douteuses. Son patron avait il invité des « amis » douteux pour quelques petits jeux sadomasochistes ? Et lui s'était endormis entre temps ? Non... c'était une idée des plus stupide, surtout que la situation avait l'air un chouïa plus sérieuse si on se fiait à la mine grave mais douce de l'inconnu. Tenterait-il de le rassurer ?

- Enfin sorti du monde des songes ? N'aies crainte, je ne viendrai pas percer ta gorge de mes canines... Si tu comptes comprendre d'avantage ce sombre Prince, écoute les murmures de son cœur en venant te « glisser » vers la porte.
- Qu-... Quoi ?, murmura le mannequin incrédule alors que machinalement sa main se porta à son cou à l'endroit exacte de la morsure du vampire. Souvenir indélébile de la chaire.

Il ne fallait pas être très intelligent pour comprendre que Nathaniel était perdu et surprit, prit au dépourvu. D'abord, qui parlait encore de la sorte de nos jours ! Cet homme était-il un de ces enfants issue des familles d'aristo' de la Chambre des Lord, inutiles mais gardés pour le prestige ? Il n'en avait pas l'air, il était trop jeune, et semblait trop fragile et trop... trop différent des anglais pur-souche de toute façon. La main frottant toujours la peau à sa gorge, il eu soudain un frisson quand sa chaire sembla se rappeler une sensation troublante et désagréable à la mention de ''canines''. Il avala difficilement sa salive, les yeux perdus dans le vide alors qu'il faisait un effort pour se souvenir. Quelques morceaux lui revinrent presque immédiatement... Comme les pages du journal intime qui lui fit faire immédiatement le lien entre percer, gorge, canine, vampire, siècle, sang... Il n'était pas très vif juste après son réveil, mais tout s'alignait si parfaitement qu'il n'avait plus besoin de réfléchir. La synthèse se faisait d'elle même. Mais il n'arrivait toujours pas à savoir comprendre pourquoi il était couvert de sang... du moins à se rappeler la scène qui l'avait mis dans cet état. Voilà, il l'affrontait, la réalité. Sur le moment il secoua la tête, refusant tout bonnement d'écouter cette âme charitable qu'il ignorait être son sauveur. Prenant appuie sur le matelas en prenant bien soin par principe, de ne pas toucher le tissu là où le sang s'était répandu, il se leva lentement, évaluant la sécurité que pouvait lui apporter ses jambes. Elle était faible, mais il voulait fuir. Il avait beau être courageux, il y avait des réalités qu'on ne voulait pas affronter en tant qu'humain. Il ne voulait pas une vie riche en rebondissement lui, une vie extraordinaire, surtout pas. Et il voulait profiter que ses souvenirs soient encore hasardeux et embrouillés pour ne pas laisser les questions le rattraper et pouvoir tenter de reprendre comme si rien de tout ce qui avait pu se produire n'était arrivé. Il n'avait pas encore comprit qu'il était le centre de ces évènements...

- Écoutez... Je vais m'en aller, je... Vous direz à Ketsia... à Monsieur Andrews... qu'il... me montrera ces papiers demain..., et déjà le jeune homme avançait lentement vers la porte en posant des pas prudents comme mesurés par des chaines invisibles. Il posa sa main sur la porte déjà entrouverte et la poussa à peine, se sentant si proche de la sortie. C'était sans compter les murmures venant du salon tout proche, qu'il capta tout d'un coup et qui le firent se tétaniser dans l'ombre, retenant automatiquement la puissance de son souffle pour ne pas en perdre une miette.

De sa place, figé sur ses jambes encore vacillantes et incertaines, il ne pouvait voir ni larmes, ni tristesse, aucune douceur échangée, seulement deux voix pleines de sentiments qui lui racontait une histoire effrayante. La représentation de Nathaniel qui découvrait leurs paroles, était peut être fossé et il l'espérait, car pour l'instant il n'entendait que tristesse, que folie, des sentiments dévorants qui faisaient souffrir leur porteur, et autour de lui, simple humain, de nouveau, les chaines venaient se serrer autour de sa poitrine, ses bras et ses jambes, brûlantes, oppressantes. Il se rappela alors des lettres et de cette plume, dont il avait fini par tombé amoureux tant sa sensibilité avait été charmé par ses courbes et les mots remplis de sentiments profonds. Oui amoureux de lettres, voilà pourquoi il avait té tant blessé le jour où les mannequins s'en étaient moqués. Parce que lui avait admiré leur auteur et jamais il ne l'avait dénigré ou pris pour... Un fou ? Alors évidement quand on se retrouve devant l'amoureux inconnu qui est en fait... bien connu, qui a déjà une identité, que l'on a côtoyé sans se douter de rien, les rapprochements viennent d'eux même, ils effraient, rassurent, on les comprend, on les rejoue dans sa tête et on essaie de comprendre comme on a pu rater cette évidence, et comment surtout, cet homme avait réussis à cacher tant de violence en lui. Et là, Nathaniel s'entendait désiré à vive voix, il entendait le désespoir et pouvait l'effleurer. C'était encore plus vivant que sur ce vieux papier, c'était encore plus touchant, encore plus troublant. Honnêtement il n'avait toujours pas comprit qu'est ce qui éveillait ce désir aussi puissant en cette créature, pour lui, simple humain. Il avait déjà éveillé des passions, des jalousies d'hommes possessifs, mais ça ne lui semblait rien comparé à cette détresse et cette envie dans la voix de Ketsia. Il déglutit, flatté mais mal à l'aise. Que pouvait-il bien faire à présent... C'était cruel de ne pas lui céder, et l'envie le prenait soudainement, mais était-ce vraiment raisonnable... Il avait l'impression d'être enchainé dans une cellule remplie de fous... et de le devenir lui aussi. Tout cela était trop sérieux pour son petit cerveau d'humain trop terre à terre. Lentement, il recula de nouveau jusqu'au lit et s'y assis, les jambes engourdies, prenant sa tête dans ses mains et fermant les yeux à s'en fendre les paupières. Il n'avait pas voulu que Ketsia le surprenne debout à les espionner alors il s'était rassit en les entendant se lever et maintenant, il était tout simplement plus que perdu. Il n'osa d'ailleurs pas relever la tête en l'entendant entrer dans la chambre et ce fut seulement lorsque les premières notes raisonnèrent dans la chambre que le jeune homme releva des yeux encore rougis et légèrement gonflés, le trait noir qui avait cerné ses yeux avait pourtant à peine coulé, soulignant son regard métallique si prenant déjà, pour regarder le vampire jouer sa mélodie avec surprise.

Alors c'était comme ça qu'il s'exprimait... En plus de savoir écrire, et de l'avoir fait frémir avec une simple feuille de papier, de l'encre et du parfum, si doux parfum, il savait lui saisir le coeur et les tripes avec de la musique. Cet homme était un démon, il avait parfaitement raison de l'avoir souligné tout à l'heure. Une abomination, traitresse et dangereuse, par son apparence magique, et son talent qui se glissait sous la peau de Nathaniel, comme une fine pellicule, une armure qui le rendait insensible à tout autre chose que lui. L'humain n'avait plus conscience de rien d'autre, juste de cette musique en guise d'alarme de détresse.
Il y était sensible, mais il aurait voulu tellement plus, des explications, une main à saisir, un regard, des mots sur tout ce qui s'était passé. Il avait les yeux rivés sur le superbe musicien alors que ses frissons lui rappelait le carnet qu'il avait eu dans les mains et les crocs dans sa chaire, une peur panique. Quand sa voix s'éleva, il se crispa et détourna le regard parfois, les sensations en lui l'étouffant par leur message, leur intensité. Il comprenait, mais seulement à moitié. Il n'avait même pas remarqué que l'autre homme avait disparut. Il restait suspendu aux lèvres et à la voix sublimes, le souffle court et le coeur affolé, alors qu'il se laissa glisser sur le sol et appuya son dos contre le lit, remontant un genou qu'il enveloppa de son bras pour poser son front dessus. Il avait la gorge sèche et nouée et ses mots restaient entre ses lèvres, hésitant, ils se bousculaient, il ne savait pas quoi dire. Il ne voulait plus fuir, ce qui était peut être un bon point, mais aller vers le vampire était trop lui demander. Il n'osait pas bouger, à peine respirait, de peur que tout se brise. Il voulait des explications, il voulait qu'on lui dise quoi faire, il voulait juste être rassuré. A lui de ressembler à un être fragile, un faible humain si éphémère et insignifiant, dont la vie ne va pas au delà de 100ans. C'est si court et quand on ne sait pas quel chemin prendre, ça l'est encore plus. Quand la musique prit fin, il leva les yeux timidement et chercha le regard de l'autre homme avec une lueur d'inquiétude dans les yeux.

D'accord, d'accord cette histoire était vrai, il se promettait de commencer à y croire, d'ailleurs sa main libre revint se poser dans son cou machinalement. Il baissa les yeux sur le vêtement ensanglanté du vampire, puis sur le sien, fut secoué d'un tremblement et referma les yeux, la tête légèrement baissé. Pour lui même ou pour eux deux, il murmura d'une voix faible et hésitante. Fragile et adorable, à la recherche de protection alors qu'il n'en avait jamais désiré.

- Qu'est ce que j'dois faire... Est ce que je rêve...

Qu'est ce qu'il devait dire ? Il voulait des mots, des mots qui lui diraient ce qu'il devait savoir, qui confirmerait cette histoire ou le ferait se réveiller. Il avait l'impression d'être suspendu au dessus du vide. La corde, c'était Ketsia qui la tenait. Il esquissa un mouvement, mais s'approcher de l'homme, vampire ou pas, lui était encore bien trop compliqué d'abord parce qu'il n'avait pas retrouvé ses forces, son sang, sa vie entièrement, et puis que ces révélations, pareil à l'instant où il avait tenu le carnet dans ses mains fines, l'assommait. Même si la voie était libre, il ne jeta pas un seul coup d'œil vers la porte mais des regards volés sur la silhouette assise au piano. Il se sentait vide malgré la chaleur qui passait de nouveau sous sa peau, comme si toutes ses émotions s'étaient déversées pour ne lui laisser qu'un sentiment de n'être qu'une enveloppe de chaire sans contenu, un livre vierge. Il avait trop pensé, trop cherché, en quelques heures il avait trop vécu pour son corps et son esprit. Tout allait si vite. Pourquoi avait il fallut qu'il devienne mannequin, qu'il entre dans cette agence, qu'il rencontre cet homme... étrange. Mais il ne regrettait pas. Du moins c'est ce qu'il pensait une seconde sur deux alors qu'il clignait des paupières sur une silhouette qui devenait vaporeuse devant ses yeux.

- S'il vous plait... l-... laissez moi... juste quelques heures... Dormir... sans réfléchir.

Il avait murmuré d'une voix éteinte par l'épuisement, presque suppliant passant ses doigts sur son cou comme cherchant à défaire une lanière trop serrée autour, inexistante évidement. Il remonta sur le lit, plus confortable que le sol et s'y laissa glisser. Déboutonnant les premiers boutons de sa chemise, les jambes pendant sur le bord du lit, il ferma les yeux et les cacha sous son bras en grimaçant. L'odeur du sang pas encore tout à fait sec sur le matelas ne le fit même pas ciller. Un soupir puis le silence. Oui Nathaniel osait s'endormir dans la tanière du fou, dans la gueule béante du loup.
Je ne fuis pas tu vois... Mais je sais pas... Je veux juste que tu me dises ce qui va se passer, où aller, donne moi des options, l'être humain ne se conforte que dans les choix qu'on lui impose. Ne me laisse pas comme ça, sans rien... Et dis moi aussi... s'il te plait, que tout ce passera bien.
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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Mer 15 Sep - 20:47


Noirceur d’un monde : c’était son linceul sombre. Déclinaison d’un art, il était bien trop tard pour contrer et protéger cet enfant châtié Il avait rejoint la gorge béante d’un démon… Satan en personne, et ses griffes saillantes. Les tréfonds et la bassesses des déchets d’un univers. Possession du vide, obsession d’une vie antérieure. Tout ne faisait que miroiter dans vos yeux arrachés, et pourtant nul reflet à voir. Charmer la vie, la posséder pour mieux vous l’arracher. C’était bien ce que venait de faire ce vile vampire. Et le pire ! Il disait Amen à sa folie, il disait Adieu à sa vie, il crachait sur son âme sœur : cette fleur à peine éclose. C’était lui qu’il fallait qu’on isole, et pas cet innocent à l’amour fraternel ardent. Tel était l’idée qu’il glissait dans son esprit, alors qu’il observait les touches du piano. Dernières caresses tentatrices, derniers attouchements révélateurs de son engouement si tendre et passionné.

Affrontement d’une fourbe passion et de la frénésie de sa démence, Ketsia se leva doucement. Son esprit quémandait une trêve : que ses désirs et ses afflictions se taisent. Le temps d’une soir, le temps d’une vie. Que l’espoir puisse enfin s’éteindre.
Le bouts de ses doigts quittèrent le contact dur de son ami l’instrument, pour frôler le sang de sa proie, sur sa propre parure de tissu. L’air las et ennuyé, la tristesse et la désolation peignaient son visage, avec un réalisme et une maturité poignante. Mais ce fut très certainement cette pointe de colère amère qui put se voir quelques instants qui était le plus surprenant. Le dégoût et la frustration dévoraient encore ses pores… Mais pourquoi…


Toi. Si il y avait quelques minutes, je te prenais pour la plus désirable des créatures qui ne puissent exister sur cette planète…. L’image que tu m’offrais à présent me déconcertait drôlement. Il n’était plus question de charme ou de jeu sensuel et dangereux… Non… j’avais l’impression de voir un enfant blessé, qui tentait de se raccrocher à une fausse réalité. Cesses donc de croire que ton monde est vrai. Tu baignes dans le mensonge depuis ta courte éternité. Déploies donc tes ailes et débarres toi de cet excès de zèle dont fait preuve ton univers jour après jour. Laisse ton cœur parler, et contes moi ton incompréhension à laquelle je pourrais très bien rester muet. Je ne suis ni ton père, ni ton frère, et encore moins ton fils. Juste la représentation de tes fantasmes les plus inavoués, et les plus dissimulés dans la léthargie de ton esprit endormis. J’étais l’évocation de ton monde d’érotisme personnel, et l’allégorie de ta vision de la perfection. Et si ce n’était guère le cas, je le suis devenu : j’ai détrôné l’ancien d’une simple esquisse amusée sur mes lèvres.

