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Enfers & Damnation
Une nouvelle intrigue : Une maladie, un virus, bien étrange ravage la communautés des vampires.
Fièvre, Hallucinations, Vomissements, Coma, Soif de Sang, Sautes d'Humeurs, ... sont au Rendez-vous.

Nous avons une surpopulation de vampires ~ Tentez de favoriser les humains, ou bien la Damnés Ahmès & Akai Yume

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 Douceur et Passion. Indolence des Larmes et des Maux.

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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Douceur et Passion. Indolence des Larmes et des Maux.    Lun 28 Juin - 9:24

Exquis Péché


Noirceur de ses songes. Tempête incandescente dans son être : il souffrait le martyr. Il avait hurlé la nuit durant. Ses odes glaciales envahissaient sa chambre : écho d’horreur. Nul domestique, nul vampire, n'avait réussit à le calmer. Il s'était tortillé tel un misérable parmi les flammes des Enfers qu'il imaginait. Atroce chaleur qui venait faire fondre son épiderme. Les danses sensuelles de ces êtres, consoeurs de l’astre solaire, étaient d’une sensualité névrotique. Hallucination maudite qui détraquait son mental, et qui donnait des ailes à son envie de fuir ; de se jeter de sa chambre, du Mont. Mourir aux pieds du Roi. Avant qu'il ne sombre longuement dans l'inconscience : griffes du Satan qui se renfermaient sur les méandres de son inconscience. Chose qui arriva dans les tissus de soie. Subconscient qui délivra alors d’étranges rêves, fantasmes inassouvis. Deux corps qui se chevauchent, une crinière d’or blanc & son anti-thèse. Des notes exquises qui emplissaient son crâne, tandis que tout ceci éveillait sa chair, émerveillait ses sens, il n’avait nullement conscience qu’il partageait ses rêves teintés d’érotisme avec un autre. Cette personne qui le languissait même à des années lumières. Mais qui de son maintien et son port altier, son vocabulaire de Précieuse, sa beauté lunaire et de Muse égoïste ne laissait guère indifférent le Prince. Il lui laissait dans l’esprit cette divagation qui n’avait pas lieu d’être. Ces envies étriquées qu’il lui appartienne corps et âme durant quelques instants bénis.

De tous les temps, le Prince d'Europe n'avait jamais été aussi horrible qu’en ces moments de folie. Il y a longtemps de cela, âge où même le Prince hongroie n'était pas, il avait était l'un de ces vampires les plus craint. Par tant de puissance et de cruauté. Ces temps miséricordieux, où les batailles s'enchaînaient, où les bains de sang étaient quotidien. Où abattre un humain n’était que banal et non pas puni sur les Terres saintes européennes. Qu’il pouvait planter ses crocs dans la courbe délicate de n’importe quel humain, tant qu’il restait discret quant au lieu de repos de la dépouille, mais aussi qu’il se confessait ensuite. Il n’avait pas à s’empêcher de craquer. Pas à retenir ses instincts les plus primaires. Maintenant, il vivaient dans une cage invisible. Le regard de son père éternellement sur sa nuque. Il était une honte pour cet homme, il le savait, il en avait conscience. Il avait aussi eût droit à ses douces paroles teintées d’orgueilleux amour, lui expliquant avec toute la douceur machiavélique qu’il devait cesser de se comporter comme un enfant à présent. Jamais il n’atteindrait le trône d’Europe : celui-ci est réservé à son anti-thèse parfaite. Le Sage Kieran. Le Sage Alésia.
Roi de la candeur, Aliséa était le fils d’un démon. Il avait hériter de son tempérament de feu, et de sa témérité. Pourquoi diable serait-il ange candide pour rester dans cette promesse brisée ? On lui avait arraché ses ailes : son dos pleurait leurs éclats de diamants vermeils. Aujourd’hui, le Prince était malade. Et si il l’était c’est parce qu’il avait goûté au fluide d’un humain. Honteux péché pour un Européen. Pourtant, le Fils du Saint esprit, ne voulait pas entendre les paroles du maudit : il n’avait touché que son calice et rien d’autre. Et c’était éclat de vérité brisée. Une humiliation pour lui, qu’à son âge encore il ne soit pas cru par son donneur de Don.

