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Enfers & Damnation
Une nouvelle intrigue : Une maladie, un virus, bien étrange ravage la communautés des vampires.
Fièvre, Hallucinations, Vomissements, Coma, Soif de Sang, Sautes d'Humeurs, ... sont au Rendez-vous.

Nous avons une surpopulation de vampires ~ Tentez de favoriser les humains, ou bien la Damnés Ahmès & Akai Yume

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 Tobacco Roads ~~ KELLYIAN

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Ketsia A. Andrews
{ . . . P R I N C E . . . Unkind & &" Handsome ...
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MessageSujet: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Jeu 3 Déc - 17:57

Il n'y aura sûrement que des écrits - en même temps je ne suis pas réellement doué niveau photomontage, et puis les seules choses que je peux faire... Niveau design c'est pour Requiem, alors je n'ai plus aucun secret pour vous n_n !

Je vous montre ici, le brouillon de ce que j'ai écrit... Y a deux ou trois jours. vraiment trèèès court !


    PROLOGUE :

    « Il y a deux manière de prendre une femme. Par la taille ou les sentiments. »

    Tous les regards se posèrent sur moi. Je m’humectais doucement les lèvres, nullement impressionné. Me regarder. M’admirer. Me jalouser. C’était à peine à mon métier. Mon quotidien branlant. Celui qui devenait que trop banal et morose. Répétitif.


    « Mais moi … Je préfère les hommes. Alors je ne vous serais pas d’un grand aide. »

    Et le silence fut total, alors que sur mes lèvres se glissait ce genre de sourire narquois et terriblement amusé. L’image du séducteur même, de l’homme hautain et irrespectueux, je me levais avec grâce et légèreté. Et je partais. Je les entendais déjà murmurer, réfléchir à mes paroles. Est-ce qu’il disait ca pour rire ? Ou cet homme qui avait décroché la première place du plus bel homme de La Terre année 2009, était réellement sérieux ? Est-ce que moi, Ketsia Aliséa Andrews étais-je sérieux ? Mais qu’ils aillent tous en enfer… Tous ces humains. Autant qu’ils sont.

    HISTOIRE.
    PREMIER PARTIE : ETRE.


    Je fus. J’étais. Je suis. Je serais. Et resterais. Toujours immortel. Toujours aussi beau. Toujours aussi irrécupérable. Toujours aussi mort.
    Des choses maudites. Cette beauté que je possède pour mieux les séduire. Cette voix suave pour mieux lui attirer. A mes filets. A mes griffes. Soustraire leur volonté et leur peur à mes crocs. Car tout ceci n’est pas un conte. L’existence d’une telle beauté n’est pas humaine… Je ne suis pas humain. Et je ne le serais malheureusement jamais. Quoique je fasse, quoique je dise. Ma réelle nature me rattrapera toujours. Et anéantira les moindres efforts que je puis faire face à la réalité, à tenter de la maquiller… Je suis ce terrible monstre. Aux longs cheveux bruns, aussi sombre que peut l’être la nuit sur le plumage d’un cordeau … A la peau d’albâtre, au corps taillé dans de la craie. La peau laiteuse. La peau livide. Blafarde. Aux yeux d’émeraudes. Et aux crocs… Saillants. Pointus. Ceux qui transpercerons ta chair. Ta jugulaire, tantôt ta carotide. A la stature de Prince. Au maintien noble. A la démarche féline. Ce monstre que tu ne reconnaîtra que comme le mannequin le plus en vogue des moments.

    Celui que tu désires. Celui que tu veux. Plus que tout.
    Celui qui te tuera.


Et voilà ^^' j'imagine que si je le poursuis, cela prendra comme la tournure du journal de la vie de Ketsia ... Hu.

BON è_é
Tout autre chose. Qui date de plus LONGTEMPS.
Mais que... j'ai même pas fini XDD Ni continué ... Ca date avant Requiem ( ") Donc y a un méli-mélo de prénom que vous reconnaîtrez ^^ D'la chère famille Andrews n_n Puisque justement, l'idée de Requiem émergeait d'ici ._.'

LA BELLE MANIPULATION




    PROLOGUE : AU CŒUR DE LA FOLIE

    Douce caresse meurtrie. Ses longs doigts frôlaient la joue de la Belle. Un corps tremblant, doté d’une respiration saccadée. Une tristesse et une douleur qui s’entendaient, et se voyaient. Elles lancinaient son corps, le déchiraient, le démembraient de l’intérieur. C’était un feu ardent, violent qui consumait ses organes, qui réveillait sa peine, attisait sa folie. L’homme qui était accroupis à ses côtés, poursuivait ses doucereuses caresses sur son visage : glissait ses doigts sur ses yeux rougis. Il était sourd aux gémissements, aux plaintes aigus de la Folle. Il avait un regard vide, dans le vague : un esprit vagabond qui noyait ses doigts dans la cascade dorée de la Belle.
    Un nouveau gémissement ; et tel un sifflement, elle articula vaguement, entre hoquets de peur et de colère :

    « Ne me touches pas … Tu m’as mentis ! … »


    Dans le regard de l’homme brilla : un éclat d’affliction, désolé par les paroles de son unique fille. Son enfant. A présent l’unique femme à laquelle se résumait son univers. Et bientôt … Il se retrouverait seul. Seul. Contre tous. Il pourrait articuler quelques mots de désolation, de demande en pardon. Mais rien ne sortait de sa gorge, si ce n’était ce son guttural, ce bruit rauque, grave, qui amplifiait la peur de la Douce.


    CHAPITRE 1 : LE DEBUT DU COMMENCEMENT


    Douce caresse bénigne. Ses longs et fins doigts frôlaient la joue de la Petite. Sa progéniture, nouveau-née. Son enfant. Ce fut avec tendresse et amour qu’elle la couvait du regard. L’enfant espérée depuis voilà trois ans. Dame Nature l’avait dotée de mauvais ovaires. Mais elle était là, la Douce, la Belle. La magnifique enfant, au visage taillé avec goût et finesse dans la craie, aux yeux gris qui brillaient de mille feux : de purs diamants. Aux lèvres rosées qui s’étiraient alors dans une petite moue endormie ; chose qui entraîna les larmes de la femme. Jamais, ou presque, elle n’avait perdue espoir. Sa volonté avait été enfin récompensée. Un enfant qui était sienne, de sa chair, de son sang. Elle était si belle…

    Et les années passèrent. Malgré l’engrenage incontrôlable du temps, la Belle était toujours aussi innocemment irrésistible. Mais sa mère n’était plus. Plus ici pour fondre devant la grâce naturelle de sa fille, sur son élocution presque parfaite, sur sa beauté grandissante, sur ses doux sourires. Elle n’était plus. Plus ici. Sa mère était enfermée dans une chambre dénuée de couleurs ; à l’abri des regards, des mœurs, des doigts pointés sur elle. Mais Alésia, la Belle, ignorait tout cela. Elle ne l’apprendra jamais, puisqu’elle avait oublié tout espoirs de pouvoir, un seul instant, imaginer que sa douce mère était encore en vie. Car c’était tout simplement impossible.
    Son père lui avait tout raconté. Elle n’avait pas été là, aux côtés de sa mère lors de ses derniers instants, partie en Angleterre pour perfectionner son anglais. Elle n’avait pas été près de son père lors du mortel accident. Une terrible perte qui avait plongé Alésia dans un état léthargique, à demi-mort, à demi éveillé. Dénuée de réactions compréhensibles. Mais cet état ne dura que quelques mois.
    Assez pour perdre ses amies, ses repères scolaires, la communication avec son père, son statut de bonne élève, la confiance qu’on lui avait jusqu’alors accordée. C’était elle, l’adolescente rebelle morte, à la mère crevée dans un accident du feu ou de voiture. Bien sûr.

    Elle avait appris à accepter ces pertes : celle de la présence maternelle : cette affection et cette attention qui l’avait épanouie. Mais en perdant sa mère … Elle avait perdue son père. Il n’était que rarement présent, et lorsqu’il l’était, elle avait parfois l’impression qu’il n’était qu’un étranger : un inconnu lui ayant volé son visage et son accent Sudiste.