Hideuse image à mes pieds. J’aurais préféré te voir étaler ton dégoût, distiller ta haine, et cracher ta vision cartésienne à mon visage. Je n’aurais rien dis : juste clamer ma défaite à mon îlot esseulé de toute réalité. Juste mon pays d’illusion dans lequel se perdent mes mirages à la pureté d’un démon. Effronté, je ne désires pas les libérer plus longtemps dans ta réalité, dans la mienne aussi. Je les renvoyais, ces idées d’illuminés, dans mon paradis déchiré de chimères destructrices. La chaleur d’Agni devait t’être insupportable : ces caresses enflammées au rythme endiablé sur ta peau. Et bien c’était finis. J’aspirais cela, enfermant tout dans la cage de ma pudeur.

Attentat à ma pudeur, assassin de mes envies destructrices, tu réveillais alors en moi, une vague de douceur et de tendresse. J’avais envie de venir t’enlacer et de te protéger de mes bras. Cette émotion étrange me prenait lentement, mais tout entier. De prendre ton corps contre le mien. Glisser mes doigts dans les flots chocolats des traînées de comètes. Sentir contre mes audacieuses leur texture légère et douce. Pouvoir humer l’odeur de ta chevelure, et me perdre dans des souvenirs éteints, dans des songes éveillés, dans des illusions mal-aimées. J’avais la simple envie de m’y noyer, de fermer les yeux, et respirer lentement. Soupirer d’aise peut-être et profiter, savourer cet instant… Cette mer de chocolat contenait, j’en suis sûr, une rivière d’arômes et de senteurs, des songes et un univers lointain que je ne connaissais guère. Et puis tracer du bouts de mes doigts les courbes sensuelles de tes lèvres rosées : découvrir lentement et avec une joie destructrice. Sourire comme un idiot, et laisser promener mes pupilles sur ton corps. Les plonger peut-être dans tes billes d’aciers liquides… Electrisant regard, adorable couleur. Indomptable personne qui se voyait soudainement transformé à une frêle créature, quémandant une protection … Ma protection. La mienne.

N’ais honte d’employer la tournure emphatique : moi, je. C’est tellement beau, tellement succulent : excellent artifice dans ton crâne, et sur tes papilles. C’est en parlant aux cruches qu’on les remplis : et si c’est avec d’exquises images et d’éloges de ta propre personne… Tant mieux. N’ais crainte, si ton égocentrisme m’irrite, le mien te tuera, par tant de modestie qui ne m’a jamais, hélas, habité. Et si cela n’arrive pas c’est que Dieu te soutiens. Mes obscurs rayons viendront à bout de ton endurance de simple humain.

Irréelle chose ! Je voyais à présent ma délicieuse proie, mon adorable péché organique allongé sur ma couche de soie. C’était la fin ! J’avais la certitude d’avoir sombré dans la passion lacunaire de ma maladie. Je dérivais dans mon propre monde, à imaginer, à voir et même sentir cet être tant désiré faire une chose impensable. Pourquoi diable – si tout cela était réellement la vérité – s’allongerait-il sur mon lit ? La fatigue l’étreignait ? Certes ! Mais tous humain étant doté d’un tant soit peut d’instinct ne l’aurait pas fait dans le berceau du mal … Méduse avait décidé de graver sa personnalité sur mon visage : je ne savais que dire, que faire, et encore moins penser. Dans ma vie de prédateur, j’avais pu souvent être témoin – et même en être l’assassin – de l’instinct de survis de ces petites créatures… Réactions pas moins étonnantes que déconcertantes. Je finirais alors par dire : qu’une personne qui se laisse faire est inintéressante. Mais en réalité, je voyais en cela plus comme une provocation. Me mettre au défi de ne pas toucher cette perle rare que je désirais… Encore, hélas. Jamais ce désir n’apprendrait à cloîtrer son ode dans un empire de silence…

Envie. C’était bien ce mot que je ressentais en cet instant comme nul autre. Je m’approchais doucement, après avoir entendu le temps s’écouler. Je n’avais pas bouger, debout sur le planché, à observer l’objet de mes maux. Lentement, je m’asseyais sur ma couche, et regardait l’humain. Trop d’émotions… Peut-être serait-il plus sage de lui faire tout oublier ? Pourtant, cet acte irresponsable me poussait à croire, que peut-être… Qu’il pourrait comprendre et accepter ce monde effrayant, qui devait lui être plus que repoussant. Serait-il aussi fou que moi ? Si ce n’est pas plus ? …

La tentation était immense. Je retirais mes souliers et grimpait sur le lit lentement pour ne pas le réveiller. Je m’allongeais à ses côtés, sur mon flanc. L’observant. Pour une fois je m’autorisais à frôler la peau de ses joues, la courbe de son cou, la volupté de ses morceaux de chairs roses, du bouts de mes doigts. Frêle caresse incertaine, et d’une envie timide de le découvrir … J’avais envie de la mettre à nu, j’avais envie de ne faire plus qu’un avec mon démon personnel, qui détenait si bien la clef de mon destin. A trop l’admirer et le vouloir en secret, je n’en étais que de plus en plus frustré. Chose qui développait considérablement mon imagination, ma foi, assez fructueuse.

« Ad vitam æternam… »

J’imaginais déjà deux corps se chevauchant. Des perles de sueurs voyageant sur nos délicieuses peaux enrubannées de plaisir. Arracher au septième ciel son élixir de jouissance, et le déverser dans nos enveloppes charnelles et sensuelles. T’entendre… Oui, entendre ton ode éclater entre mes murs, éclater à cause de moi … Mes longs doigts jouaient avec l’une de tes longues mèches. Je n’osais pas m’approcher plus, même si j’en mourrais d’envie …

Et j’avais parfaitement conscience que je n’étais pas raisonnable. Jouer davantage avec le feu serait du suicide. Mais tout comme toi, je n’étais pas invincible. Tu avais frôlé la mort à cause de ma fureur, et par la même occasion accepté mon trépas. J’étais à blâmer, et Dieu devait m’envoyer ce supplice pour me mettre au défi … Me faire pardonner. Même si, quoique je fasse, ma prédestination me vouait à hurler dans les Enfers à jamais.

« Hmm …. »

Temps qui s’écoule … Apparemment, j’étais bien loin de me lasser de ton reflet. Bientôt je me levais pour m’apporter de quoi dessiner, après avoir éteint la lumière de cette chambre. Dans le noir le plus profond, j’apposais tes traits sur le grain fin d’une feuille. Noctambule et patient, je laissais le vent souffler à l’extérieur et emporter les lentes et longues minutes de la vie. Je dessinais, petit croquis, qui plus tard deviendrait certainement très réaliste… Mais mon regard s’arrêta sur l’auréole de sang…

« Corpus delicti…»

Amen. Je suis un monstre. Je détachais mon regard de ta chemise ensanglanté, et me laissait retombé sur mon dos, après avoir posé feuilles et crayon gris. J’observais alors le plafond de ma chambre. Sans trop savoir pourquoi, un mal de crâne m’assaillait. Chose très rare… peut-être avais-je encore trop réfléchis : j’avais dû perdre l’habitude. Je fermais alors les yeux sur la réalité. Tentante situation, et tout aussi grotesque. Peut-être étais-je tout compte fait plongé dans l’un de mes rêves les plus tordus.

Infatigable vampire, je restais dans la même position, incapable de m’endormir. Et partager les songes de mon hôte ne serait très certainement une vilaine chose pour l’instant. Je n’avais pas envie de le voir rêver de sa vie avec l’autre, ou de me transformer en Faucheuse. Même si le costume stéréotypé pourrait sûrement bien m’allait… Mais je préférais tout de même mon accoutrement habituel.

Ma vie ne se résumait qu’à un emboîtement complexe de chose. Tantôt je serais capricieux pour obtenir l’attention d’un homme qui m’aura ignoré trop longtemps. Tantôt je réclamerais l’amour de mon frère qui s’éloignait que trop bien… Et depuis une demi année je désirais en silence et à l’écrit l’amour et la passion d’un homme. De mes yeux clos, je m’imaginais ce que tout cela pourrait être. Ce que je pourrais partager avec toi. Des moments d’infini tendresse, ou nous pourrions dire des choses peu importante à l’avancée du monde. Pouvoir savourer ta présence, al chaleur de ton corps, la douceur de tes gestes. Rire avec toi, et que seule ta présence m’apaiserait. J’avais tellement envie de goûté à un monde empli de plénitude avec toi … Si seulement tu pouvais m’appartement à moi seul. Et non pas à cet idiot de photographe ! Le lâcher, serait vraiment en soit un acte qui me bouleverserais… Surtout si c’est pour ensuite te tourner vers moi …. Ô douce agonie.

Envie. Encore et toujours. Eternité. J’ai de ma vie, tout le temps que je voudrais pour rêver de nous. Pourtant, je n’ai que la tienne pour pouvoir te posséder. Un siècle déjà que trop bien entamer : c’était trop court ! Je voulais te découvrir chaque jour qui s’enchaînerait ! Si seulement… Je te demande pas la Lune… Ni L’impossible… Juste d’accepter. Et de m’aimer… Et oui, je suis égoïste.

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Nathaniel Cowen

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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Dim 24 Oct - 0:07

Choisis, quittes le ciel pour les profondeurs de la terre, pour l'Enfer.

Londres. Située au sud-est de la Grande-Bretagne, elle est la capitale et la plus grande ville du Royaume-Uni. Comptant aujourd’hui près de 7 512 400 habitants, quelle était la probabilité qu'un jeune mannequin à priori sans histoire, rencontre une des plus ancienne, des plus populaire, des plus mystérieuse légende du monde ? Que celle ci s'éprenne de lui et que lui surtout... se lie à ce mythe. Sur milliards d'humains, enfin pardon, de prétendus humains dans lesquels les vampires se dissimulent, qu'est ce qui avait fait que Nathaniel croise un jour le chemin de ce prince des ténèbres ? … Visiblement quelqu'un qui voulait prouver à ce jeune humain que la vie n'a rien de tranquille et de prévisible, ou bien démontrer encore que sous ses airs d'homme parfait, Nathaniel n'avait pas le moindre sens de la préservation, de la survie et de la conscience ?
Qui que ce soit, dans tout les cas... il réussissait fort bien...

Pour sûr, il réussissait à mener son pantin préféré dans les bras du loup, à le faire se coucher dans sa gueule et gémir de plaisir quand l'animal le déchiquetait de ses crocs. Nathaniel était cette marionnette, soupirant sous les pattes de velours caressantes, blottit dans les bras du loup affamé. Il avait niché son visage un bon nombre de fois contre Ketsia dans son sommeil dès que celui ci avait été près de lui, attiré comme un aimant, inconsciemment, sans résistance. Et toute la nuit, il l'avait passé comme ça, bougeant à peine dans les bras puissants qui l'entouraient, le cajolait.
Ce n'est que lorsque le soleil filtra à travers les rideaux pour éclairer son visage encore pâle, que le mannequin sortit d'un très lourd et profond sommeil, sans rêve, sans cauchemar, par chance. Il avait très peu bougé durant cette courte nuit, presque aussi immobile qu'un cadavre, loin de l'idée bien sur d'inquiéter l'homme qui avait failli lui arracher la vie quelques heures plus tôt. Sa respiration calme et profonde était le seul bruit qui emplissait la chambre, et dans les limbes du sommeil, il n'avait réagit à aucun geste de Ketsia, son esprit du moins n'en était pas encore conscient, mais son corps trahissait son plaisir avec un frisson, un soupir, mais son corps lourd d'épuisement, autant physique que moral, semblait vouloir lui épargner des mouvements inutiles.

Ce que Ketsia fit jusqu'à son réveil, il n'aurait su le dire. D'ailleurs, bien des choses le surprirent lorsqu'il ouvrit prudemment les yeux, agressé par la lumière plus violente du soleil. Nathaniel s'agita un peu, poussant un gémissement mécontent mais alors qu'il allait appeler son petit frère et commencer à râler et exprimer son agacement au sujet des rideaux ouverts qui étaient une très mauvaise blague, il s'aperçut qu'il aurait beau appeler Nikita, le jeune homme ne viendrait jamais.
Ce fut lorsqu'il sentit une main, une caresse d'une douceur infinie, glissant dans ses cheveux sombres dont quelques mèches s'étaient collées, dans le sang coagulé et séché, qu'il réalisa la présence d'une personne allongée près de lui et qu'il l'observait avec insistance, l'épiais, le dévorait des yeux.
Il tomba alors sur ce regard intense et accaparant qui le fit se figer dans les bras de l'homme contre lui. Captivé par les prunelles de la créature, il ne pu s'en détacher malgré la gêne qu'elles provoquèrent et la fatigue qui menaçait encore de lui faire fermer ses propres paupières pour soulager sa vue troublée. L'esprit encore embrumé, ensuqué, engourdit, il constata avec surprise qu'il s'était blottit contre Lui dans son sommeil, vraiment tout contre, comme un petit animal à la recherche de chaleur et de réconfort. Fronçant à peine les sourcils de surprise, peut être à cause de son manque de lucidité dès le matin, il étouffa un bâillement tant bien que mal et se fia aux images de ses souvenirs pour trouver quoi dire, quoi faire, devant cette situation plus qu'inattendue. Et pour son plus grand malheur, tout lui revint en plein visage comme un boomerang. Enfin tout... En réalité, il ne se souvenait que de très peu de la folie de Ketsia, n'y identifiant que ses inquiétudes ou désirs enfouis et flous, il avait oublié la douleur et sa pseudo-mort interrompue, il ne revoyait que le vampire à son piano, seul avec sa détresse, et ce avec énormément de détails.

Si le défilement de ses souvenirs agités paru durer des heures pour le jeune anglais, tout ça ne dura en réalité que quelques secondes, une ou deux minutes tout au plus, à rester figé, ses yeux gris métalliques plongés dans le regard ardent du vampire.
Vampire... le mot resta coincé dans sa gorge et son esprit resta concentré tout autour, sur tout les indices probablement, sans oser pourtant y penser totalement. La vérité l'effrayant encore bien trop, le perdant toujours autant.
Se perdre... C'était plutôt faible. A peine avait il fini de chasser ses souvenirs de sa tête que le regard de la créature revenait s'ancrer à lui, se glisser sous sa peau comme le poisson brûlant d'un serpent qui s'infiltrerait dans tout votre corps. Pendant un instant, l'humain oublia de respirer et garda ses yeux dardés dans ceux de Ketsia, aspiré par ses orbes dévorantes qui ne désiraient apparemment pas lui laisser le moindre instant de répit. Encore lové contre ce corps dégageant trop de choses puissantes pour permettre de s'en détacher, le jeune homme en oublia un instant sa crainte et comme un esprit désinhibé par la drogue ou l'alcool, il tendit le cou pour frôler la mâchoire du vampire, souffler sur le coin de ses lèvres, collant son corps contre le sien. Elle était bien loin sa réflexion, son besoin de réponses... Il avait à peine posé ses lèvres sur le coin de celle de son manager, qu'il ouvrit les yeux vivement.