Cette soirée d’horreur n’avait donc été que ses cris à la vie : il réclamait sa liberté, il distillait sa haine envers ce monde. Envers cette dictature silencieuse qu’avait fondé son Père. Son digne Père qui le détestait un peu plus chaque jour.

Et soudainement le Prince s’était tut. Ouvrant ses opalescences à la clarté du matin. Présence. Il sentait la présence d’un être qui l’avait évite trop de temps. Un donneur de sang. Ses iris vermeilles glissèrent sur le plafond de pierre. Il n’était guère dans sa chambre. Il se redressa doucement, tandis que ses cheveux d’or blanc tombèrent en cascade sur ses épaules, son visage et enfin son dos. Ce fut les fins tissus blanc qui tombèrent sur son corps. Laissant deviner ses sculptures sous cette parure si simple qui étaient ornées d’auréoles sanguines. Ici, et là. De quelques déchirures : ses griffes avaient transpercées le tissu et lacérées sa propre peau. Désirant se défaire de ses maux et s’arracher le cœur. Un honteux accoutrement pour un Prince d’une telle envergure. Statut de pacotille, il s’en moquait. Sa peau nue se glissa sur les dalles de pierre si fraîches, ses pas le conduisant dans les couloirs, en direction de sa chambre.

Soudainement son aura de vampire s’était éveillée. Il ne la retenait plus. Règles de politesse tant apprises éclatées, il la laissa s’écoulée tout autour de lui. Une auréole de puissance, de magnétisme et de froideur. Si l’halo des vampires de sang purs étaient puissantes en temps normal : laissant les autres vampires déconcertés ; celle du Prince Aliséa l’était encore plus, puisqu’elle était doublement renforcé par son dons des émotions. Cette envie et répulsion étaient créés même chez les vampires de haut rangs… Comme son invité imprévu.

Il ignorait les trois vampires qui le suivaient, les deux domestiques qui le rapellaient à l’ordre. Il fallait qu’il se repose.


« TAISEZ-VOUS, FEBRILES LARVES ! »

Sa voix avait tonnée : ordre impérial. Le silence fut à ses côtés. Le malade aux cernes sombres, avançait. A rythme vampirique à présent. Soudainement une odeur exquise l’empala. Les relents d’un sang noble, pur, délicat, venait flatter son odorat d’expert. Effluves qui déclanchèrent une faim de meurtrier. Sa gorge, et ses rivières pourpres le brûlaient. L’intérieur incandescent, il apparu alors soudainement dans le champ de vision de son ami. Il bondit.

Avant de remettre pied à terre, il attrapa son col entre ses doigts de fer. Pied au sol, il heurta le corps de son hôte, le plaquant contre la porte. Porte qui lâcha. Ils se retrouvèrent sur les dalles de pierre. Appuyé sur lui. Il échappa un grognement des plus bestial, alors que ses crocs d’argents de refermèrent violement sur sa gorge.

Bientôt les pas de ses vassaux s’entendirent. Mais les flammes des Enfers les encerclèrent alors soudainement.



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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Douceur et Passion. Indolence des Larmes et des Maux.    Lun 28 Juin - 21:11

Vice Enflammé


Liquide écarlate qui coulait entre ses lèvres. S’apposait sur sa langue joueuse, et glissait dans sa gorge, puis son être asséché. Fluide de vie aux éclats revigorant. Pour quelques instants il retrouverait cet air lumineux et malicieux : le temps que la maladie revienne déchirer de ses crocs acérés cet espoir de sainte vie. Trois minutes d’abreuvage intense, où le goût exquis de son sang le faisait frémir d’une envie sans pareille … Ces rivières pourpres étaient de nouveau renouvelé avec de l’hémoglobine pur et neuf. Jeune. Des diamants glissaient dans sa gorge : son envie, son plaisir et sa grande gourmandise s’unissaient dans un ballet sensuel : il perdait la tête. Les lèvres pendue à cette fontaine de jouissance, de jouvence ; il était loin. Perdu ces tsunamis de sensations. Au paroxysme de tout cela, il échappa un grondement sourd, tandis qu’il relâcha soudainement la gorge de son ami. Et ses mots n’y étaient absolument pour rien.