    Elle se sentait seule, mais d’un autre côté, elle ne désirait pas qu’on vienne la recueillir dans sa douleur, à présent sa plénitude. La solitude était devenue sa douce et meilleure amie. Amie et confidente. Puisque ses mots s’envolaient, virevoltaient, et par divines acrobaties trouvaient l’oreille de la Solitude. Cette dernière l’écoutait toujours sans jamais l’interrompre. Même lorsque l’adolescente s’énervait, criait après avoir réalisé qu’elle ne parlait à personne de réel, mais au vide. Ce vide qui la rongeait de l’intérieur. Son deuil était loin d’être fini. Quelque chose lui disait qu’elle avait raison, qu’elle avait raison d’y croire ; mais le peu de Raison qui lui restait, lui rappelait à l’ordre. Elle n’avait accepté la perte qu’en apparence.

    Ces apparences sont si trompeuses et mesquines. Elle qui se donnait l’image d’être passé à autre chose depuis bien longtemps, d’avoir reprit plus que sérieusement ses études, d’être la fierté de son père, de la famille. Être l’enfant modèle, l’enfant Parfait que tout parents avaient rêvé un jour, d’avoir. Avec ce sourire épanoui et ce regard brillant. Un visage confiant mais qui cachait tant de souffrance… Un chagrin qu’elle n’évacuait pas, puisqu’elle ne le considérait pas comme tel. Elle n’a même plus conscience de sa douleur. C’est comme l’enfant né à l’œil infecté. Il est né ainsi, c’est normal pour lui cette douleur.
    Et ce vide affectif, elle ne le comblait pas. Non. C’était la place laissée par sa mère, et personne ne pouvait la remplacer dans son cœur, ou même dans la vie de tous les jours. C’est une plaie qui restera béante à jamais. Espérons le contraire.

    Alésia enchaînait avec irritation ses nuits éveillées. L’Insomniaque semblait attentive en cours, alors que toute sa concentration était ailleurs, volatilisée. Et l’illusion se brisait lorsque Monsieur ou Madame le Professeur osait l’interroger. Elle dormait à moitié.
    Elle qui détestait tant prendre n’importe quel remède, se vit avaler des somnifères. Résignée. La période d’examen de fin d’année approchait à grand pas, et elle voulait être en forme.

    Ce fut lors qu’une après-midi libre et ensoleillée, assise sous un arbre, qu’elle le vit pour la première fois. Le nouveau mâle Alpha de son université. Ce dernier avait fait beaucoup parlé de lui. De par son physique sulfureux, mais aussi par le fait qu’il arrive quasiment à la fin de l’année accompagné par deux parents à lui. Mais de nombreuses rumeurs courraient sur lui. Il était du genre libidineux : un petit libertin qui affectionnait le libertinage et la débauche. Elle en était sûre : cela brillait dans son regard. Un fort caractère et une volonté de plomb brillaient aux creux de ses iris d’acier. Paradoxalement, il intimidait avec sa classe et son élégance hors normes – qui ne collaient pas avec ces dites rumeurs. Une assurance et un charme dévastateurs émergeaient de sa personne. Même Apollon de chaire et d’os aurait sûrement pu être dénué de beauté face à un tel adversaire.
    Et comme le terme « Alpha » le désignait, il était LE populaire de l’université. Kellian Andrews. Ce brun aux yeux gris, les cheveux longs, mi-longs, courts, presque rasé par endroit. Une coupe asymétrique, complètement excentrique, mais qui sur un Alpha ne posait aucun problème. Tantôt anxieux : les iris éteintes ; sitôt un sourire mutin sur les lèvres et ses rubis s’illuminaient : pleins de malice.

    Il va de soit qu’un nombre incalculable de pimbêches, ce genre de filles superficielles lui tournait autour. Et que l’actuel petit ami de LA populaire en prenait un sacré coup, car il savait pertinemment qu’Ashley chercherait à se l’approprier. Qu’il le veuille ou non. Etrangement, le nouveau Alpha semblait comme aveugle à ces regards pleins d’envies, à ces sourires charmeurs et aux formes exquises de ses camarades. Ou bien, tout ceci l’amusait terriblement. Il avait une allure de gentleman, mais avec cette mâchoire carrée, ce sourire narquois, Alésia se disait que cette allure, n’était que l’image qu’il voulait se donner, rendre de lui. Et cette chose la faisait sourire d’amusement, alors que son regard croise le sien ; celui d’Andrews, aussi loin fut-elle.

    * * *
    « HANA ! ENFIN !

    La concernée releva le nez de son péché mignon : une glace à la vanille, avec une bonne couche de chantilly, et d’un coulis au chocolat.

    - Quoi ? répondit-elle avait un air faussement innocent.
    - T’as vu l’heure ? Tu le fais exprès ou quoi ?


    Le mâle Alpha n’eut droit qu’à un sourire malicieux.

    - Peut-être bien ! s’exclama la dénommée Hana.
    - Tu mériterais que …
    - Que quoi ? Une bonne fessée ? »


    La demoiselle tira la langue. Ils se jaugèrent du regard ; sachant pertinemment l’un l’autre que si une dispute éclatait, elle en viendrait aux mains. Sa cousine était ce genre de fille masculine, grossière, qui arrivait à trouver le moyen d’être élégante, et surtout convoité par les jeunes gens de son âge.

    « Dépèches-toi, Ketsia et Kathleen vont venir nous récupérer.
    - Déjà ? Mais ta sœur ne devait pas aller à son concours de dessin ?
    - Hana… Tu ne m’écoutes vraiment pas lorsque je te parle ? La prochaine fois, je ne me laisserais pas abuser par ta fausse attention !
    - De suite les grands mots, Monsieur Kéké ! »


    Elle partit dans un rire incontrôlable, mais l’arrivée des deux autres jeunes ne permirent pas à l’Alpha de riposter. Néanmoins, la vengeance est un plat qui se mange froid…



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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Sam 5 Déc - 16:59

Bah maintenant c'est fait n_n
Je mettrais la suite de la Belle Manipulation .0.
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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Lun 11 Jan - 15:15

Bon. Je vous poste ma MERVEILLEUSE nouvelle u_u'
xDD


Citation :
Les 7 Pêchés Capitaux
Paresse, Orgueil, Gourmandise, Luxure, Avarice, Colère & Envie

La langue française possède cette faculté d’être riche de mots et de sens , permettant d’étaler sur papier le flots de nos maux et l’essence de nos vies.

~Prologue~
« Il y a deux manières de prendre une femme : par la taille ou les sentiments. »

La vie offre des solutions à profusion. Des combinaisons de toutes choses par million de milliard. A perte de vue, comme ces champs gelés, dont la rosée a plus que dévoré. Il y a tellement d'hommes, tellement de choses sur Terre, tellement de nourritures que nous trouvons toujours le moyen de prononcer : "Oui, mais."
Oui mais, une femme n'est pas née pour réfléchir et s'étendre à des pensées philosophiques. Elle est la création de Satan, celle qui fera plier l'Homme, celui avec un grand H, l'Humanité entière. Elle pervertit le monde dans une danse décadente et sensuelle. La Malice au creux des prunelles, celles-ci brillent de toutes les merveilles que cette femme, oui ce simple bout de chair ma foi joliment sculptée, pourrait offrir. Les Mille Et Une Merveilles du monde. Le Monde… Et quel monde !

Tous les regards se posèrent sur moi. Je m’humectais doucement les lèvres, nullement impressionné. Me regarder. M’admirer. Me jalouser. C’était à peine à mon métier. Mon quotidien branlant. Celui qui devenait que trop banal et morose. Répétitif.

« Mais moi … Je préfère les hommes. Alors je ne vous serais pas d’une grande aide. »


Et le silence fut total, alors que sur mes lèvres se glissaient ce genre de sourire narquois et terriblement amusé. L’image du séducteur même, de l’homme hautain et irrespectueux. Je me levais avec grâce et légèreté. Et je partais. Je les entendais déjà murmurer, réfléchir à mes paroles. Est-ce qu’il disait ça pour rire ? Ou cet individu qui était plus que convoité par la presse people, et les photographes, était réellement sérieux ? Est-ce que moi, Ketsia Aliséa Andrews étais-je sérieux ? Mais qu’ils aillent tous en enfer… Tous ces humains. Autant qu’ils sont.