Il secoua la tête pour que les caresses cessent et sans avoir trouvé quelque chose à dire, il frotta ses yeux comme s'il venait de se réveiller de la plus reposante des nuits qu'il avait pu passer. Maladroitement, il tenta de se détacher des bras de son patron comme si de rien était et massa ses temps une fois assis sur le lit tant bien que mal sur le matelas, plus mal que bien d'ailleurs, en déséquilibre sous la précipitation. Dans des gestes vifs, il passa ses doigts dans ses cheveux, mais se retrouva vite à peiner sur les mèches collées. Abandonnant, il tira sur sa chemise froissée et sèche au niveau du col. Tirant un peu dessus il observa le sang sécher avec une grimace et un sursaut. Pourquoi tout ceci n'était pas qu'un rêve.

Oh il aurait dût partir en courant, il le savait, vite fuir pour ne plus jamais revenir, quitter l'agence, quitter Londres... Bon sang, il recommençait à penser à des choses parfaitement stupides. Il regarda autour de lui puis posa ses yeux sur Ketsia. La fierté dans ses prunelles était revenue, mais on voyait clairement qu'elle tentait désespérément de cacher la totale incompréhension et la peur de l'humain.

- Toi..., murmura-t-il du bout des lèvres.
Qu'allait-il pouvoir lui dire. La seule chose qu'il devait faire c'était partir au plus vite, et il n'y arrivait pas. Il ne pouvait pas bouger à cause de ce sentiment qui naissait. La curiosité, dévorante comme une passion. Il voulait savoir, oui, pourquoi et pour qui une douce folie et une violente attirance dès plus dangereuse s'éveillait en lui. Mais par où commencer ? Que dire ? Que faire pour ne pas passer pour un inconscient ? Ah ce corps près de lui dans la lumière du matin était des plus sublime. Il se serait jeté à corps perdu dans ses bras, se serait offert, donné corps et âme à cet homme s'il avait pu oublier tout ça.
Sous la précipitation, il en avait oublié les règles entre patron et employés. Assis sur les draps, il tira sur sa chemise en secouant la tête puis pris celle ci dans ses mains en inspirant doucement, le plus calmement possible. Il fallait absolument qu'il pose ses questions posément et qu'il essaie de concentrer son esprit sur les réponses. Doucement, il chuchota d'une voix si basse qu'il pensa immédiatement que Ketsia lui ferait répéter, car l'oreille humaine ne l'aurait que peut compris.

- Explique moi... Le sang... sur mes vêtements... ce que je fais là... Explique moi ! Si j'ai halluciné dis le moi...

Il ordonnait à présent, ayant relever son regard fatigué sur le visage du mannequin de renom, fatigué mais un peu plus intense et plus vivant, animé par l'envie de comprendre. Il était à des milles de savoir ce qu'il allait faire de cette explication. Il n'osait même plus faire d'hypothèse de peur de tomber de trop haut.
Il avait en tout cas abandonné l'idée de quitter le lit luxueux.
Se rendant compte à quel point il était totalement incapable de bouger, quand son regard d'acier vint chercher du réconfort au près de cet être incarnant son désir et le danger.

Underground ~
Je me suis décidé je crois... Mais en réalité ce n'est pas comme si j'avais vraiment eu le choix.
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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Lun 25 Oct - 19:55


Réveil en douceur, et dissipation de la trompeur. J’avais posé ses orbes d’émeraudes sur l’enfant entre mes bras. Je l’observais déchirer le linceul du sommeil, et se détacher de l’étreinte de Morphée lentement. Tandis que mes doigts glissaient inlassablement, d’une lenteur exquise, d’une délicatesse inhumaine, dans les longues mèches de l’humain. Chaque mouvement de sa cascade de chocolat libérait un torrent d’odeur. Composé olfactifs qui venaient s’infiltrer dans mes pores. Je reconnaissais tout un tas de chose… Certaines que j’aurais préféré ne pas identifier…

Il n’y avait guère de sourire sur mes lippes, et je plantais dangereusement mon regard perçant dans le sien. Je le laissais se noyer dans ses souvenirs quelques secondes encore. Alors que moi-même je mourrais à feu doux, à allure plus dense. J’étais un loup qui mourrait de tout. Mais en cet instant précis où ses morceaux de chaires rosées, tant tentatrices frôlèrent ma mandibule, frôlèrent le coin de mes lèvres… Je ne bougeais plus. Soudainement, j’avais l’impression d’être vivant. De vivre, tout simplement. Je sentais mon cœur battre dans ma poitrine, je sentais son sang pulser dans mes propres veines. J’inspirais lentement son odeur. Ce furtif baiser qui se laissait deviner me logea dans un état de surprise intérieure.

Le sommeil te rendait léthargique. Il te donnait des ailes, pour mieux te les arracher ensuite. De cette idiotie, tu venais de faire gronder à nouveau la frustration, la colère et la tristesse en moi. Je n’en pouvais plus d’attendre. La patience ne m’avait jamais accompagné sur mes millénaires d’existence. J’avais ces folles envies qui me déchiraient de l’intérieur, qui déversaient en moi une cascade de douleur ! A trop te désirer je me crèverais les yeux, et mes brûlerais les ailes un peu plus chaque jour. T’attendre pour mieux t’étreindre. Il suffisait juste de t’envoûter… Et de tout t’expliquer. Et ne pas te faire peur.

J’avais déjà perdu d’avance.

J’allais, moi, maintenant, te compter mon passé ? Une histoire vieille de dizaine de centaines de génération ? L’histoire de vos personnages sanguinaires, vos protagonistes préférés dans vos films si ridicules ? Vampire. Vampire. Mythe et légendes, enlacés à une horrible réalité. Devrais-je t’avouer que je n’aimais pas mon existence ? Devrais-je passer pour un fou, un dépressif ? Oui, je suis fou. Fou de tout. Fou de toi, fou à lié. Tuez-moi ! Devrais-je te dire, que quoi que l’on fasse, cela restera pareil ? Devrais-je insister sur le fait, que si mon destin n’avait pas été enchaîné à ta courte existence, rien de tout cela ne serait arrivé ? Ou alors que tout ceci aurait été achevé depuis bien longtemps ?

Le drap blanc du silence s’était de nouveau apposé sur nous. Pas un bruit : juste celles de nos respirations. Mon regard accroché au tien, j’avais fini par détourner le regard, la tête. Je fermais les yeux. Que dire, que faire ? Comment t’expliquer ce monde auquel j’appartiens ? Comment te pas trop en dire pour ne pas t’effrayer ? Expliquez-moi … Aidez-moi … J’avais la sale impression que si je ne saurais choisir mes mots, j’allais te perdre à tout jamais… Alors que je ne te possédais guère encore.

Je ne te regardais pas, je fixais la baie vitrée de ma chambre, alors que je répondais un peu sombrement. La tristesse teintant mon timbre sur la fin de mes paroles.

« Cela aurait été plus simple de te dire que tu avais halluciné. De tout te faire oublier… Mais quelque chose me dit, que l’histoire se serait répété. »

A une exception prêt. A cette heure-ci, nous serions tous les deux bien mort.

Ma langue glissa sur mes lèvres, lentement. Et maintenant ?

Je me redressais doucement, et m’approchais de toi lentement. Comme si j’avais peur de t’effrayer… De te briser dans cet instant tant instable. Tel un pantin bancale, je me glissais à tes côtés, derrière toi. Depuis longtemps, on m’avait appris à rester digne, et savoir refouler mes ressentis… Jamais on ne m’avait enseigné comment les livrer. Et encore moins mon sombre secret. Je me redressais, et posais l’une de mes conquérantes dans ton dos, passant mon autre main devant tes yeux. Comme si j’allais te dissimuler la vue, or elle restait à quelques centimètres de toi. Je soufflais tout bas, quelques mots.

« Ne bouges pas… »

Bientôt, ma main descendit, et elle vint se poser sur ma propre cuisse. Bientôt, le lit fut couvert d’une texture indéfinissable et brillante. Et elle grandissait, grandissait, recouvrant le sol, les murs, le plafond. Mille et uns scintillement insoutenable pour les yeux… Puis il fit nuit noir dans la pièce. Lentement, une douce brise fraîche s’éleva, caressant nos visages, emportant nos maux. Bientôt devant nous, l’ombre de quelques arbres furent distinguées. Pourtant, j’étais toujours derrière toi, assis dans de l’herbe vaporeuse.

On pouvait me reconnaître, glissé dans quelques simples parures humaines. Seul la magnifique et luxueuse broche, soigneusement glissé dans ma rivière d’ébènes pour en retenir ses flots, trahissait le fait que, ce jour là, je me suis changé de manière précipitée. J’avais dans ce souvenir, mon bras passé autour de la taille de Kellian. Ce cher professeur qui avait saluer mon âme sœur plus tôt dans la soirée. Celui-ci était dans un piteux état… Il avait été torturé, son visage ruisselait de larmes rougeâtre et poussiéreuse. Il tremblait, et marchait que trop lentement.

« Tais-toi, Cain, tais-toi !
- Non ! Tu ne sais pas ce que c’est d’avoir son âme sœur à ses côtés ! Tu ne sais pas non plus ce que c’est de le voir crever à tes pieds sans pouvoir rien faire ! C’est un lien béni par les diables ! Je t’en prie, tue-moi ! Mon frère ! Ne passais pas un jour sans que mon amour grandisse ! J’aurais pu fermer les yeux ce jour où je l’ai rencontrer ! mais c’était inhumain ! C’était diabolique ! Aliséa je t’en prie !
- Je ne te tuerais pas Cain … Tais-toi …. N’y pense plus …
- Je la voulais… Je l’ai désiré corps et âme sans savoir pourquoi … Pourquoi Dieu nous punit-il de cette manière ? Nous payons déjà tant si bien notre affront en devant nous abreuver de sang …
- Parce que c’est un bel enfoiré, voilà tout …
- Comment oses-tu blasphémer en cet instant …
- Cain, tu dois te nourrir.
- Non … Non … Plutôt mourir.
- Cain …
- Non !
- Cain ! Penses à ta fille ! A votre fille ! Crois-tu qu’elle serait fière de te voix en cet instant ?
- Mais je l’aime tellement …. Je pouvais tout faire pour elle … C’était plus fort que moi .. C’était un besoin … Une obsession … Il fallait qu’elle soit avec moi … Qu’elle soit heureuse …
-Elle était heureuse. Cain. Calmes-toi … Bois… »


La tritesse, la douleur et la folie dévorait cet homme qui m’avait prit sous son aile dernièrement. Tout ceci avait laissé place à un vide immense… Aujourd’hui, c’était à mon tour de connaître ce supplice démoniaque.

Lentement, l’illusion se dissipa, alors que ses doigts s’étaient crispé sur le bas de ta chemise… Bientôt un murmure coula de mes lèvres.

« Aujourd’hui … J’ai trouvé mon âme sœur. »

Puis, je retirais mes mains lentement, pour les ramener contre moi. Mon regard se baissant en peu…. J’espérais tant que tu puisses comprendre ma détresse. J’espérant tant que tu puisses comprendre combien j’avais besoin de toi ! Je te désirais, je ferrais tout pour protéger ta délicate vie, pour te faire sourire, pour te rendre heureux… Je te protègerais des horreurs de mon monde, de ma cruauté… Je t’en prie. Laisse-moi ma chance.






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Nathaniel Cowen

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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Mar 9 Nov - 22:28

Le mannequin n'avait pas remarqué que depuis son réveil, tout ce qu'il faisait été mesuré. Instinctivement, chaque mouvement était maintenant calculé, comme si Ketsia était une bête sauvage qu'il ne fallait pas effrayer, exciter. Il dût reprendre plusieurs fois une plus grande inspiration quand l'air venait à lui manquer. Il n'oubliait pas de respirer mais son souffle semblait hésiter à sortir de ses lèvres sèches. Lui qui avait cherché du réconfort dans le regard de la créature, lorsque celui ci soutint sans mal le sien, il détourna ses orbes grises pour fixer le sol, sans pour autant le voir. Avalant difficilement sa salive, il s'humecta lentement et prudemment les lèvres en se raclant la gorge. Lui aussi aurait préféré halluciner.
Profitant que Ketsia se soit détourné de lui, il jetait des regards furtifs à la silhouette du vampire qui se dessinait délicieusement dans la lumière qui filtrait travers la vitre. Pendant les secondes où son regard était attaché à sa personne, tout son corps semblait délicieusement parcouru d'un fluide brûlant, d'une envie de venir se blottir dans ses bras sans poser plus de question, fermer les yeux sur les évènements récents et faire la sourde oreille à la réalité, le laisser entièrement l'aveugle qu'il avait envie, sur l'instant, de devenir pour ne rien affronter. Tout cela provoquait une violente tempête sentiments contradictoires en lui pendant que ses yeux parcourait ses formes, jusqu'à ce que la réalité le rattrape en véritable gifle qui le forçait à détourner la tête de cette vision divine.

- Je ne comprends pas..., souffla le jeune homme du bout de ses lèvres sur lesquelles il passa de nouveau une langue prudente pour les faire luire de salive.

Vite, il détournait le regard une nouvelle fois alors que l'homme se redressait. Sans le voir, il pouvait le sentir se rapprocher quand le matelas s'enfonçait légèrement à chaque appui qu'il prenait jusqu'à se glisser derrière lui. Son corps se tendit légèrement, mais il éprouva en même temps une étonnante satisfaction de le sentir là, tout proche, de voir qu'il revenait vers lui.
Lorsque la main se posa dans son dos, son corps se cambra légèrement, parcourut d'un frisson et il se mordilla la langue, gêné de ne pas pouvoir contrôler son corps, alors que le creux de ses reins se creusait un peu à son tour, pour un simple contact.

- Ne bouges pas…

Et il ne risquait pas de désobéir à cette injonction doucement murmurée près de son oreille. Il avait fermé les yeux alors que la main semblait vouloir lui barrer la vue, mais en ne la sentant toujours pas se poser sur son visage, il les entrouvrit, curieux, jetant un coup d'oeil sur le côté alors qu'un des plus étrange phénomène se produisait autour de lui. Visiblement la main n'était pas là pour le lui cacher car elle n'entrava plus sa vue très rapidement et Nathaniel pu observer à son aise le sol et les murs se recouvrir d'une étrange texture de la même manière que les technologies nouvelles le font dans un jeu vidéo. Il cru même encore rêver devant cette image qui malgré son étrangeté, le fasciné terriblement. Lorsque la lumière devint trop insoutenable, trop brillant, trop gênant pour des rétines humaines, Nathaniel ferma les yeux, détournant vivement la tête et quand il ré-ouvrit les yeux pour voir ce qui s'était passé, il cru, toujours après l'hypothèse du rêve, qu'il avait perdu la vue, alors que le décor s'était perdu dans l'ombre dense qui les encerclaient.