Les copeaux de bois avait volés. Ses yeux étaient fixés sur l’épaule empalée. Que c’était ironique. Lui, il n’avait pas une égratignure. Et lui, souffrait le martyre. Un sourire mauvais se glissa sur ses lèvres. Ses yeux vermeils ne fixaient que cette chose.


« Laisse-moi t’aider… »

Ses mots étaient teintés d’un sadisme exemplaire. Ce n’était pas de l’aide qu’il lui tendait si facilement. C’était une nouvelle pointe de souffrance. La douleur était le témoin qu’ils existaient. Qu’ils n’étaient pas simplement des démons errants. Ils étaient bien plus que ça : des monstres dénués de peur ou presque. L’effet qu’avait les flammes sur sa proie était tout simplement délectable. Il voulait l’entendre hurler tout simple. Pouvoir jouir de ce plaisir malsain que seul les prédateurs du mal pouvaient comprendre.

Il renferma ses deux mains sur le morceau de la porte, et avait un petit sourire pervers, il le fit tourner doucement. Lentement. Abîmant son être un peu plus, puis enfin : il le retira. Dans un mouvement sec et brusque. Gestes qui se traduisant par un succulent : Souffre mon ami. Hurle, et souffre, et j’en serais comblé.

Souverain de sa folie, Les flammes prirent la forme d’une chimère. Tigre de feu, qui rugit soudainement. Aliséa se leva souplement, frôlant les flammes du bout des doigts. Il se pencha et attrapa le Prince par sa chevelure d’opalescence. Aucune délicatesse, aucune sagesse dans ses gestes. Juste des instincts bestiaux qui dictaient sa conduire de fauve. Il le souleva, et le traîna. Pour le jeter de sa force d’acier sur son lit qui était de soie et d’ébène.
La chimère de feu, courut dans la grande chambre et sauta sur le lit, rejoignant la pauvre idiote victime des envies du Prince. Ses pattes de flammes se posèrent sur les draps, qui s’enflammèrent soudainement. Une autre sur le torse de l’enfant de la Lune. Ses vêtements s’embrassèrent. Restant en suspension au dessus de sa peau. Seule la trace de l’animal chimérique avait entamé sa chair diaphane.

Le Prince des Cauchemars ne tarda pas à rejoindre son exquis présent, donnée par les dieux. Le vent s’éveilla : telle un alizé sur les océans : ils emportèrent les lambeaux noircis des vêtement d’Andrei. Bientôt, des lianes métalliques sortirent de sous le lit de baldaquin. Des lames d’acier qui s’enflammèrent à leur tour. Elles s’enroulèrent autour des bras & des jambes de l’hongroie pour l’immobiliser.

Lui faire écarter les cuisses, sur l’autel des offrandes, telle une catin en chaleur. Aliséa se laisserait au curieux plaisir que de lui voler sa fleur. Tâtonner sa chair et la déchirer des ses griffes d’aciers, de ses crocs d’argent. Lui faire distiller son ode d’horreur ! Et l’odeur de sa peur, de son sang l’excitait que de trop.

Il ouvrait le bal aux abominations !

Le Prince Aliséa posa le genou sur le matelas, et souffla doucement :


« Tu vas me faire le plaisir d’hurler. »



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MessageSujet: Re: Douceur et Passion. Indolence des Larmes et des Maux.    Mer 7 Juil - 9:15

Provocation Divine


Des menaces. Il ouvrait ses lippes pour le menacer ? Des paroles ! Du vent ! Lui qui s'attendait à bien d'autres choses... Mais il était loin d'imaginer que ce simplet de vampire aurait pu faire preuve d'autant de bétise. Il en était tellement choqué, que le manteau de la surprise mis un temps avant de glisser de ses épaules. Loin de la chaleur de cette sensation ce fut au tour de l'hilarité de prendre possession de son être. Un rire incontrôlable, un rire fou. Des éclats d'amusement et de moquerie à l'état pur. Son sentiment de supériorité coulait aussi entre ses lèvres. Il s'entendait. Et ses paroles ensuite tonnèrent comme le tonnerre. Il le menaçait ? Soit. Il le remettrait à sa place.