Délicieuse Réalité…
J'ai toujours imaginé le monde comme une palette de peinture. Les couleurs vives et attrayantes qui se mélangent de ci et de là pour mieux envelopper le monde d'un voile délicieux et agréable. Un voile soyeux et si doux, le trésor de nos pupilles. Un voile qui illuminerait nos sens visuels, pour sa beauté et sa magnificence. L’aube à l’aurore, ces couleurs chatoyantes qui dévorent l’horizon, l’inonde de couleurs chaudes et tellement apaisantes. Le paroxysme de la suprématie de l’astre de feu. Lorsqu’il nous dévore de toute sa puissance.
Jamais je n'aurais pu souhaiter que ces mêmes couleurs se confondent entièrement; jusqu'à faire de notre îlot saphir ; ainsi esseulé dans l'univers ; une énième tâche sombre et effrayante. Celle de nos âmes, que nous ne possédons plus.
Et pourtant... Depuis combien d'années le soleil n'a-t-il plus caressé ma peau ; trop pâle à présent ? Depuis combien d'années sa morsure brûlante ne m'a-t-il plus contraint à plisser les paupières sous la force de ses rayons fugaces, que je pensais indispensables ?
Le ciel semble nous avoir tourné le dos ; exprimant sa rancœur à travers une posture qui nous condamne davantage chaque jour qui passe. Il a fermé ses grands yeux bleus ; aveugles face à l'ironie de la situation. Nous avons abusé de lui ; et lui, désabusé, ne parait plus en mesure de croire en nous... Et malheureusement, il fait très bien de nous juger ainsi.
Notre attitude meurtrière nous a conduit à cette obscurité permanente et si pesante. Les premiers enfants de la Lune ont vu le jour dans un monde qui semble sans avenir. Ces hommes et femmes qui continuent de vivre tout en nous ignorant... Certains de mon espèce tentent de cohabiter avec eux, mais ils sont pour la plupart alors considéré comme les plus faibles d'entre nous.
Nous avons le choix. Ou pas. Je ne l’ai pas eu, et pourtant je l’applique. Je me fonds dans leur monde, leurs rudiments, leurs coutumes, leur technologie. Dans leurs nouvelles langues, et je voyage ici et là, curieux de voir ce que devient ce monde qui est entre leurs mains. Un monde que je connais sous toutes ses coutures, mais qui pourtant n’a de cesse d’évoluer : en bien, en mal que sais-je.

Je fus. J’étais. Je suis. Je serais. Et resterais. Toujours immortel. Toujours aussi beau. Toujours aussi irrécupérable. Toujours aussi mort.
Des choses maudites. Cette beauté que je possède pour mieux les séduire. Cette voix suave pour mieux les attirer. A mes filets. A mes griffes. Soustraire leur volonté et leur peur à mes crocs. Car tout ceci n’est pas un conte. L’existence d’une telle beauté n’est pas humaine… Je ne suis pas humain. Et je ne le serais malheureusement jamais. Quoique je fasse, quoique je dise. Ma réelle nature me rattrapera toujours. Et anéantira les moindres efforts que je puis faire face à la réalité : à tenter de la maquiller… Je suis ce terrible monstre. Aux longs cheveux bruns, aussi sombre que peut l’être la nuit sur le plumage d’un cordeau … A la peau d’albâtre, au corps taillé dans de la craie. La peau laiteuse. La peau livide. Blafarde. Aux yeux d’émeraudes. Et aux crocs… Saillants. Pointus. Ceux qui transperceront ta chair. Ta jugulaire, tantôt ta carotide. A la stature de Prince. Au maintien noble. A la démarche féline. Ce monstre que tu ne reconnaîtras que comme le mannequin le plus en vogue des moments.

Celui que tu désires. Celui que tu veux. Plus que tout.
Celui qui te tuera.


Dernière édition par Ketsia A. Andrews le Lun 3 Mai - 19:30, édité 1 fois
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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Lun 11 Jan - 15:18

Citation :

La Paresse … Le tout début étant un passage d'un rp de Takeo Niwa - Gwen ici -
1 , 2 ... Secondes, minutes et heures défilent sans cesse et je ne me sens pas emporté dans le temps. Comme dans ces films où la bobine passe plus vite. Comme ces clips beaux où l'on aime représenter le temps qui s'écoule. Les saisons qui changent alors que dans la réalité, une minute s'est à peine écoulée. Alors qu'on ne fait pas partie de ce monde représenté : on est externe à la situation. Le monde dans cet écran n'est le monde que d'une boite où nous ne serons jamais. Et la réalité n'est plus. Plus pour moi. Je n'ai plus la notion du temps et je me sens aussi vide que je n'ai jamais pu l'être auparavant : avant je pouvais m'évider. Avant j'étais plein, je peuplais ma vie de visages sans regard, de lèvres chaudes, de flashs incessants, de photos et de corps de pantins désarticulés dont je magnais les fils avec adresse en oubliant que je suis moi-même manié. Par qui ? Je l'ignore. Et je ne veux pas le savoir. Les êtres que je vois, que je crois voir dans le monde réel, n'est qu'une succession de visage sans vie : sans yeux, sans nez, sans bouche ; surfaces lisses où je dessine moi-même les traits tels que je voudrais qu'ils soient. Sans succès. Et j'ai finis par ne plus voir mon propre visage et je rejoins mes pantins que je dois décorer pour finir insatisfait à nouveau. Eternellement. Je finirai sur une armoire, tête inclinée, étouffant sous une poussière que je ne pourrai repousser et plus personne ne voudra manier mes fils à nouveau. Je serai sale et perdu. Et je serai en paix. Un jour peut-être, viendra, où une violente envie me prendra et me redonnera l'envie de vivre. De revivre. Que quelqu'un osera poser son regard sur ce pantin désarticulé, aux envies articulées, d'être réarticulé. Peut-être ... Un Jour.

Les journées passent et trépassent. Une vie monotone et lassante. Les clichés ont perdu les couleurs vives, et leurs odeurs envoûtantes. Je ne vois plus ce soleil clinquant, qui m'éblouit les yeux. Je ne sens plus l’effluve de ces roses, ou des parfums hors de prix. Tout me semble morne et sans intérêt. Les jours, les semaines, les mois s'enchaînent, sans que je n'arrive à m'accrocher à quoi que ce soit. Je suis victime du temps. Insaisissable tel un papillon, je me tais et encaisse les coups sans grande conviction.
Les soirées passées à regarder les photos ne sont plus aussi belles que dans mes souvenirs, je m'ennuie. Et cruellement, Dame Nature ne m'apporte point de réconfort, ou de solution à mon terrible problème.

J’ai tant de choses à faire. Tant de chose à accomplir. Et pourtant je n’ai pas le courage ou tout simplement l’envie de bouger. Je reste posé sur le divan, tantôt le lit, sans rien faire. La paresse me dévore le bout des doigts. Les bras entiers et les pieds. Sur ma tête tombe l’indolence de toute une humanité. J’ai perdu un sens : j’ai perdu le goût. Comme si toute réaction était à négliger, poussée d’un côté, dans le creux de mon être. Ne pas réagir. S’économiser. Trop occupé pour pouvoir faire ce qui a à faire. Trop accaparé pour s’octroyer le petit plaisir malsain de ne rien faire. Et pourtant c’était bien ce que je faisais.
Trop demandé par les autres.

L’Orgueil …
Trop demandé par les autres. Être ou ne pas être. Telle est la question.
Je n’étais pas ce genre d’homme, ou même de personne que nous ne pouvions rater. J’étais sans conteste, l’une de ces créatures à la présence plaisante, à la silhouette parfaite, aux courbes harmonieuses et à une démarche féline. J’adorais et j’apprécie encore d’entendre cette jalousie venant de ces humains, lorsqu’ils en viennent à être soufflé par ma beauté de grand renom. Il n’existait sur cette planète nul rival à mon charme. Mon regard et mon sourire en coin, si aguicheur ; avaient le don de les électriser.
On ne pouvait me rater, ou pire encore : m’éviter. M’ignorer. Personne ne pouvait se permettre une telle chose ! Comment le pouvaient-ils ?