Puis un frisson parcouru son corps alors que la brise agité ses cheveux. Une fenêtre ouverte ? Il ne voyait toujours rien, et par instinct, il recula vers le vampire, n'aimant pas la sensation de l'inconnu, encore une fois. Puis il perçu des arbres, fronçant les sourcils, croyant à un mirage de son esprit tourmenté, il fronça les sourcils, plissa les yeux, tendant le cou pour mieux voir, mais il n'eut pas besoin de continuer ses efforts. Tout apparu aussi clairement que s'il avait été dans cette vaste pleine, au milieu de ses arbres et dans cette herbe grasse... mais alors qu'il allait se tourner vers le vampire pour lui poser des questions qui se bousculaient dans ma tête, c'est vrai quoi... qu'est était encore ce tour de passe-passe, cette mascarade ! Au moment où il allait recommencer à exiger désespérément des explications, il aperçu les deux hommes non loin d'eux, comme sortis d'une autre époque. Il cligna des yeux, qu'est ce que s'était ? Son... patron était là ? Et cet homme près de lui... sur le coup, il ne reconnu pas l'homme calme et poli qu'il avait croisé la nuit dernière dans l'appartement de Ketsia. Non, il ne voyait pour l'instant qu'un homme enlaidit par la souffrance et la douleur, la tristesse et les larmes avaient brisé son image, la folie et la détresse avait défigurer son visage. Horrifié par cette expression qu'il n'aurait jamais pu imaginé sur un homme, même dans ses pires cauchemars, il eu un mouvement de recule vif sans les quitter tout deux des yeux.

Puis les voix parvinrent à ses oreilles, portées par le brise légère qui semblait vouloir adoucir l'atmosphère qui s'était transformée soudainement en un climat déchirant. Par pudeur et par respect, il aurait voulu pouvoir se détourner de cette scène, se boucher les oreilles et quitter les lieux pour ne pas assister à cette symphonie de douleur sur laquelle il était incapable de mettre un mot pouvant qualifier son intensité. Mais même le respect qu'il avait pour la peine des autres ne parvint pas à le faire lâcher prise. Il avait reculé encore, comme par peur que les deux hommes les voient, pourtant ils semblaient ne pas faire attention à eux malgré leur situation.
Il souffla du bout des lèvres, les questions qu'il ne pu retenir.

- Qu'est ce que c'est ? … Un souvenir ?

Pourquoi lui montrait-il une horreur pareille. Même Nathaniel qui ne comprenait pas, se sentait mal à l'aise devant la scène qui se déroulait sous ses yeux. Il prêta l'oreille avec une grimace, il ne voulait pas entendre, pourtant tout s'infiltra dans son esprit sans qu'il ne puisse y faire quelque chose. L'amour et la détresse de cet homme s'infiltra dans sa chaire. Oui, en regardant mieux, il reconnaissait l'homme... Le frère ? Il était bien trop concentré sur les sentiments de Kellian pour s'en réjouir. Il avait l'impression de ne voir que la moitié d'un homme, à qui on aurait arraché un morceau de cœur, un morceau de lui, un morceau d'âme. C'était effrayant, presque aussi écœurant que s'il s'était présenté à lui un bras, une jambe, la moitié du visage ou du corps en moins. Il avait l'air déjà mort malgré ses supplications et le reste de sa vie qui se manifestait en pulsions de mort.

Le mannequin poussa presque un soupir de soulagement quand le paysage, les deux hommes, la folie se dissipa, et que la chambre se matérialisa de nouveau devant ses yeux. Il toucha les draps du bout des doigts pur être sûr qu'il était bien revenu dans sa réalité, même s'il ne trouvait plus vraiment qu'elle ressemblait à celle qu'il avait quitté en entrant dans l'appartement. Croyant sentit la main se crisper sur son vêtement, le jeune homme tourna a demi la tête mais s'immobilisa quand la voix du vampire parvint à ses oreilles. Ses quelques mots semblèrent éclairer son esprit, le rassurant et l'inquiétant en même temps.

- Aujourd’hui … J’ai trouvé mon âme sœur.
Nathaniel avala difficilement sa salive. Oui il avait comprit, comme rester aveugle à ça. Ce n'était pas surprenant qu'il lui montre... D'ailleurs comment lui avait il montré ? C'était trop... encore une chose trop irréelle qui allait devoir lui expliquer. Bon sang... Sans le vouloir, Ketsia lui donnait des informations capables de lui donner des explications mais d'une manière qui le perdait tout autant. Il ouvrit la bouche alors qu'il se tournait un peu plus vers lui. Il n'observait plus Ketsia avec curiosité, ni même incompréhension. Il semblait chercher ses mots, chercher aussi ses pensées. Il soupira et murmura doucement avec une ébauche de petit sourire désolé.

- J'ai... de plus en plus de questions... Et je ne comprends toujours pas tout... très bien... Ne le prends pas mal mais... tu m'as autant perdu qu'éclairé... autant effrayé que rassuré...

Il essayait de peser ses mots pour ne pas émettre de quiproquos qui, dans se genre de situation, pourrait être une nouvelle source de catastrophes. Il sembla plusieurs fois vouloir dire quelque chose mais s'arrêtait avant d'avoir laissé sortir un son. Finalement il leva la main doucement et tendit ses longues doigts fins vers la joue de Ketsia, qu'il toucha du bout des doigts d'abord, pour la caresser lentement ensuite, puis qu'il glissa dans ses cheveux, suivant son geste des yeux avant de reculer, laissant sa main en suspend pour la reposer sur le drap comme un enfant prit en faute, hésitant.

- Je ne sais pas... par quoi commencer... c'est flou... c'est... inquiétant... Mais je veux bien essayer... de comprendre... je veux bien... te comprendre... Mais tu te rends compte... de... de ce que tu as fais à mon sens de la logique... à ma vie...

Ce n'est pas du tout facile à accepter aveuglément. Et ce n'est pas parce que tu me plais,, que je vais pouvoir plus facilement accepter cette réalité insensée. C'est vrai, elle me perturbe complètement. Toutes les choses que je pensais connaître, dont je pensais que ma croyance était immuable... Tu viens de tout balayer, tout écraser de ta simple présence et je ne sais plus quoi penser.

- Tout ça pour moi... ça n'existe pas... n'existait... je sais plus... j'ai l'impression d'être encore entrain de dormir... C'est trop iréel... attention hein... je dis pas que... je te crois pas mais... je... je comprend pas.

Oui là je pense qu'on a comprit que tu étais perdu Nathaniel...

- Ce que j'ai vu... c'était... horrible ! Comment... comment j'ai vu ça moi ? Il faut... Je crois qu'il faut que tu me dises..., murmura-t-il en avalant ensuite sa salive doucement. Ce que tu es exactement... Et ce que je dois faire parce que... il... ton... histoire d'âme soeur... je... ça à l'air tellement... peu souhaitable... mais tu... tu n'y peux rien c'est ça...

Et puis au fond que pouvait-il dire en comprenant que cet homme deviendrait fou s'il le repoussait. D'une certaine manière il ne se sentait pas plus libre de savoir tout ça... Il était un peu plus enchainé à cet homme, et c'était à la foie terriblement révoltant, mais bien plus grisant encore.
Il se tût et se rapprocha du vampire sans le lâcher des yeux.
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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Lun 29 Nov - 20:48

J’ai souvent cru qu’il n’y avait plus d’espoir. Pour la simple et bonne raison, que je n’avais plus foi dans mes choix, que les résultats me décevaient toujours un peu plus encore, et un peu plus fort. Que la déception s’agrippait à moi, gravitait autour de moi, comme un cruel électron. J’avais envie de relâcher prise, de me laisser faire : me laisser porter par le temps. Par mon Destin. Puisque tout était dit, puisque tout été tracé, pourquoi continuais-je à me battre contre la fatalité ?
Je baissais les bras. J’avais cette honte qui venait enlaidir mon visage, et cette colère qui déformait mes sourires et mes songes. J’avais tout autant l’envie de laisser les flots de mon univers et de mon esprit couler à travers mes opalescences, que d’exprimer ma haine à travers mes griffes de fer.

Parce que parfois, il arrivait que l’on craque. Parfois, y a des jours où on se dit qu’on ne mérite plus rien. Que seules la tristesse et la déception se mêlent pour créer un épais voile qui vient étreindre notre cœur. Chose qui embrume nos yeux, les rend brillant.
J’avais souvent laissé ces perles de diamants voyager sur la courbe de mes joues et faire le tour de mon cœur. C’était une rancœur fâcheuse, et faucheuse qui m’habillait lors de ces moments de faiblesse. Sale traîtresse. Je savais que cela n’était qu’un passage. Qu’un jour où l’autre, je me redresserais, avec un sourire sur les lèvres. Un jour, je saurais savourer le bonheur et la chance que j’ai. A sa juste valeur.

C’était mon heure.
Cela faisait un demi d’an, quasiment, que je luttais contre les plus sombres amalgames de mon être. Peut-être que cela n’était qu’une illusion : un enchantement des plus réussis. Ou pas, qu’en savais-je, moi, horrible monstre ? Je ne sentais que la douceur et la chaleur de cette main qui venait flatter la beauté de mon visage. Cette lenteur qui venait écraser mon cœur sans pitié. J’avais l’impression de m’embraser à nouveau, j’avais l’impression que j’allais m’effondrer, tout en pleurs, suite à cette sensation.

Dieu, j’en avais tant rêvé, qu’il puisse me regarder avec ce regard tendre. Qu’il puisse me considérer, qu’il puisse m’aimer. Nuit après nuit, je ne désirais que son étreinte, sa chaleur. Son amour pour me bercer dans mes propres enfers. Une libération improbable, qui viendrait m’arracher des griffes de ma citadelle de vertige. Je n’en pouvais plus. Je ne voulais plus sentir ce manque un peu plus en moi. Il était tellement affamé ! Il me dévorait un peu plus encore, chaque jour qui passait. Je ne voulais plus le regarder, ou même le savoir avec son cher et tendre. Ou l’ancien, les anciens. Je ne voulais pas savoir qu’il avait pu appartenir à un autre. Il était à moi. Oui, tu es à moi, toi, là, qui me lis. Je suis possessif, et je l’assumerais jusqu’à mon trépas. Je suis jaloux, excessivement jaloux, à la plus grande joie de tout le monde. Je ne supportais pas que l’on me résiste, je ne supportais pas attendre.

Mais je crois, que ces six mois n’avaient été que douleur et mal de patience. T’observer. Tenter de te comprendre. Beaucoup rêver. Se redresser. Ou bien s’écraser. C’était bien cette chose que j’avais le plus de fois faite. Il y a des moments, où je me sentais tellement misérable, que même mes larmes me semblaient impures. Dans ces moments, où je n’avais que deux envies : fuir. Et puis me cacher. A tout jamais.

Aujourd’hui, je n’en savais rien. Hier j’avais craqué. Peut-être aujourd’hui encore.
A cause de ce contact que tu venais de refouler. Tu viens de m’arracher mon cœur avec. Je sentais une immense vague de détresse et de panique m’envahir. Tu abandonnais ? Tu passais son tour ? Ô pitié.

Tes paroles, je les écoutais, je les buvais doucement. Avec une gourmandise timide. Pourtant, je n’aimais pas cette incompréhension, ces doutes, cette méfiance, cette peur. Un faible sourire se glissa alors sur mes lèvres, tandis que je luttais contre l’envie de venir glisser mes doigts contre ton visage, ta gorge, tes cheveux, et plus encore. Lutter contre cette pulsion soudaine que de te découvrir, que de te cajoler, que de t’embrasser encore et encore. M’enivrer de ton goût, de ton parfum. Comme la veille, de ton sang. Je soufflais alors quelques mots :

« Je suis désolé de te faire endurer tout cela… Mais saches juste que… Si tu ne désires cela pour le moins du monde… Je ne te forcerais en rien. »

Non, bien sûr que non. Je ne t’obligerais pas à m’aimer. Seulement à me détester, et me vouer une haine exquise et digne de ce nom. Je tuerais ton autre sous tes yeux, pour te montrer à quel point tu me rends dingue, à quel point tu me fais souffrir. Et si cela n’est guère suffisant, je me montrerais complaisant sur le choix du futur violeur de ton demi-frère. Pour ensuite le laisser se vider de son sang, sous tes yeux. La mort de ton précieux, là. Pour te rendre malade et fou, te faire crever de tristesse ou d’une quelconque dépression.
Après tout. L’échec n’est-il pas seulement, lorsque l’on ne se relève guère ?

Je n’ai pas envie de me relever après une quelconque relation avec toi. Qu’il ait relation ou pas, d’ailleurs. Non. J’ai assez vécu, j’ai assez vu, assez aimé et souffert. La passion vaut la peine d’être vécu, pour tous ces sentiments vifs et agréables qu’elle nous procure. Même si je ne possède pas de balance pour peser si il y aura plus de bien ou de mal dans cette histoire que nous frôlons du bout des doigts…. J’ai déjà la quasi certitude, que pour moi … Il y aura la balance qui tombera du côté gauche. Le côté du mal.

Et pourtant un sourire amusé dévora mes lèvres, alors que je détournais le regard.

« Ce que je suis ? …. »

Ma main se glissa dans mes propres longues mèches d’ébènes, les rejetant dans un mouvement gracieux derrière mon dos. Alors que mon regard avait l’air pensif. Comment formuler cela ?

« Je suis âgé de vingt-quatre ans, depuis trop longtemps. J’ai la peau blanche et glacée… Hier je t’aurais… Comme qui dirais…. Vidé de ton sang… Chez moi, on dit que nous sommes des Enfants de la Lune. Mais il me semble que vous dites… Caïnites. Ou vampires, dans vos romans, vos films et vos légendes. … Et puis, cela te fera comprendre au moins pourquoi je suis toujours derrière les objectifs. … »

Etoile feu, qui se consumait réellement lentement. On ne pourrait me dire que des rides se traçaient sur mon visage : je ne vieillissais guère aux yeux des humains. Et plus le temps passait, et plus je m’embellissais, plus mon aura était forte, et plus je rayonnais. Plus le temps filait, plus je creusais ma place au sommet de ce mode écoeurant de la mode. La seule chose qui me ferrait redescendre était les changements trop brusques, ou le fait que les gens se lasse de mon image. Il était donc préférable que je m’adapte et change dans le sens de leurs idées, si je souhaitais seulement poursuivre dans cette bulle de strass et de luxe.