« Mais ta famille n'est qu'une chienne soumise ! Sans notre royaume vous n'êtes rien. Sans ce Pacte vous avez tout à perdre. Vos terres, vos rangs, vos richesses. »

Réalité ? Mensonge ? Peut-être des paroles hyperboliques. Il n'en restait pas moins que le Prince ne savait pas ce qu'il disait. Ou du moins... C'était le vrai vampire qui parlait. Celui qui détestait cette vie, qui n'était enfermé que dans un royaume de frustration ? Un vampire qui ne pouvait pas en être un. Du sang d'animaux ! Quel déshonneur pour son rang ! Quel affront pour ses dons de prédateurs.
Il rajouta d'une voix fluette, méprisable et empli de moquerie :


« Puis-je te rappeler que je ne gouvernerais jamais ce royaume infâme ? »

Et détruire la réputation de sa famille .... Cela e serait presque son futur but ultime.

Il n'attaquait pas de la bonne manière pour le faire réagir. Mais la seconde tentative de la raisonner... Était la meilleure. Effleurer son amour-propre et son orgueil. Effectivement pour un prédateur de son envergure.... Faire ceci de sa victime n'était peu flatteur.
Une ombre effleura sa joue. Cruelle chose qui entailla sa chair. Un rideau vermeil glissa sur sa peau. Régénération des cellules. Pourtant il n'avait guère réagit. Ses pupilles sombres vissées sur l'Ange d'Hongrie.

Voilà qu'il lui donnait des idées malsaines. D'humiliation. Soit !


« Oh ! .... Tu veux jouer, toi aussi ? Oh excuse-moi mon cher. Je ne t'aurais jamais pensé capable survivre une seule seconde. »

Son air faussement désolé fut rapidement remplacé par un sourire moqueur et méchant. Les flammes disparurent doucement alors. Les lianes de fer le laissèrent tranquille. Autre chose à remarquer ? Les issues bloquées par des mur d'acier.

Aliséa tendit la main et empoigna l'homme nu par son épaule sanguinolente. Il le jeta sur les dalles sans ménagements, ses griffes s'enfoncèrent dans sa blessure à ce moment là.

Ses propres vêtements s'enflammèrent soudainement, alors que sa crinière d'ébène n'était plus que de feu. Tout comme ses iris. Aliséa était un démon. U jeune démon qui avait soif de jeu dangereux.

Le seigneur s'approcha du corps d'un pas rapidement et joueur, alors qu'un coup de pied atterrit au niveau de son estomac. Il grimpa sur son corps. Un pied sur l'une de ses cuisses, l'autre qui se pose au niveau de sa cage thoracique. Il ne se fit pas prier pour y appuyer trop fort et entendre quelques côtes se briser sous son poids.


« Mon Ami .... ! Que veux-tu que je te dises ? Soumis ou pas, tu fais pâle figure dans cette tenue. Et ne crois pas que je te ferrais goûtés tes songes charnels, pourriture. Je n'oserais pas me salir les mains pour quémander ton corps d'une manière conventielle. »




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MessageSujet: Re: Douceur et Passion. Indolence des Larmes et des Maux.    Ven 23 Juil - 17:31

Souvenirs de cristal


Les flammes des Enfers habillaient le Prince des Ténèbres. Enfant de Satan, il brandissait les couleurs de la folie. Une démence lancinante qui dévorait son être un peu plus chaque seconde. Des sensations & des émotions qui lui faisaient perdre la tête. Un virus digne du plus mortel des poisons. Ce dernier détruisait l’intérieur de son corps, réduisant ses organes en bouillie purpurine. Délicieux repas pour les larves grouillantes à ses pieds. Le Prince des Cauchemars n’avait pas totalement conscience de ce qu’il faisait, ni de l’importance des mots qu’il crachait. Comme si il avait peur que ces horreurs sombres, ne brûlent ou abîment ses douces lèvres. Des mots qui n’étaient que de l’acide à l’odeur nauséabonde. Un acide ravageur qui aurait déformé son visage.