Ces êtres inférieurs, à l’intelligence d’animal, de moindre conscience, dominé par leurs instincts si bestiaux, n’étaient que de vulnérables et répugnants insectes. Leurs carapaces craquaient sous mon talon. Ma beauté et mes dons, mes connaissances si grandioses, l’art de l’éloquence que je maniais si bien pour les manipuler toujours plus … Tout ceci me conduisait sur un piédestal, bien plus supérieur au sol. Le sol, où tous se trouvaient. Ces êtres qui se croyaient tellement supérieur à tout. Eux qui croyaient pouvoir avoir le droit de vie et de mort sur leurs confrères ! Pouvoir avoir le contrôle sur Dame Nature !

On ne pouvait se permettre de me rater. Ils ne se rendaient même pas compte de la chance, de cette fleur que je pouvais leur faire en m’exposant à leurs yeux. Eux, qui étaient si putrides et si répugnants.

Je ne dis pas être Parfait, mais je m’approche constamment de ce mont. La Perfection Suprême n’est qu’un mythe, un épais brouillard insaisissable perdu au plus haut mont de l’humanité. Mais la Perfection existe : je l’incarne à la perfection, justement.

J’entrais dans mon monde : mon entreprise où j’incarnais Dieu Tout Puissant. Moi seul possédait les clefs des Enfers et du Paradis. D’un hochement de tête, je pouvais réduire à néant une carrière tout comme la faire éclater dans l’univers. On me redoutait pour mon comportement cyclothymique et mes crises de colères assez fréquentes mais pas des moindres. On me saluait, moi, ce mannequin élégant et si désirable. Leurs regards s’illuminaient de jalousie, d’envie, d’admiration. Comment ne pas se sentir supérieur, et si grandiose face à de telles réactions ? Je ne possède pas l’orgueil, non. Je suis tout simplement réaliste.

Et pourtant… Quelque chose d’imprévu arriva. J’entrais dans cette pièce centrale, là, où tout le monde aurait dû poser son regard sur moi. Mais leurs attentions étaient captées par autre chose. Qu’est-ce qui pouvait donc les attirer autant ? Moi qui dégageait cette aura que trop puissante ? Oui, je n’étais pas content. J’étais irrité, et frustré. Ce n’était pas normal. Mais quoi donc ? Ou plutôt … Qui donc ? Un nouveau.
Je ne savais pourquoi mais mes sens furent titillés. Une odeur exquise vint flatter mon odorat, et mon cœur de glace s’affola un peu. Une vague de chaleur envahit mon corps, sans que je ne puisses la contrôler ou même la contrer. J’étais victime d’un phénomène bien étrange. Même si je ne voyais pas ce nouveau d’ici, dissimulé par d’autres personnes, je savais que cette senteur était la sienne. Sinon, je l’aurais déjà associé à un visage, une voix et un corps. Et ce depuis longtemps.

Toute la journée je n’entendis qu’un nom : « Nathaniel Cowen ». Ce nouveau qui me volait la vedette. Je ne l’avais pas encore vu … Mais cela ne serait tarder. (…)


Confessions…
« Abuse donc de ma confiance. Mais la question est… Serais-tu capable de me supporter ? Mes préoccupations. Serais-tu capable de supporter ma vérité ? Sombre et cruelle chose qui plane et tournoie autour de moi. Elle fait partie de moi, une grande partie. Je ne peux que m’y soustraire et apprendre à un minimum la maîtriser. La dompter pour mieux t’approcher. L’attiser pour mieux te croquer. Te tourner autour comme un électron libre, et pourtant, pas si libre que ça. Centre gravitationnel ? Toi. Et rien que toi. Ton nombril n’est pas le centre de la Terre. Mais ton esprit est le mien. Tes pensées, tes occupations, tes habitudes. Tes goûts, tes expressions, tes mimiques faciales. Ton logement, ta voiture, ton odeur. Ton parfum pour homme, le parfum de ton gel douche, celui pour tes cheveux. Tout ça, sont des choses que j’apprends. Pour mieux te comprendre. Ce que tu lis, ce que tu manges, ce que tu écris… Tout ça. Tout ce qui t’entoure, parce que je ne peux pas encore profiter de ce qui fais ton être à part entière. J’appréhende ce qui t’aides à l’être. Dans un noir absolu, je me faufile chez toi. Je t’observe dormir avec cette haine qui me dévore l’intérieur. Qui racle l’intérieur de mon corps, pour me faire cracher tout le dégoût que tu m’offres. Je t’observe, sans trouver une once d’imperfection dans ta beauté endormie. Mon regard se balade, nuit après nuit, sur ton corps dissimulé sous tes draps de soie. Ce détail me choque. Parce que c’est rare. Et j’ai ce caprice aussi chez moi. Sur ton visage d’homme calme. Sur tes lèvres rosées, closes sur ton monde de rêve que je perçois parfois… Comme espérant au plus profond de moi-même que mon visage puisse te hanter, comme le tien le fait… Que tu puisses me témoigner un minimum d’intérêt, qui me donnerait raison d’y croire. Une raison, une minuscule, pour m’accrocher à ce fantasme féerique. Tu sais, cette chose étrange qui naît en moi, et qui n’arrête pas de s’amplifier à chaque fois que je pose mon regard sur toi … Cette chose que je brise à chaque fois que je suis froid, violent, sec ou neutre dans les propos que je te crache à la figure toutes les fois lorsque tu me témoignes… De l’intérêt. Ou … Du profit. Profiter de moi, de mon statut, m’accorder ta gentillesse, pour grimper plus vite les échelons dans le monde de la mode. Mon monde. Et lorsque cette idée m’érafle la pensée. Je suis énervé. En colère contre moi, contre toi. Je te déteste oui, parce que tu créés en moi des disfonctionnements importants. Dans ma tête et mon corps. Que je ne me suis jamais sentis aussi faible, aussi fiévreux d’envie, cette envie que de te posséder, te serrer dans mes bras, te murmurer de doux mots au creux de l’oreille. Tenter de me fondre en toi, pour ne plus faire qu’un, et ainsi, ne jamais te quitter. Être dans ta tête et savoir enfin ce que tu penses, te comprendre – ou pas – pour mieux t’apprendre. Pour mieux t’aimer. Ou te détester. Parce que oui, malgré moi, je t’aime. Je n’ai rien demandé. Jamais. Jamais, ô grand Jamais, je n’aurais songé de prier les divinités pour recevoir un jour, la malédiction que de croiser mon âme sœur. Cet être qui est censé être ma moitié. Qui me retourne le cœur, et les tripes. Les neurones, et toutes raisons. Juste être aveugle de tous mes actes, de tous ce qui m’entoure, de plus rien entendre que toi, ne rien voir. Être aveugle, et sourd à tout. Au Monde d’aujourd’hui. Juste à un unique, qui me sera infini. Toi, toi, toi et toujours toi. Rien que cette idée, me fais t’haïr qu’un peu plus. C’est de l’égoïsme. Pur et dur. Je suis le seul à souffrir dans cette histoire, le seul à devoir faire attention à ne pas trop respirer à tes côtés, à ne pas trop me pencher vers toi, lors de ton sommeil. Je m’autorise juste le droit de sentir tes cheveux… De les effleurer du bout des doigts. Et d’observer ton visage de plus prêt. Je n’ose le toucher. Le caresser doucement, ou encore le frôler du bout de mes lèvres. Glisser mes doigts sur tes lèvres. Juste vouloir en connaître le goût fruité, sucré, ou bien frais. Vouloir tenter tant de chose, vouloir tant de chose, qui cela m’épuise. Je m’épuise à t’écrire des lettres que je ne devrais même pas prendre la peine d’écrire, de parfumer et d’envoyer. Je devrais t’ignorer, et partir ailleurs, loin, ou bien te renvoyer… Mais… J’ai besoin de toi. Parce que tu es ma moitié invisible, inespérée, que maintenant trouvée, je désire, comme le plus beau joyaux qui puissent exister dans un univers. Tu es le mien… Et tu me crèves. Tu ne peux pas savoir comment. »
Extrait du Journal de Ketsia Andrews.