Je reposais mon regard sur toi. L’esquisse d’un sourire étira mes lèvres, alors que j’ajoutais, simplement.

« Je n’ai aucun mérite. Pas comme toi… »

Et tu ne rayonnais pas seulement dans mes iris, hélas. Tu charmais le monde qui t’entourais avec une facilité inhumaine, alors que tu n’étais qu’un mortel.
J’humectais rapidement mes morceaux de chair rosée, alors que je te fixais. Ni d’un regard froid comme je l’avais souvent fait. Encore moins agacé ou énervé. Non. Un brin triste, gentil, et tendre. Etrange, non ?

Plus je te regardais plus mon envie de m’approcher davantage de toi, faisait rage en moi… Alors que j’avais déjà remarqué que tu t’étais approché, chose qui avait éveillé le début d’un tourbillon de folie extatique… Mes prunelles reflétant les tiennes, et je venais à mon tour frôler la peau de ton faciès du bout de mes doigts. Caresse de flanelle, contact éphémère. J’éveillais peut-être quelques unes de tes envies. Mais ce que je savais, c’est que j’en mourrais d’envie, moi. Et ce depuis des mois qui s’étaient transformé en siècle pour moi.

Un doux contact, alors que je m’étais réellement rapproché de toi. J’en avais besoin. C’était en moi quelque chose qui grognait. Qui me poussait à venir me rapprocher toujours un peu plus de ton corps. Tu étais un aimant. Un magnétisme trop fort. Un charmant à couper mon souffle, et enflammer chaque parcelle de mon corps… Juste. A ton image. A ton odeur.

Mes tentatrices lèvres frôlèrent ta mâchoire, cette joue. Oh, si je ne méritais pas mon succès, c’était sûrement à cause de cette sensualité innée. De ce charme qui dégoulinait de mon être trop impur. De cette aura, qui pour une fois…. J’essayais de contenir un maximum. Juste pour qu’il réagisse normalement. Enfin …. Au maximum, bien entendu. J’étais incapable de tout garder pour moi, c’était beaucoup trop imposant ! Mais j’espérais tout de même que ton esprit était moins embrumé de cette auréole de puissance, d’émotions, de ressentis. Je voulais…. Juste.

Un vrai baiser.

Quelque chose qui n’avait pas l’apparence d’un jeu pour des clichés photographiques, pas quelque chose de forcé. Juste… Une envie partagée. Une douceur exquise. Une tendresse amère. Et une passion enflammée.

Mes lèvres frôlèrent les siennes. Un dernier regard, avant que ma capricieuse main glisse vers ta nuque, pour happer tes lèvres doucement.
Ton effluve. Ton goût. Dieu. Je sentais une vague multicolore m’envahir. Comme si soudainement ce monde trop noir, ce monde trop sombre était enfin illuminé…. Peut-être que je te m’agrippais à ce monde, peut-être que je m’acharnais à rester à vie, à vouloir y croire encore…. Seulement parce que tu étais là. Parce que j’avais envie d’y croire. J’ai envie d’y croire. De rêver que nous pourrions construire de belles choses tous les deux. Que cela pourrait aller loin. Tu étais alors, l’astre lumineux de ma vie.

Restes.
Encore.
Embrasses-moi.
Je veux que tu me touches pour de vrai. Je veux que tu fasses battre mon cœur. Je veux, je désire plus que tout.
Fais-moi renaître au creux de tes bras. Je t’en prie. J’en ai besoin. Je n’en peux plus d’attendre, d’espérer, de croire, de déchirer.

Doucement, ce baiser presque timide se teinta d’une envie …. Immense. Et bientôt je te poussais très légèrement, pour te refaire t’allonger sur cette couche de soie. Tu sais. Comme lors de ce photoshoot, où j’incarnais mon propos rôle. Prince Vampire, dans une citadelle de verre. Mais aujourd’hui, cela sera au cœur de Londres, avec un Prince Vampire fou de toi. Littéralement et dans tous les sens du termes.

Ses je me glissais au-dessus de toi, mes lèvres restaient à ses consoeurs. Eveillant en moi, une chaleur presque familière. Un feu nouveau. Alors que mes doigts glissèrent sur l’une de tes cuisses remontant lentement.

Faut-il que j’exprime ce que je désire ?
Faut-il que je te traduise mes désirs les plus chers ?
Ou pouvons-nous passer au délice de nos chairs ?
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Nathaniel Cowen

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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Ven 14 Jan - 23:12

« Je suis désolé de te faire endurer tout cela… Mais saches juste que… Si tu ne désires cela pour le moins du monde… Je ne te forcerais en rien. »

Pourquoi alors, Nathaniel avait il autant de mal à croire en cette désolation. Non en réalité il y croyait, mais cette promesse de ne pas le forcer, il n'y croyait qu'à moitié. Après la détresse qu'il avait vu, après les larmes qu'il avait contemplé sur le visage de cette créature désespérée, rien ne pouvait lui laisser imaginer que cet homme abandonnerait la lourde tâche qu'était le soulagement de son cœur... Lui même, se disait il, n'aurait pas abandonné, s'il avait ressentit une telle chose au fond de lui. Oh bien sûr, il ne pouvait pas savoir, il ne pouvait pas ressentir la chose comme Ketsia la vivait. Il ne pouvait pas non plus se vanter de la comprendre... Mais son empathie avait parfois du bon, il comprenait alors la détresse des personnes, celle de son supérieur un peu mieux, du moins à son goût, et il essayait, avec application, de décortiquer son regard pour y discerner une trace de folie dangereux ou de peur certaine.
Il avait laissé sa curiosité l'emporté alors... Pourquoi ? Lui qui peu de temps avant ne voulait pas savoir ? Parce que ce visage, et ce sourire qui perla sur les lèvres du vampire le fascina. Comment une telle créature pouvait être attaché à ce point à lui ? Pas qu'il doute de son charme bien sur, mais cette intensité qu'il trouvait dans le regard de Ketsia lorsqu'il posait ses yeux sur lui le captivait.

« Ce que je suis ? …. »
- Oui..., avait-il soufflé en suivant ses gestes des yeux, doucement, comme s'il avait peur que son image des plus délicieuses s'envolent s'il respirait trop fort. Il s'était laissé aspiré par sa contemplation, attrapé dans le piège du vampire... ou pas totalement.

Il l'écouta, passant sa langue sur ses lèvres comme si ses paroles avait eu un goût particulier qui l'aurait aidé à comprendre. Dans cette explication, Ketsia ne pouvait être plus clairs, et c'est à ce moment pour la première fois, que fut évoqué le mot « vampire » entre les deux hommes. S'il n'y avait pas eu toute cette folie, cette douleur, ce sang dans les paroles et les intentions de Ketsia, il est possible que Nathaniel trouve l'histoire trop dramatique pour être sérieuse. Mais perdu dans ce regard de démon que lui offrait le vampire, l'aspirant hors de sa raison, il n'arrivait pas à trouver ridicule cette légende ressortie dans la réalité, étalée dans sa vie, ou plutôt le frappant de plein fouet, lui qui n'avait jamais cru à rien jusqu'à maintenant, hormis en lui, son frère et leur vie tranquille.

« Je n’ai aucun mérite. Pas comme toi… »

Captivé par cette langue qui passait sur ses lèvres, ce regard qu'il posait sur sa personne. Comment ne pas se sentir bien devant des yeux qui semblaient vous envelopper de chaleur et de protection. Nathaniel en oublia même de constater la différence entre le manager ambitieux, tyrannique, et l'homme, pardon... le vampire amoureux aux yeux emplis de panique.

- C'est de la triche alors.... Et moi j'ai du talent., murmura l'humain dans un sourire léger qui glissa sur ses lèvres très naturellement, sincèrement amusé alors que l'ambiance c'était largement détendu.

Il ne l'avait pas quitté des yeux, son sourire s'agrandit, ses yeux se remirent à briller avec un peu plus de vie. Il en venait même à être partagé entre trouver révoltant le fait qu'un vampire soit mannequin, ou bien amusant. Comme quoi, son esprit, grâce à la douceur du prince de la nuit, commençait à s'apaiser. Le prendre comme n'importe quel être humain, voilà ce qu'il fallait faire. Pas pour le vexer, mais pour apaiser sa propre conscience c'était toujours mieux.
Surtout, et plus encore, quand la créature vint flirtant avec son visage à la peau finement grainée, pour le caresser doucement, flattant sa douceur l'espace de quelques secondes. Et ce contact, aussi faible soit il, éveilla son cœur qui accéléra ses battements sans que l'humain s'en rende compte. Et tant mieux au fond, car il aurait eu probablement un peu honte de réagir comme une jeune pucelle avant son tout premier baiser, face au garçon qu'elle rêverait d'impressionner. Oui, beaucoup trop honte... Pour se redonner contenance, sans pour autant briser la fragile ambiance, il souffla à voix des plus basse, doucement, comme par peur d'effrayer son vis à vis, et surtout sans animosité, juste un peut d'amusement, pour les détendre tout les deux alors qu'une nouvelle tension des plus agréable naissait entre leur deux corps.

- C'est vrai, tu triches. C'est injuste.

Tu triches parce que tu es irrésistible, moi si détaché de tout, voilà que je tombe dans tes filets, voilà que je me retrouve au pied du mur à ne plus pouvoir te résister, à te livrer ma raison sur un plateau d'argent, mon corps sur de la soie, et mon cœur...
Dans un sourire qui se figea, alors que la proximité du corps de la créature le fit taire. Pas par peur, oh non bien au contraire, mais parce qu'il était en proie à son désir éveillé, qui réclamait toute l'attention de l'humain à présent. Comme deux êtres qui se découvre la première fois, sur ce lit qui avait vu sang et larmes il y avait si peu de temps, il retint son souffle quand les lèvres glissèrent sur sa mâchoire. Il avait l'impression de se retrouver au dessus de la baignoire du shooting, l'intimité en plus. Il ressentait ce même désir de l'embrasser, de gouter ses lèvres et de les savourer alors que le souffle de Ketsia caressait sa peau.

Il tourna un peu la tête alors, écoutant son envie des plus humaine, cette envie de chaire et de tendresse. Vers Ketsia, ses lèvres attirée par les siennes, alors que sa main se glissait dans sa nuque. Il ne résista pas au baiser, qui le réchauffa tout entier. Cette tendresse qu'il ressentait, le submergeait totalement, et se laissant guider par son envie, loin de ces baisers volés ou suggérés derrière les flashs des appareils photos, il lui rendit son baiser.

Leurs lèvres se caressèrent, se cherchèrent, jouèrent à qui possèderait l'autre en premier. Il en happa une pour se faire emprisonner après, ce jeu sensuel venait à le griser. Il en deviendrait accro dans quelques minutes et n'arrivait d'ailleurs déjà plus à les desceller. Plus les deux hommes le prolongeaient plus il en venait à ressentir une passion naitre au plus profond de lui, une envie de sentir cet amour que Ketsia se targuait d'avoir pour lui, un désir de découvrir en lui quelque chose à aimer, quelque chose de plus que cette empathie qui le rongeait de moins en moins sous les effluves de petit plaisir que lui offrait le baiser.
Alors il restait, encore, il l'embrassait plus fort.
Il se laissa poussé sur le matelas avec bien plus de douceur que sa première rencontre avec celui ci, oui. S'allongeant sans lâcher les lèvres qu'il mordilla, entrouvrant sa fine bouche pour venir taquiner le vampire d'une maligne langue,répondant à son désir dans gouter désespérément plus. Il celui ci l'avait embrassé pour retirer de sa tête toute ses questions, il avait réussi. En tout cas, il avait balayé les doutes sur la sincérité de Ketsia, dans la tête du jeune mannequin. On ne pouvait décemment pas embrasser quelqu'un avec cette passion et ce désespoir si on y était pas un temps soit peu attaché. Bien qu'il n'eut jamais connu de passion aussi intense, il avait vécu des histoires tendres plus au moins passionnées, alors il savait.

N'ayant plus vraiment besoin d'explication, Nathaniel le laissa glisser son corps inhumain par sa beauté se glisser au dessus de lui, le dominer de sa hauteur, sans lâcher ses lèvres. Des soupirs commencèrent à passer ses lèvres, alors que ses yeux mis clos contemplé à travers la barrière de ses cils le visage éperdu de son futur amant. Très naturellement et sans la moindre hésitation ou réticence, il passa ses bras autour du cou de la créature des légendes, frôlant la peur qu'il disparaisse. Mais non il était toujours là. Alors, avec douceur, ses doigts se glissèrent dans ses cheveux d'ébène si sombres, si beaux, sans s'y agripper, juste pour quelques caresses, glissant dans sa nuque et sur ses épaules alors qu'une jambe remontait entre les jambes du vampire, puis contre sa hanches, comme il l'aurait fait avec celui qu'il considéré comme un amant, sans méfiance, juste par envie, de l'attisé, oubliant le danger de la passion trop profonde que nourrissait Ketsia à son égard. Pris de tendresse et de curiosité menée par un sentiment nouveau d'attachement à cette personne si fragile au fond, il voulu éprouver son ardeur et sa passion, la laisser se libérer pour les soulager tout les deux. Et plus tard... plus tard ils aviseraient.

Parfois, il fallait oublier de réfléchir et laisser les corps agir.
Naquis alors un enchevêtrement de longues caresses, aventureuses pour devenir tendres, tentatrices pour n'être ensuite que douceur, pour paniquer et réchauffer un peu plus le cœur de l'homme au dessus de lui qui brûlait déjà bien trop de passion, et la transmettait au jeune anglais. Dans le dos et sur le torse du vampire, rythmées pas les baisers qu'ils échangeaient, la chaleur qui prenait tout entier le corps du mannequin pour le perdre un peu plus dans l'irrémédiable spirale du désir. S'arrêter maintenant serait un crime, même l'idée, si absurde, ne lui effleura pas l'esprit. Des doigts hésitants aux mains insistantes, il bougeait un peu contre le matelas, réclamant un contact plus ardent pour ce corps qui s'impatientait d'en découvrir plus.

Enivré par cette émanation de bonheur et de soulagement, il osa alors effleurer la peau froide du futur prince de ses enfers sur son ventre, remonta sur son torse et du bout des lèvres quand celles ci purent reprendre une respiration qui avait déjà perdu leur rythme normal depuis longtemps, il souffla son prénom entre deux baisers, son regard de métal plongé dans le sien.