De l’acide qui déformait le visage du Prince qui se trouvait à ses pieds. Des éclats de diamant à l’état le plus pur glissaient sur ses joues. Le Prince d’Europe n’avait jamais assisté à une telle scène. De la faiblesse et de la douleur. Peut-être aussi de la confiance et du respect, que de se laisser aller face à une personne… Qu’il respectait. Mais en cet cruel instant, tout ceci n’était la preuve que le démon avait gagné une manche. Ses mots avaient été plus piquant que les siens. Il avait réussis à percer sa cuirasse de fierté. Parce que oui. Tout ceci n’était qu’un jeu aux yeux du malade.

Lorsque l’enfant bafoué lâcha enfin son délicieux chant d’horreur, Aliséa eût un frisson qui dévala son échine. Sensation qui fut érotique pour le vampire. Cette libération de décibel avait prit son envol pour heurter le corps du plus âgé. S’insinuer en lui et éveiller ses sens, et son corps. Ce cri de douleur ne lui faisait qu’un grand bien. Une malsaine excitation enchaînait alors le corps du démon enflammé. Et tout ceci était palpable.
Néanmoins… Aux paroles de la larve, il baissa ses pupilles sur lui. Il eût un rictus de dégoût et de méchanceté. Une poupée princière trop fragile et trop douce.


« Une poupée trop sotte, et trop naïve. Cesse donc de te bercer de tes contes de fées. Et ouvres les yeux sur l’horreur de ce monde. »

Il n’était pas le moment de se laisser emporté par le flots du passé. Aliséa ne ferait pas la même erreur. On en vit que l’instant présent. On ne se souviens qu’à moitié de son passé. Et on imagine comme nous l’aimerons notre futur. Il n’était pas l’une de ses personnes qui restait enchaîné… Au passé. A ces sentiments qu’il avait pu nourrir à des personnes qui l’avaient quitté : sombré dans les griffes de la horrible faucheuse.

Les yeux posés sur Andrei, le vampire ne dit plus rien. Ravalant sa salive. Ses nouvelles paroles n’eurent pas d’échos. Il le fixait alors qu’il perdait toutes expression. Ne restait à son visage que ce vide étrange et si déconcertant. Soudainement, il se sentait perdu. Qu’est-ce qu’il était en train de lui dire. Et les larmes de son ami n’arrangea rien à la chose.

Sa crinière reprit sa teinte pâle. Ses cheveux d’or blanc. Ses yeux, leur éclats d’émeraudes. Il recula d’un pas et tonna :


« Tu mens ! »

Perdu dans des hallucinations sonores et visuelles. Il était parmi des millions de scènes à la voir. Il n’y avait là que des rapaces cupides, avides de sa traînée de pétales pourpre. La rose des Andrews. Il n’était qu’un bâtard à caresser dans le sens du poil. Un simple enfant perdu dans des ordres paternels. Des regards de haine et de honte. Des soupirs méprisants et de dégoûts.

Ce fut alors à son tour de craquer. Les yeux écarquillés, il ne savait plus quoi regarder. Un tourbillon de souvenirs plus ou moins déformés qui l’entourait. Se resserrant petit à petit. L’étouffant peu à peu. Sensation de malaise, alors que son regard se posa ici et là. Dans le vide pour Andrei. Puisque ce dernier ne pouvoir voir ces hallucinations. Juste sentir l’aura du vampire s’affoler, et se vriller.

Puis il ne bougea plus. Souvenirs partagé avec l’enfant à ses pieds. Il ravalait sa salive. Ce lien de donneur qui n’avait jamais été accepté. Ces jeux taquins qui lui faisaient pour l’embêter. Alors qu’il l’avait toujours désiré. Ce fut ses opalescences d’émeraudes qui se mirent à briller.

Minutes de silences.

Spectateur de son passé.

Pas un bruit.

Juste ceux de sa conscience. Et des larmes qui ruisselaient lentement sur ses joues pâles.