Dernière édition par Ketsia A. Andrews le Sam 21 Aoû - 10:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Lun 11 Jan - 15:23

Citation :

La Gourmandise …
Psychédélique. Ce fut un étalement de couleurs qui s’offrait à mes yeux. Ces odeurs sucrées qui planaient dans le couloir de Glamorous World – une entreprise assez spéciale : nouvelle maison de couture, agence de mannequinât, studio de photos.
L’approche des fêtes de fin d’année avait transformée les rues de Londres : une ville illuminée d’éclats de feu colorés. Ces périodes où chaque ville exposait des décorations et de jeux de lumières, pour paraître plus grandiose que sa voisine.
Chaque employé de Glam’s World rêvaient déjà de vacances et de repos, en s’offrant ces petites boîtes de chocolats. Tellement tentatrices ces choses-là, dans un monde pareil : où chaque calories étaient comptés scrupuleusement. Tout était compté, divisé, calculé, dépecé, vidé, dégueulé.
Ils s’extasiaient sur ces farandoles de diamants sucrés. Je ne comprenais guère pourquoi tous ces humains faisaient preuve de tant de gourmandise avec des choses si fades … Il n’y avait aucun artifice gustatif dans ma bouche lorsque je pouvais réduire en miette l’une de ces sucreries …
Je ne connaissais pas plus exquis que le nectar vermeil qui coulait dans les veines de chaque humain, ici présent. Eux, se feront ce soir, un petit plaisir clandestin, savourant secrètement cet instant béni par Satan : ce moment où le chocolat fondrait contre leur palais, et qui réveilleraient leurs papilles.

Je trouvais cela assez stupide, même si au fond, je savais que de mon côté je pouvais être pareil. Mais moi, je ne pouvais m’abandonner à ces plaisirs, puisque de toute manière : en secret ou pas : je dégagerais cette odeur particulière que celle du sang humain. Je devais tout simplement me contenter de sang d’animaux encore plus inférieur que pouvait l’être, l’être humain.

Cette nuit, la pluie de flocons se transforma en éclat d’eau : une pluie diluvienne s’abattait sur le monde avec une impétuosité magnifique. Durant cette nuit, je ne fus qu’un cadavre en quête de proie. L’eau trempait mes vêtements et mes longs cheveux, et je fus une ombre furtive qui se mouvait dans la pénombre. Je ne pus me satisfaire d’un seul animal, dont le sang était si fade. Je voulais autre chose, je voulais cette explosion de mon sens gustatif. Je me laissais guider par mon instinct si imposant de vampire, et j’élevais mon regard : explorant l’univers morne et sombre de mes iris émeraudes. Mon regard se posa sur une silhouette frêle, et belle : une femme qui se mouvant dans l’ombre. Mes yeux, mon corps, mon être, observaient ses courbes délicieuses qui se détachaient derrière un paravent. Elle abandonnait ses vêtements sur le sol, alors que je retenais ma respiration. Je me redressai un peu, les muscles tendus, toujours tapis dans la pénombre, jusqu’à ce que je me décide que ma proie cela serait elle. Une impulsion et j’étais sur son balcon : un petit à-coup de pouvoir surnaturel, et la serrure se brisa, et la porte s’ouvrit. J’entendais le tissu de sa robe de chambre glisser sur son corps nu, puis les draps de son lit qu’elle bougeait. Je sentais son odeur alléchante, peut-être pas autant que celle de Nathaniel, mais elle éveillait mon cœur, qui m’éveillais, moi. Cette doucereuse envie que de pouvoir goûter sa chaire, entendre ses gémissements : ces sons qui traduiraient le fait que je ne la laisserais guère indifférente. Sentir son corps se tendre sous mes doigts : l’explorer et la croquer, jusqu’à devenir ivre d’elle. Sa douleur me fascinerait, et ce plaisir macabre la tuerait.
Il fallut que j’attaque, par devant. Elle ne comprit pas ce qu’il se passait mais ses cervicales émirent un cri de tonnerre dans ce silence noir. Je rattrapais son corps, le posait délicatement sur son lit… Maintenant je pouvais avaler son fluide vital, croquer sa chaire qui dans quelques jours échapperait des émanations de pourriture : la putréfaction d’un corps.

Malheureusement, je ne pus m’y résoudre. Il y avais si longtemps que je n’avais pas voler une vie, que j’en devenais soudainement coupable. Je regrettais cette impulsion. Et puis ce n’était pas elle que je désirais … J’observais son corps, alors que mon cœur implosait soudainement. Quelle honte. J’avais céder à ma gourmandise. Ce péché n’heurtait que l’intérieur de moi-même.

Je m’enfuis, sans savoir que faire. Je ne m’inquiétais pas pour que les sentences suprêmes de mon monde s’abattent sur moi, bien assez tôt. Que trop rapidement. Je désertais cette scène de mon crime, pour retourner chez moi, alors que j’avais le corps quasiment vide. Mon teint diaphane, et mes veines creuses. Bientôt je devrais me résoudre à m’abreuver de sang d’animaux. Et si je me disais que je désirais le sang de Nathaniel bien plus fort que celui de cette femme, je me donnais la nausée…

Sans Contrefaçons…
Lorsque j’avais faim : j’étais désagréable. Or, j’étais un de ces patrons terriblement froid et mauvais lorsque je m’y mettais. Alors aujourd’hui, fut un jour particulièrement éprouvant pour les gens qui travaillèrent avec moi. J’avais conscience d’être désagréable et qu’on ne m’aimait pas. Mais pourtant, j’étais ce patron qui donnait des primes lors des fêtes, qui n’oubliais pas le treizième mois, ni les vacances, de payer les heures supplémentaires. On ne venait pas se plaindre de cela.
J’étais beaucoup trop perfectionniste et maniaque : tout devait être parfait. Et puisque chaque chose – ou presque – se trouvait entre mes mains avant le final, j’avais toujours un mot à redire ; à critiquer quelque chose.
Cette journée effroyable, me parut vraiment longue, interminable. Les heures me semblaient démultipliées, et les minutes trop lentes. J’attendais donc la fin de cette horreur avec impatience. Et lorsqu’elle fut proche de s’achever, je regardais les employés défiler, pour rentrer chez eux. Aujourd’hui, je devais m’occuper de la fermeture. Alors qu’il ne restait plus que moi, j’allais aux vestiaires pour récupérer mes affaires. J’étais seul : ce n’était que ce je croyais : mais ce n’était guère le cas. Bien au contraire !

Alors que j’ouvrais mon casier pour récupérer mon blouson, le claquement de la porte des vestiaires me fit sursauter. Son odeur, celle qui m’hante tant ces derniers temps me claqua à la gueule. C’était du suicide ! Dans un tel état de faim, me mettre sous le nez cet homme ! Je tournais la tête vers Nathaniel et lui adressa tout de même un sourire sincère, alors que je me dirigeais vers la porte. Je posais ma main sur la poignée alors que je disais :

« Bonne soirée, Cowen.
- A vous aussi. »


Mais j’avais beau actionner la poignée, j’avais beau user de ma force de petit patron, la porte ne voulait rien savoir : elle ne bougeait pas. Nathaniel se rapprochait, je l’entendais, je le sentais : il voulait sortir lui aussi, puisqu’il avait récupéré, comme moi, ses affaires pour retourner chez lui. Mais la porte était coincée. Et moi, j’étais claustrophobe. Et un vampire tiraillée par cette envie de sang. De surcroît, lui n’était qu’un humain alléchant. Une pauvre petite brindille.

« Vous comptez prendre racine ? »
Quel humour.
« C’est coincé. »
Il tenta lui aussi d’ouvrir la porte. Mais nous étions bel et bien enfermé. Jusqu’au lendemain matin ?