Lentement, il prit le temps de faire remonter ses doigts jusqu'à sa gorge, glissa du creux de ses reins, sur ses hanches, sur son bas ventre, remontant sur les muscles de celui ci, sur son torse du bout des ongles, des doigts. Il lui refusa probablement même un baiser si Ketsia voulu reprendre ses lèvres. S'attardant sur son cou avec la douceur d'un amant, il caressa sa nuque, puis sur le creux de son cou avant que ses doigts ne viennent doucement ouvrit un bouton de sa chemise, répondant à cette envie de le contempler, et de ne pas être le seul à se faire dévorer des yeux avec cette intensité qui aurait pu le mettre mal à l'aise.
Un.
Puis deux.
Puis trois.
Lentement, il continua, effleurant la peau au passage, à peine conscient de le tenter bien trop dangereusement. Non il refusa encore ses lèvres, esquissant un sourire léger, plus tendre que provocateur cependant, juste pour le faire attendre et qu'il puisse profiter de cette peau pâle qui se dévoilait devant ses yeux d'humain. Il était probablement le moins fébrile des deux à cet instant. Lui n'avait rien à contrôler, ses gestes étaient désireux mais son esprit ne se balançait pas au dessus du gouffre de la folie. Il prenait le temps de remonter ses mains sur ce torse parfait, qui faisait couleur beaucoup d'encre dans les magasines, qui gaspillait beaucoup de papier glacé pour les couvertures de ceux ci. Et aujourd'hui il l'avait, frémissant sous ses doigts. C'était plaisant, mais ça n'avait rien d'une satisfaction dominatrice. Bien au contraire, il touchait du doigt le moment ou, quand le vampire aurait réalisé que tout ceci était bien réel, il abandonnerait une partie de sa fébrilité pour s'abandonner à la passion. Du moins c'est ce qu'il pensait, quand il revenait contempler son regard fascinant et tendre le cou pour réclamer de nouveau ses lèvres, murmurant ces mots que Ketsia lui avait chuchoté devant tant de regards, de témoins, dans un décor des plus particulier.

- Embrasse moi.
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Ketsia A. Andrews
{ . . . P R I N C E . . . Unkind & &" Handsome ...
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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Sam 15 Jan - 19:01


Pendu à tes lèvres, perdu dans mes rêves, je n’avais pas la moindre envie de me réveiller. Je n’avais pas envie que le linceul de mon inconscience se déchire à nouveau, et me prouve combien j’étais faible. Faible et fou, face à mes fantasmes les plus profonds. Tout ceci me paraissait une fois de plus trop réel, et à la fois irréel pour que cela puisse être mon présent. Mon délicieux et parfait présent, tout proche de cette personne tant désirée…

Je n’arrivais guère à décrocher mes pupilles de ton visage. Je te dévorais des yeux, j’écoutais les battements de ton cœur, du mien, j’écoutais ta respiration… Et je ne pouvais empêcher mon corps entier de frémir sous tes doigts chauds sur ma peau si fraîche. Je ne faisais que retenir mon souffle fragile, ne sachant pas vraiment si je devais m’offrir à tout ça, si je devais y goûter, pour me réveiller plus frustrer que jamais. Je m’épuisais à croire et à songer à ces illusions dont je me nourrissais depuis des mois, qui passaient si lentement. Je ne pouvais croire que tout aussi était la réalité, moi qui avait tant grondé sous la cruauté de mon inconscience, la cruauté de mes sens.

Pourtant, je goûtais tes lèvres, je mêlais mon souffle au tien, je savourais ton délicieux goût avec lenteur et tendresse. Une fois. Puis deux, et trois. Encore et toujours une nouvelle fois. Se créait en moi un mélange de satisfaction, d’intense soulagement. Jamais je n’aurais conscience que mes opalescences se mettaient à briller que de trop, sous l’ampleur des choses qui m’habitaient. Ni que quelques morceaux de diamants orphelins puissent glisser sur la courbe de mes joues. Je n’avais de mots pour décrire cette implosion entière de mon être, moi qui touchais du bout des doigts ce fantasme… Ce merveilleux homme, mon espérance soudaine, mon précieux, ma moitié…

Je fermais les yeux et respirais ton odeur. Mes sens étaient à fleur, mon être engourdis, et mon sang était souillé par le désir le plus pur et le plus puissant que je n’eus connu jusqu’alors. J’avais cette envie que de noyer mon chagrin au creux de tes reins, de me plonger dans ton âme pour te découvrir et te sentir comme jamais. Te sentir, te comprendre comme personne ne serait capable de le faire. D’en éprouver une libération, un soulagement, un plaisir inhumain ..

Je devenais ivre de tes baisers, de cette langue que venait trouver la mienne, de ces dents qui frôlaient les miennes, ou pinçaient mes morceaux de chair. Et lorsque celles-ci s’aventuraient dans ma gorge, mon corps entier s’électrisait. La puissance de cette douceur, m’en faisais gémir, et je fermais les yeux encore. Je n’osais voir ton visage plus longtemps, il m’avait tant hanté. Et lorsque je tentais de t’embrasser, de retrouver cette nouvelle drogue dure, tu me les refusais. Je sentis mon cœur s’emballer, et j’échappais un grognement à la fois frustré et plaintif. Alors que lentement l’étreinte de cette chemise se relâchait autour de mon corps. Bientôt ce fut mon corps entier qui s’enflamma sous tes dessins charnels. Je n’avais de cesse de tressaillir, mon corps frôlant le tien. Je me nourrissais de cette chaleur que tu dégageais, ma propre personne se réchauffant grâce à toi.


Sous tes fines caresses, ces arabesques que tu traçais sur mes hanches, sur mon torse, dans mon dos, et même sur ma nuque… Tu laissais sur ma peau des traces indélébiles qui resteront à jamais graver contre mon derme de satin, qui resteront à jamais dans mon esprit. J’espérais tant que c’était la première fois d’une infinité de fois, que je n’ai pas à devenir plus fou encore à songer… A songer à cette attention, à cette tendresse, cette profusion de tendresse que tu m’offrais. J’osais croire que ça y est, j’avais gagné, comme si ce n’était qu’un jeu dangereux, auquel nous avons faillis périr tous les deux.

Tes baisers étaient tel un acide à mon cœur. J’aurais vendu mon âme au diable pour tes sourires, aussi faible soient-ils, et pour ces regards que tu posais à présent sur ma personne. Je bougeais encore alors que tes doigts s’aventurais sur mon bas-ventre. A l’intérieur de moi, mon sang n’était plus qu’une lave qui détruisait mes sens. Je n’avais plus d’esprit, je ne savais distinguer la réalité à mes pensées. Avant même d’entendre ce murmure, j’avais déjà péris sur les berges de la folie.

« Embrasse moi. »

Mon regard s’était levé vers toi.. Tes lèvres m’avaient échappées plusieurs fois et maintenant tu réclamais. Impudent …. Pourtant, ces deux mots créèrent en moi un vrai cataclysme. J’avais cette envie que de laisser mon esprit exprimer un soulagement si intense, si monstrueux, que seules mes larmes et mes rires nerveux l’aurait évacué.
Je ne bougeais pas, comme paralysez par cette demande. J’avais l’impression que tout se déchaînait contre moi, pour que ce soir je renoncais à tout. Je ne savais pas, je ne savais plus, si ce qui m’entourait était la réalité ou bien les vices de mes songes.

Lentement, mon visage s’approcha du tien. Mes lippes frôlèrent ta gorge, tout comme le bout de ma langue, contre ta peau. Sans m’en rendre compte, sans le vouloir, mes cuspides d’argent vinrent, et celles-ci frôlèrent cet épiderme que j’avais tant meurtris la veille. Je me promettais, que ce soir, que cette nuit, rêve ou pas, je te ferrais connaître le plaisir puissant qu’était capable de créer cette morsure lorsqu’elle était consentit …
Je posais l’une de mes mains sur ta gorge, venant la caresser de mes doigts incertains, alors que mes lèvres venaient s’emparer de ses consoeurs. Un baiser lent et tendre, une application étrange, tout simplement pour ne pas te faire mal malgré mes longues canines qui avaient été responsable de ton trépas… Dans cette douce spirale, je venais à frotter mon bassin contre cette jambe tentatrice logée entre mes cuisses. Mes doigts quittèrent ta délicieuse gorge où pulsait un sang extatique pour venir se glisser sur l’une de tes cuisses, ta hanche. Des doigts fouineurs qui glissèrent sur ta peau qui me semblait bouillante. Frôler ton bas-ventre, remonter sous le tissu qui barrait cette vue sûrement des plus magnifiques. Elle remontait encore et toujours plus haut, pour toucher ce corps, cette musculature, cette peau si douce.

Mes lèvres s’arrachèrent aux tiennes et vinrent se loger au creux de ta gorge, que je mordillais tendrement, lentement. Je laissais des traces humides, qui furent caresser par mon souffle profond et chaud. Alors que je me redressais lentement pour laisser tomber cette chemise, je venais retirer ce tissu qui me barrais le chemin de toute conquête.

Lorsque ce chandail ne fut qu’un souvenir, mes doigts accompagnés de mes lèvres s’aventurèrent lentement, petit à petit sur ce torse. Je découvrais lentement ce vrai corps que j’avais tant de fois imaginer. Je savourais tes réactions, laissant perler sur mes lèvres parfois des sourires tendres.

Ca y est. Je ne rêvais plus.
J’étais incapable de me rappeler avec cette exactitude de ton parfum, de pouvoir t’observer si longtemps sans voir les traits de ton visage se brouiller. Tout ceci était la réalité. Je ne rêvais plus. Je touchais mon âme sœur, j’étais capable de le toucher, de l’embrasser sans qu’il n’hurle. Je ne le forçais pas, il était là, sous moi, sous mes lèvres. C’était sa peau que je touchais, que je savourais. C’était son cœur que je découvrais… Je … Par tous les Dieux …
J’avais envie, tant de désirs. Je voulais le faire gémir, l’entendre crier de plaisir. Peut-être même qu’il fasse plus que murmurer mon prénom. Qu’il l’échappe dans un cri sous mes assauts, qu’il se tortille et en réclame davantage, encore, et toujours plus. Que je me fonde en lui, que l’on ne fasse plus qu’un, que je puisse rester aux creux de ses cuisses l’éternité durant. Je voulais lui murmurer des mots, lui dire qu’il était magnifique, qu’il avait volé mon cœur. Je voulais déchirer ses passions, ses rêves, les lui offrir sur des plateaux. Le voir sourire, lui faire plaisir, le faire tomber de fatigue à la suite de notre union.

Je voulais qu’il m’appartienne à jamais, qu’il oublie l’autre connard d’incapable, qu’il ne soit qu’à moi. Qu’il ne regarde que moi, qu’il ne chercher à attirer que mon attention, qu’il aurait, qu’il aurait jusqu’à la nuit des temps. Je voulais qu’il me suive dans cette horrible éternité, que nous ne puisons faire qu’un quand bon nous semblera, peut-être dans des draps tachés de sang. Que nous jouissons sans cesse des plaisirs de la vie, que nous soyons libre dans sur cette Terre. Je voulais pouvoir me réveiller nuit après nuit à ses côtés, pouvoir me dire que j’avais enfin réussit à narguer Dieu tout puissant. Je voulais l’entraîner dans cette valse sans fin qu’était ma doucereuse vie.

Bientôt, mes caresses se firent plus insistantes, et je laissais sur le côté de ton bas ventre, une jolie trace rouge. Mes doigts glissèrent sur l’une de tes cuisses, venant se glisser au creux de celle-ci. L’autre frôla de mes ongles ton entrecuisse, et remontèrent jusqu’à cette ceinture qui fut bientôt détachée. Tout comme le bouton et la fermeture-éclair. Délicatement ce tissu descendit sur tes cuisses, puis tes jambes. Je le posais plus loin, alors que mon regard remonta lentement sur ce corps quasiment nu qui s’offrait à moi. Enfin.
Mes doigts curieux vinrent frôler cette cheville si proche, et ils remontèrent lentement. Je dévorais des yeux cette peau qui frémissait, alors que je viens apposer mes lèvres et ma langue sur ta cuisse, puis à l’intérieur de celle-ci. Mes doigts s’aventurant jusqu’au mont d’une de ses fesses. Et je remontais encore, mordant parfois ta peau pour l’éveiller, te griffant légèrement pour t’entendre gémir. Je remontais jusqu’à tes lèvres pour m’en emparer. Une fois. Longuement. Je voulais que tu ressentes, que tu goûtes à cette envie dont j’étais captif. Cet amour, cette passion inhumaine, alors que mon bassin venait frôler le tien. Pour venir t’attiser, et moi aussi par la même occasion, pour mimer cette étreinte, te laisser devenir la suite~

Je voulais que tu t’offres à moi, je voulais que tu me réclames cette chose. Parce que vois-tu, je te désires tout entier, mais flatter mon orgueil, et mes espérances dans un moment pareil aurait pu me détruire, m’assigner à toi toute ma vie un peu plus encore. J’espérais, encore et toujours, pourquoi ? Parce que j’étais dingue, et fou, et que j’espérais toujours que ce qui me liais à toi allait bientôt être réciproque.

Fou, encore et toujours un peu plus. J’aimais cette sensation que d’être si proche de toi, d’entendre ton cœur battre plus vite et plus fort lorsque je te touchais, lorsque l’une de mes capricieuse se glissait entre tes cuisses pour venir flatter ta masculinité. Je voulais te faire voir ces éclats de couleurs, ces éclats de passion, les couleurs de la vie. Te faire gouter à des choses que tu ne pourras connaître avec celui qui partageait ton lit encore hier soir. Il n’était pas moi, il était incapable d’écouter et de comprendre comme moi. Il ne connaissait pas les corps des hommes depuis autant d’année que moi, et il n’était tout simplement pas capable d’épouser ta gorge de crocs qu’il ne possédait pas. Il ne pourrait pas t’enchaîner à lui, alors que moi si.
Mais il n’était pas capable de non plus de devenir dingue et de pouvoir détruire ta vie et ta famille entière.

Soit.
Mais d’une trahison à une autre, je serais capable de t’aimer comme un fou, toute ma vie. Toute l’éternité.