Le vampire malade avait une drôle d’allure. Ses vêtements déchirés et trempé du sang de son ami. Immobile comme une statue, le regard posé sur un mur. Il respirait lentement, alors qu’il souffla doucement :


« Tu n’as jamais voulu de moi. Tu ne voyais en moi qu’un voleur avide. Et même lorsque j’ai su me faire une place à tes côtés, tu n’étais jamais là lorsque j’en avais besoin ! Tu es partis comme les autres lorsque Satan m’a fait croisé le chemin de mon âme-sœur ! Tu mens… Si tu me supporte encore… Moi et mes caprices… C’est seulement à cause de mon nom. »

Se trompait-il ? Sûrement …. Il était bien trop aveugle, bien trop imprégné par la réalité que tout le monde lui soufflait. N’en réalisant pas qu’il pouvait exister des exceptions divines. Comme Andrei, par exemple.

Il eût un soudain haut le cœur. Un filet de sang glissa au coin de ses lèvres, poursuivant son fanatique chemin sur sa mandibule. Puis sa gorge, pour finir dans les fibre du tissu. Son corps trembla légèrement, alors qu’il poussa un gémissement aigu. Douce plainte aromatisée de mort, accompagnée de douleur. Ses griffes se plantèrent au niveau de son torse. Tentant de déchiré sa chair, pour libérer ce flot de douleur. Qu’il s’écoule sur les dalles, et le laisse tranquille. Une douleur qui le fit basculer sur le sol, et sombrer dans l’inconscience.

Voici son quotidien depuis un mois déjà.
Voici pourquoi Ketsia l’humain, avait laissé placé à Aliséa le vampire. Pour pouvoir mieux combattre ce fléau qui l’habitait. Et qui décimait de plus en plus la communauté des vampires.


*****

Je me souvenais. Il y a un an de cela. J’étais prostré à l’entrée de ta chambre. N’osant pas réellement franchir le pas, pour atteindre ce sanctuaire de douceur. Mes iris étaient posés sur ton lit. Sur ton corps enveloppé par ta cascade d’or blanc, et ton linceul pâle. Je n’avais qu’une envie… T’observer à jamais dans cette plénitude. Caresser ton épaule, et ton bras. Goûter la douceur de ta peau. Me pencher et respirer l’effluve de ton sang. De par les messes basses de tes parents, tu n’avais jamais su que je devais devenir ton maître. A mes yeux, tu n’aurais dû te résumer qu’à calice. Quelle surprise de voir que tu n’avais jamais été au courant de cela. Il fut alors bien normal de reconsidéré la chose. Tu ne voulais pas de moi … Moi non plus.
Hélas, ce temps était résolu. Je pouvais goûter à ton sang lorsque tu me l’autorisais. Mais rien de plus. Plus les années filaient, plus je m’étonnais à apprécier ta compagnie. Depuis la perte de ma femme humaine, et de mes enfants, je ne voulais plus m’accrocher à des gens. Je ne voulais plus rien, si ce n’est que la solitude de mes enfers. Je m’enchaînais à mon travail à présent. Mannequin.

J’étais célèbre dans ce monde d’humain. Un monde qui t’attirais mais sans y mettre les pieds. Tout ceci t’effrayais, non ?

Je m’approchais doucement. Ne pouvant retenir les battements de mon cœur en t’approchant. Divin enfant. Je m’asseyait doucement. Laissant mes doigts parcourir la peau de ta joue, et de ton épaule. Caressant sa rivière blanche. Digne d’un ange. Il ne te manquais que les ailes. Tu en avais déjà la beauté et le sourire. Je me penchais doucement pour embrasser ta tempe.

A cette époque là …. Je ne savais pas qu’à peine une semaine après j’allais croisé une chose qui allait me déchirer complètement. Devenir mon obsession première. Mon âme-sœur. Une chose que je n’avais jamais désiré. Et pourtant, j’y étais enchaîné….

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MessageSujet: Re: Douceur et Passion. Indolence des Larmes et des Maux.    

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Douceur et Passion. Indolence des Larmes et des Maux.
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