Assis contre le mur, les yeux rivés sur le sol, le patron n'osait relever les yeux sur son employé. Ce dernier était avantagé. Il n'avait pas cette envie dévorante de sortir, d'être à l'air libre. Il ne se sentait pas plus mal d'être enfermé ou pas. Avec ou sans son avis. Mais Ketsia n'aimait pas du tout cela. Et le fait d'être en présence d'une des seules personnes capable de le faire dérailler n'arrangeait rien à sa folie, à son hystérie qu'il gardait au creux de la gorge.
Alors que ses doigts s'occupaient à tresser le cheveux du mannequin qui avait accepté sans grande joie. C'était ça, ou Ketsia cognait partout, mais ce dernier désirait tout de même garder un minimum de contenance, de prestance, de fierté, d'amour propre, surtout face à ... Ce type. Ce mec. Cette chose. Ce jeune homme. Qui l'énervait tant. Et pourtant il restait calme, en glissant doucement ses doigts dans ses cheveux pour les démêler. Choisir trois fines mèches. Et commencer la tresse. Il retenait ses larmes de détresse, l'air toujours aussi calme, bien que tellement nerveux. Il pouvait le respirer. Le toucher. Glisser ses doigts dans ses cheveux...

Cela lui donnait envie de se pencher un peu, humer l'odeur de sa nuque. Se soustraire à sa faim dévorante qui aurait pu lui faire sortir de ses gonds. Glisser sa main dans son dos. Se laisser aller contre lui, et étouffer sa peine ainsi que son amour contre lui. Arrêter de le fuir, et s'abandonner à lui. Lui avouer tout là, lui déballer tout ce qu'il avait sur le cœur, son obsession, ses fantasmes, sa vraie nature, qu'il le hantait nuit comme jour, que tout ceci était insupportable, qui voulait... Vivre. Avec lui. Ou sans. Mais qu'il lui rende sa liberté, nom de dieu. C'était plus qu'oppressant, c'était plus que tout cela. Il s'humectait les lèvres doucement, souriant faiblement, écoutant ce que le mannequin avait à dire, sachant pertinemment qu'il tentait de le divertir un minimum. On sait tous qu'une crise de claustrophobie n'est pas belle à voir, puisqu’une fois déclenchée, à par pouvoir réellement sortir, on ne peut pas réellement l'arrêter, sauf avec une grande maîtrise. Chose que ne possédait plus Ketsia depuis quelques moments.
Sans que l'autre le sache, il le dévorait presque des yeux, assez triste, de ne pas pouvoir se permettre plus que cela. Il ne le pouvait pas, cela allait de soit, mais diable qu'il le voulait. Ils parlaient de tout et n'importe quoi. Ketsia assez simple et doux. Loin de l'image qu'on pouvait tous avoir de lui. L'icône riche et luxueux, capricieux et hautain, méchant et tyrannique, et toute la clique. Il lui montrait qu'il était lui aussi humain. Alors qu'il n'était rien de tout cela.

[…]

Et depuis ce jour, une certaine complicité est née. Une nouvelle amitié, qui emplissait Ketsia d’une demi satisfaction.


L’Avarice…
En raison du pouvoir qu'il donne, l'argent devient symbole de puissance. Puisque l’argent permet de changer l’extérieur de soi, l’argent vient à exercer une incroyable séduction sur les esprits… D’où la tentation que de satisfaire son égocentrisme personnel et social : d’accumuler le plus d’argent possible pour être plus puissant, pour étendre son image et sa domination. Dans ce chemin-là, l'argent s'affirme comme un dieu tout-puissant, devant qui les nouveaux adorateurs plient les genoux, qui eux-mêmes cherchent à se faire adorer. C’est un cercle vicieux …. Il est donc clair que les richesses transformées en argent sont des biens ambigus.

Ketsia venait donc à exercer cette fascination profonde : qui vous laissait dans la peau cette jalousie. Lui, amassait son argent – et ce depuis quelques générations – alors qu’il ignorait les autres. Pourquoi devrait-il se préoccuper des autres dans un monde pareil ? Il n’y avait à ses yeux que sa personne qui comptait. L’argent qui lui revenait par ses labeurs, il l’était pour lui, et personne d’autre. Alors pourquoi il devait partager cette fortune ? Au contraire ! Cet amas de gain qu’il pouvait accumulé, c’était grâce à qui ? A eux tous. Eux, qui participait aux ventes des magasines, et l’achat des nouvelles collections de vêtements, et tout ce qu’il pouvait produire : jusqu’aux photos où il ne commercialisait que sa beauté et son corps.
Il pouvait leur dire merci, certes. Mais il n’avait rien à leur donner en retour, puisqu’ils étaient alors quitte. Ketsia amassait et stockait ces grains d’or, comme pouvait le faire la fourmi pendant les saisons chaudes. Pour mieux subsister en hiver.

Il était avare… Et pourtant. Il n’y avait certainement qu’une seule personne qui pouvait faire voler en éclat ce mode de vie. Un seul mot, une seule phrase, accompagné d’un petit sourire, et Ketsia aurait décroché la Lune, aurait acheté l’Islande pour cet homme qui lui retournait toutes raisons.
Il avait dans la peau cet Amour qui le rendait aveugle à toutes manipulations, mais aussi qui le faisait tant souffrir petit à petit : parce qu’il avait été invisible jusqu’alors. Aujourd’hui c’était de ses sentiments qu’il devait faire abstraction.

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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Lun 11 Jan - 15:25

Citation :

L’Envie…
Il enviait tant de monde. A commencer par cette simple mannequin. Aurore quelque chose. Il n’avait pas très bien retenu. Cette qui avait droit à des sourires et des regards qui trahissaient une entente beaucoup plus profonde que leurs airs de simples collègues. Mais surtout le regard que l’autre pouvait poser sur son putain d’âme sœur. Là, c’était de la jalousie. Et pourtant il enviait tant cette qui repartait souvent avec ce mannequin … Pendant des semaines entières parfois il n’osait pas revenir se glisser clandestinement, telle une ombre furtive dans sa chambre spacieuse. De peur de trop sentir l’odeur de l’autre personne, mêlé à la sienne. A celle de leurs transpirations et de leurs fluides. Si cela arrivait … Il fixait Nathaniel, comme si il était responsable de tout ça. De son obsession, de sa fascination … Qu’est-ce qu’il ne donnerait pas pour être à la place de l’autre idiote, ne serait-ce qu’une petite heure … Profiter de ses sourires et ses regards. Sentir son cœur à l’instant si béant, se réchauffer. Se sentir un instant important aux yeux de cet horrible incube. Juste… Être quelque chose d’autre que cet horrible patron qu’il pouvait être.

Mais tout ceci n’était que des suppositions. Il extrapolait tout cela, sans savoir la réalité : peut-être se faisait-il de mauvaises idées. C’était sûrement le cas, il devenait un être névrosé, handicapé de toute pensée. Chacun sème ses mises en scène ; et nous savons tous où cela mène de jouer les victimes. La destruction de notre joie. Et la création de ce goût amer dans la bouche.
Il avait les mots-clefs de cette situation qui le rendait si différent que d’ordinaire. L’amour, la haine. Son âme était condamnée : cet âme sœur. Le jour où il rendrait l’âme, il était mal. Il donnerait sa vie aux Enfers. Ce lien si fort, si invisible et qui pourtant ne partait que dans un sens unique … C’était si injuste et égoïste. Il ne désirait qu’une chose : son cœur. De la reconnaissance, et de l’attention, était-ce trop demander ? Qu’il décroche son attention des autres pour la porter sur sa personne si magnifique ? Non ? Mais se rendait-il seulement compte du chaos qu’il semait en lui ? Se prenait-il pour Dieu tout Puissant pour se permettre de telle chose ?

Il n’avait qu’un seul réconfort qu’il ne pouvait envier à personne : Nathaniel et lui s’étaient rapprochés. Certes, c’était déjà ça. Mais Ketsia restait un grand insatisfait : il en désirait toujours plus ; et déterminé qu’il l’était, il l’obtiendrait sûrement !
Ils parlaient un peu lorsqu’ils se croisaient dans les couloirs, et les sourires de Nathaniel avait le don de lui réchauffer son îlot de glace perdu dans sa poitrine.
Ils mangeaient de plus en plus ensemble à la cafétéria de Glam’s World. Etonnant fut-il ; tout cela me métamorphosais : je devais plus aimable et sociale avec le reste des employés. Depuis quelques temps, mes éclats de voix ne se faisaient que très rares. Je devenais diplomate ! Quelle ironie !