Sourd au monde, je n’entendais que ton souffle et tes gémissements. Je ne voyais que ton corps, et tes réactions. J’écoutais ton corps, tes envies, tes désirs. Je voulais y répondre, et te faire languir toujours un peu plus. Ce dernier tissu fut bientôt aux côtés du pantalon, et mes lèvres et ma langue venaient se glisser sur ta virilité. La vérité, c’était que je prenais un malin plaisir à te faire languir, toujours un peu plus. Je voulais que tu me réclames, je te l’ai déjà dis. Je prenais le bout de ce fruit entre mes lèvres, dans ma bouche. Ma malicieuse venait l’en flatter, et moi je voulais te faire du bien. Je voulais le ressentir à l’intérieur de ma bouche, et puis aussi l’entendre. Entendre ce bien fou éclater dans cette chambre que nous habitons tous les deux à présent.

Nathaniel, laisse-moi te posséder toute cette journée.


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Nathaniel Cowen

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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Lun 18 Juil - 22:37

    Charmé, le regard métallique de Nathaniel se posa sur le visage pâle du vampire au dessus de lui. Il le contemplait, lui et ses yeux brillants de sentiments violents, de sensations cuisantes, d'hésitation, comme une personne face à un bonheur qu'elle n'ose approcher de peur qu'il disparaisse. Si son esprit suivait les touchers de son futur amant sur sa peau, ses yeux, eux, détaillaient, et dévorer les traits angéliques de la créature, ce visage si parfait qui le fascinait. Il se détourna un instant tant le désir puissant de Ketsia, visible dans ses yeux, pouvait être insoutenable par moment, lorsqu'il se sentait trop consumé par cette envie, aspiré par ce désir, avec cette étrange impression de fusionner avec ce vampire amoureux quand ils soutenaient leur regard pendant de trop longs et intenses moments.
    Pourtant, après une énième fois où son regard fuyait le sien, Nathaniel s'arrêta sur un éclat qui attira son œil. Il regarda d'abord la première larme couler et mourir à la commissure des lèvres du mannequin, un diamant qui fondit sur la peau pâle du vampire après avoir brillé d'un éclat vif et fugace. Le jeune homme se redressa alors, alarmé par une nouvelle étoile salée qui menaçait de dévaler la joue. Pourquoi pleurait il ? Était ce des larmes de joie ? De tristesse ? Était ce lui qui le torturait encore à lui céder de la sorte ?
    Posant ses doigts sur sa joue, il porta ses lèvres près des siennes et passa sa langue sur le coin de celles ci, gouter l'eau salée qui s'estompait, pendant que ses doigts venaient effacer les quelques larmes qui coulaient silencieusement sur les joues de Ketsia. Il accentua alors le contact de ses doigts, ses hanches, son dos, ses épaules, tout y passa, courant à un rythme vif et caressant comme un souffle, puis plus insistant lui offrant ses baisers comme un amoureux, pour le rassurer, qu'il cesse de pleurer.

    - Ça ne va pas ?
    Prévenant, inquiet, comme s'il n'avait jamais failli mourir de la main de cet homme. Il séchait ses larmes si naturellement.

    Pour lui changer les idées, et ne plus voir ses yeux se remplir de larmes, et briller d'une douleur qu'il ne comprenait pas, il recommença à le toucher, prudent, en l'observant pour lui lui donner des baisers, les lui volant, les lui refusant, jusqu'à en demander un, insolent, après l'avoir fuit, l'avoir fait languir.
    Ce baiser que le vampire lui donna l'absorba dans un tourbillon plus violent que les autres, après l'avoir fait attendre en glissant ses lèvres dans son cou pour le faire languir, le punir d'avoir réclamer peut être après l'avoir fait attendre et lui avoir volontairement échappé. Il sentait tout son corps vibrer sous la simple caresse de son souffle, le délicat toucher de ses lèvres contre la peau de son cou, si réactive au passage des crocs dont il ignorait l'existence. Après le contact onctueux de ses lèvres contre les siennes, il ne pu s'empêcher de se faire la remarque en souriant, que cet amant devait avoir quelque chose avec son cou, à revenir tout le temps se nicher tout contre et le grignoter, pour le faire de nouveau soupirer d'aise. Il se redressa lentement en sentant le vampire tirer sur sa chemise pour la lui retirer. Il se rapprocha du torse de celui ci pour y déposer ses lèvres doucement, embrasser son cou, son épaule, le temps qu'il l'aide à retirer sa chemise puis il se rallongea et croisa son regard pour lui offrir son sourire et un regard brillant plus malicieux. Que Ketsia se rassure, Nathaniel oubliait sa peur, et prenait un véritable plaisir à se sentir désirer et son corps tressaillir sous le corps de la créature de la nuit.

    Plus il s'offrait, plus il s'enchainait à cet homme qui lui faisait oublié le danger de sa personne en l'enrobant de caresses plus insistantes sur sa peau qui lui semblait brûlante, et qui l'était sans aucun doute, éveillée par la tendresse et la passion du vampire. Il ne protesta pas lorsque celui si le marqua, lui qui avait en temps normal horreur de ça, à cause de son métier qui ne lui permettait pas, souvent, de le cacher, et parce qu'il ne comprenait pas ce besoin de marquer la peau de son partenaire pour prouver son appartenance à quelqu'un. Il n'aimait pas ce rituel, comme un marquage au fer chez un veau, et pourtant, quand Ketsia laissa sa marque rouge près de sa hanche, il ne fit que caresser ses cheveux sans protester, avec une bouffée, surement stupide, de fierté. Alors qu'il aurait repoussé Thomas pour la même chose, il regarda Ketsia faire avec une certaine tendresse dans le regard. Il souleva un peu ses hanches, alors qu'il le déshabiller presque entièrement, repoussant le vêtement avant de sentir des frissons le prendre sous la caresse sur sa cheville qu'il ne savait pas si sensible. Était ce propre à ces créatures de savoir faire frémir et gémir de la sorte ? S'il avait encore eu l'esprit clair,il se serait rappeler les histoires que lui avait raconté Nikita, mais là tout de suite, il se répondait sans hésitation par un oui alors qu'il se tortillait doucement quand ses lèvres glissèrent au creux de sa cuisse, que ses ongles griffaient sa peau, et qu'il la mordait pour le brusquer quelque peu sous ses attentions.
    La tension montait, il ondula des hanches, enivré par l'aura qui le rendait bien plus tentateur qu'il ne le pensait, comme une proie qui cherche à charmer le prédateur pour qu'il soit plus doux, mais qui se laisse charmer en retour par la puissance, la chaleur, de celui qui va le dévorer.

    Il se sentait soudainement fébrile sous ses attentions, des doigts qui se firent plus pressant, laissant deviner les intentions de Ketsia, que Nathaniel n'avait nullement l'intention de repousser. Il ferma les yeux et gronda doucement, quand sa virilité se trouva flatter et un peu plus éveillée encore sous ses doigts de son amant. Ses joues se mirent à rougir, sous ses doigts, il avait l'impression de retomber la nuit de sa première fois, fébrile et intimidé par le plaisir qu'il ressentait alors que son amant jouait avec son corps si habilement. Il ne voyait, ne sentait et n'entendait plus que lui, cet homme qui le faisait languir. Ses bras, ses doigts, se déplièrent lentement. Une main se mis à parcourir le dos nu de son manager, de sa nuque au creux de ses reins, essayant de contenir son plaisir pour ne pas se laisser aller à planter ses ongles dans sa chaire quand un tremblement lui faisait perdre pied. L'autre rejoignit les draps froissés, s'y agrippant quand une chaleur délicieuse l'enveloppa, alors qu'un gémissement perla sur ses lèvres entrouvertes. Il tressaillit, et ne pensa plus, à la manière indécente avec laquelle il était entrain de s'offrir, lui offrant une place de choix contre son corps, dans son cœur, entre ses cuisses.
    Il résistait d'abord très bien à la délicieuse torture que lui infligeait le vampire, sa voix emplissant lentement la chambre, son corps se tendant progressivement. Mais il en venait au point où le plaisir est trop grand et la seule chose qui est encore capable de sortir de nos lèvres sont des supplications. Sentir ces lèvres gourmandes dévorer sa masculinité à l'en faire trembler, les mains du vampire serrer ses hanches, ses longues jambes de mannequin. Il gronda doucement en serrant ses doigts dans les cheveux de Ketsia, les tirant légèrement arrière, ondulant des hanches, avide de plaisir et de jouissance, alors que son autre main avait quitté ses draps pour s'agripper à son épaule et la lui griffer plus profondément qu'il ne l'aurait pensé.

    - Ketsia, il soufflait doucement entre deux halètements. Ne joue pas... comme ça.

    Sa poitrine se soulevait plus rapidement, il perdait son souffle en même temps que la raison, rendant des caresses passionnées ou fébriles à son tendre bourreau. Un gémissement rauque s'échappa de ses lèvres, et tout son corps s'arqua sous un violent tremblement. Il essaya de le repousser, sentant l'extase poindre et bousculer son cœur et son corps mais le vampire n'avait pas l'air de vouloir le laisser s'échapper. Il se sentait décoller, fermant les yeux alors que sa vue se troublait légèrement et que sa voix montait légèrement dans les aiguës alors qu'il gémissait le prénom du vampire.
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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Mar 19 Juil - 1:33

Tel un prédateur qui se laissait charmer par sa proie, je me sentais comme soudainement apaiser par ta présence, et cette tendresse éphémère que tu m’offrais.. Toi, que je tenais entre mes griffes acérées, de monstre affamé. Pourtant, ton corps à présent nu, qui se cambrait délicieusement sous mes opalescences brillantes, ne faisait qu’éveiller un peu plus l’envie dévorante qui m’habitait et m’étreignait toujours un peu plus fort. Cette envie violente qui se fondait si bien avec ma doucereuse folie. Mon adorable folie, ma tentatrice la plus excentrique et gourmande… Cet homme-là, n’était plus une proie parmi tant d’autre, ni même un poids à présent, celui que je traînais en m’écorchant le corps… Non, il étais devenu la clef d’une libération qui s’approchait à grandes rafales froides et précipitées. Précises et intenses ! Une délivrance qui allait m’engourdir le corps et l’âme. Une froideur bouillante qui meurtrirait mon corps méthodiquement, de part en part, en ravageant ma chair et mon être de cette source de brise mortuaire. C’était ton corps drapé d’un linceul érotique, c’était ton corps qui désirait cette union imparfaite, cette osmose incomplète, tout comme le mien le désirait depuis des mois….

C’était entre tes cuisses que je jouissais d’un pouvoir certain sur toi. Te voir avec ce masque sensuel… Voir cette cascade de gémissement languissant couler d’entre tes lèvres appétissantes… Voir ton corps se mouvoir dans des mouvements que tu ne contrôlais guère, dont seul le plaisir et le désir unis en étaient les manipulateurs… J’en éprouvais une satisfaction déplacée. Elle était grande et conquérante ! Malgré mes yeux clos, je m’appliquais sur ton carquois de chair, berceau de ta sensibilité, pour t’arracher avec douceur mais possessivité quelques éclats de plaisir dorés.

Cette délicieuse torture que je t’offre, est comme un morceau de ma sombre vengeance… Pour tout ce que j’avais enduré jusqu’à présent… Toi, qui m’avait envoûté par ton odeur. Toi, qui m’avait rendu fou jour après jour. Toi, qui m’avait hanté comme le pire des démons. Je déversais une once de ma rancœur à ton égard dans ce jeu, pour te rendre la pareille. Je suis le monstre dans l’histoire, mais tu auras été mes véritables calices incandescents. Je n’étais que le pantin de ton bon vouloir. Je ne faisais que lutter pour survivre : je déchirais cet épais voile de mort de mes griffes et mes cuspides d’argent pour vivre à tes côtés. Savourer ces instants dégoulinant de sueur et de langueur. Pourtant, j’étais le maître de ton plaisir, j’étais le chef d’orchestre de ton ode suave, et enfin le prêcheur d’une nouvelle vie… Tout allait changer. Trop de chose avait changé depuis ce jour là. Tout avait changé dans ma vie. Je venais enfin heurter la tienne avec violence, pour te voir vaciller. Tu n’auras plus qu’à espérer que je regarde dans ta direction, et t’attraper avant que tu ne viennes te briser sur le sol. Pauvre poupée. Indécente poupée.

Un ronronnement rauque, un début de grondement animal s’échappa néanmoins de mes lèvres lorsque tes griffes vinrent abîmer mon derme de satin si sensible. Je sentais aussi tes doigts tirer sur mes longues mèches d’ébènes… J’élevais mon regard vers toi. Toi, mon doux et beau amant, celui sur lequel j’avais tant fantasmé. Toi, la nouvelle flamme de ma vie… Je voulais tant te protéger, de tout. Du monde, du mal, et de moi… J’étais si faible, et toi, tu n’avais rien demandé à tout ça… Mais ce soir je m’octroyais le droit de goûter à ta vie, à ton corps, à toi tout entier, à frémir et gémir avec toi. Je voulais m’unir à toi. Je voulais, je veux, que l’on ne fasse qu’un. Que le monde extérieur ne soit plus rien face à nos mains unis, à nos regards liés, à nos lèvres qui se cherchent. Je ne veux plus rien, juste toi et ta vie. Juste tes regards, tes sourires. Ton amour. Donne-moi tout cela je t’en prie. Je t’ai beaucoup trop longtemps attendu…

Mais cet ordre que tu formulais, m’arracha un sourire narquois. Je refermais doucement les yeux, inclinait doucement la tête pour revenir de plus belle à la tâche. Et tu me repoussais ! Mais je sentais ton corps se cambrer, j’entendais tes gémissements ! Je venais de trouver de nouvelles images pour m’hanter. Et puis… Mon prénom que tu venais de gémir, me figea quelques secondes. Délicieux. Un frisson remonta le long de son échine, et j’inspirais doucement. Etait-ce donc ça, la satisfaction d’entendre l’être aimé réclamer sa présence ? Sous le coup, je dissimule mon visage de mon rideau d’ébène, et je cesse donc de jouer. Je ne fais plus que te happer, et t’appeler à moi. Mes doigts se serraient sur tes hanches, pour que tu ne m’échappes pas. Douce créature, sublime homme, poupée entravée de mes désirs, je ne te laisserais guère partir. Pas si vite. Je n’ai pas fini de consumer ce qui me revint de force. Ce fut donc dans de noble dessein que j’avalais ta semence de vie. Je laissais ma maligne glisser sur mes lippes rosées ensuite. Ton visage était noyé sous l’extase… Tu étais si beau… Et je n’arrivais pas à défaire mes yeux de toi. Si beau, si parfait. Tu étais ce joyaux si précieux qui devait m’appartenir… Tout entier. Corps et âme ! Je ne t’en laissais plus le choix. Parce que jamais je ne te l’aurais laissé.