La Luxure…
Il l’obtenu, bien sûr. Ce baiser, et bien plus. Le contact de sa langue chaude contre sa sienne, ce jeu taquin et sensuel, par ici, qui éveillait dans son corps des feux d’artifices violents. Et comme tout engrenage, Ketsia glissa le bout de ses doigts sur le haut de Nathaniel. Ses doigts chauds touchant alors sa peau encore un peu fraîche. Et il les remontait très lentement, sur son ventre, puis sur ses côtes. Du bout des ongles, des doigts. Laissant de très infimes éraflures blanches qui disparaissaient quasiment aussitôt. Il savourait le baiser avec une envie et une gourmandise étonnante. Parce que maintenant qu’il frôlait une nouvelle activité, il en voulait plus et s’y abandonner. Il échappa un petit grognement d’impatience…

(…)

Ses lèvres contre les siennes. Son bassin contre le sien. Les frottements qu’il pouvaient créer. Les tissus trop gênant qu’il fallut enlever pour se sentir mieux. Pour aider cette chaleur trop intense sous leurs peaux à se faufiler à l’extérieur. Pour aider les doigts créatifs à redessiner le corps de l’autre. Ses caresses intimes partagées, tant de baisers laissés ici et là. Sur les lèvres, dans son cou, sur son bas ventre, au creux de ses cuisses. Tous ses mordillements, tous ces coups de langues qu’il pouvait laisser sur le corps du mannequin.

Ce corps à présent allongé sur les draps de soie argenté qui recouvrait son lit. Ce corps dans la tenue d’Adam qui lui faisait face. Ce corps qu’il dévorait aussi bien des yeux que des lèvres. Ses doigts qui parcourraient son corps, à la recherche de points sensibles. De zones qui par un simple contact le ferrait encore gémir de cette manière tellement grisante. Qu’il soit le seul qui puisse le posséder de cette manière. Celle de lui laisser dans la peau, dans le corps cette faim dévorante. Cette sensation que même une fois rassasié, il aurait été tellement bon, qu’il aurait tellement prit son pied, qu’il viendrait en redemander. Parce qu’il aurait apprécié le seul atout qu’il possédait, car il aurait aimé partager ce moment qu’il ne regretterait pas le lendemain …

Et c’était dans cette idée là, qui bougeait doucement contre lui, qu’il mouvait son bassin contre le sien pour lui faire ressentir cette chaleur qui le possédait dans son bas ventre, qui lui grisait les neurones. Leurs peaux l’unes contre lui, puis ensuite dans un mouvement d’hanche souple se glisser au creux de ses reins. Le péché suprême qui les dévoraient eux deux. La luxure, et la gourmandise charnelle, ils pêchaient ensemble pour un monde meilleur. Un univers bicolore, tantôt multicolore, pour l’étalement des couleurs de leurs corps. Un univers d’illusion, et d’étalement de couleurs psychédéliques qui battaient au même rythmes que leurs ondulations sensuelles, tellement sinueuses. Tellement profondes et bestiales ; un monde emplit de bonheur et de d’enchantement comestibles. Un monde utopique, où la poussière n’est que du sable rose, ce monde qui n’était accessible qu’une fois que la porte du réel était franchit : après avoir accéder les portes du septième ciel.

Leurs corps brûlèrent dans la même passion, de la même ardeur sexuelle, alors que les rythmes cardiaques ponctuaient ce jeu si puissant et entraînant. Il n’y avait pas de tour à passer, de retour à la casse départ, ou filer tout droit en prison. Il n’y avait que cette envie, ce désir qui dévoraient leurs chairs éveillées par leurs échanges si extatiques, alors qu’ils plongeaient ensemble – une fois n’est pas de coutume – dans le paroxysme de la folie, le paroxysme du plaisir charnel. Ensemble ils jouirent de la volupté de leur union, du plaisir de leur dérision.

[…]

Ce fut la chaleur des rayons fugaces sur sa peau si pâle et fraîche, sur la peau de son corps nu, allongé parmi les draps défait qui le tira de son sommeil. Il s’étira un peu, et tourna la tête vers l’espace vide et froid du lit. Il passa sa main sur son visage, étouffant un soupir de déception. Ces rêves trop réels commençaient à lui miner le moral. Jusqu’à ce que la sonnerie de son portable le fasse se redresser un peu. Il l’attrapa et fut surpris d’en voir son expéditeur …


Nathaniel ~ 23/12/09 ~ 11 : 22
J’suis sûr que tu dors encore ! Huhu~ Bon. On passe toujours le réveillon ensemble ?
Désolé si j’t’ai réveillé. Mais c’tait tentant.

Ketsia ~ 23/12/09 ~11 :24
Oui, tu me réveilles =O ! Ce n’est pas grave, on dira que ca en valait la peine ♥️
Moi, je veux bien ? On se retrouve où ?


[…]
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Ketsia A. Andrews
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Lun 11 Jan - 15:29

Citation :

La Colère… & Les Enfers.
J’allais donc passer réellement le Réveillon de Noël avec lui ? … Apparemment. Ce soir-là … Qui n’arriva que trop lentement à mon goût, promettait d’être merveilleux. Magique. Inoubliable.
Notre cher Nathaniel m’avait invité dans un restaurant sympathique, puis à venir « boire un verre » chez lui. Si il savait que je connaissais son environnement par cœur … Si il savait dans quelle joie, quel extase m’avait plongé sa demande… D’inconnu, ou d’affreux manager, je devenais quelqu’un. Un ami. Et ce, pas pour très longtemps : je deviendrais beaucoup plus. Je me le promettais.

J’allais passer ma première soirée digne de ce nom avec cet homme qui me grisait tout simplement. De sa voix à sa démarche, de son odeur à ses sourires… Tout. Absolument tout semblait s’être lié contre moi, pour me convaincre de m’abandonner à cette tendresse violente. Certes.

Je l’attendais déjà depuis une dizaine de minutes, ne supportant pas l’idée de pouvoir en perdre une seule miette. Ce fait-là l’amusa un tantinet, bien qu’au fond, il dû être assez gêné d’être arrivé après moi, devant ce restaurant asiatique chaleureux.

Nous parlâmes de tout et de n’importe quoi. Moi, j’étais tout simplement heureux de faire enfin partis de son univers si secret et fermé. Mais peut-être aurais-je préféré entendre ces mots-là d’une autre bouche. Ce fut sur le chemin de son appartement, à quelques mètres du perron, que le sujet de conversation changea brutalement.

« Ketsia ♥️ … J’ai quelque chose à te dire … »

J’étais pourtant convaincu que ce qu’il émanait de lui, n’était que de la joie partagée que d’être ici … A mes côtés. Avec moi … Et non pas ailleurs, perdu dans sa vaste tête.
Mais j’étais bien trop niais, trop sot et aveuglé par mon autosatisfaction pour comprendre que j’étais bien trop loin du compte. Jusqu’à ce qu’il le formule …

« Oh je ne sais pas comment te l’annoncer… »

Idiot rêveur que j’étais. Mon cœur se serrait tant de force, pour ensuite commencer à s’emballer… Beaucoup trop vite. Tout en espérant enfin que mes fantasmes les plus inespérés se réalisent enfin. Que Dieu exauce enfin mes prières !

« Alors voilà … dit-il alors que sa légère moue boudeuse laissa place à un sourire magnifique : ornement de sa beauté. .. Je vais me fiancer. »

Mon sang se glaça. Et je ne sus cacher ma déception. Toutes les sensations horribles que j’avais pu ressentir jusqu’alors à son égard, me parurent bien pâles tout à coup. D’un monde monochrome que je venais de quitter en ce début de soirée, j’entrais dans la cellule de ma folie multicolore et psychédélique. Horreur.
Comment pouvait-il faire une chose pareille ? Mon monde si frêle, mon monde emplis de d’espoirs et de d’espérances irréelles… Ce monde là, s’écroula, arrachant au passage cette force que de retenir l’univers des ombres. Ces dernières des plus menaçantes et immenses, déposaient dans mon être les méandres des vices, des péchés et de la mort. Je n’étais plus qu’un cadavre creux, et pourtant que trop rempli par la morosité.