Mes émeraudes glissèrent le long de ce corps soumis à son plaisir, caressa cette gorge qui semblait m’appeler… Pourtant, je finis par glisser mes conquérante contre tes hanches, tes cuisses, que je te fis doucement plier et remonter. Je me glissais de nouveau entre ses cuisses. Pourtant, ce fut ma maligne langue qui vint s’aventurer sur quelques plaines intimes, pour t’offrir cette humidité que nos sublimes corps masculins ne savaient créer…

Ce fut après quelques douces préparations, sans te lâcher du regard, que je viens me fondre en toi. Mon Dieu ! Je retenais mon souffle quelques secondes, pour atteindre le creux de tes reins. C’est ici que je noierais mon chagrin. Lorsque je fus totalement entouré de cette grisante sensation de chaleur, je revenais à toi pour voler ces lèvres dont j’étais devenu accro. Addictions. Je vais les collectionner : ton corps, ton odeur, ta voix, et ta vie. Ton amour peut-être un jour. Mais je te l’arracherais de force.

Ce fut un doux tourbillon de chaleur et de plaisir qui débuta quelques longues secondes après. Je n’étais plus qu’avec toi, en toi. Je ressentais ton corps, tout comme je laissais ma passion, mon envie, mon plaisir mouvoir mon bassin contre le tien. Je nous arrachais quelques gémissements rauques et languissants. Il n’y avait plus que toi et moi. Moi et toi dans cette danse charnelle et passionnelle. Je sentais cette éruption de lave partout dans mon corps, ces tremblements qui venaient me secouer sans me prévenir. J’étais tien, je le savais, je le sais. Je fermais les yeux en me sentant aspirer dans ton corps, si chaud et étroit, inconscient de ses nouvelles larmes qui glissaient sur mes yeux. C’était tellement violent, tellement fort. C’était trop. Qui étais-tu pour avoir une telle emprise sur mon être ! J’avais envie de hurler, j’avais envie de pleurer, j’avais envie de te déchirer, de te tuer de nouveau. J’en tremblais, ce n’était plus du plaisir ! Il était beaucoup trop fort ! Il heurtait mon corps trop rapidement, j’allais me briser, là, en toi, à cause de toi. C’était tellement douloureux et jouissif… Je ne comprenais plus rien…

Mais mon regard croisa le tien, lorsque j’échappais un doux gémissement jouissif, laissant voir mes crocs de vampire qui étaient de nouveau présent. Je voyais ton plaisir, ton désir, mais ce n’était qu’au mien auquel je pensais lorsque je viens percer ta chair tendre dans ton corps. Un pincement de douleur le temps que je vienne au creux de ta jugulaire. Juste une cruelle et égoïste seconde à attendre, avant que je ne viennes aspirer cet élixir de vit.

Délivrance.

Je serrais mes doigts sur les draps qui se déchirèrent sous mes griffes qui finirent par se planter dans le matelas. Je me cambrais pour m’enfouir au plus profond de ton être. Et j’échappais un ronronnement de plaisir sans nom.

Je tremblais, je pleurais.

J’allais mourir. Ce n’était pas toi qui je consumait. Mais ma vie. Me tuer de plaisir.
Des gorgées de sang, pour t’offrir l’apothéose, que je ne tardais pas à rejoindre. Une jouissance violente, qui engourdit mon corps entier. Je sentais mon cœur battre à tout rompre, et mes pupilles étaient dilatées. Je venais de m’entendre jouir. J’en aurais fait pâlir le Satan de la luxure…

Je me glissais doucement à tes côtés, allongé à plat ventre, nichant mon visage dans l’oreiller pour faire disparaître mes pleurs silencieux.

Nathaniel, tu étais un démon.
Mon doucereux démon.
Ai-je le droit de te dire que je t’aime ?
Ai-je le droit d’espérer que je finirais ma vie dans tes bras ?
Toi, qui étais ma douce torture...
Je t’en prie, réponds-moi.

Je me redressais doucement, essuyant mon visage, puis tournais la tête vers toi. Je posais mes yeux sur toi. Toi, toi, et toi, encore toi. Toujours toi. J’observais ton visage…

Je n’ai jamais eût de chance, et je ne me suis jamais sentis aussi faible… Je sentais mon cœur se tordre de nouveau, et ma gorge s’entraver. Nathaniel, ait pitié. Je fermais les yeux, en souriant faiblement. Je comprenais enfin la folie de mon cher Kellian. Comment pouvait-on envisager de vivre sans son âme sœur après tout cela ?

Comment pourrais-je vivre sans toi ?
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Nathaniel Cowen

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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Mer 27 Juil - 0:34

Soumission. Le jeune mannequin n'avait jamais si bien caressé cette sensation qu'à cet instant précis. Il n'avait jamais ressentit l'intense satisfaction de s'offrir entièrement sans pouvoir résister à l'appel si charnel que Ketsia ronronnait au creux de ses cuisses. Loin d'être conscient de l'indécence dont il était capable de faire preuve à ce moment, il ne faisait cependant preuve d'aucune pudeur qui aurait pu entacher son image parfaite de corps en parfaite osmose avec son plaisir et son envie. Il ne voyait pas la faiblesse du vampire, oh non... Il ne ressentait que son désir et sa force, ainsi que l'envie de s'unir à lui et de le posséder tout entier, de l'enchainer en lui, et il se surprenait presque à vouloir qu'il l'emprisonne, dans ses bras, peu importe, et qu'il ne le lâche plus. Et pourtant, il était loin d'être de ceux qui profite de l'amour des autres pour flatter leur égo ou leur besoin de reconnaissance. Si cette envie brûlait en lui, c'était probablement que Ketsia savait trop bien la transmettre, par chaque parcelle de leurs corps qui entraient en contact, ou par ses mouvements appliqués et subtiles qui le menèrent jusqu'à l'extase.

Alors qu'il laissait une première vague de plaisir s'échapper entre les lèvres fines et délicates du vampire, il ouvrit les yeux pour se rendre à compte à quel point il avait perdu l'esprit. Flottant entre deux mondes, la jouissance troubla sa vue et le perdis dans des volutes de chaleur et d'érotisme alors qu'il posa son regard sur le visage satisfait de son amant. Encore perdu dans les méandres de son plaisir bien trop intense, il reprenait son souffle, sans mesurer l'intense caresse du regard de Ketsia sur son corps victime de son habileté, vaporeux et engourdit. Pourtant, même s'il ne se rendait pas compte de l'intensité avec laquelle son amant le dévorait du regard, il détourna les yeux, dévoilant son cou délicat appelant les baisers qu'on rêvait de déposer sur sa peau satinée, ou les crocs, en fonction de l'espèce de l'amant, laissant entrevoir à quel point il serait plaisant de faire épouser à ses canines la courbe de ses veines pulsantes, faisant vibrer son épiderme.
Le jeune homme, croyant à du répit, se laissa aller, s'en méfiance, à de nouveau savourer des caresses éphémères et tendres sur sa peau. C'était sans compter l'impatience du vampire qu'il sentit dériver vers d'autres lieux plus intimes qui demandaient tellement de délicatesse malgré l'impatience. Il sursauta en sentant une maligne langue s'aventurer à l'entrée étroite et sensible de son corps, cet éden qui ne laissait passer que les plus dignes, ceux qui savaient le faire vibrer, qui réclamait tant de passion mais pas sans douceur. Il se tortilla sur les draps froissés, pas par malaise, fermant de nouveau les yeux en inspirant.

Tout changea encore, une nouvelle sensation. Un pincement, de la tension, un hoquet légèrement étranglé et un visage un peu plus crispé alors que leurs deux corps s'unissaient enfin, que le désir du vampire s'emparait de lui d'une nouvelle manière, et s'infiltrait en lui de toute part à présent. Un tremblement secoua tout le corps du jeune homme et il poussa un gémissement rauque quand il sentit son amant au plus profond de lui, arquant ses reins comme pour faciliter leur union, la rendre plus parfaite encore. Le souffle court, Nathaniel ouvrit les yeux pour observer le visage de celui qui l'arrachait une nouvelle fois à la réalité. Qu'il était beau quand il contemplait ce qu'il désirait le plus au monde. Qu'il était impressionnant quand on croisait la lueur de bonheur et de satisfaction si intense dans son regard. Qu'il était fascinant. L'humain, si désireux, en cet instant, se serait damné pour qu'il ne cesse de le regarder de cette manière. C'était bien égoïste, surtout après les révélations douloureuses du vampire, mais comment ne pas devenir dingue de cette passion, comment ne pas vouloir la garder jalousement, capter cette attention. C'était mal oui, un torrent de pensées déplacées, pourtant, aussi sage qu'il pouvait l'être à ce moment, Nathaniel se serait cru mourir s'il surprenait ce regard sur quelqu'un d'autre.
La folie de la créature de la nuit était contagieuse.

Ketsia n'eut pas besoin de force pour que la voix de Nathaniel passe le barrage de ses lèvres et emplisse la pièce. Les premiers mouvements le dévorèrent de l'intérieur, l'assaillant de chaleur et de tremblements alors que la douleur de l'intrusion se mêlait au plaisir de la chorégraphie de ses mouvements. Insensible au monde qui l'entourait, si Ketsia s'infiltrait dans sa tête, nul doute qu'il aurait atteint le 7eme ciel simplement en voyant à quel point il obnubilait l'humain qu'il emprisonnait dans ses bras. En effet, Nathaniel ne voyait, ne sentait, et ne voulait plus que lui. Il n'y avait dans ses prunelles toujours aucune once de culpabilité, mais du désir seulement, et du plaisir, de le sentir se mouvoir dans l'étroite chaleur de son corps, de le posséder au plus profond de son être et de son âme. Ce vampire avait réussis à l'enchainer au moins le temps de leur danse, entièrement à lui.

Les mouvements tendres du commencement lui permirent d'ouvrir les yeux pour observer le beau visage de son amant. Il leva une main fébrile, pas pour le repousser non, mais pour caresser la joue, peut être en sentant sa détresse sous ce qu'il ressentait de trop violent. Ses doigts passèrent sur sa peau humide et pâle et un sourire encourageant glissa sur ses lèvres. Il essaya alors de ne plus lâcher ce visage larmoyant des yeux. Même quand ses assauts se firent plus présents, plus puissants, il ne voulut que le dévorer des yeux. Ses mains glissèrent, de ses joues à sa nuque, à son dos, grisé par ce corps qui tremblait au dessus de lui, satisfait d'avoir tant d'emprise sur cet individu aux ressentis si violents. Il était beau quand il pleurait, Nathaniel était fasciné par ces larmes de bonheur et de souffrance mêlées qu'il versait pour lui, à cause de lui.

Détournant le visage, un réflexe humain tenta de le faire s'échapper de la torture de l'attente de la jouissance. Lui qui pensait ne jamais ressentir plus fort plaisir... Il se trompait. Pris par surprise par le pincement douloureux dans son cou, il poussa un petit gémissement, contrarié d'avoir mal à ce moment où tous ses sens se mélangeaient. Ce bref instant de souffrance lui sembla interminable, comme une vengeance que l'on fait durer, et pourtant, il y vit clair plus vite qu'il ne l'aurait pensé. Pour sûr, ce n'était pas bien compliqué, il n'avait soudainement plus qu'une chose à ressentir. Une chaleur ardente dévora son corps et fit succomber chaque partie de celui ci, des tremblements, comme une multitude de petits orgasmes, secouèrent tout son être contre le corps frais du vampire, une voix étranglée par la sensation trop forte du pieux de chair s'enfonçant plus loin en lui et de la succion qui le firent délicieusement vibrer et perdre la notion de toute réalité. La chambre tourna sur lui même, oh un peu plus et il se serait évanouit. Cette morsure n'avait plus rien d'immonde, elle lui semblait indispensable à son plaisir, alors qu'il l'aurait probablement refusé dans d'autres circonstances. Ô délice de la luxure, que ne ferais tu pas gouter à tes fidèles pour que jamais ils ne te trahissent et ne t'oublient.
La peau brûlante, son cœur battant comme s'il allait exploser, il se cambra bien plus fort que jamais alors que le vampire lui arracha son prénom dans un gémissement puissant, cri rauque à faire rougir les Saints.

S'il n'entendait pas son sang battre à ses tempes, s'il ne sentait pas le corps de Ketsia contre le sien, il aurait bien pu penser qu'il était mort une seconde fois. Les yeux fermés, et le souffle encore saccadé, alors que le froid revenait caresser sa peau après en avoir été si fermement écarté. L'extase donnée par cette morsure et cette passion l'avaient secoués et ses yeux s'étaient remplis de larmes qui refusaient cependant de couler. Il restait immobile, le corps alourdit par un plaisir trop violent et une énergie l'ayant quitté trop brusquement, tremblant encore un peu, alors qu'il avait l'impression de le sentir toujours bien présent en lui. Il tourna la tête sur le côté, ouvrit les yeux, pour l'observer se cacher dans son oreiller. Pourquoi masquait il ses pleurs qui lui allait se bien, qui le rendait si humain.
Lorsqu'il le vit sourire pourtant, malgré la faiblesse de ses lèvres qu'il avait l'impression de voir trembler sous des sanglots retenus, ou peut être était-ce son esprit encore ailleurs qui lui jouait des tours, il le lui rendit. Celui du jeune mannequin, dont le regard brillait encore de plaisir, était plus éclatant, et soulagé d'avoir pu percer un peu à jour ce personnage dangereux mais qui avait tout d'attachant à ses yeux.

Sans lui laisser le temps de protester ou de fuir, il se redressa, fébrilement, pour venir se poser contre lui, sur le flanc et laisser courir ses doigts sur sa crinière échevelée, son épaule qu'il avait griffé, ou sa joue, maintenant que le vampire le contemplait. Le jeune humain faisait de même, dans un silence dont sa voix le remerciait de faire preuve. Et puis pour être honnête, que pouvait il dire ? Il ne pouvait lui parler de sentiments bien qu'il se soit attaché à cet homme, il ne pouvait lui promettre de tout quitter pour lui, il ne pouvait lui dire qu'il oublierait Thomas pour lui. Et si après tout cela, Ketsia avait juste envie de l'oublier ? Ou qu'il redevenait fou et décidait de lui arracher sa vie, de nouveau ? Il était inquiet, pourtant son sourire et son toucher ne trahissait pas ces questions qu'il se répétait en boucle dans sa tête.

Que pouvait il bien lui dire... ? Qu'il voulait le revoir ?

Oui... Il voulait. Il murmura. Cette histoire ne pouvait pas se terminer là.
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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   Ven 12 Aoû - 17:21

Sujet Terminé.
Suite : Douce Folie Écarlate
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MessageSujet: Re: Acide Sulfurique {Nathaniel, Andrei & Kellian   

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