« Non… Ce n’est pas possible, murmurais-je. »

Lui, bien trop heureux et préoccupé par sa personne, pour s’apercevoir qu’il venait de me déchirer comme un de simples haillons. Il n’y avait alors qu’un trou béant dans ma poitrine. C’était le début de la déchéance, de la mienne : je jetais aux fauves divins la pourriture qu’il restait alors de moi.

« Oui, je sais … reprit-il. C’est trop rapide mais … Je me sens tellement bien avec Aurore ! »

Triple idiot. Je n’avais que cette envie d’hurler ma colère et mon chagrin. Mais qui possédait le pouvoir d’écrire une telle fin ? Pourquoi Dieu s’acharnait-il autant sur moi ?
Se fiancer… Je ne pouvais y croire. Cet humain m’appartenait. On me l’avait enchaîner au corps et à la tête, et ce, contre mon gré. Il était ma moitié, il ne pouvait se permettre une telle chose ! Je ne lui permettais pas !

« De quel droit … Espère de pourriture grondais-je tout bas. »

Mon ton si dur, si lourd de reproches ; les dents serrées, alors que mon aura surnaturelle devint écrasante. Suffocante. Si magnétique et pourtant glaciale. L’essence même de ma nature de prédateur.
Ma raison ne fit qu’un tour, libérant ma colère, mon amour et ma frustration. Je fixais cet homme que je ne pouvais comprendre.

« Je te l’interdis. Comment peux-tu faire une chose pareille … ? »

Nathaniel écarquillait les yeux, ne comprenant pas ce qu’il m’arrivait : et il n’était pas le seul.
La suite s’enchaîna très vite.
Je le plaquais contre le mur, alors que mes pupilles brillaient de haine ; elles se dilatèrent. Mes crocs soudainement dévoilés brillaient sous les rayons lunaires. Et mes griffes d’acier entaillaient déjà sa délicieuse peau tendue.

D’ange, je m’étais métamorphosé en monstre. En démon si je puis dire.
Il n’y avait qu’une seule chose que je désirais : son cœur.

Mes griffes arrachèrent sa peau : je l’écorchais vif, tout en étouffant ses cris de douleur dans ma propre écharpe. Mes éclats d’acier brisèrent ses os : chaque cotes émettaient un bruit exquis : celui du déchirement de ma conscience. Mes doigts si habiles, se faufilèrent au cœur de son être pour arracher dans cette rivière de sang, le soleil rouge. Ce dernier palpitait entre mes serres de rapace.
Son nectar vermeil si enivrant couvrait sa peau ; cette effluve paradisiaque me grimpant à la tête : le comble de la folie. Cette cascade de vie trempaient nos vêtements, alors que mon Dieu, mon amour, mon obsession, rendit son dernier souffle. Sur son visage était peint la laideur de l’horreur. Tandis que le mien était couvert de larmes d’acide.

Aujourd’hui, je prenais la décision de brûler cette maison, et son corps avec. Un accident, c’est si simplement arrivé… Je portais son cadavre encore chaud contre moi. Ma vision était si trouble, mon souffle si court. Je venais de tuer ma dernière raison de vivre. Peut-être m’abandonnerais-je à quelques plaisirs charnels et sanguinaire avec ce corps inerte et si docile…
Je poussais la porte, je tâtonnais une ou deux secondes pour trouver l’interrupteur.

« SURPRISE ! »

Crièrent tous en chœur la famille de Nathaniel Cowen, revenue d’Amérique pour les fêtes.
Et ce fut aussi d’une synchronisation parfaite qu’ils me souhaitèrent la bienvenue dans leur famille d’un hurlement d’horreur.


De tous les péchés : la colère est le plus mortel.
Les autres participent à la destruction de soi.
La colère détruit une autre entité.


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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Jeu 13 Mai - 13:47

Oh je l'avais déjà lu la nouvelle ** (sur Teen ...)
J'aime bien le premier texte x)
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Jeu 13 Mai - 13:54

Vhuiii n_n

& Merci n_n
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Jeu 13 Mai - 14:15

*>w< moi aussi un jour j'y arriverais >w<*

*veut vraiment écrire ** a défaut de dessiner <<*
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Jeu 13 Mai - 14:31

Je vous mettrais d'aaaancien dessin, si j'ose les retrouver sur mon pc un de ces jours x')
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Jeu 13 Mai - 15:01

*attends impatiemment :D *
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Jeu 13 Mai - 15:50

Ils datent tous à peu près d'un an ^^ J'en ai fais d'autres depuis, mais j'ai la flemme d'aller les scanner tout de suite x')

Moua aussi je gribouilleuh, grifouilleuh, je maltraiteuuh le papier i_i

C'est la page de garde où s'emmêlent du signes tribaux et autres choses qui me passent par la tête... Sa date,d ate.
Spoiler:
 

Pfiouu Il date un peu. J'sais pas si vous connaissez Louis Royo. Enfin moi j'adore ce qu'il fait *Q* <3 Huhu *HAEM* Et donc j'avais un modèle. Si j'le retrouve j'vous le file. C'est pas travaillé du tout, j'ai jamais osé le retouché. Et gros blèm au niveau du cou u_u
Il doit bien date de trois ans celui-là ._."
Spoiler:
 

Ouaaais o/ UN AUTRE TRIBAL ♥️ Spécial Kellian, Attention =O ! Un des moins bien, sur le coin d'une feuille ...
Spoiler:
 

Euh... C'est. Une fille x'D 2008
Spoiler:
 

Vrouum Vroumm~~ Avec modèle. Problème de perceptive, JE SAIS è.é merci xD 2008. J'me suis améliorée depuis sur la perspective n_n =p
Spoiler:
 

Pas de truc à dire ._.' Si ce n'est que javais tout un cahier comme ça x')
Spoiler:
 

Repas avec des collègues à ma mère. Je m'emmerdais. Allez hop on dessinneuuh son assiette xD
Spoiler:
 

Mouhahaa. Cheveux et tête à chier xD Mais c'était la position que je voulais, le reste rien n'a foutre xD Et petit texto pour vous =p
Spoiler:
 

Euuh... Il date. No comment hein xD
Spoiler:
 


Louis Royo, Encore <3 Y avais un dragon derrière, mais faut pas trop rêver nan plus xD
Spoiler:
 

Tiré de je sais plus quel manga ._.
Spoiler:
 

A l'arrache pour passer le temps.
Spoiler:
 


Je vous retrouverais la rose des Andrews, et le tigre de Ketsia que j'ai dessiner ^^' ... Si je le retrouve T~T
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Jeu 13 Mai - 16:17

*_________________________*

Les tatous. Ils sont géniaux les tatous *♥️♥️*
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Jeu 13 Mai - 16:36

Oh j'ai un gros dragon aussi <3

Je penserais à le scanner celui-là par contre x') Quand j'aurais fouillés dans mes pochettes u_u'

Mais mercii <3
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Mar 20 Juil - 12:59

Petite séance photo avec une belle BJD =3
Spoiler:
 

Spoiler:
 


& En bonus :

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Mer 21 Juil - 12:34

C'est sûr qu'elle a une belle gueule la poupée ôô Enfin, j'aime le cadrage *µ*
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Sam 24 Juil - 20:45

Hiii t'as posté mon Sollinou aussi ~


*toute fière d'avoir son beau petit bonhomme à la maison* tu le verrais là avec son grand haut bleu et son petit short, c'est miam x)

T'as vu les gros plans c'est le maaaaaal saruhana hihi ♥️

relisons la nouvelle \o/ comment ça encore ? ET ALORS onifouet
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MessageSujet: Re: Tobacco Roads ~~ KELLYIAN   Dim 25 Juil - 9:17

Oui les maccros c'est le mal n_n

Quand j'ai re-regardé touuuutes nos photos, arrivés à la fin j'ai fait
"QUE CA O_O"

Alors que y en a plus de deux cents, je crois bien xDD

Maiiis non ♥ J'suis contente que la nouvelle te plaise autant *Q*
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